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 Une rencontre peu ordinaire — Robbie Reyes

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Marvel Temporus
MessageSujet: Une rencontre peu ordinaire — Robbie Reyes   Dim 25 Déc - 0:48

Une rencontre peu ordinaire —
— Ft. Ghost Rider
C’était une nouvelle époque à laquelle faisait face Kobik. Alors qu’elle se souvenait qu’il lui avait déjà fallu un certain temps pour s’adapter à la vie humaine du XXIème et là voilà revenue un siècle plus tôt, à devoir de nouveau apprendre à se fondre dans la masse pour ne pas laisser émerger sa différence. Et étrangement, ça amusait plutôt la petite plutôt que l’effrayer. Elle avait commis quelques gaffes les premiers jours, mais elle avait immédiatement corrigé cela grâce à son pouvoir en laissant croire qu’il ne s’était rien passé d’étrange. Et depuis, elle apprenait chaque jour les moeurs et coutume de l’époque, s’adaptant pour ressembler à une petite fille new-yorkaise de ce siècle. Grâce aux erreurs qu’elle avait commises lors de sa sortie du Cube, l’entité avait compris qu’il ne fallait pas qu’elle fasse les mêmes ici pour ne pas que cela joue en sa défaveur, alors elle préférait laisser croire à tout le monde qu’elle n’était une petite humaine. Il y avait une quantité d’information à laquelle elle devait penser, mais jusqu’à présent celle qui semblait être une enfant arrivait à plutôt bien s’en sortir et pouvait se féliciter de ne pas avoir éveillé de soupçons. Il y avait peut-être deux ou trois personnes spécifiques qui avaient découvert la vérité à son sujet, mais elle ne s’en sentait pas menacée pour autan. Il était dur de baisser la méfiance de Kobik, mais elle arrivait tout de même à déceler chez qui elle pouvait accepter que la vérité sur sa nature se sache. Et c’était grâce à cette adaptation et ce secret qu’elle entretenait à son sujet que l’enfant pouvait s’autoriser des sorties de manière confiante dans les rues de New-York.

La petite se trouvait d’ailleurs dans les rues de la ville depuis plusieurs heures. Elle était sortie dans la matinée dans l’optique de continuer de se renseigner sur l’époque où elle se trouvait et s’amusait à comparer mentalement ce à quoi ressemblait la ville par rapport à ses souvenirs de 2016. Kobik n’avait jamais cherché à retrouver cette faille qui l’avait mené dans le passé. Dès qu’elle avait compris ce qu’il s’était passé, l’entité s’était dit qu’il devait forcément y avoir une raison à sa venue ici et qu’elle serait renvoyée à son époque en temps voulu. À ses yeux, ça ne servait à rien de perdre son temps à chercher quelque chose d’assez compliquer à trouver. Tout arriverait au moment opportun.

Après un certain temps de marcher, à avancer de rue en rue pour se laisser guidé par son seul instinct vers l’un des quartiers de New York, Kobik compris un moment qu’elle venait de se retrouver dans le Bronx. Quelques petits détails lui avaient servi d’indices pour se repérer et elle savait quel chemin prendre pour retrouver sa route. Satisfaite de cela, elle continua sa petite promenade, sans se méfier de quoi que ce soit. Et ce fut cela le problème. Trop sûre d’elle, la petite n’avait pas fait attention qu’elle commençait à arriver dans un coin plutôt malfamé du Bronx. Elle avait vu ce qu’elle allait traverser, mais n’en avait pas vraiment mesuré les possibles conséquences. Et pourtant, il allait falloir qu’il y fasse face quand elle se retrouva devant un groupe qui ne semblait pas avoir que des bonnes intentions.  
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MessageSujet: Re: Une rencontre peu ordinaire — Robbie Reyes   Dim 8 Jan - 15:23

Une rencontre peu ordinaire

Kobik

&

Robbie


La Dodge Charger noire n’a pas quitté son garage provisoire où a élu domicile, Robbie Reyes, qui paye sa location une poignée de cerises. Il y a glissé quelques meubles peu encombrants là où la place le permettait et rien de plus. Robbie n’a pas le cœur à tout refaire. Il a trimé toute sa vie, alternant lycée et boulot pour s’occuper de Gabe, et le voilà loin de tout. Loin de sa vie, loin de sa seule famille et toujours aussi près de son oncle maudit. Eli le sataniste.

Il s’est dit que ce ne serait pas long. Qu’on trouverait une solution à la faille et qu’il rentrerait auprès de Gabe. Il s’est imaginé cet instant des milliers de fois. Mais il n’est jamais arrivé. Et Robbie demeure toujours dans ces années reculées, à une époque qu’il n’aurait jamais dû connaître et qui l’a pourtant englouti sans pitié. Peut-être va-t-il devoir songer à habiter dans quelque chose de plus grand. Il y a des garages qui font le double du sien, après tout. Mais pour ça, il faut chasser plus.

Robbie est donc allé en taxi jusqu’au Bronx au milieu de la journée. Il ne peut pas se permettre d’utiliser sa voiture en plein jour quand il n’est pas Ghost Rider. Une Dodge de 1969, ça ne passe pas inaperçu en 1947. D’autant plus que la mécanique est différente. Robbie se demande s’il arriverait à travailler de nouveau dans un garage de cette époque. Certainement. S’il y a bien un domaine dans lequel il est bon, c’est celui-là. Seulement, pour l’instant il ne vit que l’argent qu’il vole aux malfrats à qui il règle les comptes. Sans Gabe, il a tendance à se laisser aller dans la facilité.

Ce monde lui déplait dans ce sens où la vie est bien trop différente. Il a grandi dans une façon de penser bien particulière qui a fait de lui ce qu’il est maintenant, et s’habituer à autre chose que les quartiers délabrés de Los Angeles, il en a pourtant rêvé toute sa vie. Seulement il y ait parvenu d’une manière à laquelle il ne s’attendait pas du tout et surtout, sans son petit frère.

Robbie descend de la vieille voiture. Non, pourtant c’est bien la marque en vogue cette année. Tout lui semble vieux et il aurait presque trouvé ça amusant s’il n’était pas rongé de remords. Il se croit souvent dans un vieux film, les grands que l’on regarde avec mélancolie en se disant qu’on ne sait plus faire aussi bien maintenant. Mis à part que sous ses yeux, ce n’est pas du noir et blanc.

Il marche et pense à sa Dodge qu’il regrette comme à chacune de ses sorties de jour. Certes, il a toujours ses chaines qu’il peut invoquer et son feu infernal. Et puis Eli. Une arme redoutable, on ne peut pas le nier. D’ailleurs son oncle s’impatiente. Les quartiers des bas fonds se révèlent devant lui. Une bagarre dans une ruelle à droite, un immeuble délabré à gauche… Rien de bien intéressant pour l’instant.

Robbie marche encore une bonne centaine de mètres et tourne à l’angle alors qu’il aperçoit quelque chose. Il suit de loin un groupe de malfrats qui progresse dans la rue. Minables lui dit Eli dans sa tête. Robbie est bien d’accord. Mais il se concentre. Ils ont l’air de cibler quelque chose caché derrière un bâtiment qu’il ne peut pas voir d’ici. Alors il s’écarte et décide de passer par l’intérieur tandis que les autres se sont arrêtés sur ce qu’ils regardent.

Il ouvre la porte métallique qui tient à peine debout et qui doit faire office d’entrée. Un couloir insalubre aux murs décrépis l’accueille, mais il est désert. L’époque ne s’y prête sans doute pas trop, car il n’a pas encore perdu l’habitude de trouver des junkies lamentablement écroulés par terre ; et c’est ce qu’il s’attendait à voir. La dégradation est presque sobre à cette époque. Robbie ne doute pas malgré tout qu’on peut en trouver ailleurs. Ca a toujours existé.

Il prend les escaliers et gagne l’étage rapidement pour venir se poster au premier encadrement de fenêtre vide. Il ne veut pas intervenir si ça se révèle ne pas valoir le coup. Et ce qu’il voit contredit immédiatement son appréhension. Ces sales types font face à une gamine. Une seule petite gamine perdue en pleine rue du Bronx. Quoi ? s’exclame Eli dans sa tête. Qu’est ce que fiche une gosse comme ça dans un quartier pareil ?

Robbie réfléchit en restant immobile pour ne pas se faire remarquer. C’est sans doute une orpheline. Il n’y avait que les orphelins qui erraient dans les rues à Los Angeles. répond-il mentalement. Où c’est un piège, une embuscade… Le pactole, si d’autres salauds se ramènent. Allez ! Robbie n’écoute pas Eli immédiatement. Quelque chose ne tourne pas rond chez cette gamine. Il se baisse pour observer la scène plus discrètement.

Des pédophiles, il en a déjà tué trois. Des mercenaires qui ne différencient pas l’enfant de l’adulte, aussi. Ceux-là ne seront pas de trop pour Ghost Rider. Robbie Reyes attend et regarde. Et au moment opportun, il sautera pour s’interposer. Ghost Rider arrive toujours au moment opportun.




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MessageSujet: Re: Une rencontre peu ordinaire — Robbie Reyes   Mar 17 Jan - 0:52

Une rencontre peu ordinaire —
— Ft. Ghost Rider
Kobik devait se l’avouer, elle avait mal géré cette histoire en se promenant dans les plus grand des hasards. Elle qui se voulait discrète, elle venait de se retrouver dans un endroit peu recommandable et l’arrivée d’homme donnant peu confiance ne l’incitait à pas à avoir une pensée positive envers l’endroit. Jouant sur son apparence, elle comptait leur laisser croire qu’elle était bel et bien cette petite gamine qui ne pouvait rien leur apporter et continua sa marche comme si de rien était. Seulement cette fois-ci, elle analysait chaque endroit où elle se rendait pour essayer de semer ces personnes louches qui la suivaient. Voyant une ruelle sur sa droite, elle bifurqua dedans, comme si c’était l’itinéraire qu’elle avait en tête depuis le début et, elle profita du coin la masquant pour observer les lieux l’entourant. Elle voulait s’assurer de maîtriser le terrain où elle se trouvait, ne voulant pas user de ses pouvoirs ici, en plein milieu de la rue.

Malheureusement pour elle, cette rapide observation avant de reprendre sa marche ne lui apportait rien de concluant. Il y avait eu une autre ruelle, sur sa gauche cette fois, mais qui menait à une impasse. Il ne lui servait donc rien de s’y faufiler, si les personnes avaient vraiment mis le grappin sur elle, ils la trouveraient. D’ailleurs, elle les entendaient non loin d’elle, confirmant leur présence sur ses arrières. Ils n’avaient pas lâché le morceau et, comme si ça ne suffisait pas, une autre personne les avait rejoints par l’autre bout de la rue, juste en face d’elle. Une solution s’imposa d’elle-même dans l’esprit de l’enfant qui continuait d’afficher un air des plus naturel et nullement inquiéter. Elle savait que, même dans la pire des situations, elle pourrait toujours user de ses capacités pour s’en sortir. Elle n’était pas une entité pour rien. Mais là, il y avait des portes d’habituations sur les immeubles et, peut-être pouvait-elle se faufiler dans l’une d’elles. Seulement, comme si quelque chose voulait absolument qu’elle reste dans la rue, la première porte qu’elle essaya se trouva verrouillée, la laissant ainsi comme une idiote sur le pas de la porte.

Ce bref instant à espérer pouvoir s’en sortir de manière naturelle fut comme une erreur aux yeux de Kobik. Le temps qu’elle tente d’ouvrir la porte, les types l’avaient finalement rejoint et elle sentait leur présence dans son dos avec leur rire moqueur qu’elle avait ignoré jusque-là. Tant pis, même si c’était quelque chose qu’elle aurait préféré éviter, la petite savait qu’elle allait devoir faire appel à ses capacités. Elle avait suffisamment côtoyé de gens malhonnêtes lorsqu’elle se trouvait au cœur du projet Pleasant Hill pour le Shield, en 2016, pour en reconnaître et il était clairs que ces inconnus n’avaient pas de pensées honnêtes. Malgré tout, sachant la porte dans son dos, Kobik leur offrit un de ces sourires angéliques dont elle en avait le secret. Si elle avait eut toute la puissance du Tessercat en elle, elle aurait tout simplement pu se matérialiser ailleurs, mais elle n’en avait qu’un fragment et elle ne pouvait pas se téléporter. Alors elle usa d’un autre pouvoir que lui avait conféré le cube, laissant ses yeux s’illuminer légèrement. Si elle se contrôlait bien, il n’y aurait que ses yeux qui feraient preuve de démonstration magique.

« Excusez-moi, mais je crois que vous avez mieux à faire dans une rue à l’autre bout du quartier. »

En disant cela, Kobik s’était concentrée pour faire fonctionner son pouvoir de perception, en les laissant croire que ce n’était pas ici que ces personnes avaient quelques choses à faire. Sachant qu’elle avait plus de facilités à le faire sur une personne à la fois, elle avait ciblé celui qui semblait être le chef et avait plongé son regard bleuté dans le sien pour alors lui faire comprendre qu’il faisait erreur. Seulement, ce fut aussi la sienne d’erreur. En ne ciblant qu’une personne pour avoir la pleine efficacité de ses pouvoirs, elle avait sur-estimer l’imbécilité des autres et l’un d’eux l’attrapa alors par le bras pour lui faire comprendre qu’il fallait mieux qu’elle arrête. Surprise, elle ne pensa même pas à protester, ce qui aurait pu attirer l’attention sur ce qui se passait.
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MessageSujet: Re: Une rencontre peu ordinaire — Robbie Reyes   Dim 26 Fév - 17:55

Une rencontre peu ordinaire

Kobik

&

Robbie


Mis contre le mur, Robbie lorgne toujours par le coin inférieur de la fenêtre béante. La scène qui se déroule en bas, est particulièrement détestable pour lui. Sans compter qu’il note quelque chose de spécial chez l’enfant. Sa manière d’être peut-être, ou sa façon de réagir, lui donne l’impression qu’elle n’appartient pas au tableau. Son air angélique et innocent tranche déjà avec le paysage délabré du Bronx d’après guerre, mais autre chose dénote. Peut-être vient-elle du futur… se dit-il avec amertume. Un élément rapporté de la faille, comme lui, coincé entre deux époques et malmené par le temps.

Robbie s’imagine durant l’éclair d’une seconde, sa vie dans quelques années, resté cloitré dans cette période pittoresque d’après guerre. Il connaitrait la Guerre Froide, saurait pour les catastrophes et les attentats dans son pays. Et il saurait sans pouvoir rien faire, alors que c’est là le but même de sa vie de ressuscité, s’il peut l’appeler comme ça. Ou plutôt de son sort. Le voilà ici, à encaisser malédiction sur malédiction, à laisser la vie s’amuser de lui alors même qu’il se trouve en réalité, mort. Il visualise encore son propre cadavre sur le bitume des quartiers mal famés de Los Angeles, pris dans une impasse avec la Dodge, transpercé de balles qui l’ont changé en véritable passoire, et puis le feu… Les flammes dans leur danse infernale, qui le brûlent. Soudain, Robbie réalise que tout ça vient de l’esprit d’Eli. Il ne s’en rend compte que maintenant. Evidemment puisqu’il était déjà mort à ce moment là. Robbie secoue la tête. Laisse-moi tranquille un peu, espèce de fumier. Il ignore le petit ricanement intérieur de son oncle. Alors on les tue ? s’impatiente-t-il ensuite. Peut-être pas devant la gosse …

Il revient à la réalité et se rend compte que sa réflexion n’a duré qu’une seconde. Robbie réfléchit un instant et au moment où l’enfant tente sans succès, d’ouvrir la porte sur la façade opposée du bâtiment où il a ouvert la sienne, Robbie se lève en silence et redescend d’un étage. Après avoir foulé l’escalier miteux, il se décale plus et tente d’avoir un meilleur point de vue de la scène. Il n’a pas de mal à trouver une légère ouverture dans le béton abimé où il peut d’ici, distinguer en diagonale, à peu près tous les visages. La gamine sourit d’une manière qui paraît étrange à Robbie. Puis tout à coup, ses yeux semblent luire en accentuant le bleu de leurs iris, de manière surnaturelle.

Il entend sa petite voix s’exprimer avec une formulation étonnement mûre pour une enfant de son âge. D’ailleurs toutes ses réactions ne correspondent pas tout à fait à celles qu’il a déjà pu voir chez les gosses, et si elle a tenté quelque chose à cet instant qui la classe définitivement dans une catégorie hors humains, cela échoue. Robbie observe l’homme un peu plus avant, celui qu’elle a regardé en parlant et le voit un peu songeur, comme s’il changeait brusquement d’idée. Le meneur est hésitant. Mais cela ne dure que quelques secondes, le temps qu’un autre des types ne se rende compte de la supercherie. Et quant il s’empare du bras de la gamine, cela met Robbie hors de lui.

Ghost Rider n’a certainement pas l’habitude de chasser de jour, et c’est uniquement pour faire les poches de ces enfoirés après les avoir rayé de la surface de la terre, qu’il est là, à l’origine. Cependant, des telles choses sont inimaginables, et il a beau avoir un satanique pourri jusqu’à la moelle, en lui, ce qu’il se passe est inacceptable. Alors peut-être aussi parce qu’il voit le visage de Gabe durant une fraction de seconde, à la place des traits de la gamine, ses jambes se redressent avant même qu’il est pu le décider. Sous ses gants de cuir, ses poings se crispent et il se met en marche dans le couloir délabré, sans doute abandonné durant la guerre. Cette fois, ces pas résonnent dans le couloir vide et le bruit doit sans doute se propager à l’extérieur, juste là où se trouvent les autres.

Sa silhouette se dessine d’entre les fenêtres vides devant lesquelles il passe. Puis une seconde de silence. Un des gars du groupe lui balance un « T’es qui toi ? » à travers le mur, et cela fait légèrement sourire Ghost Rider. Entre ses mains gantées, il invoque sa chaîne infernale qui tombe au sol dans un fracas, puis toujours sans se montrer, il la fait s’enflammer. La douce chaleur qu’il sent à peine émane rapidement et là, il lance son arme de métal qui jailli d’entre l’ouverture béante de la fenêtre. Il n’a pas véritablement besoin de regarder ce qu’il fait. Il la contrôle, tout simplement. Et quand elle s’enroule autour du premier type à portée de main, Eli jubile en lui.

Spoiler:
 

La seconde suivante, Ghost Rider émerge par la fenêtre en sautant. Sa chaîne enflammée le suit et il se plante face aux types qui se font presque déjà dessus. Il sait qu’il peut sortir à visage découvert. Des malfrats dans leur genre n’iront certainement pas voir les flics qui ne rêvent que de les coffrer, et comme à chaque fois, une histoire de fou furieux en flammes avec des chaînes, ça fait rire doucement auprès d’un autre public. Robbie fait deux pas vers eux en les fixant et voit clairement leur panique difficilement dissimulée. Leur meneur veut pourtant jouer les durs. Il lui balance des insultes en dégainant un flingue de mauvaise qualité, tout droit sorti des caisses d’un trafiquant de misère. Robbie reçoit trois balles qui fendent l’air et viennent se planter dans sa peau après avoir troué son blouson de cuir.

Ca fait toujours mal. La douleur familière se déverse en lui mais il ne bronche pas. Robbie fait deux pas de plus au moment où les trois petits cadavres de métal ressortent et tombent au sol. Il relève la tête sur eux. Ca, il l’a déjà vécu des centaines de fois. La panique, les balles, puis de nouveau la panique quand on voit que ça ne fait rien. A chaque fois, ça plait à Eli. Robbie s’en fiche. Il n’aime simplement pas la douleur. Et quand il regarde ces pauvres types qui tremblent dans leurs fringues miteuses, on peut voir dans ses yeux sombres, des petites flammes qui s’agitent et dansent au fond de ses pupilles.




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MessageSujet: Re: Une rencontre peu ordinaire — Robbie Reyes   Dim 16 Avr - 14:26

Une rencontre peu ordinaire —
— Ft. Ghost Rider
Kobik avait essayé de tenter quelque chose en usant de son pouvoir pour dissuader le groupe de ne pas s’en prendre à elle. La petite avait visé celui qui semblait mener les autres, mais elle avait été interrompue dans son action lorsque l’un des sales types l’avait attrapé par le bras. Surprise par cela, elle n’avait pas pensé à protester sur le coup, mais, une fois remise, elle essaya malgré tout de se dégager en vain. L’homme avait trop de force et elle ne voulait plus user de ses pouvoirs, du moins pour le moment. Le faire une première fois aurait pu passer, les convaincant après qu’ils avaient rêvé, mais réitérer l’opération restait trop risquer. Il allait lui falloir trouver une autre solution, sans quoi elle allait finir dans une situation bien plus compliquée que cela.

Cependant, pendant un instant, ses pensées furent attirées par un bruit un peu plus loin. Tournant son regard dans la direction, celui-ci se posa sur le bâtiment en face alors qu’elle cherche la source de ces pas qui raisonnent faiblement. À cet instant, la petite se demandait si c’était un allié de la bande qui essayait de la retenir ou bien si c’était un simple témoin qui avait assisté de manière passive à la scène. Avant d’avoir la moindre information supplémentaire, l’une des personnes éleva la voix pour demander l’identité de l’inconnu qui semblait rester masqué à l’abri de ces murs. Kobik était restée silencieuse jusque-là, préférant observer sans donner le moindre avis. Elle ne put cependant contenir un léger cri de surprise en voyant la chaîne surgir pour attraper l’un des gars et elle recula autant qu’elle put alors que le type continuait de la tenir.

Pas une seconde l’entité n’avait pensé vivre ce genre de journée. Alors qu’elle voyait l’un des types disparaître du point d’arrivée de la chaîne. Se ressaisissant pour profiter de la diversion, elle plongea son regard bleuté dans les yeux de la personne qui la maintenait toujours, perdant son sourire enfantin pour le troquer par une expression des plus sérieuses.

« Tu veux me lâcher. »

Cette fois, elle ne se posait plus la question de rester discrète ou non, considérant que la chaîne enflammée resterait suffisamment dans les esprits. Associant alors son pouvoir à la confusion qui régnait dans les esprits, Kobik réussi à faire changer d’idée l’homme qui lâchait enfin son bras. Pourtant, elle n’en profita pas pour fuir, préférant avoir une barrière entre elle et l’inconnu à la chaîne. Elle ne voyait rien d’où elle était et il aurait été inconscient de sa part de foncer vers cette inconnue. D’ailleurs, elle avait à peine pensé cela, qu’elle vit l’homme, dont elle n’avait identifié que la silhouette jusqu’à présent, surgit de sa cache pour leur faire face. Préférant ne rien faire et continuer son observation, la petite resta près de la porte verrouillée, laissant les autres à leur panique.

Des coups de feu retentirent et, presque instinctivement, Kobik plaqua ses mains sur ses tympans. Même après les quelques années passées dans cette enveloppe humaine, elle avait dû mal à s’adapter à certaines choses et le bruit strident de l’arme à feu en faisait partie. Cependant, ses yeux s’arrondirent d’étonnement alors qu’elle vit l’homme à la chaîne toujours debout alors qu’il venait de se prendre trois balles. L’hypothèse qu’il n’était pas humain s’imposa dans son esprit et, au lieu de l’effrayer, comme pourrait l’être tout enfant, une lueur d’amusement vint prendre place dans son regard.

« Vous devriez vous en aller. »

Kobik avait profité que l’un des hommes, effrayés par la situation, le regard, pour laisser cette idée se faufiler dans son esprit, espérant qu’elle fasse sa route chez les autres aussi. Elle ne connaissait pas l’homme à la chaîne, mais elle le considérait comme un allié potentiel pour le moment, ce qui la sortait de cette situation fâcheuse. Elle savait qu’une enfant normale aurait sûrement fondu en larmes et pris ses jambes à son cou, mais ce n’était pas la première fois que la petite faisait face à des malfrats de leur genre et elle n’était en rien effrayé. Et puis, dans le pire des cas, que pouvait-ils bien lui faire ? Elle était une entité après tout. Son enveloppe était faible, mais pas elle. Malgré tout, rien ne semblait des plus simple, car, alors que le type à qui elle avait parlé prenait bel et bien la fuite, les autres continuaient de faire face à l’inconnu, comme s’ils espéraient pouvoir le vaincre.
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