Partagez | .
 

 It's been so long (ft Peggy)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


Invité
Invité





Marvel Temporus
MessageSujet: It's been so long (ft Peggy)   Dim 4 Déc - 0:29

 
It's been so long

 
Enfilant sa veste, Steve sortit de son appartement, avant d'en fermer la porte à clef. Descendant dans la rue, le super-soldat se mêla à la foule matinale, avant de suivre le mouvement de tous ceux qui partaient au travail. Il les suivait, même si il ne faisait pas comme eux et allait travailler. Ce qui n'était guère surprenant au vu de sa situation. Contrairement aux autres, qui venaient du futur et donc n'avaient aucune existence à cette époque, dans son cas c'était exactement l'inverse. Il venait de cette époque, mais aux yeux de tous, il était porté disparu depuis deux longues années, et les chances de le retrouver étaient bien minces. Il ne le savait que trop bien, puisqu'il avait fallu près de soixante-dix ans pour qu'on finisse par retrouver son corps congelé, et ce de manière totalement fortuite. Alors franchement, débarquer la bouche en cœur et reprendre l'existence dont il avait été privé lorsqu'il avait fait le choix d'écraser l'avion de Crâne Rouge en plein milieu de l'Arctique, ça n'était pas la meilleure chose à faire. Non pas qu'il n'en avait pas envie, bien au contraire. Même si il avait finit par se faire à l'idée qu'il n'aurait jamais la vie que pouvaient avoir tous les innocents qu'il protégeait, l'espoir d'avoir un semblant de vie normale était toujours présent, et se faisait de plus en plus sentir depuis que cette mystérieuse faille temporelle les avait emmené jusqu'en 1947. Après tout, il avait laissé en 1945 tant de choses et de gens auxquels il pouvait tenir, et il avait enfin l'occasion de rattraper certaines choses, d'empêcher que d'autres ne soient commises. Il y avait tant de choses qu'il pouvait enfin faire, mais il devait commencer par en faire certaines en priorité. Et il y en avait une qu'il appréhendait tout particulièrement, mais qu'il lui était pourtant impossible à éviter.
S'arrêtant brièvement devant un vendeur de journaux ambulants, il acheta l'édition du jour, avant de s'arrêter à un café. Quand il s'était réveillé au XXIe siècle, il avait été totalement perdu, car tout avait énormément changé. Il ne reconnaissait à peine la ville qui l'avait vue grandir, et le super-soldat avait mit du temps à s'adapter à cette nouvelle vie. Mais ici, il retrouvait des habitudes qu'il avait eu avant de devenir le symbole de toute une nations, des vieilles routines qu'il avait déjà alors qu'il n'était que Steve Rogers, un gringalet de Brooklyn trop idiot pour savoir quand il fallait s'arrêter. Commandant un simple café, il le but tranquillement tout en feuilletant son journal. Évidemment, la une parlait de ces mystérieuses personnes qui étaient apparues en ville à travers un portail tout aussi mystérieux. Pour eux, c'était tout à fait nouveau, mais pour Steve, c'était un peu du réchauffé. Après tout, il avait déjà vu des aliens débarquer à travers un portail géant dans le ciel dans une tentative de Loki pour envahir la Terre. Ce n'était pas le premier incident du genre pour lui, même si cette fois il était de l'autre côté de l'équation. Une fois son café terminé, il laissa un billet sur la table, attrapa son journal, avant de reprendre la route.
Il finit finalement par arriver à l'endroit ou il voulait se rendre, et s'arrêta quelques instants devant la façade du bâtiment. En apparence, c'était un vieux théâtre abandonné, mais il savait que la réalité était bien différente. Après être sorti de son hibernation il avait consulté tous les dossiers sur le SHIELD, et avait mémorisé l'adresse du QG de l'agence. L'endroit avait changé d'adresse à bien des occasions depuis sa fondation, mais il se souvenait avoir lu qu'à l'époque, le QG se situait encore à cette adresse. Poussant la porte du bâtiment, il s'approcha d'un pas assuré en direction de la femme qui se trouvait derrière le bureau d'accueil. Endroit abandonné mes fesses « Bonjour, vous devez être perdu. Puis-je vous aider? » « Oui en effet, je voudrais voir Peggy Carter. » Il vit la femme se raidir un bref instant, avant de reprendre contenance presque aussitôt. Ça avait été très subtil, mais Steve avait fréquenté quelque-uns des plus grands espions de la planète assez longtemps pour savoir comment décrypter le langage corporel d'un être humain « J'ai bien peur de ne pas savoir de qui vous parlez. » « Je vous parle de l'agent Margaret Carter, membre fondatrice du SHIELD, qui a actuellement ses quartiers dans cet endroit. » « Désolé, mais vous devez vous tromper d'endroit. » Il savait bien qu'elle ne démordrait pas de ce petit discours, mais il ne comptait pas sur son aide pour rentrer. Enfin, pas de cette façon. Tout ce qu'il voulait, c'était taper dans la fourmilière. Et il ne fut guère surpris quand au bout de quelques instants, deux hommes en costumes passèrent une porte, avant de l'entourer. Après l'avoir fouillé et lui avoir prit ses effets personnels - Steve serra d'ailleurs les dents quand ils s’emparèrent de sa vieille boussole qui ne l'avait jamais quitté et ou se trouvait toujours sa vieille photo de Peggy - avant de le conduire à travers un dédale de couloirs, de salles et d'escaliers. Une ruse pour essayer de le déstabiliser, en lui faisant perdre ses repères géographiques.
Finalement, il fut jeté dans une salle d'interrogatoire, dont la porte fut verrouillée derrière-lui. S'approchant du miroir sans tain, il s'arrêta devant ce dernier, avant de contempler son reflet. Maintenant, il lui fallait prendre son mal en patience. Ils allaient sûrement le faire mariner un petit moment en espérant que la solitude et l'isolement lui délie la langue et le poussent à dire comment il en savait tant sur Peggy. Il espérait juste que ça serait elle qui franchirait cette porte et pas n'importe quel agent du SHIELD...

 
Fiche bye Ethna
Revenir en haut Aller en bas


☆Paroles Échangées : 489
☆Age : 25
☆Localisation : NYC


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: It's been so long (ft Peggy)   Dim 4 Déc - 19:25

«It's been so long»
YOU LEFT IN PEACE, LEFT ME IN PIECES. IT'S TOO HARD TO BREATHE.
I'M ON MY KNEES RIGHT NOW.


«  Madame ? ». « Que se passe t-il Stevenson ? » m'enquis je sans le regarder et en continuant de remplir le dossier qui se trouvait devant mes yeux. Même moi, j'avais besoin de tenir mes rapports à jour et surtout de les écrire. A la machine ou à la main peut importait du moment que cela était fait. C'était certainement la partie que je détestais le plus. De toute manière, j'avais toujours haï la paperasse. Là, à l'armée, dans le SOE... partout. Malheureusement, il fallait le faire. Une organisation comme le SHIELD ne pouvait pas être pérenne sans un semblant d'organisation. «  On en a un autre ! ». « Un autre?! » m'exclamais je surprise en relevant cette fois ci les yeux vers lui pour le regarder , bouche bée. «  La sécurité vient de l'amener en salle d'interrogatoire. Il a prononcé votre nom Madame, il cherchait personnellement à vous voir ». Estomaquée, je me laissais tomber contre le dossier de ma chaise avant de fermer les yeux pour quelques secondes. Je n'arrivais pas y croire. C'était la deuxième personne en peu de temps qui venait taper à la porte de l'organisation. Organisation dont le quartier général de même que le nom de ses membres étaient normalement secret. Vous parliez d'une agence d'espionnage efficace. Tout le monde trouvait le chemin jusqu'à notre secrétariat. «  Peggy Carter, la pire espionne de notre génération » se moqua soudainement une voix dans un ton chaud et grave. Un sourire s'installa malgré moi sur mes lèvres. La situation n'avait rien de drôle et ne me faisait clairement pas rire. Néanmoins, j'étais contente de voir que cela faisait sourire cher Dugan dont l'amusement était toujours plus ou moins communicatif. Ce fut sous son rire si particulier que je rouvris finalement les yeux pour le regarder avant de secouer la tête de dépit en haussant les épaules. «  Je vous remercie Agent Stevenson, vous pouvez disposer » déclarais je finalement. «  Et l'intrus Madame ? » . «  Laissez le suer, j'irai le voir plus tard. Si quelque chose change entre temps, prévenez moi. » lui ordonnais je. «  Sauf si on a un autre intrus, prévenez Howard la prochaine fois » repris je. Il fallait bien le mettre au travail un peu. Et puis j'en avais assez. Stevenson acquiesça avant de sortir et de refermer la porte dans son dos. Je restais ainsi seule avec mon ami qui était aussi mon subordonné. Contrairement à d'autres membres du Howling Commando, Dugan avait finalement accepté de nous rejoindre après maintes supplications de ma part. Je devais avouer que j'étais contente qu'il soit là. Il était un atout non négligeable pour le SHIELD et définitivement un homme de confiance. «  Si tu veux, je m'occupe de ton instrus Peg' ». «  C'est gentil mais ça ira. ». «  T'as trop de prétendants » s'amusa t-il avant de porter sa tasse de café  fraîchement préparé à ses lèvres. Je haussais un sourcil peur impressionné dans sa direction avant de lever les yeux au ciel. Son humour laissait toujours à désirer.  Il n'y avait des choses qui ne changeaient jamais.

La matinée et le début de l'après midi passèrent rapidement après ça. Je courais d'un bout à l'autre du quartier général pour répondre aux diverses crises qui nous parvenaient. Je quittais d’ailleurs le théâtre pour une ou deux heures afin d'avoir un déjeuner tardif avec Angie dans un petit dinner où elle travaillait. Sortir au grand air était important. Nous étions enfermé toute la journée sous terre et parfois c'était difficile à supporter. Petite j'avais toujours adoré la nature et l'extérieur. L'on m'y trouvait d'ailleurs bien plus souvent qu'à l’intérieur surtout lorsque le temps était clément. Ce qui n'avait pas toujours été le cas. La région de Londres était malheureusement connue pour ses pluies fines constantes. Bien entendu je m'y étais habituée dès mon plus jeune page , mais un peu de soleil faisait toujours du bien.  Je profitais des dernières bouffées d'air frais avant de m'engouffrer à nouveau dans le théâtre. Je saluais Beth d'un signe de tête avant de prendre l’ascenseur vers les étages inférieurs.  Je fis un détour par les toilettes des femmes pour laver mes dents et retoucher mon rouge à lèvre avant de me diriger vers la salle d'interrogatoire. Je n'avais plus rien de pressant qui m'obligeait à repousser la confrontation avec notre second visiteur. Et puis, il avait eu quelque longues heures seul pour réfléchir à ses actions. J'espérais qu'il avait mis son temps à profit. Je n'étais pas dans la même humeur que la veille lorsque j'avais eu affaire à ce dénommé Barton, si cela était véritablement son identité. J'étais bien plus éreintée et donc par définition moins bien patiente. Mon visiteur avait intérêt à se montrer intelligent, crédible et honnête. Sinon …. je supposais que l'on verrait bien.

Je m'arrêtais quelques secondes devant la porte derrière laquelle il se trouve pour étirer mon cou crispé et placer un sourire professionnel bien que froid sur ma bouche.  J'ouvris finalement la porte et pénétrais complètement dans la pièce. Je ne tardais cependant pas à me figer avant de perdre mon sourire lorsque l'homme auparavant de dos se retourna pour me faire face. Ma bouche s'ouvrit d'elle même autour d'un son muet alors que je sentis mes yeux s'écarquiller. Mon cerveau se mit momentanément en pause alors que mon cœur s'emballait dangereusement dans ma poitrine. J'eus soudainement l'impression de perdre pied et de m'étouffer. Les signes d'une crise d'angoisse étaient clairs. Je ressortis brutalement de la pièce et claquais la porte contre laquelle j'appuyais mon front en essayant de réguler ma respiration. Qu'est ce que c'était que ça. Comment... Non, ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas être là. Il était mort. Mort en héros ( stupidement si on me posait la question).  Howard me l'aurait dit si il avait fini par retrouver son corps. Il n'était pas aussi cruel. Il oubliait des choses certes mais ça c'était un poil trop gros pour oublier. Tout cela ce n'était qu'une manigance. Je ne savais pas qui m'en voulait à ce point mais ce n'était rien d'autre qu'un jeu malsain.  Et puis je refusais de croire que Steve ne nous serait pas revenu si il était vivant depuis tout ce temps. A moins d'avoir une excellente raison, je ne pouvais pas l'admettre. Il m'avait promis une danse et je faisais confiance à l'homme que j'avais perdu. Il ne disait jamais rien en l'air et faisait exactement ce qu'il disait.  Deux ans. Deux ans que je l'avais perdu. Deux ans et j'en étais toujours au même point. Je n'arrivais pas à passer outre sa mort. Et quelqu'un quelque part le savait. J'avais vu tellement de choses pendant la guerre que j'étais prête à croire que quelqu'un avait crée un clone. Et puis surtout cela faisait bien moins mal que l'autre alternative.

Je pris quelques longues minutes de plus pour retrouver un rythme cardiaque à peu près normal. Mon souffle était encore un peu court mais j'allais devoir faire avec. Clairement, ils avaient réussi leurs coups. Je raclais ma gorge et évitais les regards des agents qui s'étaient groupés autour de moi. Je leur déclarais que tout allait bien et les renvoyais à leurs postes.  D'un geste de la main, je repoussais mes cheveux bruns derrière mon oreille et soufflais un dernier bon coup. Je ne fis pas l'effort de sourire cette fois ci et retournais dans la pièce avec une démarche raide et les sourcils froncés.  «  Qui êtes vous ? » demandais je avec  une agressivité pour laquelle je n'allais pas m'excuser. « Et n'osez même pas me servir un mensonge parce que vous risquerez de le regretter » repris je lorsque je le vis ouvrir la bouche pour je supposais me répondre. Je n'étais pas d'humeur pour son petit jeu.



THE FUTURE LOOKS GOOD
He said that you are, you are the future.He said that you are, you are the future. And the future looks good. The future looks good.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité
Invité





Marvel Temporus
MessageSujet: Re: It's been so long (ft Peggy)   Lun 5 Déc - 12:09

 
It's been so long

 
Steve attendit encore, et encore, passant de longues heures dans cette salle vide. Il n'avait absolument aucun moyen de savoir quelle heure il pouvait bien être puisqu'on lui avait prit sa montre en même temps que le reste de ses effets. Une vieille technique pour lui faire perdre ses repères et le pousser à craquer. Pas d'ouvertures sur l'extérieur, pas la moindre trace de lumière naturelle, aucun moyen d'avoir des repères temporels. Rien de plus que la lumière du plafonnier, ces murs uniformes et cette glace qui lui renvoyait constamment son reflet. En effet, il y avait de quoi rendre chèvre n'importe qui, mais il n'était pas n'importe qui. Il était Captain America, et ça n'était pas une simple pièce vide qui allait le faire flancher. Il avait affronté bien pire que ça et s'en était toujours sorti en un seul morceau. Il y avait toujours des moyens de contrer ce genre de petit jeux psychologiques, et Steve en avait appris quelques-uns auprès de Natasha. Même si il n'avait pas le talent de son amie russe, il arrivait malgré tout à estimer à peu près correctement le temps qu'il avait passé dans cette pièce. Steve s'occupait comme il pouvait, alternant les moments ou il utilisait un moyen quelconque de passer le temps et les moments ou il restait là, à contempler fixement son reflet dans le miroir. Il essayait de se préparer à sa confrontation avec Peggy, et se préparer à sa réaction à elle. Il était évident qu'elle n'allait pas lui sauter dans les bras tout de suite, bien au contraire. Elle avait sûrement à peine finit de faire son deuil, et voilà qu'elle allait se retrouver face à un Steve Rogers en chair et en os. Pas vraiment celui qu'elle avait perdu deux ans plus tôt, vu qu'il avait vécu bien des choses depuis le jour ou il avait décidé de se sacrifier pour contrecarrer les plans de Crâne Rouge.
Alors qu'il estimait que l'après-midi était déjà plutôt bien entamée, il finit par entendre la poignée de la porte cliqueter, et la porte s'ouvrit quelques instants plus tard, accompagné d'un bruit de talons qui claquaient sur le sol. Alors que la femme qui venait d'entrer – et qui était sans aucun doutes Peggy – refermait la porte, Steve prit une grande inspiration avant de se retourner. Et son cœur loupa quelques battements quand il vit Peggy face à elle, jeune et forte comme il avait pu la connaître à l'époque ou ils s'étaient rencontrés. Il se doutait à quel point ça devait être horrible pour elle, mais ça n'était guère plus facile pour lui. Quand il s'était réveillé de son long sommeil, il avait retrouvé Peggy, sur qui le temps avait fait son œuvre et qui était devenue vieille et fatiguée alors que lui était encore jeune et fort. Il l'avait vue s'éteindre peu à peu et pire que tout... il l'avait enterrée. Alors se retrouver face à elle à nouveau, comme si rien de tout ça n'était arrivé, c'était beaucoup pour lui. Et ça devait être encore plus dur pour elle, car il la vit sortir de la salle en trombe, avant de refermer la porte derrière elle avec fracas. Il fallait qu'elle encaisse tout ça, qu'elle recompose sa réalité qui avait déjà pu être chamboulée par l'apparition de tous ceux qui venaient du futur, et qui venait littéralement d'exploser en cet instant. Elle finit par pénétrer à nouveau dans la pièce au bout de quelques interminables minutes, et Steve ne fut guère surpris de son ton agressif et de la méfiance à peine voilée qui s'échappait par tous les pores de sa peau. Sa réaction n'était guère étonnante, à sa place il aurait sûrement réagit de la même façon. Il n'y avait qu'à voir la réaction qu'il avait eu quand Rumlow avait simplement prononcé le nom de Bucky. Peggy elle se retrouvait face à l'homme qu'elle avait aimé et perdu comme si ils s'étaient quittés seulement quelques minutes plus tôt « Ça va paraître totalement dingue... et c'est totalement dingue, mais je ne suis pas un clone ou un sosie particulièrement ressemblant. Je ne suis pas mort dans le crash, mais je ne m'en suis pas non plus très bien sortit. » Il fit une brève pause, le temps de mettre ses idées en ordre « J'ai sombré dans l'inconscience, et je me suis retrouvé prisonnier des glaces, incapable de me réveiller. Mais on a finit par me retrouver et par me faire revenir parmi les vivants. Au bout de presque soixante-dix ans. Le Sérum d'Erskine m'a conservé pendant tout ce temps, m'empêchant de mourir de froid et m'empêchant de vieillir. Après ça, j'ai reprit l'uniforme et le combat jusqu'à ce que cette espèce de faille temporelle ne nous fasse débarquer ici, à cette époque. » Il se doutait que ce qu'il racontait était totalement surréaliste, mais c'était pourtant vrai. Peggy allait avoir du mal à le croire, surtout qu'il n'apportait pas de réelle preuve de ce qu'il pouvait avancer, et rien qui ne pouvait vraiment prouver qu'il était bien Steve Rogers. Posant les mains à plat sur la table, il poussa un soupir, avant de la regarder dans les yeux « Je suppose que tu veux une preuve de ce que j'avance, quelque-chose que je suis bien moi. Soit... Samedi prochain, au Stork Club, à huit heures précises. Tu dois toujours m'apprendre à danser. » Normalement, personne ne pouvait savoir ça excepté eux deux. C'était la dernière chose qu'ils s'étaient dites avant que son avion ne s'écrase dans l'Arctique, et il se doutait que cette conversation devait être marquée au fer rouge dans les souvenirs de Peggy, même maintenant. Il ne la lâchait pas du regard, continuant de l'observer et guettant sa réaction, essayant de deviner ses pensées sur les traits de son visage.

 
Fiche bye Ethna
Revenir en haut Aller en bas


☆Paroles Échangées : 489
☆Age : 25
☆Localisation : NYC


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: It's been so long (ft Peggy)   Lun 5 Déc - 17:48

«It's been so long»
YOU LEFT IN PEACE, LEFT ME IN PIECES. IT'S TOO HARD TO BREATHE.
I'M ON MY KNEES RIGHT NOW.


Garder son calme. Ne rien laisser paraître. Avoir le contrôle de soi-même. Asseoir son autorité.  Autant de choses à suivre que j'avais appris très tôt en rentrant dans le monde des renseignements militaires. En théorie, toutes ces choses étaient simples à faire et à mettre en œuvre. Interroger était comme jouer un jeu. C'était être acteur. Mais il y avait des situation où tout devenait d'un coup bien compliqué. Une situation comme celle dans laquelle je me trouvais actuellement. Tout en moi criait au loup. Et pourtant, je devais rester le plus stoïque possible et ne pas trop me compromettre. La position rigide de mon corps ne trompait cependant personne.  Et le fait que je sois légèrement en retrait, prête à détaler  comme un lapin apeuré à la première occasion, non plus. Garde ton sang froid, Carter. Je pouvais le faire. Il suffisait que je ne le regarde pas trop et surtout pas dans les yeux. Leur couleur bleue lumineuse m'avait toujours fait chavirer. Bien avant sa petite taille, ou son côté gringalet, c'est la couleur vibrante de ses iris que j'avais remarqué. Comment ne pas se perdre dans des yeux d'un bleu si intense ? Soudainement à bout de souffle , je finissais de détourner le regard pour le poser plus loin sur mon reflet renvoyé par le miroir semi-réfléchissant. Je gardais évidemment l'homme qui ressemblait trait pour trait à Steve dans mon champ de vision. Sa présence me perturbait et me faisait souffrir mais pas au point de me laisser agresser. J'étais meilleure que ça. J’étudiais un instant mon reflet et mes traits tirés, mon teint blanc et le rouge trop profond de mon rouge à lèvres sous la lumière blafarde de l'endroit. Je faisais peur à voir. J'avais l'air malade. Je supposais que cela reflétait parfaitement ce que je ressentais à l'intérieur. Tout cela ressemblait à un affreux cauchemar. Un cauchemar dont j'aurais bien aimé me réveiller à présent.

«   Ça va paraître totalement dingue... et c'est totalement dingue, mais je ne suis pas un clone ou un sosie particulièrement ressemblant. Je ne suis pas mort dans le crash, mais je ne m'en suis pas non plus très bien sortit. » souffla finalement l'homme que je me refusais à appeler Steve. Ce n'était pas correct. Et puis, cela sonnait faux. Cela était forcément faux de toute façon. Comment pourrait il en être autrement. Quelqu'un se payait forcément la tête. La colère que j'avais ressenti en rentrant dans la pièce la première fois revint avec vengeance.  La mâchoire serrée et les yeux durs je me remis face à lui prêt à écouter ce qu'il avait à dire. Il semblait avoir envie de parler, alors qu'il parle. J'étais là pour lui soutirer les vers du nez de toute façon. D'une façon ou d'une autre, j'allais lui faire cracher le morceau.  Forte de cette résolution, je croisais les bras au dessous de ma poitrine et plongeais mes yeux bruns dans les siens. « J'ai sombré dans l'inconscience, et je me suis retrouvé prisonnier des glaces, incapable de me réveiller. Mais on a finit par me retrouver et par me faire revenir parmi les vivants. Au bout de presque soixante-dix ans ». Ma colère s’essouffla d'un coup pour laisser place à l'incrédulité. «  Pardon ? » ne pus je m'empêcher de lâcher sous une surprise que j'avais du mal à cacher. Est ce que j'étais censée croire ça ? « Le Sérum d'Erskine m'a conservé pendant tout ce temps, m'empêchant de mourir de froid et m'empêchant de vieillir. Après ça, j'ai reprit l'uniforme et le combat jusqu'à ce que cette espèce de faille temporelle ne nous fasse débarquer ici, à cette époque » reprit il en faisant abstraction de mon intervention et du petit rire qui venait de me remonter le long de la gorge. J'en avais vu des choses depuis deux ans, mais le voyage dans le passé , clairement, c'était la première fois qu'on me la faisait. Elle était bien bonne. Surprise, perdue et amusée malgré moi par cette situation totalement surréaliste, j'apportais ma main à ma bouche lorsque le rire quelque peu hystérique passa la barrière de chaire de mes lèvres.

Pourtant en y réfléchissant bien , cela n'était pas pus fou que Crane Rouge et son cube cosmique que nous avons récupéré au fond de l'eau peu après le crash. Ce n'était pas non plus plus surréaliste que toute cette histoire avec le Black Matter ou encore Faustus. De plus, il y avait bien eu une faille temporelle au milieu de la ville. Nous avions d'ailleurs été les premiers à réagir et à aller nous en occuper. Cela expliquait  bon nombre de choses. A commencer par la bizarrerie de certaines personnes. Mon envie de rire mourut d'un coup alors que je commençais à me demander si au final il n'était pas en train de me dire la vérité après tout. Mes yeux se froncèrent d'eux mêmes alors que je me mettais vraiment à le détailler. Physiquement il était une copie conforme de l'homme que j'avais connu et aimé. De l'homme que j'aimais encore aujourd’hui malgré les deux ans qui s'étaient écoulés depuis sa mort. Je l'aimais comme au premier jour. « Je suppose que tu veux une preuve de ce que j'avance, quelque-chose que je suis bien moi. Soit... Samedi prochain, au Stork Club, à huit heures précises. Tu dois toujours m'apprendre à danser » déclara t-il finalement.  Ou plutôt asséna t-il comme un coup de massue sur mon crâne.  Les souvenirs de notre dernière conversation flashèrent devant mes yeux. Je me revoyais comme si c'était hier devant cette console de commandement à essayer de le raisonner. Je me revoyais tenter d'être forte alors que je savais que j'allais le perdre. Je pouvais encore sentir la fraîcheur du métal de la console sus mes doigts. Je pouvais entendre avec clarté le grésillement de la radio une fois que le contact fut coupé entre nous. Tout était si frais dans mon esprit. La mémoire sensorielle était définitivement une saleté.  Dans un dernier effort pour réfuter tout en bloc, je me questionnais sur les personnes qui auraient pu entendre cette conversation et m'en vouloir. Seul le Colonel Phillips et Morita avait été près de moi. Et par soucis de décence avaient quitté la pièce. Peut être quelqu'un d'autre nous avait entendu ? Mais qui et pourquoi ? Cela n'avait pas de sens. Et puis aucune des personnes présentes dans la base ce jour là n'aurait été capable d'une telle manipulation, d'un tel mensonge. Je leur faisais confiance avec ma vie, c'était pour dire.

Prise d'un début de migraine, je chancelais légèrement. J'avais besoin de m'asseoir. Perdue, je tirais la chaise la plus proche à moi et me laissais tomber dessus. Un soupir passa mes lèvres alors que mon regard se posa de lui même sur mes mains. « Je ne vous crois pas » murmurais je finalement  les yeux plein de larmes dans un sanglot. Je... c'était trop.Trop d'un coup. Trop tout court. Je ne savais que penser. Et d'un côté, je ne voulais pas y croire. Comme je disais, l'option du complot était bien moins douloureuse. Et ce n'était pas mon cœur actuellement à l'agonie et battant furieusement à l'intérieur de ma poitrine qui allait me contredire.



THE FUTURE LOOKS GOOD
He said that you are, you are the future.He said that you are, you are the future. And the future looks good. The future looks good.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé





Marvel Temporus
MessageSujet: Re: It's been so long (ft Peggy)   

Revenir en haut Aller en bas
 

It's been so long (ft Peggy)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Croisé pékinois poil long 5/6 ans orphelin Béthune (62)
» Sujet a long terme: ork sauvage.
» Un combat long....très long !!
» La vie n'est qu'un long fleuve tranquille (ou pas)
» Quand la vie est un long fleuve tranquille.... (Libre)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marvel Temporus :: Archives :: Archives :: Sujets abandonnés-