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 prend ton sac et dégage | Gabe & Eva.

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Marvel Temporus
MessageSujet: prend ton sac et dégage | Gabe & Eva.    Mar 6 Déc - 23:54

Prend ton sac et dégage!  

feat. Gabe & Eva

Dans la vie, on ne devient pas toujours qui on voudrait être. On suit les opportunités qui nous sont offertes, quelqu'en soit les conséquences. Dans la vie, on accepte beaucoup de choses qui nous détruisent. Mais on en refuse tout autant, par peur.

La peur détruit l'humanité. Elle enferme l'homme dans sa prison d’égoïsme. L'homme est égoïste. C'est génétique.

Soupire.
Tes yeux s'ouvrent.
La journée commence.

Chaque jour est une véritable épreuve. Il ne se passe pas une journée sans laquelle tu te dois de prouver ta valeur. Tu oeuvre depuis maintenant plus d'un mois pour le bon fonctionnement de ta petite entreprise d'art, et tu constates que rien n'a changé. Les regards, autrefois, étonné, sont maintenant amplis d'animosité. Comme si, quelques soient tes efforts, tu ne pourrais jamais les satisfaire. C'était un fait. Et tu l'avais désormais bien compris. Tu étais une femme, et une femme, ne doit, en aucun cas, se montrer à l'égal de l'homme. C'était sans doute pour cette raison que tu te renfermais de plus en plus. Sans doute pour cela, que ton sourire se faisait rare. Que les petites étoiles illuminant ton regard n'apparaissent plus. Tout  te passionne dans ce que tu fais. Ce n'est plus la mission que tu t'étais imposé il y a quelques temps, elle n'a plus rien a voir. Tu sais que tu es capable de gerer ce qu'on t'avait décrit comme impossible pour la gente féminine. Certes, il fallait faire des concessions. Trop, à ton gout. Pourtant, ta liberté était synonyme de bienfait. Elle t'a réconforté un nombre incalculable de fois quand il te manquait l'amour d'une véritable famille. C'était dur, pour une si petite fille, de faire face à la solitude. Le pire, étant l'abandon. Tu ne pensais pas mérité un tel destin. Trop jeune pour comprendre les règles de cette étrange nouveau monde. Tu ne remercierais jamais assez tes pairs, pour leurs bons soins. Ses veillés au coin du feu, ses lectures tardives, ses embrassades, ses jeux idiots, ses inventions tiré par les cheveux. Ils avaient su être la famille idéale dans un monde dénué de toute autorité masculine. Après tout, ils avaient fait la femme que tu étais aujourd'hui. Forte, tu l'espérais. Tu y croyais. Il le fallait. Personne ne le ferais à ta place.

Aujourd'hui, est un jour un peu spécial. Ton programme matinale se limite à un seul et unique rendez vous. Peut - etre même qu'il en serait ainsi pour le reste de la journée. Au début de ta nouvelle carrière, tu avais tenu à t'entourer des meilleurs. Des personnes de confiance. Il te fallait ta propre équipe, qui saurait croire en toi, et inversement. Alors, évidemment, tu t'étais renseigner sur le sujet. On t'avait toujours dis que tu avais des oreilles partout. A New York, il n'y avait rien de difficile à ça. Enfin, toujours est - il que tu étais tombé sur un tout jeune peintre, Oliver Jonhson. Charismatique, séduisant, attirant.. mais marié. Ironie du sort et quelque part, tant mieux. Aucun bruit ne pourrait courir sur votre relation. A moins qu'ils puissent te concevoir dans le lit d'un homme marié. Manquerait plus que ça ! A cette simple reflexion, tu lèves les yeux au ciel, terminant rapidement ta tasse de thé. Tu grimpes quatre à quatre les escaliers de ta maison, laissant s'éparpiller sur les marches, t - shirt, short, et petite culotte. Vilaine habitude qui en résultera certainement une fêlure au coccys pour un peu que tu tombes. Tu pousses légèrement la porte de ta salle de bain du bout des doigts et laches un nouveau soupire en voyant l'immense cascade de chevelure brune. Tu les rassemble d'abord en chignon afin de pouvoir te laver le visage tranquillement. Aujourd'hui, tu as le droit de te permettre d'être toi même, de sorte sans avoir peur d'HYDRA. Après tout, c'était ton jour de congé, plus ou moins. Tu pouvais t'habiller, te maquiller comme il te plaisait de le faire. Qu'importe ce que dirait la gente masculine, tu t'en foutais royalement.  Alors, tu ajoutes à ton regard un trait de liner bleu, et à tes levres, un rose pétillant. Tu défais tes cheveux et tente de dompter ta crinière. Tu glisses à tes oreilles, une paire de boucle d'oreille.  Puis, tu t'autorise à porter un petit collier qui appartenait autrefois à ta soeur ainée. Un coeur en rubis d'à peine 5 millimètre de diametre. Finalement, tu enfile un de tes pantalon préféré, une chemise, ainsi qu'une veste accentuant ta fine taille. Ta fidèle paire de talon au pied, tu rajuste ton sac à ton épaule, ferme à clef la porte d'entrée, et te lance à travers les dédales de rues de New York.

Un aéroport.
Un directeur.
Un café.

Tu t'étais installé bien à l'écart des regards indiscrets. L'acceuil de la direction était relativement vide à cette heure ci. Et pour  une fois, tu étais non seulement à l'heure, mais en plus en avance. Que demande le peuple ? Tu sers entre tes mains la petite boisson, humant l'odeur sucré de ton breuvage. Un jour, il faudrait que tu arrête d'en boire autant. Nouveau soupire. C'est en levant hasardeusement les yeux que tu remarques la présence du fameux gérant de l'aéroport. Grand, élégant, il imposait rien que de part sa stature. Tu sentais tes joues rougirent doucement, tandis que tu déglutissais péniblement. Il semblait si froid, si terne, que tu en étais presque trop nerveuse. Tu sentais ta mutation être titiller par tes émotions, tandis que tu te battais contre toi même afin de garder un minimum de controle. Cela faisait un mois que tu étais donc à New York, et un mois que tu attendais avec impatience deux de tes valises. Celles ci s'étaient apparemment perdu entre deux voyages. Cependant, le directeur t'apprit que tu n'étais pas la seule dans ce cas là, et qu'il sera très compliqué de reprendre ton dû. Pourquoi ? Parce que chaque objet ou valise égaré et retrouvé sans que personne ne vienne les récuperer est stocker. Oui, d'accord, mais pourquoi a t - il l'impression que ce que tu demande est mission impossible ? Il te guide à travers les couloirs de l'aéroport et ouvre une premiere porte, puis une autre et encore une. Finalement, tu te trouve devant une gigantesque piece ou des milliers de valises s'entassent depuis certainement les premiers vols d'avions. " - Si vous avez le courage de la retrouver, allez y ! J'ai encore de la paperasse à remplir, bon courage mademoiselle. " déclare t - il froidement en refermant la porte derrière lui. Tu lache un énième soupire et rajuste la lanière de ton sac. Quel idée de mettre des talons aiguilles pour chercher tes valises ! Idiote !

Bientot, la porte s'ouvre de nouveau. Toi qui pensait au directeur, ou au moins, à une potentiel aide, tu fus bien déçu de voir un autre homme en sa compagnie. " - Mademoiselle McKenzie, je vous présente Monsieur Blackbourne, lui aussi, est dans le même cas que vous. Je vous souhaite bien du courage! " s'exclame t - il avec un peu plus de considération pour l'homme que pour toi, petite femme que tu es. Dieu comme tu déteste les sexistes! Tu lèves les yeux au ciel et te tourne de moitié. " - C'est par ici, monsieur Blackbourne." t'accordes tu à lui dire, lui désignant l'immense pile de valise. Tu commences à faire quelques pas, esquivant tant bien que mal les tas de sacs divers et variés. Ton regard croise à nouveau celui de ton nouveau compagnon et tes joues rougissent légèrement. Ses yeux te semblent si profond que tu pourrais t'y perdre si tu t'y risquais. Aussi étrange que cela puisse paraitre, il avait l'air d'être bien le contraire de ce que l'on pouvait voir. De la même manière que tu ne devais rien laisser transparaître de ton passé ou même de ta condition de mutante. Et, perdu dans tes pensées, tu ne remarque pas la petite souris caché sous une des piles d'obstacles que tu as à enjambé. Celle ci sort de sa cachette, et pour l'éviter, à la dernière seconde, tu décale ton pied. Il s'entrave dans un vêtement et évidemment, ce qui doit se passer, se passa. Tu chuta. Lamentablement.

Soupire. La journée s'annonce longue. Très, très longue.  

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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: prend ton sac et dégage | Gabe & Eva.    Ven 9 Déc - 18:01

Prend ton sac et dégage
Eva & Gabriel
Quatorze longues journées que je suis dans cette ville sans mes effets personnels. Deux semaines que j'ai passé à faire les boutiques pour me dénicher des vêtements et tout le reste. Parce que la valise que j'avais apporté lors de mon voyage en avion ne contenait que ce que j'aurais besoin pour les trois premières semaines et qu'avec ma malchance légendaire, elle ne s'est pas rendu à New York en même temps que moi. Le reste de mes affaires arriverait par bateau dans environ une semaine donc pour le moment, ma nouvelle maison était d'une tristesse inégalée. Pratiquement aucun meuble ne s'y trouvait, à part un matelas, une table de cuisine et des chaises. J'essaie de me convaincre que c'est pour cette raison que je passe mon temps dans les bars de la ville. C'est mieux que de penser que je suis devenu un alcoolique. En même temps, quel soldat qui se respecte et ayant fait la deuxième guerre mondiale ne l'est pas?

Je suis donc à l'aéroport de New York à espérer trouver ma valise, ne serait-ce que pour le principe. En fait, je suis passablement furieux qu'on n'ait pas plus prit soin de mes affaires que ça. Même en première classe, en 1947, il y a encore des lacunes dans le service du transport aérien et j'ai malheureusement l'impression que ça n'est pas prêt de s'améliorer.

Je repère l'homme qui doit me diriger à l'endroit où se trouve peut-être mes affaires. Il est sortie de là il y a peine dix secondes avec une expression de constipé et dès qu'il a su qui j'étais, il a semblé ne plus avoir aucun problème de constipation puisque son visage s'est nettement relaxé et j'ai cru apercevoir un sourire discret. J'espère qu'il ne s'est pas lâché dans son pantalon. Je renifle en douce l'air ambiant et ne décèle aucune évidence contre lui. Soulagé qu'il ne se soit pas soulagé lui-même en public, je le suis alors qu'il m'ouvre la porte où s'entassent les bagages perdus depuis le début de cet aéroport. J'ai l'impression que je vais y trouver tout les bas perdus dans les sèches-linges du monde, comme un endroit magique et mythique. Beware world, ici gît le bas bleu ligné noir du jeune Gabriel Dorian Blackbourne, perdu en décembre 1939.

Une très jeune femme se trouve dans la grande pièce et me dit où je trouverai potentiellement mon bien. Elle porte le pantalon. Grand Dieu, mais New York est beaucoup trop révolutionnaire pour moi! Incrédule, je me met à chercher dans la pile de bagages jusqu'à ce que notre 'hôte' décide de partir et de nous laisser seule.

" Qu'est-ce qu'elles ont les femmes d'ici contre les robes et les jupes? "
que je marmonne en lançant une valise jaune canari avec un peu trop de force pour que ce soit acceptable pour un simple humain. Il se retrouve au fond de la grande pièce en moins de deux secondes. Oups...
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: prend ton sac et dégage | Gabe & Eva.    Ven 9 Déc - 23:07

Prend ton sac et dégage!  

feat. Gabe & Eva

Le fracas de la valise s'écrasant contre le mur te fait sursauter. Par habitude, tes sens sont continuellement en éveil. Trop habitué à te faire attaquer de tout les cotés, à n'importe quel heure du jour comme de la nuit, jamais tu ne pouvais te sentir en sécurité. Ton regard se porta immédiatement sur l'origine du bruit. Ce Blackbourne avait, soit une force phénoménale, soit la chance d'être tombé sur une valise vide. Tu fronce légèrement les sourcils, désormais méfiante. Peut - être faisait - il partie de cette horrible organisation, te chassant comme une bête à mettre en cage. Après tout, c'était exactement l'image qu'on pouvait avoir de toi. Un monstre enfermé entre quatre murs. On ne pouvait voir rien d'autre à part cela. C'était bel et bien ta caractéristique première. On pouvait avoir peur de toi, être en colère contre toi ou même ressentir un profond dégout, mais jamais ô grand jamais on ne pouvait t'aimer. Tu avais bien trop perdu, bien trop pris, pour te faire une bonne idée de toi même. Aussi, c'était quasiment impossible pour toi de concevoir qu'on puisse t'apprécier. T'aimer, de manière tout à fait seine. Tu ne savais même pas si tu pourrais toi même l'accepter. La dernière fois que cela t'était plus ou moins arrivé, tu as finis par enlever une nouvelle vie. C'était trop pour toi. De voir un homme, tout les jours, que tu n'aimais pas. Il finit par te degouter, et la haine s'installa. Tu étais si jeune à l'époque. Tu l'ai encore, certes, mais cela te parait si loin maintenant. A quinze ans, il ne fallait pas te demander d'accepter de coucher avec un homme pour qui tu n'avais aucun sentiment. C'était au dessus de tes forces. Et les coups ! Dieu comme ils t'avaient blessé. Non pas physique, bien qu'effectivement, ce fut douloureux, mais bien psychologiquement. Se faire battre par son mari, c'était une étape trop dur à supporter.  Alors non, il ne fallait plus te demander de croire un jour en les sentiments d'autrui pour toi. Encore moins des tiens. La seule émotion dont tu étais certaine de sa fiabilité était ta colère. Irrévocable, puissante, hors de controle, lorsque tu te laissais guider par ta haine, il s'en suivait forcement un ou deux meurtres. A dix huit ans, tu ne comptais plus le nombre de vie que tu avais enlevé. Des hommes, des femmes, de simple personne aux services de burocrates trop coin du cul pour se le bouger eux même. Ils avaient peur, eux aussi, de toi. De mourir. Et toi, tu avais peur, de les tuer. Tu savais que c'était innévitable. Finalement, peut - etre qu'ils s'assuraient simplement d'entretenir ton pouvoir. C'était peut - etre ça, ce que tu ne comprenais. Le pourquoi du comment. Ils savaient très bien que tu n'hésiterais pas à les tuer, mais ils continuaient, encore et encore. Alors oui, c'était sans doute pour leur prouver que tu ne régressais pas, que tu étais bien toujours là, toujours la même, toujours le même monstre.

Tu repères un crochet sur un des murs. Tu finis par soupirer, y accrochant ton sac à main, et ta veste. Tu rajuste à peine ton chemisier, plaçant ta masse brune sur une seule épaule. Tu marche, te rapprochant de la pile. Tes deux mains sur ta taille, l'affinant un peu plus, tu cherches rapidement des yeux tes valises. Soupire. Tu t'étais rendu compte qu'il te faudrait peut - etre même un petit coup de main au vue de la lourdeur de certain paquet. Au vue de la présence de ton compagnon, tu ne pouvais décemment pas utiliser ta mutation, sans quoi, soit il s'enfuirait en courant, soit il t’assommerait pour te vendre au plus offrant. Qui sait ? Tu en tire une première, avant de l'ouvrir. Elle contenait plusieurs uniformes militaires. Non, pas la tienne. Tu la referme et la pousse un peu plus loin. Tu en ouvres une seconde. Des dizaines de sous vetement féminin plutot sexy. Tes joues rougirent violemment tandis que tu la refermais aussi pour la jeter au loin. Depuis quand les femmes portent ce genre de choses ? Levant les yeux au ciel, tu remarque a peine le regard que pose sur toi l'inconnu. Il semble, lui aussi avoir vue le contenue de la dernière valise, et te regarde toujours. Quoi ? Il y a quelque chose sur ton visage ? Ton maquillage à couler ? Levant un sourcil, tu l'interpelle presque sans gêne. " - Le contenu vous intéresse ? Vous pourriez le prendre, personne ne s'en rendra compte. La propriétaire n'est pas prete de revenir, si vous voulez mon avis. "  t'exclame tu, commençant à tresser grossièrement tes cheveux, de sorte à ce qu'elle tombe sur ta poitrine du coté droit. Un ruban suffit à faire tenir le tout.  Il fallait te calmer. Ce n'était pas parce que c'était un homme qu'il fallait obligatoirement lui mettre sur le dos les méfaits de ton père et de ton ex mari. Tu soupires en t’essaya sur le rebord d'une valise, décourager. Jetant un oeil rapide à ton compagnon, tu attend que celui ci retourne à ses recherches pour faire user de ta mutation. Tu fais glisser trois valises du bas du tas pour que la pille tombe et s'éparpille. Une chose que tu n'avais pas prévue dans la précipitation, c'était que celle ci tombe sur toi. Ah non, ça tu ne l'avais pas vue venir. Tant et si bien que la peur te laissa figer sur place. Tuer par une valise ? A peine croyable !

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