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 don't be afraid | Eva.

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Marvel Temporus
MessageSujet: don't be afraid | Eva.    Sam 3 Déc - 21:29


Eva McKenzie
Nom: McKenzie. prénom(s): Eva. Surnom(s) Kenzie. âge Dix huit  ans. Date de naissance: 25 décembre 1929  lieu de naissance: Louisiane. origines: Américaine. statut matrimonial: Célibataire. orientation sexuelle: Hétérosexuelle. étude/métier: Artiste peintre. pouvoir: magie de vibrations et psychique.groupe: Mutante. avatar: Danielle Campbell. crédit icon: Bazart.

raconte moi une histoire

Le soleil brûle ta peau avec cette infinie douceur dont lui seul à le secret. Il réchauffe ton teint si pâle et t'aveugle légèrement. Il attise ta bonne humeur qui emplit de nouveau ton cœur. Tu n'aurais pas cru un jour que cet astre pourrait à ce point jouer un tel rôle dans ta vie. Il était synonyme de liberté, mais aussi d'évasion.

Et il allait disparaître.
Encore une fois.
Se cacher derrière l'immense porte de métal. Verrouiller à double tour. Un seul rayon de soleil traversait le trou de la serrure une fois la clef retirer. Un seul. Un seul petit rayon auquel tu devais t'accrocher coute que coute. Ta survie en dépendait.


Chapitre I - Once upon a time.

Le froid s'en était allé. Le givre avait fondu. La neige amaigris par la douche chaleur du printemps avait finis, elle aussi par disparaître, remplacer par l'épaisse verdure. Les arbres fleurissaient, embaumait les prairies de leurs parfums. Les oiseaux s'en revenait de leurs périples en annonçant leurs émergences par leurs chants. C'était l'apogée d'une nouvelle ère. L'intervalle adéquat pour que toi, jolie petit minois, puisse naître. Devenir le septième enfants d'une si grande famille. Si aimante famille. Tu fus donc la petite sœur de cinq garçons, et d'une seule fille. Aaron, Edwin, Colin, Gauvin, Emma, et Alaric. Ta mère, courageuse procréatrice, avait du se reposer plus de six jours après son accouchement tant l'épreuve fut difficile. Elle même se sentait trop épuisé pour t'offrir de son lait et tu faillis presque mourir de faim. Et l'abandon paternel n'avait rien arrangé. Tes frères aîné devaient s'occuper des pâturages ainsi que des quelques bêtes qui faisaient la fortune familial. Tandis qu'Emma et Alaric s'atteler à prendre soin de Serena votre mère, de toi, et de la maison.
Les premiers mois furent difficile malgré l'autonomie pré - acquise des adolescents. La disparition soudaine de la figure paternel n'arrangeait rien à l'absence préoccupante de Serena qui malgré toute l'attention dont elle disposait, ne semblait pas vouloir se remettre de cet événements. Pour les plus âgés, il était évident que cet état résultait d'une toute autre raison. Mais pour toi, si petit nourrisson, tu ne compris rien. Tu ne voulais comprendre. La seule chose que tu souhaitais était vivre. Survivre aux maladies, au froid, à la faim et à la soif. Survivre à l'abdique.

Les mois avaient passé. Ta génitrice s'était peu à peu sortis de son lit. En rampant, puis en marchant. Elle tentait de s'occuper de toi, de reprendre la vie là où elle l'avait laissé. Où ses enfants l'avaient attendu jusqu'alors.

Tu étais une petite fille pleine de vie. Tu partageais ta bonne humeur en laissant résonner dans la maisonnée ton rire tonitruant. A peine posé sur le sol, tu rampais, roulais, avançais tant bien que mal. Tu ne voulais pas être une seconde loin d'Emma et Alaric. Après tout, quand bien même Serena était de nouveau parmi vous, il n’empêchait que pour un si petit être que tu étais, tes frères et soeur correspondaient à l'allégorie qu'un enfant devait se faire de ses parents. Aussi, il t'a fallut un peu de temps pour accepter le retour prématurer de ta mère. Autant affectivement que physiquement. Aussi étrange que cela puisse paraître, tu ne supportais pas d'être dans ses bras. Elle te déclenchait d'horrible sanglot qui ne s'arrêtait que lorsque la fatigue te prenait. Finalement, c'est en grandissant, en apprenant la place qu'elle avait dans ta famille, que tu commença à l'aimer pour celle ci. Une mère. Malgré le faussée qu'elle avait toujours placer entre vous et dont tu ne comprenais la raison exact, tu l'aimais.


Chapitre II - Don't cry any more please.

Huit longues années avaient passés. L'aîné de tes frères s'était marié et venait tout juste quitté le cocon familial dans le but de vivre au sein de sa propre maison. Emma ne tarderait pas à se trouver un époux et à partir à son tour. C'était une période de creux pour la famille McKenzie. Ta mère supportait très mal le départ de ses enfants. Et toi, tu cachais tes larmes, évinçait tes sentiments dans l'espoir ne plus te sentir si seule. Pourtant, cette impression était toujours présente. Toujours plus grande. Un soir, où, étouffé par ce manque, tu t'enfuis. Il te fallait courir. Il te fallait respirer, et pleurer jusqu'à ce que toute ton énergie se vide. Pleurer jusqu'à sombrer dans les dédales tortueux du sommeil. Affalé sur la terre humide d'une nuit d'été, tu avais dormis là jusqu'à ce que les premiers rayons du soleil ne te réveil. A ce moment là, tu te sentais plus vide, plus reposée, plus à même de réfléchir qu'à aucun autre moment de ta vie, si courte soit elle.
Lorsque tu rentra enfin, ce que tu vis te conforta dans ton étonnement. Toute ta famille était réunis et semblait discutait activement sur ta personne. Aaron et Edwin s'emportait contre ta mère. Allant jusqu'à s'en prendre à Emma. C'est à ce moment là que tu décida de faire ton entrée. Il fallait, tôt ou tard, que tu affrontes tes responsabilités. Tu fis semblant. De longue minutes. Il fallait faire semblant. Encore un peu. Semblant ne de pas avoir entendu. De ne pas savoir que ton père n'était pas celui qui avait enfanté tes frères et ta soeur. Tu n'étais rien d'autre qu'une batarde et aussi l'origine du départ du mari de ta mère. Ce monstre n'était d'aucune race humaine. Mutant. Ils n'arrêtaient pas de repeter ce mot, toujours le même, de différente manière. Mais ta colère était grandissante. Violente. Dévastatrice. Les embrassades que tu avais jusqu'alors accepter de bon coeur te répugnaient de plus en plus. Ils t'avaient tous mentis, t'avaient tous détesté dès lors qu'ils avaient su. Pour toi, leurs regards venaient de changer. Il te semblait l'avoir toujours su sans pour autant mettre un mot, une idée, sur cette situation.

De même que ta haine dansait, les flemmes de la cheminée frétillaient, se balancaient pour enfin s'extraire de leurs nids. Elles mangeaient les murs, dévoraient les chaises tandis que tes cris de rages consumaient le vide, toujours plus fort. La panique régnait autour de toi. Tes frères tentaient d'enfoncer la porte de chêne, en vain. Le toit s'était d'un coté effondré. Tout brulait. Tout allait bruler. Tu fermais les yeux, agenouiller, te berçant, tes mains couvrant tes oreilles. Il te suffisait de sentir pour savoir que de la chaire humaine brûlait à quelques centimètres de toi. Mélangé à l'odeur de suit, de bois, de tissu. Pourquoi ne mourrais tu pas ? Pourquoi les flemmes ne te touchaient pas ? Pourquoi ? Tu pleurais. Tu ne cessais de pleurer. Jusqu'à ce que tu entendes le bruit de pas. Jusqu'à ce que tu sentes de ton front un baiser, sur ton bras une main bienveillante.

Chapitre III - I'm the blood monster.

Ce jour là, tu avais commis l'irréparable. Tu avais tuée ta propre famille sans pour autant en commander l'acte. Encore aujourd'hui, trois semaines après, il t'était encore difficile de comprendre la réalité de la chose. Tu avais toujours vécu dans un monde où le conformisme primait sur tout. Chaques choses se devaient d’être expliquer par l'esprit logique de l'homme, amené par des preuves solides et irréfutables. Pourtant, tu avais beau chercher, la seule personne qui avait pus te donner une réponse que ta conception de l'univers n'assombrissait pas était cette femme. Cette même inconnue qui t'avait offert un toit, te priant de ne pas la quitter. Ou du moins, pas avant d'avoir suffisamment appris. Que devais tu apprendre ?

Le monde.
Tout était si différent de ce que tu avais bien pus voir jusqu'à présent.

Les contes de fées auraient pus être vrai, à la seule et unique condition qu'ils soient un tantiner plus réaliste. Mais qui es tu pour dire ce qui fait partie de ce que l'on appel l'état concret. La vie. Personne. Tu ne sais même pas ce que tu es. Pourtant, tu as essayé, d'entendre, de comprendre, les mots qu'utilisaient cette femme. Elle et son accent allemand si prononcé. Tu ne la connaissais pas, et elle avait refusé de te réveler son identité. Cela dit, tu n'avais plus qu'elle, et tu avais bien trop peur de ta propre personne pour t'échapper. Alors, tu l'avais écouter, des heures durant, parler, parler, encore et encore. Toujours du même sujet. De ce même mot que tu avais entendu à travers les lèvres de tes pairs juste avant leurs morts. Mutant.  Tu n'en connaissais ni la provenance ni le sens et qui aurais pu t'en blamer ? A seulement huit ans et demi, tu ne faisais pas partie de ces érudits de l'univers. Seulement de ces rêveurs qui chantent aux louanges et aux beautés du monde. Alors, lorsque cette blonde t'eux raconter que ces Mutants ne sont autres que des humains avec quelque chose de spécial, un petit plus, tu ne les as pas trouvé mauvais. Mais tout au contraire, plus beau que la race humaine que tu connaissais si bien. Quel ne fut pas ton erreur pauvre Eva ! D'autant plus lorsqu'elle t'apprit que tu faisais partie de ces gens si spéciaux et qu'elle était là pour te ramener avec elle. Pourquoi ? Parce que tu étais uniquement puissante. Une bombe à retardement aux pouvoirs immensément fort et qui demandait une très grande pratique. Toi qui n'était même pas au courant de ton état, tu t'excusa d'abord de ne pas savoir t'y prendre. Mais petit à petit, ton esprit comprit la méchanceté de la femme. Elle ne souhaitait pas t'aider à faire ton deuil, encore moins à t'apprendre à controler cette part de toi. Bien au contraire. Elle voulait que cela explose à nouveau, que tu vole des vies, encore une fois. Et à quel compte ? D'une guerre sans foi ni loi.

Chapitre IV - Anger releases me.

Il fait froid, comme toujours. Pour seule lumière, tu dispose d'une bougie tout près de ta toile. Les multiples couches de peintures forment le paysage apaisant d'une magnifique clairière. Immense, verdoyante. Tu en reves chaque nuit. De pouvoir sentir l'herbe grasse entre tes doigts de pieds. De pouvoir fermer les yeux et profiter de la brise qui caresse ton visage. Synonyme de cette liberté que tu n'as plus. En effet, depuis que tu as fais cette horrible rencontre quelques années auparavant, tu ne vie plus. Au début, tu la suivais, pas intéret. Tu voulais en apprendre plus sur les mutants, en voir davantage, mieux comprendre ce qui se passait. Malgré la peur qui te tirallait le ventre à te savoir partie prenante d'une guerre. Tu n'étais qu'une petite fille. Tu t'en rend compte aujoud'hui, et tu sais que ce chemin fut la seconde pire erreur de ta vie. Tu n'aurais jamais du lui faire confiance, tu n'aurais jamais du lui promettre que tu accepterais de l'aider. Elle qui ne voulait que la mort autour d'elle, pour le bon plaisir de son maitre. C'est ainsi que tu fus prisonnière de ces quatres murs. L'humidité de l'air perle sur les parois autour de toi, te faisant comprendre que la nuit tombait. Tu ne sortais pas de cette pièce. Tes iris s'étaient lentement habitué à cette demi pénombre et ton corps, à ce froid si étrange. Quelques fois sec, d'autre fois humide. Cette cage faites de béton dont la seule entrée est une porte en métal, bouge sans cesse. Elle suit la blonde, qui se disait autrefois etre ton amie. Tu n'y crois plus. Mais à chaque fois que tu rêves de liberté, tu te souviens de la puissance de ta mutation, de ce qu'elle a fait à ta famille, et tu te refuse au monde. Tu préfères cette vie de prisonnière à une possible existence de meurtrière. Pourtant, plus le temps passe, et plus le soleil te manque. Plus les gens te manquent. L'humanité te manque.

Ce jour là, tu ne pensais pas que cet événement arriverait. Tu t'étais habitué à ce quotidien de solitude et de noiceur, tant et si bien que lorsque la cage s'arrêta enfin de bouger, tu n'y crus pas. Tu attendis, un très long moment, avant d'entendre le bruit titillant du trousseau de clef. Ce meme morceau de metal qui frappe la porte trois fois avant de se glisser dans la serrure et de la déverrouiller. Pourtant, celle ci ne s'ouvre pas, te laissant le plaisir d'actionner la poignet de ton plein grés. Cela fait des années que tu n'as plus vue le monde extérieur. Des années que tu as accepté ce triste sort sans jamais pensé qu'un jour tu pourrais t'évader. Ou du moins, pas si tot. Tes yeux fixent la porte, des heures durant, ainsi que le fin rayon de soleil passant à travers les rainures du métal. Tu attends, espérant entre une voix, ou entrevoir une présence quelconque, mais non, rien, il n'y avait rien de totu cela. Tu devais prendre toi même, ta propre décision. Peut - etre que c'est une chance que ton inconnue si blonde t'offre pour se racheter de la prison qu'elle t'as imposer. Peut - etre. Et il te faudra sortir pour en avoir le coeur net.

Tu prends une grande inspiration. Tes frêles jambes te portent à peine tandis que tu pose ta main sur la poignet de métal. Ton rythme cardiaque semble complètement se dérégler tandis que ta respiration se fait courte et rapide. Tu accionne la manivelle et pousse la porte. Brusquement, la lumière du jour t'aveugle alors que tu avances vers celle ci. Ton avant bras s'impose devant ton regard de sorte qu'une sorte d'ombre préserve celui ci. Lorsqu'enfin tu touches pied à terre, tu te rend compte que tu n'es autre que dans une église. Tu cherche le moindre signe de vie en vain. C'était comme si, ils t'avaient abandonné ici, sans explication. Une fois de plus, on te reniait. Une fois de plus, ton coeur se brisait. Un cri s'échappa de ta gorge tandis que ta colère s'emplifiait, toujours plus. Tu haissais cette femme, tu haissais cette guerre, tu haissais ce monde. De nouveau, cette part de toi si incontrolable soit elle, s'éveilla, animant ton coeur et ses reflex. Ta rage était si grande que cette explosion était libératrice, necessaire. Tu fis explosé les vitres, les bancs et même quelques poutres. Les confessionnal s'étaient de moitié arraché. Les larmes inondaient tes joues et d'énormes sanglots secouaient ton corps. Pourquoi ? Pourquoi devait - on a chaque fois se méprendre sur toi ? Pourquoi devait - on à chaque fois te répudier ? Pourquoi ? Tu n'avais pourtant rien fait que d'obéir, cette fois.

Chapitre V - We must know how to say no.

 Une voix, lointaine, éveil ton esprit. Tu ressens subitement un froid immense t'hérisser le poil. Tu n'avais jamais eux si froid. Et dieu sait comme tes longues années dans cette cage humide sans lumière naturelle ont pu te former aux basses températures. Une main se pose sur ton front, brulante, cuisante, corrosive. Malgré la douleur, tu peines à ouvrir tes si beaux yeux bleus. Une silhouette se dessine à peine, puis tu semble discerner un visage. Vieux. L'espace d'un instant, tu as l'impression de revoir les traits du visage vieillissant de ton frère ainé. Il est mort. Cette conviction te brise une fois de plus le reste de cœur que tu possède. Il lui ressemble tellement, et pourtant, tu es certaine que ce n'est pas lui. Ces même iris bleutés, ces meme cheveux si noir et pourtant grisonnant. Tu avais même l'impression de sentir son parfum. Ce n'était qu'illusion. La fatigue d'avoir puiser tant de pouvoir en toi. Le désespoir d'avoir été de nouveau abandonner. La tristesse d'un coeur brisé. Tu avais besoin de l'amour de ta défunte famille, et elle n'était pas là pour te l'accorder. Toi seule pouvait te blamer de cette situation puisque toi seule en était la cause. Les larmes coulaient à nouveau sur tes joues tandis que tu peinais à te redresser. L'homme t'aidait de ses vieilles forces, posant une main sur ton épaule, te tenant ainsi à la verticale. Sa voix te parvint à nouveau. Il te demandait si tu allais bien, comment tu étais arrivé jusqu'ici et ce qui s'était passé en ces lieux. Après un rapide coup d'oeil autour de toi, tu te rappela de l'état de la piece. Effectivement, l'Eglise était en lambeaux et ne ressemblait plus vraiment à son entité d'origine. Tu remarque alors, lorsque ta vue semble retrouver un semblant de netteté, que l'homme qui s'occupe de toi n'est autre que le gérant de cette même chapelle. Son visage se déforme pour retrouver sa véritable apparence. Celle que tu te refuse de voir pour celle de ton frère aîné. Il te sert contre lui, rassure tes idées noires et balais tes peurs. Il t'assure qu'ici, avec lui, tu es en sécurité, sous la protection de Dieu. Qu'aucun monstre de guerre ne viendra te hanté. Mais si seulement il savait! Si seulement il pouvait voir que le monstre, ce n'était pas ces hommes là bas, qui se contentait bien de suivre les ordres, mais uniquement toi. Mutante.

Plus d'un an et demi est passé depuis cette fameuse journée. Tu as participé activement à la rénovation de l'Eglise, tandis que le Père Joseph te prenait sous son aile. Il avait mis plusieurs mois à acquérir ta confiance et avait désormais cette place importante de paternel. Enfin, il t'enseignait les bases que tu n'avais pas reçu à cause de ces nombreuses années d'emprisonnement. Ton quinzième anniversaire était donc passé et tu ressentais enfin le bonheur, la joie de vivre, que toute jeune fille de ton âge devrait éprouver. Le père Joseph n'insistait pas pour que tu participe à la messe, encore moins au rudiment de sa croyance, mais tu en restais respectueuse, et apprenais ce qu'il te disait. Mais alors que tout ce déroulait pour une fois, dans la plus simple des normalités, le père Joseph reçu la visite d'un tout jeune homme. Tu l'avais déjà croisé de nombreuses fois au village sans qu'il ne t'adresse jamais la parole et tu te demandais bien quel était le sujet de cette discussion active avec ton paternel. Et le soir même, tu tomba des nues lorsque celui ci te quémanda audience. Tu accepta, par politesse, et par curiosité aussi, trop pressé d'en apprendre plus sur cet homme. Il se présenta d'abord, William Smith, vingt quatre ans, notaire. Il te paraissait ennuyé et terriblement gêné par la situation. Il t'expliqua qu'il venait d’emménager ici, et qu'il espérait très rapidement trouver chaussure à son pied. Le sujet s'imposait de plus en plus, tant et si bien qu'il finit par te demander ta main, que ton propre père approuvait sa démarche et qu'il te serait impossible de refuser sans que tout le village ne te soupçonne de faire partie d'une bande de catin quelconque. Plus il parlait, plus tu te sentais prisonnière. Il termina sa tirade et te promis de revenir demain, et après demain, les jours suivant, afin de faciliter l'arriver prématurée du mariage. Un mariage. A quinze ans. Alors que tu venais à peine de retrouver une vie correct et digne de plaisir. Allais tu t'y résigner d'avance ? Ou bien te battre pour ta propre liberté ? Tel était la question.

Tu avais porté pour la première fois, certainement la dernière, une magnifique robe blanche, tout en dentelle. Ton père t'avait uni à William quelques mois après sa proposition. Tu ne le voyais que rarement jusque là, et il vous fallait pourtant faire bonne figure devant les regards amusés des villageois. On n'avait jamais vue un notaire se marier si vite, à peine arrivé. Mais il se faisait vieux, et un homme devait trouver femme à enfanté avant de mourir d'une tierce maladie. Deux mois avaient passé depuis ce fameux mariage et deux mois s'étaient écoulé depuis que vous viviez sous le même toit. Tu lui préparais chacun de ses repas, et passait le reste de ton temps à peindre. Il te fallait occuper ton esprit pour ne pas laisser transparaître ton dégout. Il ne te plaisait pas et il serait très juste de dire que tu le détestais. Lui et ses habitudes d'homme des cavernes. Pour un peu, tu te serais presque senti obliger de rester au lit pour ne plus le voir. Dormir semblait être ton seul échappatoire. Mais ce soir, ce ne serait pas de cette manière que William l'entendrait. Il était revenu très tard. Il puait le tabac et l'alcool à plein nez, tanguant comme il pouvait jusqu'à la chambre à coucher. Assise, tu l'attendais patiemment, ruminant ta colère. Il s'approcha de toi, un regard étrange illuminant son visage. Rapidement, ton coeur s'affola en comprenant ses intentions. Non, tu ne voulais pas. Ses mains sur ton corps, déchirant le maigre tissu de ta chemise de nuit, ses lèvres sur ta nuque, son souffle répugnant sur ta joue. Il grommelait des phrases sans queue ni tête tandis que tu te battait contre lui. Agassé, il leva sa main et frappa. Une fois, deux fois, trois. La douleur était si forte que tu n'avais pas l'impression de la ressentir sur le coup, mais quelques secondes après. J'avais osé dire non, et il avait osé te frapper. Tu ne sentais ni le sang couler de ton nez, ni les larmes de tes yeux. Une soudaine nausée te souleva le coeur avant que ta haine ne reprenne le dessus sur ta peur. Non, tu n'aurais pas peur. Pas de lui. Tu sentis ton pouvoir se liberer, et te faire sentir plus légère. D'un seul regard, tu envoya voler ton pseudo mari contre le mur. Et ta colère ne s'en arrêta pas là, non, bien au contraire. Du sang glissa de tes oreilles, de tes yeux, de ton nez, et même de ta bouche tandis que toute la maison explosait de plus en plus violemment. Les éclats de verre volait autour de toi, imageant un espèce de tourbillon. Quelques morceaux vinrent se planter dans le dos de William. Son cri de douleur ne fit qu'accentuer ta haine. Brusquement, et sans que tu n'ai plainement conscience de tes actes, tu dirigea tout les morceaux de vitres brisé sur lui. Le sang gicla et les gémissements de ton compagnon de vie achevèrent de te calmer. Tu constata l’ampleur des dégats que tu venais de faire. La maison tout entière s'était écrouler. Tu pouvais voir le reste de la propriété. Le vent sur ta peau agis comme une libération et pour la première fois depuis longtemps, tu n'avais pas un seul regret. Pas un. Et c'était bien ça, le pire.

Chapitre VI - The heart remains, the body travels.

  1946. Paris.Tu passe ta nouvelle vie à fuir. HYDRA te recherche activement depuis qu'il a entendu parler de la tuerie de 1944. Tu as pris la décision de disparaitre du circuit, un petit moment, le temps de te faire oublier, toi et ton pouvoir si destructeur. Tu n'as pas même pris le temps de dire au revoir au pere Joseph, convaincu qu'il serait bien mieux sans une fille comme toi à ses cotés. Quel ne fut pas sa panique de voir la maison de son enfant adoptive entierement détruite, et bien au centre, caché sous les décombres, le cadavre de son ex époux. Effectivement, la première idée qui eut traverser le village fut de te croire morte. A juste titre au vue de l'état du corps de William et de l'état de la bâtisse. Cependant, le père Joseph fut plus enclin a te croire en fuite ou tout simplement kidnapper plutot que morte. Peut - etre par instinct paternel, ou tout simplement par logique. Le spectacle de ta maisonnette délabré lui avait surement rappeler l'état de son église lorsque tu avais fais ta petite apparition. Il était loin d'être bête et tu le pensais assez terre à terre, pour se douter que la coïncidence n'était pas qu'un seul indice. En deux ans, tu avais appris à faire la différence entre ami et ennemi. Tu arrivais à reconnaître ceux de ton espèce et t'en étais même fais quelques relations. Certains t'apprirent à mieux te faire passer pour morte, que d'autre. Tu connus pour la première fois la liberté de vivre. Evidemment, tu n'étais personne aux yeux du monde. Tu n'avais ni nom ni prénom et tu te contentais de passer, de ville en ville. Plus le temps passait, plus tu apprenais à te servir de ta mutation. Quelques fois, plus adroitement que d'autre. Tu poussais les limites du controles, ou du simple premiere attaque que ton pouvoir pouvait exercer. La magie psychique offre un nombre infini de possibilité, et tu avais hate de toutes les connaitre. Ainsi, lorsque HYDRA s'opposait à toi, tu étais en mesure de t'en sortir seule. Ce n'était pas une mince affaire. Tes attaquants étaient parfois même plus puissant que toi, eux même des mutants, mais tu ne te laissais généralement pas faire. Tout était à ton honneur bien sur, et tu tachais de rester discrete lorsqu'il s'agissait de combattre. Moins les humains en sauraient, mieux les mutants se porteraient. Pour le moment, du moins.
Rapidement, de même qu'HYDRA, tu entendis parler du SHIELD. Cette organisation créer par deux américains veillant à la sécurité du peuple, mêlant humains et mutants. Pour toi, c'était l'équipe idyllique d'un monde parfait. Les deux races pouvant travailler à un même objectif, en harmonie, ensemble. Dans la tolérance et le respect de l'un comme de l'autre. C'était peut - être ça que tu recherchais. Peut - être même que le SHIELD serait capable de te protéger de tes poursuivants. Mais étais tu seulement prête à accepter les conditions qu'ils t'imposeraient ? Tu allais encore une fois devoir dire adieu à ta liberté pour être sous les ordres de tu ne savais encore qui. Peut - etre même que ce possible supérieur serait un homme désagréable, qui serait tout bonnement incapable de comprendre le pourquoi du comment. Non, définitivement non. Tu ne serais pas capable, du moins, pour l'instant, d'accepter une autre vie comme celle là. Tu allais rejoindre l'Amérique, retourner à New York, et te proteger seule d'HYDRA. Quittes à mourir, tu le ferais dans l'unique but d'acceder à ta propre liberté toujours désiré.

Chapitre VII - It was an end.

 Un jour, on se réveil. Et un jour, on comprend qu'il est temps. Le temps de prendre ses valises et de courir jusqu'à notre bonheur. Le tien se trouve en Amérique. Ce magnifique pays qui t'a vue naitre, grandir, et devenir ce que tu es à présent. Ce ne fut pas toujours tout rose. Il y eux beaucoup de nuance de gris et de noir dans ta vie. Peu importe l'obstacle, tu parvins toujours à t'en dépêtrer. Tu finis par accepter que le fait d'être si différente, ne te rendait pas une vie meilleure, bien au contraire. Mais en tout bien, tout honneur, tu appréciais de plus en plus ta qualité de mutante. D'abord, parce que tu faisais partie de ceux qui veulent que le monde change, évolue, et devienne meilleure. Ensuite, parce que ta maitrise te permettait de te sentir bien plus à l'aise en société. Et pour finir, parce qu'une si frêle petite fille se devait de savoir se défendre de quelques manières que ce soit. Ainsi, tu voyais plus cette mutation comme une sorte de protection des dangers extérieurs. Bien que les principales épreuves que tu eux à endurer était bel et bien causer par ce même pouvoir. Peu importe. Il fallait bien accepter ce que tu étais. Qui tu étais. Et les gens qui t'appréciaient actuellement prenait ta personne en totalité. Pas non seulement pour l'image d'humaine que tu pouvais donner. Effectivement, ce n'était pas tout les jours évidents. Surtout depuis que tu t'étais faites passé pour morte pendant deux ans. A ton retour à New York, il te fallut ruser d'ingéniosité pour reprendre ton identité. Eva McKenzie n'était plus concidérer comme morte, mais ton casier judiciaire était désormais emplit d'histoire plus invraisemblable les unes que les autres. Mentir à la police de la ville, ce n'était pas si grave, à tes yeux. Une fois de plus, ou de moins, rien ne changerait.

Finalement, tu décida de poser tes valises à New York. HYDRA n'oserait pas t'attaquer de front dans une si grande ville. Trop de témoin potentiel. Avec le temps, tu avais finis par comprendre le mécanisme de leurs attaques. Tant et si bien que tu ne vivais plus autant dans la peur que durant la premiere année de tes vagabondages. Tu accepta l'aide d'un ami de ta famille. Celui ci avait une maison secondaire dans une petite résidence très tranquille, et il t'avait gentiment offert le logis pour quelques temps, à la condition que tu paye ton loyer mensuel. Chose que tu trouva tout à fait normal. Suivant ses conseils, tu poursuivis ton rêve d'enfant, te mettant donc à ton propre compte, exerçant désormais dans le domaine de l'art. Tu peignais, vendait tes œuvres et arrivait à vivre de cette nouvelle marchandise. Rapidement, tu te fis un nom dans ce milieu quasiment entièrement masculin. Tu signais toujours tes oeuvres du prénom de ton défunt frère, de sorte qu'aucune discrimination machiste puisse entrer en jeu lors de la vente du tableau. Tu te présentais comme simple secrétaire du grand Alaric. Et tout se passait relativement bien. Tu te sentais enfin normale, humaine, et plus ou moins tranquille. Préserver. En sécurité. Et libre de tes choix. Cette situation allait - elle rester idyllique très longtemps ? Le temps le dire.  




on fait tomber le rideau

Prénom/pseudo: Typhaine ou Lyna.âge: 19 ans. pays/région Gironde. fréquence de connexion 3 jours sur 7 minimuuuum Comment as-tu connus le forum ?: Howie ♥ Dernier mot: C'est mon dernier mot jean - pierre !
cobain.


Dernière édition par Eva McKenzie le Mar 6 Déc - 17:29, édité 10 fois
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: don't be afraid | Eva.    Sam 3 Déc - 21:45

Bienvenue ma chérie ♥
Tu as 2 semaines pour faire ta fiche ma chérie en cas de soucis Tony et moi nous sommes là mon amour ♥



⊳ music theme

I will love you till the end of time. Promise you'll remember that your mine...

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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: don't be afraid | Eva.    Sam 3 Déc - 21:56

Merci mon amouuur ♥️
Ne t'inquiète pas, je connais la route de ta ..messagerie siffle
Merci encore trésor timi
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: don't be afraid | Eva.    Sam 3 Déc - 23:09

Bienvenue et bon courage pour ta fiche c2



THE FUTURE LOOKS GOOD
He said that you are, you are the future.He said that you are, you are the future. And the future looks good. The future looks good.
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: don't be afraid | Eva.    Dim 4 Déc - 0:39

Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche!
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Super-Héros



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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: don't be afraid | Eva.    Dim 4 Déc - 1:20

* bave * Danielle Campbelll !!!!! Je l'adore cette actrice, c'est ma chouchoute !!!
Bienvenue sur le forum !!!
Je te souhaite bonne chance pour ta fiche !!
Si tu as des questions n'hésites pas !



Are You Insane Like Me ? Been In Pain Like Me ? 
And all the people say "You can't wake up, this is not a dream You're part of a machine, you are not a human being With your face all made up, living on a screen Low on self esteem, so you run on gasoline"
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: don't be afraid | Eva.    Dim 4 Déc - 17:25

Merci de votre acceuil, vous etes adorable mes lapins!
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: don't be afraid | Eva.    Mar 6 Déc - 22:29

OMG ma plume d'écrivaine ♥️ Comme d'habitude tu écris parfaitement. Ton texte est rempli d'émotions. C'est beaux, c'est fluide, passionnant et agréable à lire. Tu as fait de ta petite Eva une pépite ! En plus une artiste brille Bref je te valideeeeeeeeeeee avec grand plaisir.


Annexes Complémentaire

Whaouu tu as enfin fini ta fiche bravo à toi ! L'aventure, la vraie va enfin pouvoir commencer pour toi ! Pour cela il te faut déclarer ton avatar ICI faire tes liens LA et tes RPS ICI

Si tu désire encore plus en savoir sur le forum, tu peux te rendre dans nos annexes ici : Annexe sur les années 40 et ici : Annexe complémentaire au contexte. En cas de besoin d'information complémentaires, le staff est là en la personne des sexy Stark Tony et Howard alors n'hésite pas à les embêter.

Voilà, à toi de jouer à présent ! :yeah: :héros:

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I will love you till the end of time. Promise you'll remember that your mine...

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don't be afraid | Eva.

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