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 je n'aurais plus peur | Bobby & Eva.

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Marvel Temporus
MessageSujet: je n'aurais plus peur | Bobby & Eva.    Ven 9 Déc - 12:47

Je n'aurais plus peur.

feat. Bobby & Eva

Ce n'était, ni le jour, ni la nuit. Le soleil se couchait et baignait la ville de ses rayons encore jaune, quelques peu orangés. Le ciel se tapissait de rose tandis que les nuages voyageaient, transporté par la légère brise fraiche du soir. Les étoiles commençaient à faire leurs apparitions, brillant doucement, à peine, de sorte qu'il fallut se concentrer davantage pour les apercevoir. Tu marchais à travers les dédales de rues pavés. Quelques personnes assez poli t'accordèrent un regard ou deux, ainsi qu'un sourire amical. Tu ne les connaissais pas, mais ils savaient te regarder malgré cela. Te prouver que l'humanité n'était pas en totalité perdu et qu'il fallait s'accorder à croire en elle. Se montrer digne de la race humaine, respectueuse. Peut - etre que dans ce cas présent, lorsqu'ils apprendront votre existence, ils seront d'autant plus tolérant. Ce n'était que des hypothèses, et tu ne savais même pas si un jour, le secret de votre race serait dévoilé aux grands public. L'avenir te le dire. Peut - etre même que tu en feras partie. Peut - etre ! Qui sait ce que te reservera ton avenir. C'était un monde avec tellement de possibilité qu'il était impossible de prévoir les événements à venir. La vie offre un nombre incalculable de possibilités, de choix que l'être peut prendre ou tout simplement choisir de laisser à un autre. Les opportunités ne se définisse pas toujours comme intéressante. Souvent, ce sont celles qui sont le moins importante à vos yeux qui caractérisent votre personnalité, et notamment, la suite de votre vie. C'est ainsi. La vie est une suite indénombrable de choix à prendre, à faire, à mener à bien, ou à échouer. Parce que c'est aussi ça, vivre. C'est perdre, pour mieux gagner. Toi, tu avais beaucoup perdu. Trop, même. Ta famille, ta liberté, ton père adoptif, ton mari. Tu ne savais même pas si tu allais pouvoir grandir et vieillir sans avoir à te trouver de nouveau entre quatre mur en béton. Oh tu te souviens encore de ces six longues années d'emprisonnement. L'air humide perlaient sur les murs. Tu avais froid, à longueur de temps. Quand l'été s'annonçait, il faisait une chaleur qui aurait très bien pus te tuer. Tu t'accrochais tant bien que mal à la seule lumière éclairant ta cellule. Une petite bougie dont le socle était très légèrement doré. La cire tombait dans le récipient pour se reformer lorsqu'elle refroidissait. Tu gardais très précieusement la petite boite d'allumette qu'on t'offrait une fois par ans, à noël. Tes geôliers avaient au moins la présence d'esprit de se rendre compte que tu n'étais qu'une enfant. Ils semblaient bien plus humain que leurs supérieurs. Ils ne faisaient qu'obéir aux ordres. Ce fut, et ça a toujours été comme ça. Quelques fois, ils te rajoutaient un morceau de pain, ou te donnait un peu plus d'eau l'été. C'est certainement grace à leur gentillesse, ou bien ce fut de la pitié, que tu es encore en vie aujourd'hui. Plus libre que jamais. Cependant, la peur, le dégout, les regrets te rongeaient de plus en plus. Chaque jours étaient une nouvelle épreuve. Tu te demandais bien si tu allais passer une journée tout ce qu'il avait de plus normal, ou serais tu interrompu par les hommes d'HYDRA.

Et aujourd'hui alors ?
Que te réservera cette journée ?

Tu avais travaillé dur du matin jusqu'à tard le soir, tant et si bien que tu oublia vite l'heure qu'il était. Tu marchais donc en direction de ton logis, pressé par le temps. Si tes attaquants quotidiens découvrait ta boutique, ils ne se gêneraient pas à la détruire, elle et toutes tes oeuvres d'art. Tu ne t'en relèverais pas. C'était tout ce que tu avais reussis à construire ici bas, en si peu de temps, et depuis des années. C'était un peu comme ton bébé. Tu en étais fier. Ce n'était pas facile tout les jours et tu avais beaucoup de mal à gerer l'administration, mais tu te débrouillais assez bien pour l'instant. Tant et si bien que ton talent était reconnu par de plus en plus d'acheteurs. Enfin, plus ou moins. Disons simplement qu'ils n'étaient pas au courant que le véritable auteur de ces toiles n'étaient autre que toi. Ton mensonge par rapport à ton frère ainé tenait bon. Personne n'eut à le rencontrer, ni à lui parler. Tout allait donc pour le mieux. Suivant la rue, l'humeur légère, tu t'approchais de plus en plus de ta résidence. Les enfants ne jouaient plus dans les rues, plutot dans leurs chambres, à cet heure là. Les parents rentraient par divers cheminement tandis que d'autre s'occupaient à préparer le souper. Cette image d'union familial te rappela brusquement que la tienne te manquait. Tu soupira, perdu dans tes pensées. Tu te souvenais d'eux comme si ils ne t'avaient jamais quittés. Les chansons qu'Emma te chantait au coin du feu. L'odeur des soupes succulente d'Alaric. Les tricots de ta mère. Ils te manquaient. Horriblement. Et cette sensation te déchirait la poitrine.

Brusquement, tu te rendis compte que tu n'étais plus seule. Cinq hommes t'encerclaient, se rapprochant de plus en plus de toi. Ils ne faisaient aucun bruit. Ceux là semblaient bien plus professionnel que les précédant. Ils augmentaient le niveau ? Tu soupires à nouveau, déjà attristé de la tournure des événements. Donc, encore une fois, tu ne pourrais pas t'endormir sans faire de cauchemars. Mais alors que tu pensais être assez éloigné de la foule pour te défendre, un homme apparu. Plus grand que toi et avec des yeux si bleu qu'ils persaient la nuit. Il avait du comprendre les intentions de ces messieurs, ou du moins penser que tu n'étais pas totalement en sécurité. Il était cependant loin de se dire qu'un meurtre aurait lieux ici et maintenant. C'était eux ou toi. Et tu ne comptais pas mourir aujourd'hui. Sa voix retentit, faisant écho à ton esprit. Tu ne le connaissais pas, mais il voulait te défendre. Pourtant, il avait l'air fatigué, affamé, frigorifié et désorienté. Tu fronça légèrement les sourcils, presque inquiète par l'état physique comme psychologique de ton sauveur. " - Ecarte toi, gamin, ce ne sont pas tes affaires. " rugit l'un des hommes. Lui même sortant un pistolet de son long manteau de cuir, le pointant vers ton inconnu. Et il tire. Ton coeur commence à s'emballer. Tu as peur, c'est irrévocable. Tu as peur d'utiliser encore tes pouvoirs, mais tu ne trouve pas d'autre solution. Ils ne te laisseront pas tranquille tant qu'ils ne seront pas mort. Dormir, ils ne feront que dormir. Ce n'est rien d'autre que cela. Cette pensée eut le don d'agité ta mutation tant et si bien qu'elle reprit le dessus sur ta propre conscience. Tu leva la main vers eux, tandis que leurs corps se décollaient du sol, suivant ton geste. Il ne te suffit que de rouler légèrement tes poignets pour que leurs cous se brisent violemment. Dormir, ils ne font toujours que dormir. Leurs cadavres tombèrent lourdement à terre. Le bruit sourd de cette action souleva ton estomac, à nouveau. Tu essuie rapidement la larme qui perle au coin de ton oeil avant de pousser un énième soupire. De soulagement, cette fois. Tu es même surprise de voir que l'homme venait t'aider ne s'est pas enfui à la vue de ce que tu venais de faire. Il te regardait, et toi, tu fuyais ses yeux bleus. " - Vous allez bien ? Excusez moi pour cet.. incident. " murmures tu timidement. Son teint livide t'alarme. Tu fronce à nouveau les sourcils. " - Vous êtes sur que ça va monsieur? " insiste tu avant de remarquer la blessure à son bras. C'était sans doute la balle, qui l'avait éfleuré. " - Oh mon dieu, vous êtes blessé! Je suis désolé! Vous souffrez? Venez, il faut désinfecter ! " t'exclame tu en lui prenant la main, instinctivement, vivement, ne décollant pas ton regard de sa blessure.  

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