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 Fallaces sunt rerum species et hominum spes fallunt | Tony & Natalia

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MessageSujet: Fallaces sunt rerum species et hominum spes fallunt | Tony & Natalia   Dim 11 Déc - 14:45

Fallaces sunt rerum species
et hominum spes fallunt.
Tony ✧ Natalia
Il y a des fois où, pour une quelconque raison, certaines missions semblent être d’une facilité déconcertante. Ou en tout cas, que les résultats arrivent plus vite que prévu pour implication moindre. Depuis toute petite, Natalia apprenait à se préparer à tous les retournements de situation possible et surtout à y faire face avec une efficacité presque effrayante. Dès lors que toutes les éventualités étaient envisagée, rien ne pouvait plus vraiment venir entraver la bonne réussite d’une mission. Quoi qu’il en soit, un échec n’était de toute manière pas envisageable. Parce que le Winter Soldier veillait à ce que tout se déroule bien. Parce qu’elle était désormais la Black Widow et que seuls les résultats étaient attendus. Parce que ça faisait trop longtemps qu’elle attendait de pouvoir enfin réellement faire ses preuves. Alors oui, cette mission en particulier n’avait demandé qu’un léger effort.

Il ne lui avait fallu que peu de temps avant de parvenir à être engagée par Howard Stark. Son joli minois associé à une tenue mettant ses formes en avant et répondant aux standards de la mode américaine, le tout additionné à un bon jeu d’acteur avaient été suffisants. De là, elle avait pu exploiter la plus grande faille des hommes, et surtout la plus grande faille visible chez Howard. S’engouffrant dans la brèche sans éprouver le moindre scrupule ni même le moindre regret, décidée à exploiter cette faiblesse jusqu’au bout. En deux semaines, et sans fournir d’autres efforts que celui de supporter le milliardaire, la russe l’avait mené à lui faire confiance, ou du moins assez pour qu’il l’entraîne chez lui. Rien qui ne soit réellement professionnel, mais qui arrangeait la rouquine alors qu’elle pouvait mener ses investigations dans un nouveau lieu, sans même avoir besoin d’entrer par effraction. Chaque jour elle se trouvait un peu plus proche de mettre la main sur une information qui serait utile à ses supérieurs.

Cela faisait maintenant une bonne semaine que Natalia, alors connue sous l’identité de Natalie Rushman, suivait la routine particulière d’Howard. Du moins si on pouvait réellement qualifier ça de routine, car aucune de ses activités ne figuraient dans les standards américains. Il avait fallu s’y faire, mais sa capacité d’adaptation était supérieure à l’ordinaire, mais elle s’y faisait plutôt bien.

Miss Rushman, comme tous les matins de cette dernière semaine, s’était levée plus tôt que son employeur, peu importe que la nuit eut été agitée, elle ne traînait jamais au lit. Simple habitude prise au court de ses années d’entraînement dans la Red Room. On se levait tôt pour s’entraîner jusqu’au coucher du soleil, afin qu’aucun instant ne soit perdu. Peu importe qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, l’entraînement passait avant tout. Jetant un œil au brun encore assoupi à ses côtés, la jeune femme se permit un soupir. Quand bien même la mission était d’une simplicité affligeante, l’action et les challenges venaient à manquer quand elle était face à Stark. Seules quelques personnes de son entourage présentaient un vrai défi.

Sans plus s’attarder sur sa cible, elle laissa son regard dériver sur la pièce. L’amas de tissus qui gisait sur le sol cassait l’aspect impeccable qui se dégageait des murs et des sols aux finitions parfaites et de ces meubles qui coûtaient probablement plus que raison. Doucement, elle se redressa sur ses avant-bras pour mieux repérer ce qui lui appartenait. Aussitôt ses sous-vêtements dentelés aperçus, la rousse s’extirpa de ces draps soyeux et accueillants pour s’en vêtir. Revenant très rapidement sur les vêtements au sol, l’espionne se saisit du peignoir de son hôte bien qu’il ne fut pas totalement à son goût. Pas qu’elle eut éprouvé de de la gêne ou quoi que ce soit, mais croiser le majordome ou qui que ce soit d’autre aussi simplement vêtue n’était pas une idée qui l’enchantait.

Finalement et sans un bruit, Natalia quitta la pièce d’un pas silencieux alors que ses pieds nus ne semblaient que frôler le sol froid. Suivant le long couloir jusqu’à enfin atteindre la cuisine, elle en vint à se demander comment une seule et unique personne pouvait avoir besoin de tant d’espace. L’interrogation fut rapidement mise de côté cependant. D’un geste nonchalant, elle passa sa main dans ses longs cheveux roux, rabattant la masse vers son épaule droite. Monsieur Stark se réveillerait bientôt, et elle ne voulait pas qu’il attende trop longtemps son café-vodka. Ne serait-ce que pour garder l’image d’employée exemplaire qu’elle tâchait de bâtir depuis deux semaines.

Finalement, et alors que sa préparation arrivait à son terme, Natalia remit le café pur dans le placard qui lui faisait face, se penchant pour attraper le dernière ingrédient, et probablement l’un des plus essentiel. Chose qu’elle n’eut pas vraiment le temps de faire alors qu’elle faisait désormais face à un homme brun, inconnu au bataillon. Probablement un invité surprise d’Howard. Notant qu’il serait peut-être utile d’en apprendre plus sur lui, la jeune rousse lui offrit un sourire chaleureux, déposant la bouteille de vodka à côté du café qu’elle venait de préparer.

« Je peux vous aider ? Un café peut-être ? »

Quitte à engager la discussion avec cet homme, autant le faire de manière diplomate et polie, et ce malgré l’étrange regard que cet homme lui jetait. Ayant presque oublié qu’elle ne portait que peu de vêtements, la jeune femme réajusta un peu son peignoir. L’autre avait peut-être remarqué qu’elle ne portait vraiment que le minimum alors que le haut son soutien-gorge avait été visible pendant quelques secondes. Pour être honnête, qu’il soit choqué ou quoi que ce soit d’autre, Natalia n’en avait cure.
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MessageSujet: Re: Fallaces sunt rerum species et hominum spes fallunt | Tony & Natalia   Ven 16 Déc - 17:32

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La nuit fut longue pour Tony, très longue. Ce fut à ce moment que la voix aigrie de son père avait résonné dans sa tête, il se rappelait que parfois il venait lui parler , lui instruire certaines choses. Ce souvenir remontait à ses 5 ans. Ils avait été dans le garage, ou dans un atelier, il ne savait plus vraiment. Tony était penché sur un problème de mathématique assez complexe pour son âge.  Il n’était pas arrivé et la voix dure et calculatrice de son père lui avait dicté une leçon : «  Dans une équation, il n’a pas forcément ,qu’une manière de la calculer, qu’une solution, qu’un schéma et qu’une réponse » . Cette leçon l’avait suivi durant toute sa vie. Elle ne servait pas forcément pour une équation complexe digne d’Einstein. Non, elle pouvait servir dans la vie. A chaque problème, à chaque situation embarrassante, cette phrase, ce dicton de son père lui était revenu en mémoire. Son insomnie de cette nuit avait eu plusieurs étrangeté. De un, il était concentré à fabriquer une intelligence artificielle assez qualifiée pour le servir et l’aider dans ces missions.  Certains matériaux assez rares dans son monde n’existaient pas encore, il devait les fabriquer lui-même, dans sa chambre spacieuse à l’égard de tous.

C’était une ironie de le voir travailler sur ses matériaux, de les modifier afin de refaire une intelligence artificielle. Il était minutieux, sa main se déplaçant d’une manière précieuse et d’une minutie qui frôlait la grâce. Tony était une personne maladroite et brusque, dans ses gestes et ses paroles. Il n’était pas une personne calme, il n’était pas l’eau qui dort mais le feu ardent d’un volcan. Il n’était pas calme au grand dam de Pepper qui devait s’y faire à ses frasques. Combien de bourdes, de gaffes avait-il fait envers Pepper ? Avec le monde entier ? Il était pourvu que de bonnes intentions mais son impulsivité faisait tout capoter. Il était ainsi, il n’était pas réfléchi et droit comme Captain. Il n’était pas stratège comme lui. Tony, lui, préférait improviser, donner à la vie, un semblant de liberté, de chances. Tony était un mathématicien, toute sa vie devait se résumer à des calculs, des équations. Lorsqu’il revêtait l’armure, il voulait fuir cela et improviser . C’était comme prendre un doux repos, un moment calme avant de reprendre ses équations complexes que seul lui pouvait comprendre.

La deuxième chose qui l’avait empêché de dormir fut le boucan de Howard et de la jeune femme qui était avec lui. Le lit claquant contre le mur de sa chambre, faisant résonné un bruit sourd. Tony se fichait bien tant qu’il travaillait et qu’il continuait à performer ce qu’il était en train de faire même si les coups, le rire de Howard l’énervait au plus haut point. Tony n’avait jamais su que Howard était aussi charmeur, aussi chaleureux. A vrai dire, son père était froid et peu enclin à vouloir faire la conversation. Malgré tout, Tony était en colère contre Howard. Howard était en train de coucher avec une femme. Une autre femme que sa mère. C’était quelque peu enfantin mais il n’arrivait pas à se défaire de cette image. Son père devait le faire uniquement avec sa mère.  Il devait coucher qu’avec sa mère, non une autre femme. Bizarrement l’image de le voir avec une autre femme le dérangeait et le dégoûtait. Il ne devait pas intervenir, il devait laisser le temps du temps de faire son œuvre.

Au moins, dans le futur, Howard était  fidèle et fou amoureux de sa mère. A vrai dire, sa mère avait toujours su comment lui parler. Le faire obéir.  Howard était comme Tony avec la femme qu’il aimait. Pepper était la seule à le faire obéir, à lui faire changer d’avis. Lorsqu’il n’était qu’un adolescent rebelle et fêtard, sa mère lui avait dit : «  Ton père et toi , vous vous ressemblez trop pour vous entendre ». A cette époque, Tony avait ri, explosé littéralement de rire en rabrouant sa mère qui était sagement assise sur un canapé pendant les minutes où Tony avait râlé à propos de son père mais à cet instant, il avait remarqué à quel point c’était vrai. Son père et lui étaient comme deux sosies. Des génies assez crétins, narcissiques, et playboy.  Des aimants à ennui. Ils avaient eu plus de problèmes que de solutions, mais ils continuaient à plaisanter, à être arrogants. Deux vrais sosies. Ils avaient trouvé en une secrétaire, une femme qui leur plaisait et depuis ils s’étaient calmés avec leur bêtises sans pour  autant se départir de leur joie de vivre. Les coups avaient fini par se taire et Tony avait terminé une belle petite puce d’une bleu rare et d’une extrême beauté.  Il venait à la poser sur son bureau.

Tony alla dans son lit spacieux et moelleux mais cependant, il n’arrivait pas à s’endormir. Il entendit le doux ronflement de son père épuisé par ses ébats. Il n’avait jamais entendu son père dormir, c’était étrange. Le cerveau en ébullition, il fallut deux heures pour qu’il s’endorme doucement sous l’éclat argenté de la lune. Il ne fit pas de rêve, il ne rêvait que du néant, du noir. Il adorait ne rêver que de ça. Généralement, il ne faisait pas de beaux rêves mais des cauchemars.  Ses cauchemars sont souvent les mêmes sujets, les mêmes traumatismes. La grotte afghane, le trou béant au dessus de New-York, ou encore perdre Pepper. Il y avait un autre traumatisme qui lui est arrivé, celui en Sibérie, il avait vu la mort cruelle de son père qui dormait de l’autre côté du mur.  La mort injustifiée et cruelle de sa mère. Ses pauvres parents. Lorsqu’il fermait les paupières, il ne voyait que ça. Il se demandait même si c’était ce qui allait lui arriver.

Il n’arrivait pas à croire qu’il avait ses parents de nouveau à ses côtés. Ils étaient là, en vie. Ils vivaient, ils respiraient, riaient et souriaient. Il avait vu même des choses que quand il était avec eux, était impossible. Son père semblait heureux, il pétillait d’une joie infinie, des yeux pétillants de malice, enthousiaste à chacune des idées, il riait et s’enjouait de tout avec un ton arrogant. Quelque chose que Tony n’avait jamais vu. Etait-ce lui qui avait créé ce Howard alcoolique et accro au travail, ce Howard dur et calculateur ? Qu’est-ce qui avait poussé Howard à devenir un père si dur et froid ? Il espérait qu’un jour, s’il avait un enfant ce qui n’était pas demain la veille, il espérait de ne pas faire les mêmes erreurs que son père avait fait envers lui. Non Tony serait un père cool et immature. Il serait celui qui aiderait son fils à faire des bêtises. Enfin, il espérait mais il savait que cela serait impossible car Tony était allergique aux enfants et ne savait pas se comporter avec eux .

Il s’était réveillé en cette matinée froide de Décembre,  un rayon de soleil froid transperçait sa fenêtre. Tony venait à s’étirer, les yeux encore dans la torpeur du sommeil venait à regarder dans la rue. Les passants passaient devant, piégés dans un épais manteau pour se tenir chaud. Le sol était gelé, glacé, dont certains commençaient à perdre l’équilibre tant le sol était devenu un ennemi des gens et un ami avec le ridicule. Les arbres avaient perdu leurs feuilles. La rosé avait gelé sur les toits formant une petite couche blanche. Dans cette atmosphère rare dans son temps, Tony admirait la vue. Une vue qu’il n’aurait jamais pu avoir dans son immense building. New-York , la ville qui ne dormait jamais lui offrait étrangement un paysage endormi et paisible.  Aussi étrangement que cette ironie, Tony se trouvait à apprécier la vue. Il était rare qu’il regarde le paysage, mais en 1947, il appréciait le fait que sa vie venait de ralentir.

Quittant son cocon, il vint prendre un bain afin de se laver, il se brûlait deux ou trois fois quand il voulait régler l’eau. Le bain lui fit du bien, il détendit ses muscles déliés. Après quelque minutes, il vint à s’habiller simplement, un pantalon noir quelque peu serré dû à ses jambes musclés. Howard lui avait emprunté des vêtements. Il prit un marcel qui cachait sa cicatrice où son réacteur ARK trônait fièrement autrefois. Il descendit doucement et soigneusement avant d’apercevoir une chevelure rousse dans la cuisine. Plissant les yeux, il s’avançait. Non, ce n’était pas possible. Elle aussi ! Natasha était avec lui dans le passé. Et dénudée.  Sa russe était presque nue. Son cerveau eut un bug  énorme. Son père et elle, ensemble dans le même à donner des coups dans le mur. Il eut une moue dégoûtée. Il était content de voir une amie à lui mais là, elle avait couché avec son père mais c’était horrible.  Qu’est-il arrivé à sa Veuve Noire ?  Il l’observait, servant du café avec de la vodka, le préféré de son père. Il l’observait, la fixait. Elle ne l’avait pas remarqué et quand elle le remarqua. Elle ne semblait pas gênée, ça, il s’attendait mais le plus troublant, elle faisait comme si elle ne le connaissait pas. Elle mit un sourire faux qui aurait pu paraître vrai si on ne la connaissait pas comme Tony la connaissait.

Il eut un sourire, Tony avait retrouvé une amie malgré tout. Une qui ne le jugeait de par son passé et ses bêtises.  Il était toujours étonné voir un peu envieux du calme olympique de l’espionne, de la patience qu’elle faisait preuve face à lui. Un sourire puis un rire. Il avait presque cru sa chère amie, quel comédienne !

- Hey Nat ! Tu m’as presque eu, t’es vraiment une comédienne dis donc ! S’exclama-t-il. Alors comment vas-tu depuis le temps ? Demanda-t-il sur le ton de la conversation.  Oui, je veux bien un de tes délicieux cafés que toi seul à le secret, ajouta Tony ravi malgré qu’il était dégoûté par ce qu’elle avait fait avec son père.

Il hocha la tête en direction du café pour en avoir un. Il adorait les cafés de l’espionne. Ils étaient bons et il y avait quelque chose d’étonnant, une nuance amère qui rendait le café meilleur. Il était heureux de la voir même si elle le regardait étrangement. Ah, son espionne préférée était de retour ! Elle allait l’aider ! C’était sûr et certain même ! 

 
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MessageSujet: Re: Fallaces sunt rerum species et hominum spes fallunt | Tony & Natalia   Sam 11 Fév - 1:19

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Tony ✧ Natalia
Dans la Chambre Rouge, Natalia avait toujours appris à rester de marbre, quelque soit les circonstances. Demeurer neutre alors qu'on tentait de l'atteindre, garder un sourire faussement innocent collé sur le visage alors qu'elle se figurait mille et une méthode pour mettre hors d'état de nuir une cible quelconque. Ne rien laisser transparaître, quelque soit la situation. Alors elle savait faire, elle excèlait dans ce domaine même. C'est pour cela qu'ils l'avaient envoyé elle ; pour ses résultats plus que satisfaisants. Pour sa maîtrise de soi et son sérieux. Cependant, se faire reconnaître était inattendu qui plus est, par quelqu'un qu'elle ne connaîssait ni d'Eve, ni d'Adam et qu'elle n'avait vraissemblablement jamais avant.

Plus que jamais sur ses gardes, une ombre traversa le regard de la rousse. Était-ce un test ? Travaillait-il pour le KGB lui aussi ? C'était possible mais elle n'en comprenait pas la raison. Elle était sous les directives du Soldat de l'Hiver après tout. Il était celui qui devait l'évaluer, veiller à ce qu'elle accomplisse sa mission. C'était lui et pas un autre. Pas à sa connaissance en tout cas. Quoi qu'il en soit, se laisser déstabiliser ainsi n'était pas envisageable. Pas alors qu'elle avait autant progressé, qu'elle était parfaitement infiltrée et prête à agir dès que les prochains ordres seraient donnés. Hors de question de faillir maintenant. La russe avait trop travaillé pour sela, trop sacrifié aussi.

Cet homme l'avait qualifiée de comédienne. Ce qui n'était pas si faux, compte tenu de ses agissements de ces derniers jours. Sa couverture était-elle compromise ? Et depuis quand ? Stark était-il au courant ? Jouait-il le jeu en attendant qu'elle fasse un pas de travers ? Les occasions de mettre fin à ses agissements avaient été trop nombreuses. Howard Stark était trop orgueilleux pour laisser une espionne russe se balader librement chez lui -et accessoirement dans son lit. Surtout si il l'avait démasquée. La seule chose certaine dans cette histoire dans cette histoire était que l'homme connaissait son nom. D'où ? Bonne question. Par Howard peut-être. Mais il n'aurait pas eu un comportement si familier si il ne pensait pas la connaître. Elle aurait, de toute manière, d'autres occasions pour le découvrir. L'important étant surtout de découvrir si l'inconnu représentait une réelle menace. La réponse penchait majoritairement vers le oui. Natalia devrait sûrement l'éliminer. La rouquine ne pouvait se permettre de le laisser compromettre toute sa mission après tout.

Tandis qu'elle penchait doucement la tête de côté, faisant mine de réfléchir, la jeune femme arbora une expression gênée, formulant sa réponse avec un soin tout particulier.

« Pardonnez-moi, je ne suis pas certaine de vous reconnaître, Monsieur..? » Elle laissa sa phrase en suspent quelques secondes, incitant son interlocuteur à combler le trou avec son propre nom ; ce serait toujours ça de prit. « Vous pourriez peut-être me dire où nous nous sommes rencontrés, avec de la chance, ça me reviendra. » À nouveau, un sourire étira la commissure de ses lèvres, plus léger cette fois, le gêne toujours présent sur son masque. Semi-tromperie ici. C'est probablement ainsi qu'une personne normale aurait réagit. Pendant ce temps, une dizaine de manière de se débarasser de l'homme lui avaient traversées l'esprit. Que ce soit à mains nues ou avec l'un des objets présent dans la cuisine, les solutions étaient toutes plus ou moins violentes, plus ou moins sanglantes, plus ou moins douloureuses. L'idéal aurait surtout été de le tuer sans verser la moindre goutte de sang, mais il ne fallait pas exclure la possibilité qu'il puisse se débattre, riposter. La question de cacher le corps se poserait après.

Et si il semblait penser qu'elle lui avait déjà préparé un café par le passé, il ne pouvait que se tromper. Outre pour Howard, Natalia n'était jamais restée assez longtemps chez une cible pour préparer un café ; la plupart n'avaient d'ailleurs pas passé la nuit. Alors, lentement, les sens toujours en alerte, elle s'était retournée pour préparer un second café, jetant de temps à autre un regard vers l'homme. « Prenez celui de Mr. Stark, je lui en ferai un autre. » Avec cela, la rousse poussa un peu la tasse sur le côté pour qu'il puisse s'en saisir aisément. L'un des avantage étant que l'inconnu serait assez proche si elle venait à prendre une décision mortelle à son égard. Et au pire des cas, la russe profiterait du moment où elle apporterait son café au directeur du SHIELD pour récupérer une arme plus efficace ; ou pour fuir, selon comment la situation tournait. Espérons pour l'homme que tout soit une erreur.
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MessageSujet: Re: Fallaces sunt rerum species et hominum spes fallunt | Tony & Natalia   Mer 22 Mar - 0:04

Fallaces sunt rerum species
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Tony ✧ Natalia
Tony et Natasha. Deux énergumènes totalement opposés à l'un et à l'autre. Natasha était furtive, discrète et réservée. Elle ne montrait jamais trop ses sentiments les plus secrets tandis que Tony, il était différent. Bien sûr, il était un génie et pour cela, il avait toujours été différent. Son intelligence avait toujours affecté son côté relationnel avec les autres. Avec son intelligence, les gens le voyaient d'avantage comme un adulte que comme un enfant auparavant. Alors tout comme la belle rouquine, il s'était créé une belle carapace. Le Tony Stark, extravagant, arrogant et fanfaronnant, draguant les belles femmes. Tony apparaissait comme un homme égocentrique et mégalomane. La discrétion, très peu pour lui. Il fallait qu'il ait de l'attention sur lui, que les flash crépitent autour de lui, qu'il apparaît dans les journaux, dans la presse à scandale, que les femmes chantent ses louanges au lit et que les personnes soient offusquées par son franc parler. Oui, Tony se montrait. Une fête ? Il était invité. Bien sûr cela s'est calmé lorsqu'il s'était mis avec Pepper et avec son retour en force de l'Afghanistan. Il s'était calmé mais le mégalomane et philanthrope avait sa réputation bien en main. Il savait qu'une réputation était la clé de tous, du pouvoir. Ils avaient l'air d'être de parfaits opposés mais pourtant ils avaient des points en communs qui les rapprochaient. Tous les deux ne s'attardaient pas sur les sentiments, ils étaient tous les deux peu loquaces sur leurs véritables sentiments. Ils étaient tristes, ils préféraient par le cacher, par fierté ? Parce qu'on leur a appris à le faire depuis leur plus jeune âge ? Qu'ils ont été trop été mangé dans la vie et qu'ils avaient peur de faire confiance ? Un peu de tout ça selon Tony. Tony et Natasha étaient aussi des excellents menteurs et de très bons observateurs. Certes, Tony n'avait pas le sens de l'observation aussi affiné que l'espionne Russe mais il savait repérer un homme qui mentait quand il le voyait. 

Oui, Tony et Natasha avaient une belle carapace pour se protéger du monde. Ils savaient ce qu'était d'être très différents des hommes normaux. Ils étaient très intelligents, trop intelligents. Natasha a toujours vécu en marge des autres, les observant plus qu'essayant d’interagir avec eux. Tony avait le cerveau qui était en ébullition, trop vif, trop intelligent. Il ne voyait pas le monde comme les autres le voyaient. Natasha comprenait toutes les ficelles de la logique humaine tandis que celle-ci échappait totalement à Tony. Malgré leur différence de caractère, et un début chaotique , ils avaient su s'apprivoiser quelque peu. Ils étaient tous les deux sauvages , ils se parlaient peu mais ils tenaient à l'un et à l'autre. Tony faisait étrangement confiance à l'espionne russe malgré les trahisons qu'elle avait fait. Non, Natasha n'était pas une héroïne, elle ne s'était jamais prétendu l'être. Elle faisait son travail et rien de plus. C'était naturel. Oui, Natasha ne se prenait pas pour quelque chose d'autre qu'elle n'était pas. Elle n'était pas prétentieuse et elle était loyale dans ses convictions.  Certes, elle l'avait trahie durant la guerre civile mais finalement, il avait su qu'elle avait compris avant lui ce qui se passait vraiment. Il ne parlait peut-être plus à Captain America, lui tenait en rancoeur mais il avait pardonné à Natasha cela. Pourquoi ne pouvait-il pas comprendre la logique des relations humaines comme Natasha savait si bien le faire ? Sa mère lui avait raconté  enfant, que son cerveau n'était pas branché à la même fréquence que ceux des autres. Enfant, il se prenait vraiment pour un monstre. Il devait être le seul enfant de 3 ans, capable de faire exploser une pièce et cramer une aile d'un manoir vide de toute présence, excepté la sienne et celle du majordome de la famille. Son père n'arrivait pas à le supporter, il voyait maintenant à quel point il ressemblait au siens et il commençait à comprendre les réactions de son père. Enfant lorsqu'il faisait une bêtise, Howard signait un chèque pour dédommager la personne. Jamais, Howard venait à le disputer. Il pensait que c'était pas pur désintérêt de sa part mais maintenant il commençait à entrevoir un Howard qui était comme lui, un génie, un danger. Howard savait qu'il ne fallait pas juger son fils qui faisait exactement la même chose, aussi, Tony pensait parce qu'il n'avait pas le temps aussi. Howard était toujours quelque part sauf à ses côtés. Cela avait renforcé le sentiment de solitude qu'éprouvait Tony. 

Il eut un froncement de sourcils face à cette Natasha qui semblait jouer un rôle très bien construit. Certes, ils étaient partis chacun de leur côté après une petite dispute mais ce n'était pas si grave. Dans une famille, il y avait toujours des querelles mais ils finissaient toujours par se pardonner.  Ils ne pouvaient pas s'ignorer ainsi. Il lui lançait un regard interrogateur surtout à sa tenue, elle l'avait fait avec son père. Non, ce n'était pas possible. C'était juste horrible. Il secouait la tête pour chasser les images dégoûtantes d'une presque soeur avec son père dans un lit en train de faire des choses peu catholiques. Non, elles ne pouvaient pas venir dans sa tête. Il les chassait avec ardeur avant de regarder Natasha. Elle s'amusait, elle jouait avec lui. Elle était vraiment une belle comédienne. Elle savait y jouer et cela prenait pas avec Tony. Il la pointait du doigt avant de rire. 

-Très drôle Nat', on voit tout de suite tes talents de comédienne mais cela ne prend pas avec moi. Tu sais, je t'ai pardonné depuis la dernière fois, s'enquit-il en riant. 

Tony ne savait pas à quoi elle jouait, il la regardait et prit le café de Howard. Ce bon café dont les Avengers tombaient tous sous ce goût amer et sucré. Natasha savait y faire. Il vint à s'asseoir, tournant le dos à Natasha pour boire une gorgée de café avant de soupirer d'aise. 

-Ah, il m'a manqué ce café depuis que t'es partie en Russie, tu nous as rendus accro à lui, je te le dis, déclara-t-il. 

Il fronçait les sourcils face à sa deuxième question, peut-être que Pepper le testait pour savoir si sa mémoire ne flanchait. 

-C'est Pep's qui t'envoie ou quoi ? Ma mémoire ne flanche pas, on s'est rencontré pour la Stark Industrie, je m'en rappelle très bien, répondit-il avec un sourire fier de s'en souvenir.  

Ils s'étaient rencontrés à la villa de Malibu qui était qu'en ruine en 2017, tandis qu'en 1947, ce n'était plus qu'un terrain vague appartenant à Howard. Ah, le changement, il lançait un regard à Natasha, la trouvant étrange mais Natasha était toujours étrange. Il n'avait jamais su la décrypter complètement mais il savait quand elle se mettait en mode d'attaque et là, il avait l'impression que la tueuse était en mode activé. Alors pourquoi avait-il l'impression d'être la proie de son amie ? 

 
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