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 These Foolish Things ~ Lucja & Howard

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Marvel Temporus
MessageSujet: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Jeu 5 Jan - 19:34


These Foolish Things
You came, you saw, you conquered me. When you did that to me ? I Knew somehow this had to be.


Elle frissonnait de ce froid mordant qui la prenait dans cette cellule tandis qu’elle continuait à fredonnait une berceuse de sa voix mélodieuse. Comme un canari en cage, elle ne faisait que chanter pour passer le temps. La notion du temps disparaissait peu à peu face à ces murs blancs. Des minutes ? Des secondes qui se succédaient d’une manière lente ? Des heures ? Des jours ? Des années ? Elle ne savait point le temps qui était passé depuis le jour de cette fameuse cave. En ces jours, elle savait que la Pologne, sa belle Pologne était à feu et à sang, qu’elle était détruite par ces hommes cruels et sordides. Elle ne fermait presque plus les yeux, derrière ses paupières, elle revoyait le sang, le feu et les coups de feu. Lucja n’avait point compris ce qui s’était passé, n’avait point compris les idéaux de ces hommes. Les polonais aimaient vivre, ils vivaient comme ils voulaient, ils ne faisaient d’histoires à personne. Ils essayaient de s’en sortir, de montrer au monde sa richesse et sa douceur de vivre malgré les hivers rudes. Maintenant, elle se retrouvait là, derrière des barreaux, dans une cellule beaucoup plus propre et aseptisé mais encore en cage. Peu à peu, Lucja avait perdu de sa voix. Ses chants chantant les louanges du pays de Mâar, la Pologne et sa richesse, rien. Plus rien, juste sa douce voix fredonnant dans sa cellule. Elle n’était plus qu’un oiseau qui piaillait pour ne plus s’ennuyer.  Le froid de la cellule venait lui tétaniser ses jambes, la lumière aveuglante des néons lui piquait les yeux.  Lucja ne faisait que chanter pour passer ce temps qui s’étirait comme jamais. Sa vie n’était plus un tumulte chantant, vivifiant de sa fraîcheur et de sa douceur, elle n’était plus qu’une goutte d’eau qui tapotait une feuille morte.  Un petit ruisseau qui ne bougeait plus, privé de sa liberté de s’écouler. Lucja voulait vivre, voulait s’ouvrir au monde. Sa Matka lui manquait ainsi que l’homme qu’elle avait aimé.  Une pensée morbide l’avait frappée à ce moment. Elle était seule. Seule dans ce monde cruel. Elle perdait tout. Peut-être qu’elle retrouvera sa vie lorsqu’elle aura trépassé dans le beau pays de Mâar. Elle avait perdu sa mère, son mari, le temps, sa vie tout entière. On l’avait prise, on l’avait déracinée sans se soucier de ce qu’elle avait pu ressentir. Aux yeux du monde, la belle chanteuse de cabaret était devenue un canari en cage,  un objet. Elle ne savait point ce que les Américains lui voulaient. Elle n’avait rien fait de mal que de chanter ce que les Nazis voulaient qu’elle chante.  Pourquoi la prenaient-ils pour une des leurs ? Pourquoi ne la croyaient-ils point lorsqu’elle leur disait qu’elle n’était qu’une victime dans cette histoire ?

Elle n’était plus rien qu’un souffle chantant. Ses cheveux d’un beau brun soyeux n’étaient plus que gras. Ses yeux bruns qui brillaient de malice et de douceur étaient ternes comme éteints, morts de toute vie. Elle était un souffle chantant épris d’une mélancolie et d’une tristesse sans fin.   Un cliquetis suivi d’une porte qui s’ouvrait d’une manière ferme la fit sortir de ses pensées morbides. Dans son esprit, elle revoyait des ombres tués des hommes , des femmes et des enfants sous prétexte qu’ils étaient différents d’eux. Elle avait vu des cadavres tomber à terre, incapable de se relever tant par les maladies et les blessures crées par leurs armes. La guerre prenait tout et ne rendait rien surtout à ceux qui rêvaient d’une liberté. La guerre leur avait tout pris, la liberté de vivre, de danser et de jouer. On leur avait pris leur rire. Un homme en costume étrange vint se poster devant elle, lui prenant les mains pour les menotter. Même sorti de sa cage, le canari avait les ailes liées derrière son dos, incapable de voler.


-Où vais-je ? Murmura-t-elle apeurée par l’air peu avenant de l’homme.


 Il la faisait passer dans des pièces, plus ou moins chauffées par des chauffages. Lucja aurait aimé en avoir un au moins dans sa cellule. Il faisait froid en cette période, sa tenue de prisonnière était assez légères. Ses cheveux bruns aux boucles défaits n’étaient plus brillants mais ternes sous la lumière moins aveuglantes des néons. Finalement, elle arrivait dans une salle très petite où seulement une table et deux chaises en bois. Une salle aux murs blancs mais chauffée.  Il lui retira les menottes et referma la porte derrière elle. Elle venait à se frotter les mains entre elles pour les réchauffer.  Lucja fixait le mur blanc en face d’elle. Il y avait rien d’autre à fixer. Elle ne leur dirait rien du tout. Elle ne leur ferait pas ce plaisir. Tout n’était qu’un mensonge à leurs yeux. Lucja attendit tout en fredonnant, la notion du temps avait disparu dans son esprit. Sa vie était rythmée par des murs blancs et une cage.  La porte s’ouvrit sur un homme en costume  3 pièces, un cigare à la main. Des cheveux d’un brun presque noir, une peau halée et des yeux marrons, une moustache et un sourire qu’elle trouvait espiègle. Il était beau, Lucja n’en doutait point qu’il laissait très peu de femmes indifférentes.  Il avait une lueur malicieuse dans ces yeux comme s’il s’enjouait de tout, du monde. Il était étrange, il semblait presque heureux de la voir, ou d’être là tout simplement. Qui était cet homme ? Il semblait différent de ceux qu’elle avait vu.  Il rentra et prit place, aspirant une bouffée de tabac avec son cigare avant d’expirée une fumée blanche à la saveur amère du tabac qui la fit quelque peu tousser. Lucja n’avait jamais fumé ainsi que son mari, ils préféraient l’alcool. Elle l’entendit prononcer un simple «  bonjour » de sa voix rauque et malicieuse. Elle ne lui répondit, le fixant de son regard éteint. Il pouvait passer des heures, des minutes, elle se fichait de cela. Sa vie était de toute manière détruite à jamais par les Hommes.
 
 

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MessageSujet: Re: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Dim 8 Jan - 23:23

These Foolish Things.Depuis l'ouverture du SHIELD il y a quelques mois, ma vie n'est plus vraiment la même. Avant je me concentrais à mon propre business et surtout à ma petite vie tranquille de milliardaire. Je continue toujours les fêtes, l'alcool, les femmes et les irrévérences envers les ronds de cuir du gouvernement qui guette comme des loups la moindre faiblesses que nous pourrions avoir Peggy et moi même, mais ce n'est plus pareil. Ils nous ont même affublé de ce Fury ! Ce type est un maniaque de l'ordre et de l'organisation ! Avec lui et Peggy j'ai intérêt à marcher au pas ! Finie l'alcool au bureau ! Finie les femmes à la cuisses faciles dont je pouvais profiter lorsque j'en avais envie. Moi Howard Stark je me retrouve entouré à présent de deux rabat-joie qui passent leur temps à m'empêcher de m'amuser au travail ! Bon remarquez ce n'est pas plus mal, car maintenant j'avance vraiment sur mes projets et vue le bordel qui nous ai tomber dessus il n'y a pas longtemps il vaut mieux que je ne sois pas distrait ! Croyez le ou non, mais des gens du futur ont débarqués à New-York ! J'ai toujours su que le voyage dans le temps était une chose possible. Nikola Tesla le pensait lui aussi. Cela prouve une fois de plus à quel point cet homme était un visionnaire !

Debout face à ma nouvelle invention, je m'éloigne à présent de quelques mètres histoire de ne pas être trop prêt quand mon rayon de la mort se mettra en marche ! Ce n'est pas prouvé, mais je pense que son rayonnement peut rendre stérile et moi je tiens à mes bourses ! Ce n'est pas que je veuille réellement d'enfant, mais si un jour cette idée folle venait à germer dans mon esprit, je voudrais bien être encore capable d'en avoir moi ! Me voilà en place derrière la vitre, je place mes lunettes sur mes yeux et c'est partie pour le show ! La lumière bleu du rayon brûle une à une les cibles. Tout ce passe à merveille, voilà une arme de plus à ajouter à l'arsenal du Shield !

Je me sens de bonne humeur enfin je me sentais de bonne humeur jusqu'à ce que mon regard croise celui de Fury qui se tient droit comme un I à la porte de mon labo ! Je soupire fortement en stoppant à contre cœur mon expérience puis je lui fait signe de rentrer. "Je suis en pleine expérience bougre d'idiot ! Puis je savoir ce que me vaut votre désagréable visite ?" Fury sourit en s'avançant vers moi. "Il y a une jeune prisonnière qu'il vous faudrait aller voir. Je le ferais bien moi même, mais je dois gérer une autre crise." Je plisse alors les yeux et les lèvres agacé par sa demande puis je lui lance : "Et moi j'ai l'air de faire quoi ? Jouer aux cartes ! Je travail moi aussi non d'un chien !" Pour toute réponse il me dit simplement d'une voix calme : "Elle vous attend en salle d’interrogatoire."  Je voudrais bien encore protester mais le sale cabot est déjà retourné dans sa niche !

Je bougonne tout en me dirigeant vers la salle d'interrogatoire. J'en ai assez ! Je dois faire son travail et mon travail ! Me voilà à présent devant la salle. Je jette alors un coup d’œil par la petite lucarne de la porte et j’aperçois alors la plus divine des créatures. Une jeune brune d'une beauté à couper le souffle. Un sourire apparaît alors sur mes lèvres. Finalement Fury n'est pas un si mauvais bougre que cela. Je sors un de mes cigare que j'allume, puis j'entre dans la salle et je salue poliment la jeune femme qui s'y trouve. "Bonjour." Ses yeux éteins se posent alors sur moi et  je comprend en cet instant ce que signifie les mots mourir à petit feu. Je m'approche de la jeune brune et je me présente. "Je suis Howard Stark et vous même ? Je m'excuse de mon ignorance, mais personne ne m'a mis aux faits de vôtre identité." Je lui souris de la manière la plus douce et courtoise que je le puisse en fixant dans ses yeux tristes mon regard noisette pétillant.  
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MessageSujet: Re: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Lun 23 Jan - 19:55


These Foolish Things
You came, you saw, you conquered me. When you did that to me ? I Knew somehow this had to be.
 


Howard Stark. Un nom étrangement familier pour elle. Au sein de sa prison blanche, elle en avait entendu parler de cet homme. Un bel homme qui prenait soin de lui. Lucja le voyait avec sa moustache dessinée et rasée de près, ses cheveux coiffés d'un air nonchalant, ses habits si classes et qui le rendaient élégants jusqu'à son parfum haut de gamme. Elle se sentait ridicule dans son uniforme informe et d'un gris clair terne, ses cheveux bruns aux boucles défaits gras par manque de soin. Ils ne brillaient plus sous la lumière, ils étaient ternes. Son visage pâle aux cernes violacés. Elle était décalée en rapport avec lui. Même dans la pauvreté où elle avait vécu, Lucja avait été élégante, elle adorait prendre soin d'elle mais maintenant, cela n'avait plus d'importance. Elle n'avait plus une matka ( mère) qui la grondait si celle-ci voyait à quel point sa fille commence à se laisser aller. Elle n'avait plus un homme qui lui dirait à quel point elle était belle dans cette tenue. Elle n'avait même plus de maison, de toit où elle pouvait trouver un réconfort. Une maison chaleureuse bien que modeste, elle n'avait plus cela, ravagée par les bombes et les nazis. Elle n'avait plus d'épaule où elle pouvait aveuglément se reposer. Lucja n'avait même plus de liberté, elle ne pouvait pas avancer dans la vie, se faire des amis, peut-être même retomber amoureuse d'un homme, elle ne pouvait pas avancer, de bouger, de faire son deuil car elle était là, figée, dans une cellule. Savaient-ils à quel point c'était cruel d'emprisonner les gens ainsi ? Savaient-ils à quel point cela pouvait gâcher une vie ? Savaient-ils combien de pensées suicidaires lui venaient en tête chaque jour ? Mais, Lucja tenait, quand elle se sentait laisser aller, elle repensait à sa mère, à l'homme qu'elle avait aimé, à son enfance dans la capitale lumineuse de la Pologne qui était maintenant ravagée par la cruauté et la stupidité humaine.  Elle devait tenir pour eux, elle avait survécu aux nazis, au diable, Lucja leur devait bien ça. Lucja ne comprenait pas pourquoi elle était là, ce que ces hommes voulaient. Ils la traitaient de menteuse, d'espionne. Elle n'était rien à part une jeune fille juive et polonaise qui avait une vie simple et qui voulait juste des enfants avant que sa vie lui soit injustement arrachée. Lucja était prisonnière ici, malgré elle. 

Elle perdait du temps. La notion du temps disparaissait peu à peu dans son esprit, ne laissant que l'amertume et le chagrin d'un deuil. Lucja était là alors qu'elle aurait dû essayer de rattraper le temps perdu, pleurer les êtres qu'elle avait perdu durant la guerre, durant l'heure sombre où Crackovie, ville si calme fut mise à feu et à sang. Les juifs ont été décimés. Crackovie, la ville martyre. La ville si belle et si magnifique sous une épaisse couche de neige fut vidée de ses habitants, le ciel avait pris une teinte rougeâtre. Elle était là, dans une cave, à attendre que la fin de la guerre se calme, parmi les malades, les hommes rendus fous par cette guerre. A ce moment-là, elle avait maudit le monde d'avoir pris à elle et à ses autres personnes, des êtres qui leurs étaient chers, leurs foyers. Elle avait maudit le diabe ( le diable) à la moustache rasée et celui qui parlait trop fort. Cet homme aux valeurs diaboliques avait tout pris à ces personnes qui n'avaient rien demandé. La Pologne était un pays tranquille où il faisait bon vivre malgré la pauvreté, elle n'avait rien demandé à personne. Elle s'était fait attaquer par l'URSS et l'Allemagne, par des deux côtés. La Pologne n'avait eu aucune chance. Elle aurait dû être en colère, elle aurait dû hurler au monde cette injustice mais à la place, elle était là, enchevêtrée, calme et sans vie. Se battre pour ça ne rimait à rien. La guerre était finie, tout le monde fêtait la victoire, chantait les louanges de ce De Gaulle, de Roosevelt, des Américains qui avaient aidé le monde grâce à leurs armes de pointe, on était soulagé pour la France, les Anglais mais pas pour la Pologne, oubliée dans toute cette histoire. 

Cet homme la regardait avec ce pétillement dans les yeux. Ce pétillement qu'elle avait eu dans son regard, il y a bien longtemps de cela. Avant la guerre, avant que le sang, et le feu avaient fait trembler les ruelles de Crackovie, Lucja avait ce genre de regard. Avant de voir la mort de sang-froid, la maladie et le chagrin qui serrait sans cesse son coeur brisé par une guerre qui lui avait tout pris et rien rendu. Ce pétillement qu'elle aimerait retrouver. Peut-être que ce regard perdu se retrouvera au Pays de Mâar avec les êtres qui lui étaient chers et qui l'attendaient. Quand elle sera là-bas, elle viendrait parler à sa matka et à son mari, ce qu'elle avait vu, et ils seraient heureux de voir que malgré leurs pertes, elle avait su se relever, elle avait su être forte et refaire sa vie. Là-bas, ils rattraperont ceux qu'ils ont perdu grâce à elle. Elle le regardait, parler ne servait à rien et même donner son nom lui semblait inutile. Elle était une menteuse selon eux. Ce pétillement la rendait nostalgique au plus haut point. Son regard était terne. Elle l'observait calmement. Elle voulait partir, leur hurler qu'elle voulait être libre, qu'elle voulait retrouver une vie qu'elle avait perdu le jour où cet homme avait fusillé sa famille. Howard était devant elle, mais elle le fixait sans le voir. Elle eut un soupire, prenant une grande inspiration tandis qu'elle gigotait sur sa chaise peu confortable. 


-Dzień Dobry, Panie Stark*, Déclara-t-elle dans un polonais parfait. 


Elle ne voulait pas lui parler en anglais, c'était compliqué pour elle de parler cette langue qu'elle avait dû apprendre avec un peu de mal. De plus, son accent n'était pas terrible. Elle l'avait dit d'une voix éteinte, calme, douce mais à la fois dure et résignée. Comme une dernière supplication avant de monter sur la potence. Lucja n'avait pas bien appris à parler l'anglais, elle savait le bidouiller, le chanter, le comprendre mais le parler était compliqué. 


-Je suis Lucja, répondit-elle en penchant la tête sur le côté après avoir analyser chacune des paroles de cet homme. 


Le même ton mais pas le même accent. Elle n'avait plus une voix mélodieuse mais rauque et disgracieuse dû à son accent. Lucja mettait du temps à comprendre, à capter ce qu'on lui disait en anglais. Elle espérait que cet homme la laissait tranquille. Elle avait de toute manière perdu espoir qu'elle soit libre un jour, ou qu'on la croit. Elle n'était plus qu'elle, une polonaise. Elle n'était plus que cette chanteuse condamnée à se taire. 


* Bonjour, monsieur Stark




 

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MessageSujet: Re: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Sam 4 Fév - 23:30

These Foolish Things.Dans un parfait polonais, la belle brune au regard vide me salue et moi je lui souris. Sa voix à l'accent chantant est aussi douce et délicate que les traits doux et fins de son visage. Je tiens toujours mon cigare en main, mais par politesse je décide de l'éteindre et de le remettre dans ma poche. Je prends ensuite place face à la jeune femme. J'essai de garder un visage et une attitude neutre, mais cela n'est pas facile face à cette jolie et triste jeune femme. Mais je ne dois pas me laisser avoir ! Si elle est ici c'est forcément qu'il y a une raison et d'après ce que je vois elle est soupçonnée d'être une espionne de l'HYDRA ! Je me suis déjà fait avoir par le passé par de jolies femmes et j'ai promis à Peggy que désormais je penserais avec mon cerveau et non les parties basses de mon anatomie ! Sa petite voix raisonne à nouveau et son prénom sort de ses lèvres presque comme le chant briser d'un petit oiseau. Lucja ! Un prénom chantant et agréable surtout prononcé par une si jolie demoiselle. "Je suis enchanté de vous connaitre Lucja. Je suppose qu'on vous a signifier les raisons de votre incarcération ?"

Je suis direct, peut être un peu trop, je la sens fragile, mais l'est elle vraiment où est ce un jeu ? Je ne veux pas paraître insensible, mais étant moi et vue ma perspicacité légendaire avec les femmes, mieux vaut garder certaines distances, même si c'est plutôt le contraire que je voudrais, je me dois d'être professionnel ! Du moins tant que je n'en sais pas d'avantage.

Un coup sur la porte retentit et raisonne de façon soudaine dans la salle d'interrogatoire. Mon regard se tourne alors vers la porte et j'invite la personne à entrer : "Oui entrez." La porte s'ouvre et ma secrétaire m'apporte un café que je n'ai absolument pas demander avec un mot. Je reconnais immédiatement l'écriture de Peggy et je le lis à présent avec appréhension. "Howard, n'oubliez pas ce dont nous avons parler, seul votre cerveau et votre corps ont droit à la parole dans cette pièce !" Au moins cela est clair, je n'ai pas le doit à l'erreur ! Mon attention retourne ensuite à jeune femme et je lui demande : "Vous désirez peut être vous même une tasse de café ou un thé peut être ? Nous sommes civilisé vous savez alors si vous en désirez un n'hésitez pas à demander." Je me sens bizarre. Quelques chose ne va pas à je n'arrive absolument pas à mettre le doigt dessus ! La jeune femme va devoir répondre à mes questions pour éclaircir tout cela...   
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MessageSujet: Re: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Sam 25 Fév - 17:11


These Foolish Things
You came, you saw, you conquered me. When you did that to me ? I Knew somehow this had to be.


Lucja pouvait entendre sa mère lui murmurer des mots doux en polonais. Elle avait parcouru tant de chemins sans l'avoir vu. Elle avait vécu tant de choses. Et elle était là, assise en face d'un homme soigné et beau. Il lui parlait d'une manière douce qui se voulait convaincante. Lucja n'était pas dupe. Il était comme eux. Il pensait que le monde pouvait l'appartenir avec un sourire. Que ce monde soit à ses pieds.  Lucja était là, le regard perdu dans le vide, dans ce passé. Un passé où elle avait été heureuse. Avant que cet homme débarque avec l'envie de dominer le monde, elle avait une vie, un mari, une mère. Lucja avait tout pour construire une vie. Elle était à deux doigts d'avoir un enfant à son tour. Elle aurait aimé être une mère, une matka. Le destin en avait voulu autrement. Elle était maintenant devenue prisonnières des américains libérales, de ces hommes qui voulaient apporter la paix dans le monde. Ces hommes qui clamaient haut et fort que la liberté était la plus belle chose. Ils voulaient un monde en paix. Une paix que Lucja ne goûtait pas. Elle avait vu tant d'horreurs, tant de cruautés. Elle avait fait partie des victimes, de ceux que l'homme à la moustache exterminaient comme un dératiseur faisait avec les rats. Elle ne faisait pas partie des méchants, ni des héros, elle faisait partie des personnes qui avaient une vie paisible avant que la guerre soit déclarée. Elle voulait juste vivre sa vie, chanter les louanges de sa Pologne natale mais on lui avait volé ça. Les hommes lui avaient volé la joie de vie, l'envie de danser et de chanter les louanges. Elle faisait partie des victimes mais elle avait été soupçonnée d'être de ces hommes. 

Oui,  elle connaissait les raisons mais elle ne les comprenait pas. Cette organisation l'avait trouvé errant dans les couloirs des méchants hommes, de ses demony (diables) qui avaient abusé de son talent. Elle voulait partir, visiter ce monde, être en paix avec elle-même. Mais ces hommes, ces autres demony l'avaient emprisonnée.  Selon eux, elle n'était pas une victime mais elle faisait partie des demony.  La belle jeune femme n'était plus que l'ombre d'elle-même. Son chemin était chaotique, détruit par la cruauté humaine, ravagé par une guerre qui n'aurait jamais dû lieu. Elle était là, salie, encrassée tandis que l'homme devant elle, se tenait là avec un sourire et une élégance sans égale. Cette réflexion lui tira un rictus amer.  

Howard Stark, un grand homme selon les américains mais pour l'instant aux yeux de Lucja, il n'était guère grand. Il n'était pas grand à ses yeux, il était comme ces hommes, ces demony qui avaient ravagé sa vie, détruit sa vie. Elle était une chanteuse, un oiseau chantant les louanges des cieux mais maintenant, elle n'était qu'un oiseau en cage. 

 - Oui, je sais pourquoi je suis ici mais je ne comprends pas pourquoi, répondit-elle dans un murmure, sa voix chantante en polonais semblait désordonné en anglais.

 Son accent se faisait clairement sentir dans ce genre de cas. Elle savait que cela ne jouait pas en sa faveurs. Au moment, où Howard prononça le mot civilisation avec son café fumant qui donnait envie à Lucja, celle-ci fit un bruit désapprobateur rempli de dédain. Civilisés ? L'étaient-ils vraiment ? Elle était enchaînée, tandis que lui courrait librement. Elle connaissait cette méthode qui consiste à l'amadouer avec une gentillesse.

- Vous vous croyez civilisé ? Je suis emprisonnée ici, et traiter comme une criminelle, je vis dans une cellule minuscule tandis que vous persistez à m'insulter en disant que je suis l'un deux et vous me dîtes qu'on est civilisé. Ainsi, Pan ( monsieur), on n'a pas la même définition du mot civilisé, murmura-t-elle d'un ton mauvais. Vous m'enfermez dans une prison alors que je n'ai rien avoir avec ce diabel. Ais-je l'air d'être comme lui ? Demanda-t-elle d'un ton suppliant.


Lucja le fixait d'un air interrogateur. Elle avait été sincère sur tout le long mais personne ne la croyait, tout le monde la jugeait, la traitait de menteuse. Lucja le regardait  avec ce regard terne qui dépérissait. Elle était loin, la petite jeune femme polonaise. Il ne restait que son ombre. 

 

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MessageSujet: Re: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Jeu 9 Mar - 20:02

These Foolish Things.Je sais bien ce que m'a dit Peggy ! Et je le sais d'autant plus que je le lis écris là sur la petite note qui m'a été remise. Je soupire. La tasse de café fumante face à moi me serre de prétexte pour éviter le regard triste de la jeune femme qui me perturbe ! Je la prend d'une main puis je souffle dessus tout en chiffonnant de mon autre main la note rédiger par Peggy en l'envoyant ensuite au sol. Je porte ensuite la tasse à mes lèvres et j'en avale à présent une grande gorgée. Le café est exactement comme je l'aime, chaud, corsé, noir et sans sucre ! Le voix de la jeune Lucja retentit à nouveau. Son accent chantant parvint à nouveau à mes oreilles. Mes yeux couleurs noisettes reviennent alors instantanément vers celle qui me fait face. Elle me dit savoir pourquoi elle se trouve ici, mais ne pas réellement comprendre la raison de son emprisonnement. Elle me demande si je me pense civilisé de l'enfermer ici comme un animal alors que selon elle, elle est innocente. En même temps, les criminels disent tous cela, si on les écouterait tous, le monde deviendrait très vite un chaos innommable ! 

Je me racle la gorge en refermant le dossier sur la jeune femme qui me fait face. Ma langue passe sur mes lèvres sèches pour les humidifiers un peu avant de reprendre la parole d'une voix calme : "Mademoiselle Bronyslawa, je voudrais bien croire en votre sincérité, mais vous savez, des gens qui se prétendent innocent et victime d'une injustice, il y en a dans toutes les prisons du monde ! Pour que je vous crois, racontez moi votre histoire. Pourquoi étiez vous avec les hommes d'HYDRA ? J'imagine qu'on a dû vous poser la question tant de fois entre ses murs, mais je vous promet que moi je prendrais véritablement votre version en compte sans vous juger. Les apparences sont peut être contre vous, expliquez moi. Je ne demande qu'à comprendre." J'imagine qu'elle me prend pour un monstre sans nom ! Je vois ses traits tirés, ses petites mains fines et fragiles abîmés par l'humidité de la prison du SHIELD et cela me peine. Je ne suis pas comme Fury ou même Peggy, moi je ne suis pas formé à supporté la souffrance des gens. Je suis un scientifique, un homme de science qui oeuvre à créer un monde meilleur avec ses inventions. Je suis un créateur, pas un destructeur ! Mais j'ai pris des engagements en montant le SHIELD avec Peggy et en tant que directeur du SHIELD, je me dois de rester ferme ! Si je juge son histoire véritable, j'irais moi même en faire part à Peggy, dans le cas contraire, je ferais tomber la sanction comme ma fonction exige que je le fasse. Je vais donc écouter son histoire, vérifier les faits et ensuite je prendrais ma décision avec toutes les cartes en mains.

La porte de la salle d'interrogatoire s'ouvre à nouveau. Ma secrétaire pose une tasse chaude face à la prisonnière, puis elle sort. "Tenez, buvez ça vous fera du bien puis racontez moi tout. Prenez votre temps je ne suis pas pressé."
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MessageSujet: Re: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Jeu 27 Avr - 16:05


These Foolish Things
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 Sa vie avait été si belle autrefois. Elle avait eu une vie si prometteuse. Elle était pleine d'espoir et de paix. Elle était mariée à l'homme qu'elle avait aimé, sa mère était encore en pleine forme malgré la rudesse de leur vie. Malgré la pauvreté, tout s'annonçait pour le mieux. Finalement ses chants mélodieux ressemblant quelque peu à ceux des oiseaux commençaient à se faire connaître. Oui, elle avait été prometteuse mais l'ombre de la guerre avait tout balayé d'un trait. Tout le monde déplorait la Petite et Belle France mais tout le monde oubliait la Pauvre et Belle Pologne. La Pologne, un pays au grand coeur, où on mangeait des Plastki et de la Zurek. La pauvre Pologne qui s'était retrouvé décimé à cause des Allemands et de l'URSS qui avaient formaté une alliance pour la décimer. Les Polonais n'avaient rien demandé, ils vivaient leur vie au gré de la Vistule qui gèle ou qui brille sous le soleil éclatant. Ils n'avaient rien demandé mais Cracovie s'était fait massacré comme jamais. Elle se souvint du sang, du feu, des personnes malades dans la cave, de l'odeur horrible qui s'en dégageait. Cet homme n'avait pas vu et entendu les pleurs des personnes dans la cave. Ils se cachaient pour rester en vie. Eux, les juifs massacrés par un peuple qui s'aveuglait. Eux, les pauvres personnes prises dans cette guerre. Elle regardait l'homme boire son café devant elle, cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas bu autre chose que de l'eau.  Lucja n'avait rien contre les américains, n'avait rien contre eux mais en ce moment, elle ne les voyait que comme des hommes prétentieux et imbus d'eux-même. Après tout, ils avaient brisé les chaînes d'Hydra pour lui remettre des chaînes. Elle avait pensé en les voyant arriver, qu'elle aurait au moins sa liberté, grand mal lui a pris. Néanmoins, leur prison était meilleure que celle d'Hydra, au moins, elle n'était pas humide et sombre. Elle ne voulait même plus se regarder dans le miroir. Elle eut une grimace. Les gens l'avaient jugé avant même qu'elle eut à dire un mot en anglais. Elle était innocente. Elle voulait juste chanter, rendre hommage à sa mère et son mari. 


-Vraiment, Pani Stark ? Combien de fois les enquêteurs m'ont dit cela ? Et pourquoi vous ferais-je confiance, vous les américains ? Demanda Lucja d'un ton méfiant. 


Elle savait qu'elle n'était pas en position de force et que derrière la vitre noire, les gens l'observaient, l'autre enquêtrice du nom de Peggy Carter se trouvait là. Pourquoi s'acharnait-on sur elle ? Elle voulait qu'on la laisse tranquille.


-Si je vous raconte, mon histoire, vous me laisserez partir ? Demanda-t-elle d'une manière rhétorique.


De toute façon, elle n'avait rien à cacher, elle avait juste été là en prisonnière et pour satisfaire les appétits monstrueux de ces hommes. 


-Je suis Lucja Elzebetia Bronyslawa, je suis née le 2 Février 1924 à Cracovie en Pologne. J'étais mariée, tout allait bien entre nous, on était tous les deux juifs mais la guerre a éclaté, et ma mère ainsi que mon mari ont péri comme la plupart des juifs à cause de Drani* et moi qui était chanteuse, j'ai dû me cacher avec des survivants juifs dans la cave, on était entassé et des gens étaient malades ou blessés. Mais ce n'était que le commencement de la guerre.  Hydra nous a eus malgré toutes les peines qu'on avait à se cacher.  Enfin, on croyait pas que c'était Hydra mais les nazis. Ils nous ont pris et nous ont ramené en Allemagne, à pieds et dès qu'une personne fragilisée tombait par terre, ils lui mettaient une balle dans la..hum...tête, c'est ça ? Raconta-t-elle avant de montrer sa tête. Je suis désolée, je parle pas très bien votre langue, j'essaye, ajouta-t-elle avant de poursuivre dans sa voix sincère et chevrotante. 


Lucja tremblait et ses yeux semblaient voir des fantômes du passé se mouvoir. Ses mains tremblaient tandis qu'une personne vint lui donner un café pour la réchauffer. Elle baissa la tête dans le gobelet où le liquide noir bougeait. Elle devait continuer, elle prit le café pour se réchauffer les mains, celui-ci tremblait. Elle le portait à ses lèvres pour boire à petites gouttes. Elle n'avait jamais goûté au café mais c'était délicieux. 


-Ils m'ont enfermée, ils ont abusé de moi,  ma...tête et mon..corps, raconta tout en tremblant Lucja chevrotante. Ils me forçaient à chanter de l'Allemand ou de l'Anglais, je suis innocente, moi, je veux juste vivre ma vie, sanglota Lucja. 


Elle tremblait tout en fixant le café, ses larmes coulant silencieusement sur ses joues irritées par la fraîcheur de sa cellule. 


-Je suis innocente, répéta-t-elle sincèrement. 


Les larmes coulèrent mais avaient fini par se tarir, son café semblait maintenant bien plus amer et tout lui semblait fade. Elle voulait vraiment partir d'ici fuir. 

drani* : ces enfoirés 


 

©S a n i e




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MessageSujet: Re: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Sam 13 Mai - 20:40

These Foolish Things.Elle grimace. J'ignore si ce sont mes mots ou si c'est le café du SHIELD qui lui fait cet effet. Puis elle me lance qu'elle n'a aucune raison de me faire confiance ni à moi, ni aux Américains d'ailleurs. Je soupire. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que cet interrogatoire va être long et difficile. Elle semble remontée contre le SHIELD et en même temps, je le serais surement autant qu'elle si je devais supporter les prisons et la bouffe infâme de SHIELD ! Et là alors que je ne m'y attendais pas, elle se décide enfin à me raconter son histoire. Je l'écoute avec attention en pesant chacun de ses mots. J'ignore sincèrement si tout ce qu'elle me dit est vrai ou si c'est juste de vulgaires mensonges, mais en tout cas une chose est sur, c'est que si elle ment, c'est surement la meilleure comédienne que je n'ai jamais rencontré de toute ma vie ! Tout y est, l'intonation, les traits de son visages qui passent à la perfection d'une émotions à l'autres et bien sur l'histoire rocambolesque digne d'une pièce de Shakespeare. J'ignore si c'est son visage de petite poupée fatiguée ou son accent chantant, mais moi je la crois ! Certains diront surement que je suis naïf et qu'une fois de plus une jolie femme se jouera de moi, mais je ne pense pas que l'ont puisse jouer la comédie aussi bien que cela surtout durant autant de temps. Si vraiment elle est une victime d'HYDRA et des Allemands et que nous l'ayons nous aussi enfermé et traité comme une criminelle, cela ferait également de nous des monstres et des complices de sa misère et je trouve pour ma part cette idée insupportable !

Elle pleure à présent et ça me touche. J'imagine que Peggy et les autres doivent tout observer derrière la vitre sans teint. Peut être que eux aussi la crois ? Je l'ignore et d'ailleurs cela m'est égale ! Moi je la crois et c'est tout ce qui importe ! Je suis sur qu'elle ne ment pas et je n'ai pas envie de faire continuer son calvaire encore plus qu'il n'a déjà durer ! Je soupire en passant ma langue sur mes lèvres sèche, puis je me lève et je sors sans dire un seul mot de plus à Lucja en face de moi.

***Quelques minutes plus tard***

Me voilà de retour en salle d'interrogatoire. Je fixe la jeune Lucja qui tremble face à moi comme une feuille puis je lui dis d'une voix calme et posée : "Je vous crois Lucja et Peggy Carter également. Vous n'allez pas être libre tout de suite, nous devons d'abord vérifier toutes votre histoire ou du moins certaines parties. Mais je vous promet que si tout coïncide, vous serez libre de mener la vie que vous aurez choisie à New-York ou ailleurs aux Etats Unies où même dans le monde. Pour l'heure vous allez être assigné en liberté surveillée dans une des propriétés du SHIELD. Vous serez suivie 24/24 par un agent du SHIELD et au moindre écart de votre part, je vous promet que la prison actuelle dans laquelle vous êtes vous semblera être une suite de Luxe du César Palace ! Me suis je montré assez clair ?" Je la fixe d'un regard dur attendant qu'elle réalise ce que je viens de lui dire et qu'elle me réponde.

   
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MessageSujet: Re: These Foolish Things ~ Lucja & Howard   Mer 17 Mai - 18:57


These Foolish Things
You came, you saw, you conquered me. When you did that to me ? I Knew somehow this had to be.


  Lucja pleurait à chaude larmes, les larmes coulaient sans qu'elle puisse les arrêter. Elle vint à cacher sa tête dans ses mains devenues sèches par cette vie faite de chaînes et de privations. Elle ne rêvait que d'une vie normale avec un homme qui saurait l'aimer. Elle tenait bon malgré les abus physiques et psychologiques que les agents de l'Hydra lui avaient fait. Elle tenait bon pour les gens qui étaient morts dans cette traversée. Elle tenait bon pour sa matka ( mère ) et pour l'homme qu'elle aimait. Ils étaient tous deux morts, il ne restait qu'elle mais un jour, elle les retrouverait au beau pays de Mâar, là où toutes les choses, toutes les personnes que les gens avaient perdu, se retrouvaient. Elle avait perdu du temps, des enfants qui auraient dû naître de cette union. Elle avait tout perdu jusqu'à même sa liberté. Alors qu'elle se proclamait innocente,Lucja se faisait emprisonné dans une prison en étant soupçonné d'être une de ses personnes qui avaient abusé d'elle et de ses talents. Elle pleurait encore. Elle pleurait sa vie, ses souvenirs où elle dansait dans les ruelles d'une Cracovie rayonnante de beauté et vie. Elle se souvenait des rires, des yeux malicieux et des belles balades que son mari et elle faisaient le long du fleuve. De ses hivers rudes. Elle pleurait cette vie belle malgré la pauvreté, cette vie magnifique et prometteuse faite de rire et de joie, de paix. Elle pleurait cette Cracovie car maintenant elle était détruite, à feu et à sang. Les quartiers où les juifs sortaient pour danser et rire tout en dansant dans un tourbillon euphorique. L'odeur du pain et des platski de sa mère. Soudain, la chaise en face d'elle racla le sol et elle releva la tête vers cet homme, ses yeux brillants par les larmes qui avaient jailli d'eux. 


Elle le regardait tout en tremblant face à l'horreur de ses souvenirs partir de la salle d'interrogatoire. Elle avait compris. Elle n'allait pas partir de cet endroit, Lucja resterait ici pour toujours. Elle but son café noir avec une grimace tant elle était peu habituée au café mais c'était la seule chose auquel elle pouvait se rattacher. Il était parti sans un mot, encore un menteur, encore un qui avait abusé d'elle et de sa naïveté. Encore un qui la croyait pour quelqu'un d'Hydra. Des monstres, tout comme eux. Ils allaient l'emprisonner à vie. Elle réalisa que se donner la mort serait un plus doux châtiment si son jugement était la prison. Elle ne voulait pas terminer ainsi. 


La porte s'ouvrit laissant entrer ce Howard Stark qui avait réussi à la faire parler de son passé. Elle voulait savoir si elle était libre. Son regard se plantait dans le siens, brillant d'un infime espoir de pouvoir sortir et de revoir le soleil un jour sans cette lumière artificielle. Sa voix se fit entendre, elle était plus dure, plus autoritaire que lorsqu'il lui parlait. Lucja l'écoutait sans le comprendre. Comment pouvaient-ils avoir encore des doutes sur elle, cela faisait deux ans, qu'elle était enfermée, deux ans qu'elle leur expliquait la même histoire. Elle secouait doucement la tête. 


-Je hum, oui, je crois, désolée mais je comprends pas bien votre langue. Je suis libre mais en surveillance ? C'est ça ? Je ne veux plus retourner en Europe, là-bas, il y a que de la désolation et la guerre, ma maison est en cendre, je veux une nouvelle vie loin de la Pologne, de mes souvenirs, s'enquit-elle dans un murmure audible. 


Elle le regardait sans comprendre, perdue. Etait-elle libre ? Etait-ce la fin de sa misère ? Lucja l'espérait vraiment. 


-Je veux juste chanter, Panie Stark, déclara-t-elle en le regardant. 


Elle lui offrit un timide sourire, timide mais un vrai sourire pour une fois sincère envers quelqu'un depuis qu'elle avait perdu sa famille, il y a 4 ans de cela. 
 

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