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 Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être

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Marvel Temporus
MessageSujet: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Sam 3 Déc - 19:17


adam newcastle
nom: newcastle prénom(s): adam surnom(s) aucun âge 39 ans date de naissance: 11 Septembre 1908 lieu de naissance: montréal origines: canadiennes, britanniques et écossaises statut matrimonial: divorcé, présentement célibataire orientation sexuelle: hétérosexuel d'autant qu'il sache étude/métier: écris des horoscopes dans un magazine pour femmes pouvoir: il a le pouvoir de toujours savoir où quelqu'un se trouve. une simple pensée et il sait instinctivement où ils se trouvent. il est aussi capable de savoir ce que quelqu'un va faire avant qu'il ne le fasse mais ce pouvoir est beaucoup moins facile à contrôler et il peut autant être au courant d'événements 20 ans dans le futur que ceux dans la prochaine seconde. il a par exemple su une dizaine d'années à l'avance qu'il y aurait une seconde guerre mondiale, mais il ne savait pas qu'il serait père avant que sa femme ne lui dise et a eu un flash que son père mourait d'une crise cardiaque 1 minute avant que ça n'ait lieu. ce dernier pouvoir est évidemment pas toujours 100% fiable surtout à long terme et il se manifeste sans effort volontaire. groupe: mutant avatar: joaquin phoenix. crédit icon: écrire la réponse ici

raconte moi une histoire

Respire. Ferme les yeux et concentre-toi sur la personne que tu recherches. Est-ce que tu peux la voir? Cette voix issue de mon imagination se répète une deuxième fois avant que je ne réponde. « Oui, aussi clairement que si elle était devant moi. » La voix féminine continue de me guider à travers le processus, les questions deviennent plus claires et précises à mesure que vous progressez. « Ça y est je l’ai localisé. » Je prenais un stylo et écrivais l’adresse et le numéro de l’appartement où se trouvait l’individu recherché. J’ouvrais les yeux à temps pour voir le bout de papier m’être arraché des mains par un homme grisonnant et malcommode. Quelqu’un s’approche de moi par-derrière et m’injecte une solution dans le cou avant de me retourner dans ma cage, mais mes yeux restent rivés sur la personne qui avait pris les coordonnées d’entre mes mains. « Salut papa. » Mon esprit ne répond plus, la drogue a fait son effet, je perds peu à peu conscience et c’est le néant.

Haletant, le front inondé de sueur, j’étais étendu dans le lit de mon appartement à New York au cœur de Manhattan. Je mettais de côté mes draps inondés de sueur et me levais à moitié. Mon esprit était encore perdu dans les méandres de mon rêve, de mon passé, j’ai pris plusieurs minutes avant de retrouver mes repères. Je me suis alors rendu compte que j’étais chez moi, en sécurité, loin de tout ce lourd passé. Personne n’était ici, si ce n’était pas de ma respiration laborieuse l’appartement aurait été parfaitement silencieux et dénué de tout signe de vie. Mais j’avais beau être ici seul, mes pensées étaient là-bas dans le passé avec tous les gens que j’avais perdu. J’avais fait des erreurs, des faux pas, je pensais un jour en échapper, mais le temps passait et la souffrance était toujours là. La culpabilité aussi. Jamais je n’échapperais à mon passé, jamais je ne guérirais, je pouvais seulement essayer d’aller de l’avant et prendre soin de ne plus commettre les mêmes erreurs.

_________________________________________________

39 longues années se sont écoulées depuis que j’ai vu le jour à Montréal. La métropole canadienne accueillait à cette époque le nid de mes parents Charles et Eleanor, ainsi que mon frère aîné David qui était né 2 ans plus tôt dans des circonstances difficiles. Ma naissance à moi avait été beaucoup plus aisée pour ma mère, les médecins, pour tout le monde vraiment. Je n’avais pas été un cas compliqué, apparemment j’étais vraiment impatient de venir au monde et voir d’où venait tout ce brouhaha que j’avais entendu durant les 9 mois passés dans le ventre de ma mère. Après réflexion, je dois avouer que la vie était probablement beaucoup plus facile là-bas qu’ici-bas sur terre. J’ai grandi dans une petite maison, ma famille habitait dans un quartier tranquille où il faisait bon vivre. La plupart du voisinage était constitué d’autres familles, nous étions probablement la plus petite d’entre toutes. Juste à côté de chez moi, il y avait une famille de 13 enfants. Avec les parents et les grands-parents qui vivaient aussi là-bas, ça faisait 17 personnes. Aussi bien dire que leur maison était remplie et que ça ne manquait jamais de vie. Nous de notre côté étions beaucoup plus tranquille, nos parents n’aimaient pas qu’on se mélange trop aux gens du quartier. Mon père était un architecte et déménageait toujours la famille là où ses projets le menaient. J’ai été chanceux d’avoir eu un environnement stable pour les cinq premières années de ma vie, ce fut rare par la suite de rester plus de 1 an ou 2 au même endroit. Mon meilleur ami et confident n’était évidemment autre que mon frère au cours de mon enfance. C’était la seule personne avec qui j’avais eu la chance de développer une relation. Nous étions beaucoup plus proches que la plupart des frères le sont à cet âge parce que nous étions tout ce que nous avions au monde. Les amis n’étaient pas un luxe que nos parents nous permettaient d’avoir. En arrière-plan de mon enfance, la Première Guerre mondiale avait battu son plein même si ma famille n’avait pas été largement affectée par le conflit j’ai connu plusieurs personnes qui sont décédées des suites de ce conflit ravageur.

Au cours de nos années à la petite école, David était un garçon populaire et flamboyant. Il était une de ses personnes à la personnalité qui ne laisse personne indifférent. Il n’avait pas à faire d’efforts pour tirer des sourires et des rires des gens. C’était quelque chose de naturel chez lui, il avait un charme particulier. Moi j’étais tout le contraire de lui, j’étais discret et toujours en retrait. Le moins on me portait attention, le mieux je me portais. Je n’étais pas quelqu’un de particulièrement émotif, tout le monde pensait toujours que j’étais triste ou que je m’ennuyais même si en réalité c’était seulement mon expression faciale qui donnait cette impression. Triste ou heureux ma tête demeurait la même. Je n’avais pas non plus vraiment de sens de l’humour, je n’étais pas doué avec les mots alors si j’essayais de faire une blague je m’enfargeais et personne ne riait ou alors c’était des rires forcés. J’étais bien dans ma solitude, j’avais un ou deux amis et ça me suffisait, mais mon frère insistait quand même pour me présenter à son groupe d’ami. Il n’aimait pas me voir seul dans mon coin, pour lui c’était incompréhensible que je puisse préférer vivre comme ça. Je ne voyais pas les choses de la même façon, mais pour lui faire plaisir je jouais le jeu et me rapprochait de ses amis. Les cours en eux-mêmes étaient non-événementielles. J’avais beaucoup de facilité et David s’en sortait assez bien également, je l’aidais les rares fois qu’il avait rencontré des problèmes avec les mathématiques. Les gros événements de cette époque se résument à nos trois déménagements, David faisait une crise de colère à chaque fois alors que moi j’étais complètement indifférent et résigner. Ça témoignait bien des différences entre nous, David était devenu très sociable en dépit du cocon de nos parents surprotecteurs alors que moi j’avais simplement appris à faire avec et me plaisait dans le confort de ma solitude.

Mon adolescence a été un vrai champ de bataille, c’était comme si la guerre mondiale avait pris place dans le salon de ma propre maison. Moi et David cherchions à avoir une plus grande indépendance, nos parents nous étouffaient depuis notre plus tendre enfance, mais même entre nous ça ne collait plus du tout. Mon frère me reprochait de ne faire aucun effort pour me mélanger avec le reste du monde, que je dépendais de lui pour avoir des amis, que je me fichais de tout sauf de moi-même. Bref, pour lui j’étais un égoïste. De mon côté, j’avais beaucoup de rancune contre lui. J’avais fait ça pour lui, je n’avais jamais demandé son aide et je ne m’étais jamais plaint et puis d’un coup il me sortait ça? Après on se demandait pourquoi je préférais être seul. J’étais en colère contre lui et le fait qu’il pense que j’avais besoin de lui alors que visiblement c’était tout le contraire. Il se plaisait à croire que j’étais une âme seule en quête d’assistance depuis que nous étions gosses et se félicitait de m’avoir aidé. En somme, pour lui j’étais limite une charité. Il était une bonne âme. Ridicule. Nous n’avons jamais été plus éloignés l’un de l’autre qu’à cette époque même si nous vivions dans la même maison et dormions à seulement une chambre de distance l’un de l’autre.

Mes pouvoirs se sont également manifestés au cours de mon adolescence. Les deux séparément quand j’en avais le plus besoin même si je ne m’en rendais pas nécessairement compte à l’époque. La première fois que je m’en suis rendu compte était quand j’avais environ 16 ans. J’étais allé en cours comme toujours, moi et mon frère avions marché ensemble à l’école même si nous n’échangions pas mot, mais à la fin des classes je me suis rendu compte que mon frère n’était pas venu me rejoindre. Nous marchions tous les matins et soirs ensemble. Ce n’était pas dans ses habitudes de disparaître sans dire mot comme ça. J’avais beau questionner les gens de sa classe que je croisais, je ne trouvais pas la réponse que je voulais, on me disait qu’il ne s’était jamais présenté au dernier cours de la journée. J’ai supposé qu’il était rentré à la maison parce qu’il ne se sentait pas bien ou quelque chose comme ça alors j’ai fait mon bout de chemin vers la maison. Mais même une fois chez moi, mon frère était introuvable et mes parents prétendaient ne pas avoir eu aucun signe de sa présence ici aujourd’hui pourtant ils étaient restés à la maison toute la journée. J’avais commencé à vraiment m’inquiéter, mais j’essayais de ne pas montrer cela à mes parents. Je leur disais que ce n’était rien, il était probablement parti avec des amis. Néanmoins, mon inquiétude m’a amené à sortir et cogner à la porte de chacun de ses plus proches amis pour savoir si l’un d’eux savait où il se trouvait. Ce ne fut pas fructueux. Je commençais à perdre mon sang froid, qu’est-ce qu’il faisait? Où était-il? Est-ce qu’il allait bien? Et puis soudainement, tout était clair.

Je savais instinctivement où mon frère se trouvait, je pouvais voir l’image dans ma tête et mes pas me guidait sans même que je ne donne d’ordre à mes jambes. Mon corps savait mieux que moi où mon frère se trouvait. Rapidement, je me retrouvais dans un coin peu fréquentable de la ville et c’est dans une ruelle où je n’avais jamais mis les pieds que je retrouvais mon frère étendu contre un mur de brique avec une seringue dans le bras. Il était inconscient et ne respirait plus. Je paniquais, je ne savais pas quoi faire, je n’étais pas préparé à ça. Je me suis alors rappeler avait passé près d’un hôpital juste avant d’arriver ici alors j’ai pris mon frère dans mes bras et je suis couru comme un fou jusqu’à l’hôpital. J’ai réussi à le sauver, ou plutôt à l’amener au secours à temps pour qu’il soit sauvé.

Malheureusement, il n’a plus jamais été le même après ça. Les séquelles étaient là et resteraient à jamais. Il n’est jamais retourné à l’école outre pour une soirée de fin d’année pour les étudiants finissants. Il a terminé les cours à la maison. Mais cette soirée s’est très mal terminée, je l’avais accompagné pour prendre soin de lui, mais je n’ai pas pu l’empêcher d’avoir une de ses crises... il a perdu le Nord et ses pouvoirs se sont manifestés pour la première fois. Lui aussi était un mutant. Sa crise a causé des tremblements de terre qui a mis fin à la soirée de manière dramatique, je n’avais remarqué que trop tard qu’il les causait et le temps que je le calme l’établissement n’était que ruine. J’ai avoué à mes parents ce que j’avais vu ce soir-là et nous avons immédiatement déménagé à New York parce que mon père prétendait qu’on ne pouvait pas rester ici et que New York était l’endroit le plus simple où vivre comme mutant. Tout le monde est petit et ordinaire à New York quand on les compare aux millions d’autres.

Mon père avait finalement eu raison en quelque sorte. David se portait beaucoup mieux à New York et même s’il était toujours dans un drôle d’état personne ne posait jamais de question et n’assumait que c’était normal. Lorsque j’ai eu fini de graduer à mon tour, j’ai directement été sur le marché du travail pour apporter plus d’argent à la maison pour que mon frère ait les meilleurs soins. Mon emploi était celui d’assistant personnel à un éditeur chez un magazine pour femmes très prisé de New York. Mais ne vous méprenez pas, cet emploi n’avait vraiment rien de glamour. Je passais le plus clair de mon temps à courir dans tous les sens pour une chose ou une autre. Il m’exploitait vraiment. Le seul bon côté était les avantages que j’avais à être près du « patron » alors j’avais toujours les dernières nouvelles avant tout le monde et il était plus enclin à me donner des hausses de salaire parce que je lui étais irremplaçable. Former quelqu’un pour me remplacer n’aurait rien eu de pratique. Bref, ma nouvelle vie à New York se passait plutôt bien.  Mon père avait vraiment eu raison de dire que New York était l’endroit idéal pour le nouveau départ de notre famille. Le seul hic que j’avais vraiment, c’est que je ne cessais pas de voir ces drôles d’images dans ma tête… des explosions un peu partout. Mais aussi une drôle de voix dictant un bilan de millions de morts en parlant d’une deuxième guerre mondiale. Un ramassis de foutaises quoi, j’ai bien évidemment ignoré tout ça. Il s’agissait probablement d’un rêve qui me restait en tête après avoir été éveillé.

Toute ma vie a été chamboulée de nouveau quelques années après notre arrivée à New York. C’était encore pire que les événements qui avaient précédé notre départ pour la ville à la statue de la Liberté. La chaîne d’événement a démarré alors que je suis rentré chez moi après une longue et épuisante journée de travail. J’étais rentré avec l’intention de me confier auprès de mon frère sur la journée de merde que j’avais eu, mais je ne l’avais pas trouvé. J’ai fouillé la maison et interrogé ma mère, il n’était nulle part dans la maison, mais ma mère prétendait qu’il était sorti. Mais elle ne savait pas où. Est-ce qu’elle était sérieuse? Je me le demandais. Mon frère n’était pas en état de sortir comme bon lui semble sans qu’on se pose de questions. Évidemment, la situation me rappelait douloureusement la première fois que j’avais eu de la difficulté à retrouver mon frère et ironiquement cette situation a fait de nouveau ressortir mon pouvoir. Mes instincts m’avaient cette fois amené à l’extérieur d’un bâtiment industriel abandonné qui devait avoir été laissé de côté après la fin de la Première Guerre à en juger son état. Je m’étais aventuré à l’intérieur malgré les affiches interdisant de trépasser. J’ai été surpris de voir que l’intérieur n’avait rien avoir avec l’extérieur, une fois qu’on a franchi le seuil de la porte l’état délabré de la façade n’est plus. L’endroit était propre, presque scintillant, et semblait avoir été rénové dernièrement. J’ai continué mon chemin et mes pas m’ont guidé vers des escaliers menant à un niveau inférieur du bâtiment.

Là-bas, une lourde porte de métal bloquait le chemin. Elle était si lourde que tu avais eu beaucoup de difficulté à la tirer pour entrer. La pièce où je me trouvais ressemblait à un laboratoire, je reconnaissais là plusieurs outils de scientifique même si je ne m’y connaissais pas vraiment. Je continuais mon chemin vers un long couloir lorsque des bruits de pas ont retenti et je pouvais apercevoir des gardes de sécurité qui avaient tourné un coin pour pénétrer le couloir. Je m’arrêtais net et me dépêchait de me cacher comme je n’avais pas affaire à être ici, mais c’était trop tard et ils m’ont amené auprès du responsable des lieux. Je pensais m’être retrouvé dans une maison pour fous parce qu’ils m’avaient emmené dans une pièce où se trouvaient des hommes en cage avec un uniforme et une apparence de zombie tellement ils étaient drogués. C’est à ce moment que j’ai senti un coup derrière la tête, on m’avait frappé avec un objet lourd et j’avais perdu conscience presque instantanément. Lorsque j’ai repris connaissance, le responsable des lieux était prêt à me voir. Mon choc fut non négligeable lorsque je reconnaissais là mon père. Mais en même temps ça expliquait la présence de mon frère en ses lieux. Je réalisais alors soudainement quelque chose, l’apparence des personnes que j’avais vu en entrant dans la pièce m’était familière, parce que c’était la même que celle de mon frère depuis qu’il s’était remis de sa tentative de suicide. Effrayé à l’idée de cette découverte je n’écoutais rien de ce qu’on me disait et regardait autour de moi. Je cherchais mon frère du regard, mais je ne le trouvais pas. Je sentais alors un violent coup dans le ventre et j’entendais une voix rauque me dire d’arrêter de fouiner et d’écouter le « boss ».

Le boss c'était l'homme que je reconnaissais comme mon père, j'ai bien fini par écouter la directive du garde mais je pense qu'il aurait préféré que non parce qu'après m'être retourné j'ai craché au visage de mon père. J’étais jeune et fou à l’époque… Après avoir fait ça, je lui demandais sur ton irrévérencieux où se trouvait David. Mon père ruminait avant de dire qu’il était entreposé dans une autre pièce. Le ton, les mots choisis, on aurait cru qu’il parlait de lui comme d’une marchandise. Lorsque je lui ai demandé quel était cet endroit, il m’a dit que c’était ici qu’il travaillait et qu’il avait toujours travaillé dans ce genre d’endroits dans toutes les villes où nous avions vécu par le passé. Il a alors commencé une longue, pénible et dégoûtante confession sur qui il était et ce qu’il percevait comme sa mission sur terre. Il semblait bosser pour une organisation quelconque, il ne mentionnait pas laquelle, et me mentionnait que leur seul objectif était de trouver les mutants aux pouvoirs dangereux et instables pour pouvoir les mettre hors de danger et hors de portée des gens qu’ils pourraient mettre en danger. Après quoi, il les formerait pour qu’ils apprennent à contrôler leurs pouvoirs avant de les relâcher dans la société.

Son effort à lui était surtout centré en Amérique, mais il disait qu’il y avait des chapitres dans tous les pays modernes du monde. Contre mon pire jugement, en rétrospective, j’ai avoué à mon père que j’étais moi aussi un mutant et que j’avais le pouvoir de trouver n’importe qui n’importe où rien qu’en y pensant. Je n’avais pas besoin de connaître l’endroit ou même la personne. Je savais où ils étaient tout simplement. C’était de la magie. Pourquoi avais-je dit une telle chose? Il m’avait demandé comment j’avais fait pour le retrouver et c’est sorti de ma bouche avant que je ne réalise ce que je disais. J’étais jeune et con. Je me suis rapidement trouvé dans une cage à côté de celle de mon frère. La pièce où nous étions était voisine à celle où j’avais discuté avec mon père et vu les autres mutants emprisonnés ici. Je pouvais voir et entendre des bruits étranges provenant de l’autre côté de la porte, mais mon père ne venait jamais ici. C’était les mutants qui se retrouvaient tôt ou tard de l’autre côté à subir quelque chose, j’ignorais quoi. La première nuit fut longue et difficile, je n’étais pas parvenu à fermer les yeux. Le lendemain matin, mon père est venu me voir et m’a proposé un marché. Je l’aidais à retrouver les mutants qu’il cherchait, il avait une liste, et en retour il libérerait mon frère et cesserait de lui faire subir les effets néfastes de la drogue qu’on injectait tous les matins et soir à lui et bien d’autres mutants ici présents. J’ai accepté et je porte encore aujourd’hui le fardeau de ma culpabilité.

J’ai œuvré pour mon père et les gens pour qui il travaillait durant plusieurs années. En plus d’assurer la liberté de mon frère avec ce marché, j’avais eu le droit à certains privilèges que les autres mutants condamnés à mes côtés n’avaient pas. Je n’étais pas enfermé dans une cage sauf venu l’heure du coucher. J’étais libre de me déplacer dans l’enceinte de l’établissement et à l’occasion même en dehors de celui-ci. J’avais même un chien, on me laissait le promener tous les matins, mais ces sorties-là étaient sous surveillances contrairement aux autres. J’étais bien évidemment privé de sortie si je ne répondais pas aux attentes. Lors de missions pour recouvrir une cible, j’étais également de sortie, mais ce n’était jamais des sorties de plaisirs et j’anticipais avec dégoût et honte ces moments. La seule lueur d’espoir était la femme subordonnée à mon père avec qui je travaillais la plupart du temps hors mission. C’était elle qui m’avait aidé à apprivoiser mes pouvoirs et repousser leurs limites. Enfin, surtout le pouvoir de localisation des gens. Je n’étais vraiment pas encore conscient de mon autre pouvoir. Il n’était encore actif que sporadiquement chez moi et ressemblait plus à un rêve éveiller ou des visions qu’autre chose durant cette période de ma vie. Bref, je me perds. La scientifique dont je parlais, c’était celle qui était chargée de m’aider à retrouver les personnes. Elle avait déjà connu quelqu’un comme moi et était donc familière avec divers moyens pour le stimuler. C’était surtout des techniques de concentration, mais personne d’autre qu’elle n’arrivait réellement à me mettre dans cet état presque transitoire où je repérais ma cible à tous les coups. C’était quelque chose que je redoutais, mais elle rendait cela presque agréable. Je l’aimais beaucoup, je pensais à croire que quelqu’un qui était aussi gentil avec moi pouvait avoir des desseins aussi sombres que ceux que partageaient tous les gens travaillant avec mon père. J’étais pourtant persuadé à la voir qu’elle avait de bonnes intentions. Mais je ne me laissais pas berner, pas complètement, je savais qu’ultimement elle appartenait au groupe de gens que je détestais le plus au monde.

La fin de mon association avec mon père et ses employeurs a pris une fin abrupte à la toute fin de ma quatrième année de service. C’était le retour de mon frère qui avait causé tout ça. Lorsqu’il avait été relâché, il n’avait pas conscience d’où il était, de qui nous étions et de ce qu’il avait subi ici. C’était comme si sa mémoire était défectueuse. Il était troublé, sans identité, mais il était parti libre comme l’air probablement sans nulle part où aller puisqu’il ne savait pas qui il était. Mais ce jour-là, il savait exactement tout sur tout. Il a tenu à mener à bien une vengeance et accessoirement libérer tous les gens ici si cela s’avérait possible. Sa présence s’est d’abord fait sentir par des tremblements de terre qui avaient secoué toute la région et prenait racine dans l’enceinte même de l’immeuble. Il n’avait pas fait languir personne bien longtemps avant de se pointer. Mais lorsqu’il est arrivé, le processus d’évacuations des mutants avait déjà commencé depuis longtemps sous les ordres de notre père. Il était maintenant seul face au fils qu’il avait libéré et son courroux. Mais mon frère était trop instable et l’immeuble commençait à s’écouler. Il fut séparé de mon père, et de nous tous pris dans la pièce, par un large mur de débris impénétrables qui était tombé du toit. Un garde s’apprêtait à lui donner un coup sournois par-derrière quand ça s’était produit. Mon père ordonnait à ce dernier de ne pas perdre plus de temps, de continuer l’évacuation et le garde s’exécutait sans dire un mot. C’est alors que j’ai eu une sorte de flash, de vision, je voyais mon père s’écrouler mort devant moi. Il exhibait des symptômes d’une crise cardiaque. Je ne comprenais rien. Lorsque je reprenais mes sens, mon père était là devant moi, tout près de la cage, il me regardait et me demandait ce que j’avais vu. Je commençais à parler, lui dire que j’avais vu sa mort, lorsque ma vision a pris effet. J’étais toujours aussi stupéfait qu’au moment où j’avais vu la vision. Mais ma stupeur laissa sa place à la compréhension, depuis le départ de mon frère la cage voisine était occupée par un jeune garçon de 11 ans aux cheveux roux et ce dernier avait un pouvoir pour le moins inusité… il était capable d’affecter tous les organes d’un être humain. Aussi bien pour le meilleur que pour le pire, je l’avais déjà vu arrêter des saignements qui auraient pu tuer quelqu’un, mais lorsque je me suis tourné vers lui ce jour-là je pouvais constater que c’était lui qui avait donné une crise cardiaque à mon père. Je dois avouer que je n’ai ressenti aucune pitié ou tristesse pour lui. Il méritait tout ce qui lui arrivait. Mais ça a bien failli nous tuer moi et le rouquin. Lorsque des gardes sont revenus nous chercher, ils ont trouvé mon père mort et ont pris la fuite. Ils n’avaient aucune intention de mourir pour deux mutants qui s’apprêtaient justement à mourir suite à l’écroulement de l’immeuble. J’étais en train de faire la paix avec ma mort lorsqu’une personne est revenue nous chercher. La personne, contrairement aux gardes, ne déplaçait pas notre cage, mais plutôt utilisait une clé pour les ouvrir. Elle nous libérait non seulement d’une mort inévitable, mais aussi de nos cages. L’immeuble avait beaucoup de poussière dans l’air alors je n’ai pu voir son visage qu’une fois sorti et je fus agréablement surpris de constater que c’était la subordonnée de mon père. J’avais peut-être eu raison de croire qu’elle était une meilleure raison qu’elle ne le laissait paraître après tout.

Ma vie après cet événement a été presque normale. Mais j’ai des séquelles de ma séquestration dans ces lieux et des conséquences de ma libération. Mon frère suite à cet événement n’a jamais été retrouvé, même chose pour la dépouille de mon vieux père et je me demande encore à ce jour ce qui a bien pu se produire pour que leurs corps disparaissent de la sorte. Peut-être, probablement, que les employeurs de mon père qui qu’ils soient ont préférés faire disparaître leurs dépouilles après tout c’était supposé être un immeuble abandonné depuis longtemps. Néanmoins, j’ai dû continuer à vivre ma vie sans ses réponses parce que je n’avais pas le choix. Je suis parvenu à récupérer ma vie, j’ai inventé une histoire d’enlèvement pour expliquer ma disparition et je l’ai répété assez souvent avant de faire mon grand retour que j’ai pu la répéter à tous les partis concernés sans faux pas. Ma place d’assistant personnel à l’éditeur du magazine était depuis longtemps comblée, mais grâce à ma relation avec lui j’ai réussi à trouver un autre emploi là-bas comme rédacteur d’horoscopes. En parallèle à tout ça, j’ai inauguré un groupe de support avec des mutants qui avait vécu l’emprisonnement comme  moi.

Ma vie personnelle a elle aussi connu de beaux moments suite à ma libération, j’ai commencé une relation avec la subordonnée de mon père, que je connais aujourd’hui sous le nom d’Hannah Roswell, et nous nous sommes mariés. Mais la vie paisible n’a pas duré si longtemps, plutôt que tard la Deuxième Guerre mondiale a éclaté. C’est à ce moment que j’ai réalisé que mes rêves d’antan n’étaient pas des rêves… l’annonceur à la radio qui a brisé la nouvelle avait la même voix que celle que j’avais entendue faire le bilan des morts. Je ne l’avais jamais reconnu auparavant, mais à ce moment précis je l’avais tout de suite reconnue. Même si la guerre était combattue sur un autre continent elle a grandement affecté ma vie personnelle. J’ai eu une dispute avec ma femme sur le secret de ma vision et elle m’a quitté pour partir à Londres et jouer un rôle dans la guerre. Je pense qu’elle avait des amis mutants qui étaient impliqués dans des projets militaires. Je ne lui ai pas posé de question. Ça a mis à mal notre couple et je ne l’ai pas revu jusqu’en 1942. C’est alors qu’elle était venue comme un cheveu dans la soupe faire apparition devant ma porte sans prévenir. Nous nous sommes une nouvelle fois disputés, mais on a recollé les morceaux en fin de soirée et ça a culminé au lit. Le lendemain matin, elle était déjà repartie et m’avait laissé un mot. C’est en lisant ce mot que j’ai su deux choses. Elle ne resterait plus ma femme et elle était enceinte. Je n’avais pas besoin de réfléchir, je le savais c’est tout, je pouvais déjà entendre les mots sortir de sa bouche lorsqu’elle allait m’annoncer qu’elle voulait divorcer. 9 mois plus tard, j’ai reçu un message qu’elle avait accouché à Londres et que j’étais invité à la rejoindre. Là-bas, j’ai serré mon bébé dans les bras et j’ai embrassé ma femme. J’avais toujours l’arrière-pensée que notre mariage ne durerait pas, mais je refusais de m’avouer vaincu face au destin. Puis, il y a 6 mois, le destin a frappé le coup de circuit. Je rentrais d’une journée de labeur quand j’ai trouvé ma femme qui pleurait dans la chambre des maîtres. Lorsque je lui ai demandé pourquoi elle pleurait, elle ne m’a rien dit et est sortie de notre appartement en courant. J’ai trouvé des papiers, elle regardait comment elle pouvait demander le divorce. Le destin avait eu le dernier mot. Depuis, je garde une relation avec mon ex-femme simplement pour notre fille. Je ne lui pardonne pas l’échec de notre relation, pour moi c’est entièrement de sa faute. Elle n’a jamais fait d’efforts pour que ça fonctionne. Elle m’a quitté des anné.es durant sans me demander ce que je pensais et je n’ai pas su pour la grossesse d’elle, j’ai dû attendre que quelqu’un m’informe qu’elle avait accouché.

_________________________________________________

Aujourd’hui, je me noie dans mes responsabilités professionnelles, mais aussi celles de parent. Je peux avoir ma fille une fin de semaine ou deux par mois et même si j’aimerais la voir plus je loue le ciel qu’au moins j’ai la chance de l’avoir près de moi ces quatre jours. Je continue à organiser un groupe de support pour mutant ayant vécu des traumatismes. Le groupe qui était d’abord simplement formé des survivants de l’incarcération de mon père a depuis été élargi pour englober tout mutant intéressé à rejoindre. Bien évidemment, par mesure de sécurité, la personne doit venir accompagner d’un de nos membres ou passer par moi pour connaître la location de notre rendez-vous hebdomadaire. Il est impensable de mettre notre anonymat et notre sécurité à risque en nous dévoilant à tout inconnu. Je ne suis pas un homme d’action comme d’autres, je ne vais pas risquer ma vie ou chercher désespérément à prouver que nous ne sommes pas une menace aux hommes qui nous craint, mais c’est ma façon de contribuer à la race mutante et je pense que ça suffit. Moi en tous cas ça me suffit.


on fait tomber le rideau

Prénom/pseudo: écrire la réponse ici âge: écrire la réponse ici pays/région écrire la réponse ici fréquence de connexion écrire la réponse iciComment as-tu connus le forum ?: écrire la réponse ici Dernier mot: écrire la réponse ici
cobain.


Dernière édition par Adam Newcastle le Sam 24 Déc - 2:25, édité 8 fois
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Sam 3 Déc - 19:24

Bienvenu parmi nous et ton pouvoir il claque du cul! :D
Bon courage pour finir ta fiche!
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Sam 3 Déc - 19:28

Merci Sherlock !
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Sam 3 Déc - 19:41

Bienvenue mon doudou c2



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I will love you till the end of time. Promise you'll remember that your mine...

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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Sam 3 Déc - 21:06

Bienvenue et bonne rédaction c2



THE FUTURE LOOKS GOOD
He said that you are, you are the future.He said that you are, you are the future. And the future looks good. The future looks good.
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Dim 4 Déc - 1:17

Bienvenue sur le forum !!!
Je te souhaite bonne chance pour ta fiche !!
Si tu as des questions , n'hésites pas !!!



Are You Insane Like Me ? Been In Pain Like Me ? 
And all the people say "You can't wake up, this is not a dream You're part of a machine, you are not a human being With your face all made up, living on a screen Low on self esteem, so you run on gasoline"
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MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Ven 9 Déc - 9:22

Bienvenu ^^
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MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Dim 18 Déc - 9:00

Coucou, j'aimerais un petit délai 2-3 jours. J'ai fini d'élaborer le concept de ma fiche et du perso mais je suis mon pire critique alors je risque de refaire ma fiche plusieurs fois avant d'être satisfait :p Merci d'avance.
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MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Dim 18 Déc - 12:32

Mdr oui je te connais mon chou ♥ Je te l'accorde.



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I will love you till the end of time. Promise you'll remember that your mine...

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MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   Lun 19 Déc - 1:39

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MessageSujet: Re: Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être   

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Adam Newcastle | Mutant et vraiment pas content de l'être

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