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 Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]

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Marvel Temporus
MessageSujet: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Ven 30 Déc - 19:00

Un peu d'aide ?
Peter & Peggy
Honnêtement, je ne peux pas être plus déboussolé que ça dans ma ville natale.

J'en suis au stade de me demander ce qu'il m'a prit de quitter le Queens. C'était quand même le quartier auquel j'étais le plus familier, malgré qu'il ne soit pas identique au Queens que je connais. Il semble que j'ai trouvé qu'il était une bonne idée de changer de quartier. Et où me suis-je retrouvé, à force de marcher à travers New-York? Dans un quartier résidentiel de Brooklyn. Je ne sais pas trop pourquoi je me suis rendu là. Mais quoi qu'il en soit, je suis là et je ne sais pas plus quoi faire que lorsque j'étais dans le Queens. Mon ventre émet un gargouillement digne d'un monstre qui se serait infiltré dans mon estomac à mon insu. Je marmonne.

Bon sang, qu'est-ce que je ne ferais pas pour un bon hamburger.

Mon dernier repas remonte à ce matin. Et maintenant, à en juger par la hauteur du soleil, ce doit être le début de l'après-midi. Pour me trouver à manger, je me débrouille. J'avais quelques pièces de monnaie sur moi, pas grand chose, mais cela m'a suffit pour négocier avec quelques vendeurs. Une fois ma maigre somme d'argent liquidée, je me suis dit que ma meilleure option était de faire de bonnes actions auprès des gens. Ainsi, j'ai pu prendre un bon déjeuner ce matin en aidant un vieux couple à remonter leurs courses. Tant qu'à ne pas savoir quoi faire et errer dans New-York, il serait peut-être bon que je me trouve un petit job, qui me permettrait d'amasser un peu d'argent et qui m'éviterais d'avoir à dormir dehors tout le temps. Ou, du moins, le temps que je retrouve le SHIELD. Car, selon mes souvenirs, le SHIELD a été créé dans ces années-ci. Si j'arrivais à en trouver les quartiers, je pourrais sans doute me faire aider. Mais je doute que les quartiers résidentiels de Brooklyn soient le lieu nommé pour mettre en place une organisation de ce genre. Donc, tant que je ne trouve pas l'organisation, il faut que je prenne mon sort en main. Quel endroit accepterait d'embaucher un jeune adolescent complètement perdu? Peut-être une épicerie? Je soupire. Il faut que je m'arrête pour réfléchir. Il y a un banc juste là, je m'y installe. J'ai décidé d'abandonner l'escalade pour un moment. Les gens ne font que m'observer de façon étrange et je dois ficher une bonne frayeur à certains. Et puis, les habitants des maisons auxquelles je grimpais n'était jamais très heureux de me trouver sur leur toit. J'évite aussi de me parler à moi-même en pleine foule. Ça aussi, ça fait peur aux passants. Récapitulons. J'ai faim, je dois me trouver un petit job, je dois me ramasser un peu d'argent, je dois me trouver un toit où dormir et je dois trouver le SHIELD. Et je sais maintenant que je ne suis pas le seul de mon époque a avoir été envoyé dans le passé. Alors si je pouvais tomber sur quelqu'un de ma connaissance, comme Tony, par exemple. Ou alors seulement un membre des Avengers. J'en ai tout de même déjà côtoyés quelques-uns.

Les rayons du soleil frappent les façades des bâtiments, faisait miroiter les fenêtres. Les familles sortent prendre l'air et profitent de cette journée ensoleillée. Quelques solitaires marchent rapidement, sans doute pour retourner au travail. Les voisins se saluent. Moi, je reste là, assis sur mon banc, à observer le brouhaha de la ville. Il faut que je prenne une décision. Je regarde autour de moi. Par où aller, maintenant ?
 
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Ven 6 Jan - 15:19

« Un peu d'aide ?»
'CAUSE IT'S NOT ABOUT ME. IT'S NOT ABOUT WHO I WANT TO BE.
IT'S NOT ABOUT YOU. YOU KNOW THAT WE ARE BETTER OFF AS TWO.


Pour une fois la matinée n'avait pas apporté son lot de surprises et urgences désagréables. Par conséquent, j'avais pu partir à l'heure pour rejoindre mon amie Angie.  Comme tous les mardis, nous nous retrouvions pour déjeuner ensembles. Nous n'avions pas forcément le temps de nous voir pendant le reste de la semaine et je mettais donc un point d'honneur à respecter notre petit rendez vous hebdomadaire. Je n'allais pas mentir, la voir et sortir du quartier général du SHIELD me faisait toujours un bien fou. Le coté sous terre de notre base avait tendance à me donner l'impression de suffoquer après quelques temps. Bien sur, je repoussais ce manque de confort dans un coin de mon esprit lorsqu'il se faisait sentir. J'en avais vu d'autres. Et c'était peu de le dire. «  Tu crois que je vais y arriver ? ». «  Certaine » répondis je avec aplomb lorsqu'elle me demanda si sa prochaine audition allait bien se passer. Pour avoir vu Angie à l’œuvre je savais qu'elle avait du talent. Elle devait juste persévérer un peu plus. La gloire finirait par lui tendre la main j'en étais persuadée. Elle était née pour ça. La jeune femme me sourit en referma sa bouche autour de sa paille rouge et blanche. Un fin rire passa mes lèvres face à son regard mutin. Je remerciais la serveuse lorsqu'elle nous amena nos desserts. Enfin, le dessert de mon amie. Je m'étais contentée pour ma part de demander un café. J'avais quelques heures de sommeil à rattraper malheureusement et la caféine était bien la seule chose qui m'aidait à tenir la journée. J'avais encore des heures de travail devant moi et je ne comptais pas piquer du nez en plein milieu de l'après midi. J'aimais être efficace et faire la sieste au milieu de son temps de travail n'était pas ce que j'appelais l'être. Bien entendu, en tant que patronne, je pouvais prendre des libertés. Je ne voyais juste pas l’intérêt. En outre, j'étais là pour montrer l'exemple. Pour moi, nous étions tous logés à la même enseigne que nous sommes employeur ou employé. Il y avait un temps pour travailler et un temps pour dormir. Et c'était sans compter le fait que le travail en retard devait être remis au lendemain. On n'échappait pas à ses responsabilités quoique l'on fasse.

«  Non mais Angie j'ai du boulot ! » m'écriais je alors que mon amie m'attrapa la main pour me tirer vers la station de métro la plus proche. Angie m'ignora royalement alors même que je tirais un peu pour me défaire de son emprise. «  Tu travailles trop English » se contenta t-elle de me répondre en me faisant limite dévaler au pas de courses les marches nous menant sous terre. «  Et j'ai besoin de toi » reprit-elle en nous faisant passer le portique.  Je m'excusais auprès de l'homme que nous bousculâmes dans notre hâte avec une grimace. Quand la jeune femme avait une idée derrière la tête, elle ne l'avait pas ailleurs.  Je rouspétais à voix basse en remettant mon chapeau en place lorsqu'elle me poussa dans le premier wagon. Adieu efficacité et bonjour travail en retard. Je lui envoyais un regard sévère qu'elle balaya avec une sourire innocent. Je secouais finalement la tête vaincue et partis m'asseoir un peu plus loin. Elle ne tarda pas à me rejoindre et entama une discussions légère pour me faire quitter ma mauvaise humeur soudaine. «  Tu vas voir ça va être drôle ! ». Je roulais des yeux avant de finalement lâcher un hoquet de rire face à ses gamineries. «  T'as ris ! » crut-elle bon de me faire remarquer, ce qui lui valut un nouveau regard noir de ma part. Loin de se démonter, elle continua de papoter comme si de rien n'était avant de m'attraper à nouveau la main lorsqu'on arriva au bon endroit. Brooklyn. Et pas très loin de chez moi en plus. Finalement tant quà y être, j'allais peut être prendre le temps de le faire cette sieste. «  Où on va ? » m'enquis je tout en la suivant. Pour toute réponse, elle m’entraîna à travers plusieurs rues avant de s'arrêter devant un petit magasin de prêt à porter. «  Tu m'as emmené faire du shopping ? ». «  C'est pour mon audition ! ». «  Angie... » me plaignis je. «  Chut j'ai besoin de ton aide » me déclara t-elle en poussant la porte de l'endroit. Je secouais à nouveau la tête et mes boucles brunes avant de finalement la suivre. J'étais là après tout. Autant en profiter. Pendant les minutes qui suivirent, je laissais Angie s'entretenir avec la vendeuse et flânais dans le magasin sans but précis. Mon regard brun se posa sur quelques pièces sympathiques. Je n'en sortis aucune. Je n'en avais pas besoin. Et puis, je n'avais personne à impressionner. Les jolies robes pouvaient donc rester là où elles étaient.

Je rejoignis mon amie prêt des cabines lorsqu'elle m'appela. Je commentais sa tenue avec un sourire et la laissais retourner dans l'espace clos pour enfiler la suivante. Tout allait lui aller de toute façon. Contrairement à moi, elle n'avait pas de formes à faire rentrer dans une blouse et pouvait donc se permettre de porter n'importe quel tissu. Lorsque la boutique se remplit, je lui déclarais que je l'attendais dehors. J'avais l'impression de gêner et préférais donc partir profiter du soleil et du petit parc qui faisait face à la devanture. Je m'assis sur le premier banc au soleil que je trouvais et lâchas un soupir de bien être. Mon regard ne tardèrent pas à se poser cependant sur la silhouette d'un jeune homme assis à peine plus loin. De mes yeux bruns, je détaillais sa posture légèrement recroquevillée sur elle et son regard à la fois fuyant et inquisiteur. Je le regardais étudier les personnes qui passaient un peu partout autour de nous avec une certaine tristesse sur le visage. Je fixais le léger tremblement de ses mains et le sursauts de ses jambes, sa tête basse et son maigre sourire tombant. Il avait l'air perdu. Pas à sa place. Et affamé. Et plus que tout il avait l'air triste mais résigné. Un sentiment avec lequel je n'étais que bien trop familière. N'écoutant que mon cœur, je me décidais à me lever pour aller à sa rencontre. Peut être pouvais-je l'aider. «  Est ce que tout va bien jeune homme ? Avez vous besoin de quelque chose ? » questionnais je d'une voix douce en lui offrant un sourire. Un sourire parfois suffisait à faire des miracles dans la vie d'une personne. Et c'était d'autant plus vrai lorsque le reste du monde ne se gênait pas pour vous ignorer.



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MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Mer 11 Jan - 2:33

Un peu d'aide ?
Peter & Peggy
Une gentille dame se préoccupe de mon sort.

Je dois avoir un air perdu sur le visage. Les gens m'observent du coin de l'oeil alors qu'ils poursuivent leur chemin, faisant semblant de m'ignorer. Je comprends un peu les itinérants, présentement. Pas que je sois en grand besoin d'argent et totalement affamé, sans autre solution que de devoir quémander de l'argent, non, je serais certainement capable de me trouver un petit boulot quelque part... Cependant, je suis capable de m'imaginer plus facilement ce que doivent ressentir les itinérants lorsque tous ces gens passent devant eux, les remarquant clairement, mais ne s'arrêtant que très rarement pour leur apporter un peu de soutien. Autour de moi, les gens vaquent à leurs occupations. Il y a quelques boutiques autour de moi, dont une petite épicerie de quartier. Peut-être pourrais-je aller demander s'ils recherchent des employés. Je suis prêt à faire n'importe quoi, allant de caissier à nettoyer les plancher ou sortir les poubelles. Je ne compte même plus les fois que j'ai considéré cette option, désormais. Il faudrait bien que je me décide à agir. Mais, d'un autre côté, je veux trouver les quartiers du SHIELD au plus vite. Ce sont pas mal les seuls qui peuvent vraiment m'aider et où je pourrais me sentir un peu plus à ma place. Sauf que New-York est une grande ville, même à cette époque. Alors autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Bonne chance Peter. Ça va être une partie de plaisir. Ironie. Encore tous ces gens qui passent et qui m'adressent un regard de pitié (je dois avoir une pauvre allure) ou qui se dépêchent de détourner leur regard lorsqu'ils croisent le mien. Je décide donc de poser le regard sur mes chaussures. C'est toujours mieux ainsi et je peux me concentrer un peu plus. Par où aller, sérieusement? Je pourrais explorer de quartier en quartier, puis me diriger vers le centre-ville. Ça risque d'être long, mais il s'agit sans doute de ma meilleure option.

Tout à coup, alors que je suis encore en pleine contemplation de mes souliers, une voix féminine surgit à mes côtés, me faisant légèrement sursauter. Je relève la tête et mon regard se pose sur une femme à la chevelure brune qui doit se situer dans la fin vingtaine. Quelqu'un qui s'arrête pour me demander si je vais bien. C'est bien la seule personne qui l'a fait depuis que j'ai quitté mon ancien repère, un vieil appartement abandonné que je partageais avec un mutant. Généralement, personne ne prenait la peine de s'arrêter pour moi. C'est moi qui allait vers eux. Mais voilà qu'elle se dresse devant moi, un sourire sur le visage, ce qui vient me réchauffer un peu le coeur. Eh bien oui, cela aurait également pu être simplement un policier, ou un habitant quelconque, ne souhaitant pas voir un itinérant sur les bancs de son quartiers. Mais ce n'est pas le cas. Je souris à mon tour. Un sourire timide. Puis, je me questionne. Ais-je besoin de quelque chose ? Oui, définitivement. J'ai besoin d'un toit ou dormir, de nourriture, d'argent, mais surtout de réponses à mes questions. J'ai bien compris que cette venue dans cette époque est due à une faille temporelle, mais il me reste tant d'autres questions. Combien sommes-nous à avoir traversé la faille? Pourquoi et qui a créé cette faille ? Et plusieurs autres questions de la sorte. Et je doute que cette bonne samaritaine puisse y répondre.

« Oui, mer-... En fait, non. Hum. Ça pourrait aller mieux. »

Je réponds, confus. Le fait que quelqu'un me demande pour une fois si tout va bien me fait me rendre compte à quel point je suis réellement dépourvu et impuissant. Puis, comme j'aurais besoin d'un endroit où dormir, je la questionne afin de savoir s'il existe des auberges qui accueillent les gens gratuitement. J'aurais besoin d'un vrai repas et d'un bon lit pour au moins une nuit. Une fois bien reposé, je vais pouvoir être plus productif dans mes recherches.

« Est-ce que vous savez s'il y a des lieux qui hébergent les gens gratuitement en échange de services ? Comme un genre d'auberge ? »

Cela doit bien exister, non ? Après une guerre, il doit bien y avoir des familles qui ont tout perdu et qui se font héberger dans ce genre d'endroit le temps de trouver un nouveau logis. Mon ventre gargouille, me rappelant d'un coup ma faim. Je me sens mal d'aller lui demander si elle pouvait m'offrir de quoi me mettre sous la dent, mais il faut bien que je mange un peu, de toute façon. Et les gens qui sortent de la petite épicerie avec leurs courses à la main me donnent l'eau à la bouche.

« Et, hum, j'aurais besoin de manger quelque chose, aussi. »
 
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MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Lun 16 Jan - 23:02

« Un peu d'aide ?»
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Le sourire déjà présent sur mes lèvres s'agrandit lorsque le jeune homme décida de me le rendre timidement. Il avait l'air surpris de me voir là et je ne pouvais pas le blâmer. Les gens avaient bien trop l'habitude de passer leurs chemins sans trop se soucier des autres. Ce n'était pas une mauvaise chose en soi. Cependant parfois, il fallait savoir prendre le temps d'aider son prochain. Un petit geste et un peu de bonté n'avait jamais tué personne. Bien entendu, il fallait bien choisir à qui s'adresser. C'était d'autant plus vrai lorsque l'on était une femme. Il y avait dans l'air un certain je je-m’en-foutisme depuis la fin de la guerre. Les hommes qui avaient survécu se pensaient pour certains tout permis. La guerre leur avait appris les travers de la race humaine et parfois plus rien ne les retenait. Il fallait donc faire attention surtout lorsque l'on ne savait pas se défendre. Ce n'était pas mon cas bien entendu. Je m'étais défendu et avais mis à terre des gens bien plus grands, costauds et robustes que moi. Ceci dit, il ne fallait jamais se montrer trop sur de soi. Il avait des personnes qui seraient toujours mieux entraînés et plus forte que moi, que cela soit mentalement ou physiquement. Avec le jeune homme en face de moi néanmoins, je ne pensais pas prendre de risques. «  Oui, mer-... En fait, non. Hum. Ça pourrait aller mieux ». Un peu rire remonta le long de ma gorge devant sa réponse confuse et intimidée.  Encore un enfant a qui on avait enseigné de ne jamais rien demander, qu'importe la situation. Je me souvenais que ma mère avait tenté de m'enseigner une leçon similaire. Tu ne dois pas gêner les autres et surtout pas les adultes me disait elle sans arrêt. Même si j'étais en général bien éduquée, je ne m'étais jamais gênée pour mettre mon nez là ou il n'avait rien à faire. C'était comme ça que j'en étais arrivée là après tout. Faire suer les autres était un passe temps que j'appréciais.  Je savais néanmoins me tenir lorsque la situation le demandait. Je supposais que c'était déjà pas mal. Enfant je n'étais pas aussi prompte à me montrer polie ou à ne pas déranger. L'âge changeait bien des choses. Sans y être invitée, je m'assis à ses côtés sur ce petit banc en bois ayant vu des jours meilleurs.

«  Est-ce que vous savez s'il y a des lieux qui hébergent les gens gratuitement en échange de services ? Comme un genre d'auberge ? » me demanda t-il finalement après quelques secondes de silence.  Un sourire triste passa furtivement sur mon visage alors que je l'étudiais. Pauvre garçon. A la rue à un âge si jeune.  Sans pouvoir m'en empêcher je me questionnais quand à ses raisons. Je ne posais cependant pas la question à voix haute pour le moment. Tout le monde n'avait pas envie de balancer les moments sombres de sa vie au premier inconnu. «  Il y en a une près de la 58ième mais honnêtement je ne peux pas vous laissez en connaissance de cause aller là bas. Je ne doute pas de votre robustesse ou débrouillardise mais... ce genre d'endroit … disons qu'ils ne sont pas forcément bien fréquentés. Je ne pense pas que cela soit un endroit pour vous » avouais je en ayant au fond aucune envie de le voir finir dans un tel endroit. Pour moi un garçon de son âge n'avait rien à faire là bas. Malheureusement, il y en avait de plus en plus. Ce qu n'arrangeait pas vraiment le taux de criminalité de la ville. Personne désespérée, actes désespérés. «  Et, hum, j'aurais besoin de manger quelque chose, aussi » souffla t-il avec embarras par la suite.  Sans avoir besoin de réfléchir plus que mesure à ce que j'allais faire, je me levais du banc. Par habitude, je passais une main sur les plus de ma jupe. «  Vous venez ? Je connais un bon petit dinner au coin de la rue. Il faut juste qu'on s'arrête en face quelques instants pour que je prévienne mon amie » lui déclarais je avec un petit signe de tête.  Je le laissais se relever et se mettre à ma hauteur avant de prendre le chemin vers la sortie du petit parc. La route fut vitre traversée après ça. Je conversais un instant avec Angie qui ne se gêna pas pour chouiner quelques secondes sous mon amusement. Une vraie enfant lorsqu'elle s'y mettait. Elle me promis de nous rejoindre une fois qu'elle en avait terminé avec ses essayages et emplettes.  Sans plus m'attarder, je sortis du magasin et amenais le jeune homme vers le restaurant que j'avais évoqué. Trouver une table à cette heure ne fut pas bien difficile. Se faire servir demanda plus de persuasion de ma part. Mon nom une fois prononcé se chargea cependant de rendre la situation plus simple. «  Prenez ce que vous voulez et ce qui vous fait plaisir » lui appris je alors qu'il enfonça sa tête dans le menu. Pour ma part , j'avais le ventre déjà plein. Un café allait faire l'affaire. Quoique … cette tarte au citron meringué avait l'air délicieuse d'ici. Peut être allais je me laisser tenter. «  Au fait, puis je savoir votre nom ? » lui demandais je après que la serveuse fut venue prendre notre commande. Le mien il venait de l'entendre. Il était juste qu'il se présente également.



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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Lun 6 Fév - 3:47

Un peu d'aide ?
Peter & Peggy
Nous discutons autour d'un bon repas.

Savoir que quelqu'un ici, dans cette époque où mes parents n'étaient même pas encore nés, veuille bien m'aider a quelque chose de réconfortant. Je ne sais pas si c'est parce qu'elle veut justement m'aider et qu'elle se soucie de mon cas, mais mon interlocutrice m'est très sympathique. Elle devient en quelque sorte un repère pour moi, et ce, sans vraiment le vouloir. Sans vraiment me demander, elle s'assied à mes côtés, mais je m'en moque un peu qu'elle me demande ma permission ou non. Au stade ou j'en suis, je ne vais pas en faire tout un plat. Je la regardes avec espoir alors qu'elle m'annonce qu'il y a une auberge près de la 58e. Toutefois, je pose rapidement un regard désolé sur mes mains croisées sur mes genoux alors qu'elle m'annonce que ce n'est pas un endroit qui est bien fréquenté. Après avoir passé un peu de temps dans un squat, j'aurais préféré dormir dans un endroit un peu plus sécuritaire. Mais bon, ce n'est pas comme si je ne savais pas me défendre. Je préférais quand même éviter les ennuis le plus que possible pour le moment. Mais tant qu'à n'avoir nul part ou dormir... Je pouvais toujours aller voir de quoi ça avait l'air.

D'accord, merci. J'irais peut-être voir de quoi ça a l'air quand même. Je pourrai évaluer la situation par après...

Mon ventre émit une nouvelle plainte. Bon sang, avoir très faim, ce n'est jamais drôle, mais être un adolescent en pleine croissance qui a vraiment faim, c'est encore pire. Bon, pas aussi pire que la famine, mais tout de même. Ce n'est pas un sentiment bien agréable. Par pur hasard, juste après la longue plainte de mon estomac, la jeune dame passa ses mains sur sa jupe, se leva et m'invita à la suivre jusqu'à un petit restaurant se trouvant non loin de là. Il fallait juste qu'elle passe avertir une amie qu'elle s'y rendait. J'acceptais l'invitation avec presque trop d'enthousiasme. Du calme, Peter, ce n'est pas non plus comme si tu n'avais pas mangé depuis une semaine. J'en avais presque bondit sur mes pieds et un sourire de reconnaissance se dessina sur mes lèvres, éclairant probablement mon visage, pour une fois. Je suivie cette très gentille jeune femme jusqu'à une petite boutique, dans laquelle elle entra pendant quelques minutes afin de discuter avec son amie. Lorsqu'elle en sortit, je la suivis jusqu'au dit restaurant. Bien sûr, à cette heure de l'après-midi, les repas n'étaient d'ordinairement plus servis. Toutefois, lorsqu'elle donna son nom à la serveuse, cette dernière se fit un plaisir de nous donner la carte des repas. Il semblait que ma ''sauveuse'' avait une certaine influence dans la ville. Je savais désormais son nom. Margaret Carter. Voilà qui me disait vaguement quelque chose. Mais sur le coup, je n'arrivais pas à savoir pourquoi ce nom me semblait quelque peu familier. Le menu en main, je le lisais, ne sachant pas trop quoi prendre. Margaret m'indiqua que je pouvais choisir ce que je voulais. Ne voulant pas non plus la faire trop dépenser pour moi, je finis par commander une soupe repas. Assez classique, mais toujours réconfortant. Quelques minutes plus tard, la serveuse vint prendre la commande, puis me débarrassa du menu. Ne restait plus qu'à attendre que mon repas soit prêt.

Alors que nous attendons le retour de la serveuse, mon interlocutrice me demande mon nom. Étant donné que je connais le sien, je juge qu'il est, en effet, juste qu'elle connaisse le mien. Et puis elle a la bonté de m'offrir de quoi manger. Je ne peux pas lui refuser sa requête, cela risque d'être louche.

Mon nom est Peter. Peter Parker.

Je prend une gorgée de mon verre d'eau, puis me rend compte que je ne l'ai toujours pas remerciée pour le repas qu'elle m'offre. Alors, Peter ? On perd ses bonnes manières? Je me rattrape rapidement. J'ai été bien éduqué, quand même.

Merci, pour le repas. C'est gentil de votre part.
 
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MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Dim 12 Fév - 19:43

« Un peu d'aide ?»
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Un petit sourire amusé s'installa sur ma bouche lorsque j'entendis le choix d e mon interlocuteur. Je comprenais sa timidité et sa gêne. Mais vraiment, elles n'avaient pas lieu d'être. Pas avec moi. Sans sourciller, je commandais à sa suite une assiette de frites et cette fameuse part de citron meringué. Elle avait beau me faire de l’œil, il avait l'air d'en avoir plus besoin que moi. J'espérais que mon geste un peu cavalier n'allais pas l'offusquer. Le vexer était bien la dernière chose que je voulais. Il avait besoin de manger quelque chose et il serait malheureux de le voir partir avant qu'il n'ai pu se mettre quelque chose de chaud dans le ventre. «  Mon nom est Peter. Peter Parker ». «  Enchantée de te connaître Peter. Tu permets que je te tutoie ? » demandais je en me rendant compte du changement que je venais d'opérer. Ce n'était pas parce qu'il était plus jeune que moi que je devais tout me permettre. Le vouvoiement n'était pas réservé qu'à mes supérieurs ou les personnes d'un âge plus avancé que le mien. Je vouvoyais même Howard, c'était pour dire. Bien entendu, je le faisais plus pour l'embêter qu'autre chose mais tout de même. Il avait été mon collègue avant d'être mon ami et certains habitudes avaient la peau dure. « Merci, pour le repas. C'est gentil de votre part ». Un léger rire passa mes lèvres. «  De rien » répondis je simplement sans en faire tout un plat. Il n'y avait rien d'autre à dire de plus de toute façon.

La serveuse annonça son arrivée avec un petit claquement de soulier. Pour lui laisser de la place, je bougeais les verres du milieu ainsi que la carafe qu'elle avait précédemment apporté. Elle glissa la soupe en face de Peter et les frites et la meringue à ma place. Elle nous quitta un instant pour aller chercher le pain et les condiments. Je la remerciais avec un sourire avant de la regarder s'éloigner.  Je laissais Peter plonger la cuillère dans sa soupe plusieurs fois avant de pousser le plat de frites et le dessert que j'avais devant moi, vers lui. Après tout, je les avais pris pour lui.  «  Est ce que je peux te demander quelque chose ? » demandais je finalement en laissant ma curiosité l'emporter sur mon côté respectueux.  Et puis au bout d'un moment, cela devenait embarrassant de le regarder manger sans rien faire. Je détestais que l'on me regarde dans ce genre de moments. Je supposais que le sentiment était partagé. C'était juste étrange. En outre, regarder par le fenêtre ne s'était pas révélé plus intéressant. Autant faire la conversation. Et puis j'avais quelques questions à lui poser. Des questions personnelles évidemment. Je ne savais pas trop comment les aborder. Mais je me devais de demander. Et je préférais le faire avant qu'Angie ne vienne nous rejoindre. J'adorais mon amie mais il était toujours difficile de revenir sur des sujets sérieux lorsqu'elle était dans la pièce. Son enthousiasme tait contagieux et personne n'avait envie de s'étendre sur ses problèmes lorsqu'elle était  proximité. Il était plus agréable de profiter de sa joie de vivre sans se soucier du reste. Angie était un peu comme un bon verre d'alcool. Mais sans les conséquences désastreuses que ce dernier pouvait avoir.  «  Ne te sens pas obligé de me répondre si tu ne le veux pas » lui indiquais je pour le mettre un peu plus à l'aise. Mon but n'était pas de remuer le couteau dans la plaie ou de montrer indélicate. Je voulais juste comprendre. «  Comment en es tu arrivé là ? » questionnais je finalement en grimaçant face à mes choix de mots. A croire que plus le temps passait, plus ma délicatesse s'envolait. Et dire qu'il y avait un temps où j'étais douée pour ce genre de conversation. «  Est ce qu'ils t'ont mis dehors ? » demandais je à nouveau en parlant bien entendu de ses parents. «  Est ce qu'ils ne sont plus là ? » terminais je enfin.  Il ne serait guère le premier jeune à se retrouver dans des beaux draps parce que ses parents étaient un jour partis à la guerre et n'étaient jamais revenus. La criminalité enfantine avait atteint des sommets depuis 1945. Beaucoup de gens s'en étonnaient. Ils oubliaient cependant que l'on envoyait pas que des soldats à la guerre. L'on envoyait aussi des infirmières, des secrétaires militaires, des cuisinières. La guerre n'avait pas été réservée qu'aux hommes. Et elle n'avait pas tué que ces derniers. Résultat... des familles entières avaient été détruites à jamais. Et d'un côté, je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir responsable. Face à tant de souffrance, j'aurais aimé faire plus.



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MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Dim 26 Fév - 4:14

Un peu d'aide ?
Peter & Peggy
Nous discutons autour d'un bon repas.

Je n'ai aucun problème à me faire tutoyer, surtout venant d'un adulte. Pour être franc, c'était un peu étrange de l'entendre me vouvoyer. Ce n'était jamais bien habituel de se faire vouvoyer, pour un jeune. Enfin, du futur, ce n'est pas très habituel. Aussi, d'un hochement de tête et d'un sourire, je lui montre que je suis à l'aise avec le fait qu'elle se mette à me tutoyer. Je préfères cela, de toute façon.

Bientôt, une odeur alléchante vient chatouiller mes narines. Mon ventre émet à nouveau un gargouillis alors que je vois la serveuse, ses talons cliquetant contre les dalles du plancher, qui se dirige vers nous, un plateau dans les mains, ma soupe trônant sur ledit plateau. Elle dépose le tout sur une table à côté de nous, puis saisit mon bol et le dépose devant moi, alors que Margaret fait de la place sur la table. Elle a commandé une assiette de frites et une pointe de tarte au citron meringué, que la serveuse pose justement devant elle. Je dois faire un grand effort pour ne pas me jeter comme un animal sur ma nourriture. Tranquillement, je saisis ma cuillère, puis plonge celle-ci dans l'onctueux liquide orangé devant moi. Je goûte. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai faim et que ça rend la nourriture meilleure qu'elle est vraiment, ou alors les soupes de ce restaurant sont vraiment délicieuses. J'opte pour la deuxième option, tout de même. Durant les quelques minutes qui suivent, je suis seulement préoccupé par la nourriture. Et mon bol de soupe semble se vider rapidement. Un peu trop rapidement. La serveuse revient pour déposer un panier de pain et quelques condiments, s'assure que tout est à notre goût, puis repart. Je savoure ma nourriture. Le potage est un mélange de plusieurs légumes, mais je peux y retrouver un petit goût de carotte et de citrouille, peut-être, ou de courge. À un moment, mon interlocutrice pousse ses frites et sa pointe de tarte vers moi, m'adressant un léger signe que je pouvais me servir. J'hésites un peu, puis attrape quelques frites. Et voilà que je mange des frites de 1947. Allons, des frites restent des frites, comme tout et n'importe quoi, et à n'importe quelle époque.

J'allais me servir une autre portion de frites, lorsque je me rends compte du silence qu'il y a à la table. Je ressent alors un léger malaise. Ce n'est jamais toujours amusant de regarder quelqu'un manger, et même, de se faire regarder pendant qu'on mange. J'arrête mon mouvement dans les airs, abaisse mon bras et me redresse sur ma chaise. Je me sens observé, tout d'un coup.Mais heureusement, peut-être parce qu'elle ressentait également le malaise qui venait de s'installer, Margaret prend la parole. Elle a une question à me poser. Elle me demande tout d'abord mon accord et j'acquiesce d'un hochement de tête. Le moins que je puisse faire face à toute cette bonté qu'elle a eu à mon égard est de répondre à ses questions, quelles qu'elles soient. Elle m'indiqua que je n'étais pas dans l'obligation de lui répondre, si jamais je ne le souhaitais pas. Je m'attendais donc à des questions un peu plus personnelles sur ma personne. En effet, tout en grimaçant légèrement, elle me questionna sur mes parents, cherchant sans doute à savoir ce que je faisais seul dans la rue à mon âge. Comment en étais-je arrivé là... Comment est-ce que je pouvais bien décrire toute la situation? Il faut se le dire, annoncer que je viens du futur serait sans doute très étrange et compliqué à comprendre, non? Je peux très bien parler de mes parents. Ça a toujours été un sujet difficile à aborder lorsque j'étais plus jeune, mais j'ai vieillit, et bien que ça me fasse toujours un petit pincement au coeur, je suis capable d'en discuter sans finir en larmes, comme lorsque je n'étais encore qu'un jeune enfant. En effet, devenir orphelin à l'âge de six ans n'est jamais très facile. Perdre ses parents à n'importe quel âge n'est pas facile, en fait. Mais je ne pouvais pas me morfondre sur mon sort pendant toute ma vie, quitte à en devenir dépressif. Alors j'ai fini par accepter la dure réalité, et puis j'ai eu mon oncle et ma tante pour s'occuper de moi.

Mes parents ne sont plus là. Ils se sont fait tués lorsque j'avais six ans alors qu'ils travaillaient sous couverture pour le gouvernement. C'est mon oncle et ma tante qui m'ont accueilli ensuite.

Je me rends rapidement compte que ça n'explique pas mon état. Je n'ai pas songé à modifier un peu ma réalité pour l'adapter à cette époque. Et je ne veux pas que mon interlocutrice pense que ma tante m'a mise à la porte. Ça fait mauvaise impression, pour moi ou pour tante May. Comment expliquer la situation, maintenant. Vais-je devoir parler de la faille ? Je m'empresse d'abord de rectifier la situation; je ne me suis pas fait mettre à la porte.

Mais ne vous inquiétez pas ! Je ne me suis pas fait mettre dehors ! C'est, hum, plus compliqué...

Par réflexe et par nervosité, je passe rapidement une main dans mes cheveux et cherche mes mots. Par où commencer ? Comment aborder le sujet de la faille ? Je n'ai pas trop le choix, je crois, au stade où j'en suis. Juste avant de me lancer, je jette un regard vers le ciel, qui est d'un bleu limpide. Ça serait simple de me prendre pour un fou, avec ce que je vais raconter.

Est-ce que, hum, est-ce que vous avez remarqué des phénomènes étranges lors des derniers jours? Comme... comme une faille qui aurait pu être visible dans le ciel, ou n'importe quel phénomène étrange, en fait.

J'attends et je la regarde, pris au dépourvu. J'attends de voir sa réaction. va-t-elle me prendre pour un gamin complètement dérangé ?
 
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MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Lun 27 Fév - 23:09

« Un peu d'aide ?»
'CAUSE IT'S NOT ABOUT ME. IT'S NOT ABOUT WHO I WANT TO BE.
IT'S NOT ABOUT YOU. YOU KNOW THAT WE ARE BETTER OFF AS TWO.


Je savais que ma question avait fait mouche. J'avais toujours eu un don pour mettre les deux pieds dans le plat. Vraiment. C'était ce qui me rendait si bonne aussi dans mon métier. Aussi ironique cela pouvait être. Et puis de toute façon, il y avait toujours une bonne chance pour ce genre de questions trouvent une réponse plus intenses que celle que l'on aurait imaginé. Malgré la tension, je ne reculais pas et me contentais de calmement le regarder. Il me semblait important d'avoir une réponse à ma question. Cela me permettrait de savoir évidemment de quoi il en retournait mais surtout de pouvoir l'aider au mieux de mes capacités.  Je ne pouvais pas lui offrir un repas et le laisser retourner à la rue. Ce n'était pas moi. Cela ne me correspondait pas. Et puis, si jamais il ne voulait vraiment pas me répondre, je lui avais bien dit qu'il n'était pas obligé de le faire. J'étais curieuse et intéressée par son bien être, mais pas au point de lui faire du tord.  Face à son silence, je commençais à me faire à l'idée que c'était la seconde option qu'il allait choisir. Et je ne pouvais pas vraiment lui en valoir. Après tout, même si j'estimais ma question légitime, lui pouvait la trouver extrêmement déplacée. J'étais une inconnue pour lui et je comprenais qu'il n'ait point l'envie de me mettre dans la confidence. Certains disaient qu'il était plus facile de se confier à un parfait inconnu mais personnellement je n'avais jamais trouvé ça plus aisé. « Mes parents ne sont plus là. Ils se sont fait tués lorsque j'avais six ans alors qu'ils travaillaient sous couverture pour le gouvernement. C'est mon oncle et ma tante qui m'ont accueilli ensuite ». L'information me fit lever un sourcil de surprise. Ce n'était pas la réponse à laquelle je m'étais attendue. Mais elle était tout aussi sinistre. J'étais désolée d'apprendre qu'il avait perdu cette partie de lui à un si jeune âge. Nous avions tous besoin de nos parents. Les perdre ne devait pas être aisé. J'avais de la chance que les miens soient encore là malgré tout ce qu'ils avaient pu traverser. Je n'imaginais pas ma vie sans eux. Je les voyais rarement mais ils étaient là. C'était le plus important. Je savais que je pouvais me tourner vers eux dès que j'en avais besoin. Il avait sa tante et son oncle mais ce n'était pas pareil. Quelque part on restait toujours le petit enfant de nos parents. Qu'importe notre âge et notre parcours de vie. On restait tous une petite fille à papa et un petit fils à maman.

« Mais ne vous inquiétez pas ! Je ne me suis pas fait mettre dehors ! C'est, hum, plus compliqué... » repris t-il presque avec panique. Je lui souris pour lui montrer que je n'avais pas pensé ça. Pas encore u moins. J'étais persuadée que cela aurait été possible avec quelque minutes de plus. Il fallait bien voir en revue toutes les options.  Et puis la vie était toujours compliquée. Elle prenait toujours à un malin plaisir à vous monter au plus haut et à vous envoyer au plus bas. C'était ainsi qu'elle fonctionnait. Vous n'aviez pas votre mot à dire là dessus. C'était ainsi. « Est-ce que, hum, est-ce que vous avez remarqué des phénomènes étranges lors des derniers jours? Comme... comme une faille qui aurait pu être visible dans le ciel, ou n'importe quel phénomène étrange, en fait ». Je perds peu à peu mon sourire et me redresse contre le dossier de ma chaise de façon subtile mais pourtant perceptible. Sans rien dire, je le détaillais. Je cherchais à savoir si il me disait la vérité ou si il essayait juste de me soutirer des informations. Il n'avait pas semblé me connaître mais peut être que tout cela était faux. Il pouvait être n'importe qui à commencer par un espion. Et quel meilleur moyen de soutirer les vers du nez que de poser comme le pauvre petit garçon perdu.  Sourcils froncés, je cherchais à discerner le vrai du faux. Cependant, il y avait quelque chose dans son regard et dans sa posture qui me poussait à le croire. Il avait l'air sincère.  Mes dents vinrent attraper mes lèvres alors que je réfléchissais, éliminant les unes après les autres les options pour n'en retenir qu'une. «  Donc tu es l'un d'entre eux. Un voyageur du futur. J'en rencontré pas mal de tes … collègues. T'es le premier en revanche qui ne semble pas savoir qui je suis. Je dois avouer que ça a un côté rafraîchissant » soufflais je finalement en décroisant mes bras pour les poser sur la table. «  Hors de question que je te laisse te débrouiller tout seul » continuais je. Les adultes que j'avais rencontré détonait déjà assez. Hors de question que je laisse ce gamin faire de même.



THE FUTURE LOOKS GOOD
He said that you are, you are the future.He said that you are, you are the future. And the future looks good. The future looks good.


Dernière édition par Margaret Carter le Dim 12 Mar - 16:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Lun 6 Mar - 15:50

Un peu d'aide ?
Peter & Peggy
Something whispers in my ear and says that you are not alone. I am here with you. Though you're far away

Je vis son visage passer d'un air désolé, à un petit sourire rassurant, puis à la perte de ce sourire et à un air plus sérieux, tout à coup. Et cela se produit lorsque je mentionnais la faille. Elle décroisa ses bras et se redressa légèrement sur son dossier. Je déposais ma fourchette, un peu étonné et curieux. Alors, elle en savait sur le phénomène? Et elle semblait en savoir plus que les autres habitants de la ville. Ces derniers n'avaient qu'aperçu un type drôlement vêtu chuter dans le vide après être apparu de nul part, où d'une sorte de déchirure dans le ciel. Je ne sais pas comment se produisait ce phénomène, à vrai dire. Avec son air, sourcils froncés, il m'était difficile de déterminer si j'étais le premier garçon du futur qu'elle croisait et qu'elle tentait de m'analyser, ou alors si ce n'était pas la première fois qu'elle rencontrait quelqu'un venant du futur et qu'elle essayait de me cerner sur mes intentions. Après un moment de réflexion qui me parut durer une éternité, et m'avait mis légèrement mal à l'aise par la même occasion, elle brisa enfin le silence. Lorsqu'elle m'annonça qu'elle avait déjà rencontré quelques-uns de mes semblables, ce fut comme un énorme poids se retira de mes épaules. Mes craintes des derniers jours, que j'étais seul, coincé ici, et qu'il s'agissait de la vengeance de l'un de mes ennemis, venaient de disparaître. Je n'étais pas le seul. Voilà qui avait quelque chose de rassurant.

Elle sembla étonnée que je ne la connaisse pas, bien qu'elle m'avoua qu'elle trouvait ça rafraichissant. Je ne la connaissais pas. J'avais donc la confirmation que je n'étais pas nécessairement fou en trouvant que son nom me disait quelque chose, que je l'avais déjà entendu, ou lu, quelque part. Margaret Carter. Je ne savais plus dans quel cas ni quelle situation j'avais entendu ce nom, mais je l'avais déjà entendu. Elle semblait être importante à son époque, mais en quoi, je ne pouvais mettre le doigt dessus, pour l'instant.

En fait, hum, votre nom me dit vaguement quelque chose, mais je ne peux pas dire pourquoi.

Si je l'avais apprit à l'école, avec tous ces grands personnages dont on en apprenait les grandes découvertes et les grands faits, j'avais beau être un bon élève, me rappeler de tous ces noms et de tout ce qu'ils avaient fait pouvait être fastidieux. Les grands scientifiques, ça pouvait encore aller, mais après, l'histoire du monde avait connu tant et tant de grands noms. Je ne pouvais pas non plus me souvenir précisément de ce que chacun avait fait, non plus. Elle mentionna ensuite qu'elle refusait de me laisser me débrouiller seul ici. Encore un soulagement. Un peu d'aide ici allait me faire le plus grand bien.

Merci. Merci pour votre aide.


Puis une question me vint à l'esprit. Qui étaient ceux qu'elle avait déjà rencontré ? Il me restait un peu d'espoir quant au fait que certains me soient connu et, encore mieux, familiers. Voir un visage connu à cette époque était sans doute tout ce qui me manquait, désormais.

Qui sont les autres venant du futur que vous avez rencontrés ? Peut-être que j'en connais certains...

Je prend une part de cette tarte au citron meringué. Délicieuse. Et j'ai retrouvé un peu d'espoir, maintenant. Qui sait, peut-être a-t-elle rencontré Tony ? Ou serait-ce possible que tante May ait elle aussi été affectée par la faille ?

 
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MessageSujet: Re: Un peu d'aide ? [ ft. Peggy ]   Dim 12 Mar - 17:10

« Un peu d'aide ?»
'CAUSE IT'S NOT ABOUT ME. IT'S NOT ABOUT WHO I WANT TO BE.
IT'S NOT ABOUT YOU. YOU KNOW THAT WE ARE BETTER OFF AS TWO.


« En fait, hum, votre nom me dit vaguement quelque chose, mais je ne peux pas dire pourquoi ». Un petit rire amusé franchit ma bouche. Pour toute réponse, je haussais les épaules.  Si j'étais connu simplement des voyageurs du futur ayant travaillé pour le SHIELD, je n'allais pas lui offrir les informations permettant de m'identifier. Je vivais dans un monde faits de secrets. Je devais les garder, les chérir. Mon statut au sein de l'organisation était secret pour ma propre sécurité. Et pour celles des autres. J'avais bien trop de fois perdus des gens à cause de mon statut d'agent du SSR. Je ne voulais pas créer d'autres fantômes. Et surtout pas des fantômes aussi jeunes. Et puis, je ne pensais pas aussi importante que ça. Connaître Margaret Carter, citoyenne modèle était aussi bien que de connaître Peggy Carter, directrice du SHIELD. Parfois, c'était même mieux. « Merci. Merci pour votre aide ». «Je t'en prie Peter, ne me remercie pas » déclarais je avec un sourire. Je savais que beaucoup n'en auraient pas fait autant face à la même situation. Un fait que je ne pouvais que regretter. Je comprenais cependant les raisons qui poussaient les gens à fuir. J'en approuvais certaines. Cependant, je ne voulais pas être remercié juste pour être humaine. Si tout le monde l'était un peu plus, je ne pouvais m'empêcher de penser que l'on se porterait mieux. « Qui sont les autres venant du futur que vous avez rencontrés ? Peut-être que j'en connais certains ». Je l'étudiais un instant tout en réfléchissant à sa question. Que pouvais je lui dire, que devais je cacher ? C'était toujours assez difficile de faire la part des choses. Offrir une partie de la vérité pouvait s'avérer bénéfique ou être une idée des plus malheureuse. Savoir quoi offrir comme information était toujours la partie la plus difficile de mon boulot. Je devais peser le pour et le contre. Je devais imaginer tous les scénarios sans avoir forcément l’imagination nécessaire à cet exercice. Tout venait avec l'expérience certes. Mais l'expérience , on ne cessait jamais de l'acquérir. L'autre difficulté que je pouvais rencontrer était de savoir quand les questions étaient intéressées ou désintéressées. Dans son cas, elles étaient forcément intéressées vu qu'il venait du futur. Un fait que je croyais. Maintenant à savoir si sa curiosité était en bien ou un mal.  Je chassais bien vite la seconde option. Cela me paraissait improbable. « Un monsieur avec des flèches, ça te parle ? » lui demandais je sans prononcer le nom de mon tout premier voyageur du futur. Cela ne me semblait pas être nécessaire. La description devait se suffire à elle même. On ne devait pas croiser ce genre de personnes tous les jours. Du moins le pensais je. Je devais quand même m'avouer que jusque là mes connaissances sur le futur me laissaient perplexe. Le futur me semblait être très étrange. A cheval entre avancée technologique et revisite des temps anciens. Un drôle de mélange, si on me posait la question.

«  Ah te voilà ! J'ai trouvé la robe parfaite ! Oh bonjour. Je ne vous avez pas vu pardon. Je suis Angie ». Amusée, je secouais la tête alors que la jeune femme lui offrit un pu sourire hollywoodien. Elle était intenable. Mais heureusement qu'elle était là. Même si je râlais lorsqu'elle se mettait en tête de m'amener faire les magasins ou autre. Je ne pouvais que la remercier pour sa présence. Elle était une bouffée d'air frais dans mon quotidien trop souvent mouvementé. «  Cette part de tarte a l'air exquise ! » s'écria t-elle en se laissant tomber sur la banquette à mes côtes. «  Je pourrai en avoir une part s'il vous plaît » reprit elle en s'adressant à la serveuse tout en désignant le dessert. Cette dernière acquiesça avant de passer derrière le comptoir. Elle ne tarda pas à revenir avec le gâteau. J'en profitais pour lui demander l’addition et payer. Je coupais court aux  jérémiades d'Angie avec un simple signe de la main. Lui payer une part de tarte n'allait pas me ruiner. Je la laissais ronchonner dans son coin et adressais un sourire amusé et mutin à Peter. «  Tu as des affaires à récupérer en plus ce que tu as avec toi? J'ai une chambre de libre. Elle est à toi » lançais je au jeune homme. J'y réfléchissais depuis qu'il m'avait demandé où se trouvait l'auberge. A présent qu'il m'avait avoué venir du futur, le gardait près de moi me paraissait encore plus important. Pur sa sécurité comme celle des autres. «  Tu pourras faire la vaisselle pour la remercier, elle déteste ça » souffla Angie sur le ton de la confidence. Je lui lançais un regard outré avant de faire la moue. Elle avait de la chance que c'était vrai. J'en aurais été vexé dans le cas contraire. Malheureusement, au vu de la véracité de ses propos, difficile de lui en vouloir. Mais tout de même, c'était embarrassant.



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