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 La charge de l'infanterie légère (John Steele)

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Marvel Temporus
MessageSujet: La charge de l'infanterie légère (John Steele)   Mer 28 Déc - 20:44

France, 1944

Rapport Top Secret de l'OSS

1917 : Ypres-Belgique
« Incident Richtofen » (passage caviardé) Information classifié.

Mars 1941 : Leipzig-Allemagne
Expérimentation d'un « exosquelette » par HYDRA (passage caviardé) récupéré dans les restes sous scellés de l'incident Richtofen.

6 mai 1943 : Alamogordo-Désert du Nouveau-Mexique-USA
A Alamogordo (passage caviardé) le scientifique (passage caviardé) est enlevé par un commando d'HYDRA infiltré (passage caviardé) puis forcé de travailler sur un programme d'armes (passage caviardé) intégré de force au programme « Landkreuzer Projekt ».

3 juillet 1943 : Institut Kaiser-Wilhelm-Hechingen-Allemagne
Le Reichswehrministerium ordonne d'orienter les recherches sur la production de piles pour assurer l'énergie nécessaire au programme « Mekapanzer ». Les filières de recherches d'HYDRA (passage caviardé) Arnim Zola (passage caviardé) expérimentation sur ordre de Johann Schmidt à la frontière biélorusse entre l'ancienne Pologne et l'URSS.

2 septembre 1943 : Saint-Nazaire-France
Johann Schmidt nomme l'ingénieur et général SS Hans Kammler directeur d'une manufacture d'assemblage de torpille qui a été reconvertit en site de bunkers (passage caviardé) la supervision des travaux du Landkreuzer Projekt (passage caviardé) HYDRA qui compte envoyer une arme dans la campagne britannique de l'autre côté de la manche pour tester les destructions d'un Mekapanzer sur une côte fortifié (passage caviardé) évaluation des dégâts et dévastation dans une zone test de 30 kilomètres en territoire ennemi (passage caviardé).

Dugan s'esclaffa en lisant le rapport :

« Ces traînes savates de l'OSS nous ont caviardés le dossier dans les grandes lignes, ils ne nous font même pas confiance. »

« Et de quoi ça parle ? »

« En gros les boches ont conçut un espèce de truc qu'ils comptent balancer dans la face de nos amis british, et on nous demande de faire en sorte que ça n'arrive pas. Faire sauter un laboratoire bunker, le truc habituel. »

Dugan s'étira et bailla à s'en décrocher la mâchoire. Aux oubliettes le sommeil. Pas de temps à perdre avait dit l'officier. Le Mekapanzer sera parachuté sur le territoire britannique dans deux jours. On avait décidé d'envoyer les Howling commandos dans la nuit du 23 au 24 mars 1944 pour régler l'affaire. Jacques Dernier, le français de la bande, s'était infiltré la nuit précédente dans le port de Saint-Nazaire.   Il connaissait mieux le pays que le reste de l'équipe. Jim Morita lui s'infiltrait cette nuit par la mer, dans une vedette légère. Il ne supportait toujours pas le parachutage. Quand a Dugan lui, il allait être parachuté avec 28 hommes sous ses ordres depuis l'avion Douglas C-47 « Dakota » dans lequel il était assis sur un banc metalique à s'étirer. Il avait prit Montgomery Fallsworth en co-patron de l'opération. Gabe Jones quand à lui, volait dans l'autre avion à côté, le petit frère du Dakota, un C-53. Il serait chargé d'être parachuté dans l'arrière pays pour faire diversion avant de les rejoindre.

Dugan empoigna son fusil et manipula la culasse pour la 50ème fois depuis le début de la soirée. Fallsworth lui dit hilare : mais tu va lui foutres la paix ? Et Timothy se promit une fois de plus qu'il allait finir par donner un nom à sa fidèle pétoire. Un fusil à pompe calibre 10 avec de la chevrotine double zéro. A ça Dugan avait ajouté en bandoulière une mitrailleuse Browning, un chapelet de grenade et même un revolver style cow-boy, mais sans la crosse en nacre, pas comme le général Patton…

« Eh Dum Dum ! Ça me rappelle Dieppe. »

« Tu veux parler de la fois où l'avion s'est crashé à cause de la DCA allemande, avant-même qu'on ait pu sauter ? »

Les deux Howling commandos s'esclaffèrent, les 28 autres GI les regardèrent étonnés et pas vraiment rassurés. Le pilote annonça qu'ils étaient en vue de l'objectif. Dugan se leva en cajolant son fusil.

« Allez les enfants, en piste, ne faisons pas attendre le Mekapanzer. »

La soute arrière s'ouvrit et les 30 hommes sautèrent en bon ordre. Il leur fallut pas mal de temps au sol pour se regrouper. Dans l'obscurité de la nuit 2 des soldats s'étaient paumés. Dugan estimant qu'ils n'avaient pas de temps à perdre, lança l'ordre de marche. De toute façon les deux perdus connaissaient le point de chute, sur une plage où un aviso de la marine devaient les récupérer une fois le boulot accomplit. Le groupe s'enfonça dans une forêt et bientôt ils surgirent des bois, en vue du port endormie.

« Les enfants, avec un peu de chance, le boulot sera accomplit avant même qu'ils ne comprennent la situation. En avant. »



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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: La charge de l'infanterie légère (John Steele)   Lun 2 Jan - 16:56

La vie de soldat n'est jamais simple. Même pour John. Survivre à la Guerre de Sécession dans un corps d'armée affichant près de la moitié de perte à chaque bataille ? Facile. Suffit de faire parti des 50% de chanceux. Ne pas succomber au typhus, à la dysenterie, à la grippe espagnole et au scorbut, ainsi qu'à la gangrène après une vilaine blessure avant que ne soit inventé la pénicilline ? Pareil. Beaucoup de chance. Se réveiller dans une nouvelle guerre après vingt ans de congélation pour immédiatement reprendre le combat ? Sans problème. Des nerfs d'acier et un instinct de tueur. Harceler les troupes nazis au jour le jour depuis quatre ans ? La routine. On y prend rapidement goût. Déguster un projectile hautement explosif dans la face tiré depuis un char d'assaut dernière génération ? Douloureux, mais l'idée de se venger sur l'équipage du char atténue la souffrance. Communiquer avec des alliés ou des ennemis ne parlant pas ta langue sachant que tu es partiellement illettré ? Insurmontable !

Quatre années à marauder des deux côtés du Rhin et le plus grand adversaire qu'il ait connu est la barrière de la langue. Que ce soit de l'allemand, du néerlandais ou du français, l'américain centenaire ne capte que dalle à leur charabia. Il a beau avoir croisé des volontaires québecois lors de la guerre civile et visiter leur pays à la fin du siècle précédent, mais à aucun moment il ne s'était imaginé avoir l'utilité d'apprendre et d'utiliser la langue de Molière. En débarquant en France en 1917, les troufions dans son genre étaient gérés par leur supérieur et vivaient presque en autarcie dans leurs bases. Ils s’entraînaient dans leur coin pendant quelques mois puis rejoignaient le front dans des unités américaines. Facile ! Et lorsqu'un instructeur français leur enseigner les bases de la guerre moderne, ils se contentaient d'imiter bêtement ses mouvements. Quant à l'allemand, on leur apprenait à en refroidir un maximum et pas à développer leur vocabulaire.

Tout n'est pas si noir, hein ! John n'est pas complètement demeuré et connaît les bases de la communication civilisée dans ces trois langues. Des choses simples et pratiques comme Bonjour, Au revoir, Oui, Non, Merci et S'il te plaît ; Ou des inventives utiles en temps de guerre telles que Grouille-toi, Barre-toi, A Genoux, Pas bouger, Ferme-la et Où est Crâne Rouge ? ; Et, bien entendu, les indémodables insultes pour montrer tout son talent d'orateur. Mais bon... il ne s'agit là que d'un condensé de choses qui ne réclament pas forcément de réponses car si réponse il y a, réponse il faut comprendre. La vie de soldat n'est vraiment jamais simple...

Par chance, John se montra assez malin ces quatre dernières années pour ne pas à devoir se servir régulièrement de ses connaissances linguistiques. Plaquer un couteau de combat sous la gorge d'un prisonnier est un geste simple et facile à comprendre. Et s'il faut discuter avec un frenchy ou faire parler un boche avec plus de délicatesse, un résistant bilingue est toujours utile. La résistance française transmit des tonnes d'informations utiles aux Alliés. Ayant dérivé toujours plus vers l'ouest d'année en année, John se retrouva en France à force de suivre Hydra à la trace. Et les récents agissements de ces derniers sur l’hexagone inquiéta suffisamment Oncle Sam pour qu'il envoie un commando parachutée et demande à John de les chaperonner.

« Et me v'là à rechercher ces glands dans cette forêt à la con », commenta le vétéran comme pour conclure les quatre paragraphes d'introduction de son aventure. A force de vivre ou plutôt de survivre seul, on finit par parler tout seul. Il se pose des questions, les répond avec sarcasmes et autodérision, et décrit parfois ses faits et gestes lorsqu'il s'emmerde fermement. Gland, forêt... Sanglier ? Cette pensée résultant de son passé de trappeur le fit sortir de ses questions existentielles. Tirant une nouvelle fois sur la cigarette Camel qu'il avait prit à un duo de schleus ayant eu la mauvaise idée de patrouiller près de la zone de rencontre, John se remit en marche. Il leur avait brisé le cou et prit ce paquet de cigarettes qui, sans doute, provenait d'un colis de la Croix Rouge à destination de prisonniers de guerre alliés.

« Y zont intérêt à en valoir la peine », grommela-t-il en fouillant la zone approximative de largage. La chance étant de nouveau de son côté, il finit par trouver des traces de pas récentes. Avec son talent de pisteur et ses sens aiguisés, John rattrapa le groupe de parachutistes. A distance suffisante, il siffla pour prévenir les soldats du peloton de sa présence. Ces hommes se retournèrent, l'arme au poing et le braquèrent. Les mains en l'air, le surhomme s'avança lentement vers eux. « Je suis des vôtres, les mecs », précisa-t-il, un sourire en coin.

Quelque peu rassuré par son accent mais toujours sur leur garde, les soldats constituant l'arrière-garde l'escortèrent jusqu'à leur chef. Ce faisant, John eut le temps de jauger ceux qu'il devrait chaperonner le temps de cette mission. Correct dans l'ensemble. Quant au chef et son regard perçant, nul doute qu'il n'en fut pas à son premier rodéo. John fit face à l'imposant commando moustachu et ne put s'empêcher d'avoir un rictus amusé à la vue du chapeau melon, autre signe distinctif de son expérience. Un soldat qui personnalise autant son barda est un vétéran qui peut se le permettre.

« Première classe John Steele, caporal ! », déclara le yankee d'un bref salut militaire décontracté en ayant remarqué le grade de son interlocuteur sur son couvre-chef. « J'suis supposé être votre limier pour cette mission, m'sieur. C'est pas qu'il faut du flair pour trouver ces enfants de salauds d'Hydra. Ils ne sont pas discrets. Mais les ordres sont les ordres, m'sieur », poursuivit-il en insistant lourdement sur les m'sieur, une façon simple de déterminer si le gradé le faisant face est un constipé à cheval sur la hiérarchie ou non.
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: La charge de l'infanterie légère (John Steele)   Mer 4 Jan - 16:13

Dugan balança un coup de crosse de son fusil dans un buisson en cours de marche. Marre de crapahuter en pleine forêt. Quoique, ça aurait pu être pire. Il aurait pu se retrouver dans le pacifique, à traquer du Jap dans les jungles étouffantes des îles Gilbert ou Salomon. Au moins en Europe, la forêt avait une fin. Lui et son groupe étaient à la lisière des bois, le port endormie en vue. Restait plus qu'à  synchroniser l'assaut avec le reste de l'équipe. Dugan avait pour habitude d'appeler ça un « bordel organisé », lorsque les Howling commandos se retrouvaient dispersés sur le champ de bataille. Pour ce genre d'opérations nocturnes c'était une nécessité. Il était normal que Jacques Dernier le français du groupe se soit infiltré en solo avant tout le monde pour repérer le terrain. Il était normal également de voir Gabe Jones parachuté dans l'arrière pays pour faire diversion. Mais c'était agaçant de voir Morita venir par la mer grâce à une vedette rapide, juste parce qu'il ne supportait pas les sauts en parachutes. Mais par dessus tout s'il y avait bien une présence qui manquait à Dugan cette nuit, c'était bien celle de Captain et Bucky, le duo de Brooklyn. Ceux là étaient occupé à une autre opération derrière les lignes ennemis à 300 km d'ici. Non pas que les Howling commandos aient un besoin primordial d'eux, ils savaient s'en sortir tout seul face aux troufions de la Werhmarcht, mais là il s'agissait d'HYDRA. Et ceux là était encore un cran au dessus en terme de qualités des troupes par rapport à la Waffen-SS.

Et il leur fallait encore atteindre le contact de l'OSS. Pour ce dernier ils n'eurent pas à chercher bien longtemps. Le quidam se signala de lui même à la troupe et des soldats l'escortèrent jusqu'à Dugan. Celui-ci afficha un sourire amusé en apercevant le nouveau venu. D'habitude les partisans qu'il croisait selon les pays visités, affichaient tous un look hirsute. Mais le nouveau venu avait la coupe de cheveux de Douglas Fairbanks et la moustache de Clark Gabble. On aurait dit l'un des acteurs de la Warner bros. Un de ceux qui jouaient aux côtés de Captain America dans ces films de propagande en noir et blanc, qu'il avait fait avant de rejoindre le front pour passer aux choses sérieuses. Est-ce que tous les partisans français avaient une telle dégaine ? Les partisans tchèques et polonais que Dugan avait croisé sur d'autres théâtres d'opérations, n'arrivaient pas à la cheville de leur hôte de cette nuit niveau apparence. Dugan s'amusa encore plus en écoutant la voix de leur contact. Ce n'était pas un français comme il l'avait cru, mais un américain, comme lui. Dugan lui répondit :

«L'ami, appelle moi Dum Dum. J'accepterais de me faire appeler Monsieur, le jour où je décrocherais enfin les foutus barrettes d'argent de lieutenant, ce qui n'est pas demain la veille. »

Montgomery Fallsworth, le second Howling commando du groupe, leva les yeux au ciel après avoir écouté les commentaires de chacun des deux américains. Il avait l'air de penser : mon dieu, protégez moi de ces deux païens yankees. Dugan amena Steele à l'écart.

« Je sais pas encore comment on va la jouer sur ce coup là. J'attends de consulter mon homme dans la place pour savoir comment aviser. C'est un français, il s'appelle Dernier. »

Dugan songeait déjà aux installations d'HYDRA. A tous les coups ils allaient devoir aller en sous-sols. Les sbires de Crâne Rouge aimaient à bâtir leur labo dans des bunker souterrains pour éviter les ennuis intempestifs. Et il hésitait à demander son avis à Steele. Si ça se peut il n'était pas dans le secret et ne savait pas pour le Mekapanzer. Dugan préférait cloisonner les infos pour le moment.

« Mais avant qu'on reprenne la route, faut que je te donne la consigne des grands chefs. »

Timothy fouilla dans une de ses poches et en sortit une photo. Il la tendit à Steele. Dessus on y voyait en arrière plan une réception façon conférence-cocktail. Photo de groupe. 15 personnes en uniformes du Reich. Himmler assis au milieu au premier rang, Johann Schmidt assis juste à sa droite. Debout derrière au second rang, un type dont la tête était entouré au feutre rouge.

«Garde la photo. Voilà Hans Kammler, général SS. Ingénieur de métier. C'est lui le chef du projet qu'on doit saboter. Je suppose que tu as tes entrées dans la résistance française ou avec les autres barbouzes de l'OSS infiltrés ? Donc si jamais la mission échoue et qu'on doivent tous se carapater avant la fin du bal. Les ordres de Londres sont clairs. Assure toi qu'il soit dégommé avant la fin du mois, peu importe par qui n'y comment. Faut pas qu'il en réchappe. »



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