Partagez | .
 

 Destination Morgue (Erik Lehnsherr)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage


☆Paroles Échangées : 372
☆Age : 29
☆Localisation : New York


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Destination Morgue (Erik Lehnsherr)   Mer 8 Fév - 19:46

Dugan observa le môme avec une réelle affliction. Évidemment il ne pouvait pas concevoir ce qu'avait vécu Lehnsherr dans les camps car lui même n'avait jamais été captif là-bas (même s'il en avait eut un avant goût en assistant à la libération du camp de concentration de Dora-Mittelbau). En revanche lorsqu'il lui avoua avoir fui l'Europe car il n'y avait plus rien pour lui là-bas, qu'il avait vu dans l'Amérique une terre de renouveau, Timothy ne pu s'empêcher de penser à son père. Daddy Dugan avait 14 ans lorsque dans Belfast avait éclaté les émeutes, il avait vu son frère se faire abattre par les Black-and-tans. Une balle britannique lui avait fauché le visage. Daddy Dugan avait du se cacher dans une poubelle. Un Black-and-tans l'en avait sortit et lui avait cinglé le dos. Ça avait fait souffrir son père aux reins pendant toute sa vie à chaque fois qu'il se baissait. Son père avait récidivé. Il devait sa survie à une cache dans un presbytère. L'évêque Timothy Coughlin lui avait ébouriffé les cheveux. Plus tard les Black-and-tans avaient mit l'évêque devant un peloton d’exécution. Ils lui avaient épinglé une cible sur la poitrine. Daddy Dugan avait fuit aux USA. Il avait vu la statue de la liberté en arrivant. Il s'était installé parmi les autres irlandais à Boston. Daddy Dugan s'était juré que s'il avait un fils il l’appellerait Timothy. Pour ça que Dum Dum avait reçu ce prénom. Pour ça que son père aimait à lui ébouriffer les cheveux, comme l'évêque autrefois.

« Mon vieux aussi avait fuit l'Europe parce que les siens avaient été persécutés. Je suis la preuve vivante qu'il a pu trouver une autre vie et perpétuer une famille : la sienne. S'il y est arrivé dans ce pays, tu y arriveras aussi petit. Pour ce qui est de ton implication dans le SHIELD, je n'en doute pas, mais je ne sais pas si ça t’apportera ce que tu veux. A Boston j'avais connu un flic dont le père battait sa mère devant lui quand il était gosse. Une fois adulte, il avait rejoint les forces de l'ordre. Il s'en démangeait une sévère pour les mecs qui battaient leur femme. A les alpaguer à coup de matraque. Il s'était trouvé ses têtes de turc. Il en a dérouillé des batteurs d'épouse. Mais ça n'a jamais mit à mort ses cauchemars si tu vois où je veux en venir. »

Dugan ébouriffa les cheveux de Lehnsherr avec affection.

« Et maintenant reprenons l'investigation. L'abruti de crâne pointue m'a refilé un nom. On finira par faire sa fête au Follet, parole d'irlandais. »

…………………………

La soirée commençait à tomber lorsqu'ils arrivèrent face à la maison de Coleman Healy le « roi de la haine » comme l'avait surnommé le type du Ku Klux Klan. Dugan coupa le moteur de son karma sa voiture et zieuta l'immense baraque. Là dehors dans le jardin plein de mauvaises herbes : des bidons de colle à maquette.

« Par toutes les femmes du harem d'Howard Stark ! Regarde un peu ça fils, on tient notre salopard. Y'a que le Feu Follet Fou pour stocker autant de colle chez lui. »

Aucune voiture garée devant. Ça voulait dire que le proprio des lieux n'était pas là. Mais Dugan ne se sentait plus. Il gicla du cadavre de la voiture comme un diable de sa boîte en dégainant son 38 à canon court. Il prit appuie sur la palissade, sauta par dessus et atterrit brutalement. Il contourna la maison, préférant pénétrer par la porte de derrière. Il courut jusqu'à la véranda. Il donna un violent coup de pied dans la porte. Il se croyait déjà de retour sur le front occidental en 1944. Sur les murs, des drapeaux ornés de la croix gammée. Sur les rayonnages, des photos encadrées : Hitler en chemise brune, Hitler en pantalon court bavarois. Mein Kampf sur les étagères. L'ouvrage du Fuhrer en anglais et en allemand. Des volume reliés toile dont le dos ne comportant aucune inscription. Dugan en prit un et le feuilleta, il n'y vit que des photos : des hommes décharnés en pyjama rayés. Des soldats allemands qui tiennent des têtes tranchées. Des cochons qui fourragent dans un tas de cadavres. Il s'empressa de refermer le bouquin et dit à Lehnsherr :

« Notre client en tien une bien sévère. A nous de jouer. On va faire une Blitzkrieg sur sa maison à cet empaffé. Il nous faut plus de preuves. »

Au travail.

Dugan fouilla une armoire. Il trouva des babioles à l'effigie d'Hirohito et des jetons de poker ornés d'une croix gammée en relief. Il tira, il poussa, il forca, il secoua et fit vibrer tous les tiroirs de la maison. Il trouva d'épaisses liasses de reichmarks. Il trouva des Lugers d'époque. Il renversa un buste d'Hitler. Par inadvertance il bouscula un phonographe. Un opéra de Tannhäuser prit son envol. Dugan surprit par la musique s'empressa de foutre un coup de pied. Tannhäuser s'effondra et mourut. Pour faire bon poids il défonça un phono Victrola à côté. Le Feu Follet fou aimait beaucoup Wagner. Une intuition : Coleman Healy n'est pas son vrai nom. C'est un Allemand qui a prit un pseudonyme. Dugan renversa un cadre : une croix de fer de la légion Thunderbolt. Le Follet aimait bien le Bund américano-germanique d'avant-guerre. Nouvelle intuition de Dum Dum : c'est à cause de ça qu'il a préféré venir aux USA plutôt que de se planquer en Argentine comme les autres. Dugan fouilla d'autres étagères. Des Mein Kampf encore. Dugan passa sa main derrière le pensum de Herr Hitler. Il saisit un nouveau classeur de toile. Que des photos de chat dedans. Il continua d'avancer dans les nombreuses pièces. Impressionnante la baraque. Là, un bureau tapissé de vitrines contenant des armes, et des sous-verres protégeant des drapeaux de guerre. Le drapeau du soleil levant était maculé de sang. Le drapeau de la Waffen SS était criblé d'impacts de balles. Toutes les pièces sans exception étaient décorés de toiles inspirées par la haine. Que des peintures à l'huile détournée de façon macabre. Les grands maîtres revisités : un lynchage à la Van Gogh. Des scènes de chambres à gaz façon Rembrandt. Matisse qui commet des atrocités au Congo. Paul Klee qui grille Elijah Mohamed au feu de bois. Man Ray qui a peint Churchill mort sur une table d'autopsie. Picasso qui a représenté Eleanor Roosevelt en position obscène. Des Juifs avec des cornes de diables par Frederic Remington. Grant Wood qui a peint Franklin Delano Roosevelt éventré et eviscéré. En bas du tableau était annoté  « Franklin Déloyal Rosenfeld ».

Dugan évita des chats et des bacs plein de litière. Des photos du général Patton prisent à la morgue étaient collées aux murs. En plein milieu de la résidence, Dugan trouva un patio. Un endroit remplie de statues. Il y avait un Christ grandeur nature aKKoutré en Klansman. Un chat était perché au sommet de celle de Mussolini. Dugan éternua, c'est que toute cette foutue maison empestait la pisse de chat. Il trouva enfin le bureau de Coleman Healy.

Prend ton temps là.

Au travail. Des étagères remplies de dossiers. Des registres médicaux sur l'eugénisme. Des trousseaux de clés pendus à des crochets. Une photo au mur dans un cadre : Coleman Healy habillé en costard, en compagnie de Lawrence Welk. Voilà la tête du Feu Follet Fou. Un autre cadre, une autre photo : Coleman Healy en uniforme SS à côté d'Himmler. Une dernière photo dans un cadre : le même Coleman Healy, mais en blouse de médecins, entouré par 5 mômes qui avaient entre 13 et 16 ans à vue de nez. Que des adolescents aux joues creuses, visages dévorés par la faim, visage anonymes, yeux baissés. Tous en pyjama rayés. Une étoile jaune sur chaque veston. Coleman était souriant. Il avait griffonné sous sa personne : Reinhardt Von Kriebel. Voilà donc son vrai nom avant qu'il ne fuit aux USA. Il avait griffonné aussi des noms sous chacun des 5 juifs à ses côtés : 1) Lossow Einsenbeck 2) Doth Rothstein 3) David Jurgen 4) Max Einsenhardt 5) Salomon Bleichert.

Dugan fouina et secoua un classeur au dessus du bureau, il en fit tomber diverses fiches annotés avec soin et tapé à la machine à écrire façon rapport secret. Tous les comptes rendues portaient en encart les noms des 5 juifs sur la photo du genre : le sujet Rothstein, ou bien le sujet Einsenhardt, ou encore le sujet Jurgen. Mais tout était écrit en Allemand alors Dugan s'en détourna sans plus de cérémonies pour aller fouiner ailleurs.

..............................

Rapport de l'institut des races du Reich. Compulsé le 6/09/1944. Médecin opérationnel : Reinhardt Von Kriebel. Destiné à : section d'expérimentation médicale de la SS. Marqué : copie interdite. Marqué : pour accéder aux annexes, autorisation de l'Oberstampfürher requise. Marqué : A conserver pour le prochain congrès d'eugénisme.

Concerne : EINSENHARDT MAX. Né le 4/11/1926.

Rappel : le sujet EINSENHARDT a été choisit avec 4 autres sonderkommandos au hasard dans le cadre de l'expérience (les sonderkommandos sont sensés être plus robustes mentalement et physiquement que les autres détenus, pour ça que mon choix s'est porté sur eux). Suite aux échecs des expérimentations de l'hypothermie sur sujet humain de race juive dans le camp de Treblinka, le Dr Mengele m'a amicalement signalé que les sujets sont plus dociles et motivés s'ils ignorent qu'ils sont destinés à l'expérimentation médicale SS. Donc dans le cadre de cette expérience, les 5 sujets n'ont pas été informés. Ils ignorent leur statut de cobayes. Ils ont reçu des injections en pensant qu'on les vaccinaient contre le typhus puis le choléra. On leur a fait croire qu'on leur faisait ces injections à des fins utilitaires,afin qu'ils ne succombent pas aux pandémies que les sonderkommandos contractent d'habitude à force de côtoyer des cadavres. Le sujet EINSENHARDT n'a donc pas eut connaissance du protocole d'expérimentation sur sa personne.

3 mai 1944 : première injection du composé Ammoniaque/sels de sulfate/acide chlorydhrique/Anhydride acétique. Le sujet EINSENHARDT a démontré une résistance assez étonnante. J'ai procédé à une prise de sang dans son baraquement pendant son sommeil. Après analyse, j'ai découvert que le sujet EINSENHARDT avait des vaisseaux sanguins parcourut par une sorte de magnétisme incompréhensible. Le champ électromagnétique qui le compose est si subtil que je ne pense pas qu'il sache lui même posséder cette particularité.

21 juin 1944 : Injection d'une quantité idoine de morphine-base qui entre en concurrence avec la fournée test n°9 et le composé dyacétil encore impure. Le sujet EINSENHARDT a mieux encaissé le traitement que les autres cobayes. D'après le Kapo de son bloc. Pendant le sommeil du sujet EINSENHARDT la nuit suivant l'injection, les lits en fer ont lévité au dessus du sol pendant 3 minutes. Selon le témoignage d'un garde, les fils de fers barbelés délimitant la zone crématoire de Birkenau avec les baraquements, ont tous sautés violemment en se détachant brutalement des poteaux. Et les portes d'acier des douches pour le traitement spécial, ont toutes été arrachés de leur gonds avant d'être propulsés dans les airs à plus de 30 mètres de hauteur. J'ai été témoin de ce dernier élément. A son réveil, le sujet EINSENHARDT ne semblait pas avoir conscience de ce qui s'était passé dans la nuit. Notre appareillage de capteur électromagnétique a bien décelé que ce phénomène provenait de sa personne. Lorsque j'ai prit son pouls, il faisait 180 au bas mots. Et pourtant le sujet EINSENHARDT semblait hagard et défait comme les autres détenus.

8 juillet 1944 : Nouvelle injection mais avec de l'éther cette fois-ci. Le sujet EINSENHARDT est le seul à avoir survécu au traitement avec le sujet JURGEN. Les 3 autres sujets ont eut les pupilles contractées, ils ont vomit violemment, ont perdu connaissance et ont finis par mourir 3 jours plus tard. Le magnétisme présent dans le corps du sujet EINSENHARDT semble lui avoir permit d'encaisser les effets de l'injection comme si de rien n'était. Son corps ne comporte aucune trace chirurgicale antérieure. Ce qui signifie que son magnétisme est inhérent à sa personne. Il ne l'a pas reçu comme un sérum. Il est présent dans ses gênes depuis toujours.

16 août 1944 : Il semble que le sujet EINSENHARDT soit un mutant. Nous avons en tout décelé 3 mutants dans le système concentrationnaire. Le premier a Dachau (pyrokinésie), le second à Ravensbruck (mesmérisme), le 3ème n'est autre que le sujet EINSENHARDT (magnétisme). Les deux premiers sont déjà mort. Il m'a été donné pour consigne de mettre fin à l'expérience et d'abattre les sujets EINSENHARDT et JURGEN qui ont survécu jusqu'ici. Injection de strychnine et de mort aux rats. Le sujet JURGEN est mort sur le coup après avoir craché du sang en abondance et s'être sectionné lui même la langue. Mais le sujet EINSENHARDT a résisté au contenu mortel de l'injection comme si de rien n'était. Il ignore évidemment ce qu'on lui a injecté, et encore moins que son métabolisme mutant lui a assuré sa survie de façon inexplicable. Le Reichführer SS Heinrich Himmler a fait part de ma découverte au Führer en personne. Celui-ci, impressionné par le concept de « Mutant », a décidé d'envoyer son occultiste préféré, le Dr Weissler, le parapsychologue extra-lucide (aussi membre de la loge Thulé) afin d'examiner le sujet EINSENHARDT.

29 août : Le parapsychologue Weissler est arrivé au camp. Pendant la nuit il s'est assis sur une chaise face au sujet EINSENHARDT en train de dormir. Grâce à ses talents de médium extra-lucide, il est entré dans ses songes pour accéder à son inconscient. Le Dr Weissler n'a pas survécu à la séance de spiritisme. N'ayant visiblement pas réussit à sortir des images horrifiques contenus dans l'inconscient du sujet EINSENHARDT, il est mort d'une rupture d'anévrisme associé à une embolie pulmonaire, une attaque cardiaque et une implosion de son propre lobe temporal. On notera que le cadavre a perdu tous ses cheveux et même ses ongles.  Pendant les 8 minutes qui ont duré la séance de spiritisme, le cobaye comme l'occultiste, ont tous deux lévité au dessus du sol dans leur inconscience. Le magnétisme du sujet EINSENHARDT s'est à nouveau manifesté pendant ce laps de temps. A 3 Km d'ici, c'est tous les tanks d'une division panzer qui se sont retournés sur eux même en un seul mouvement. Et un avion cargo de la Lutwaffe qui transportait des munitions pour le front Est, s'est craché juste après être passé au dessus d'Auschwitz. Bien entendu le sujet EINSENHARDT n'a eut aucun souvenir de cet épisode au réveil et a reprit sa tâche au crématoire, sans savoir qu'il était responsable de tout ça.

3 septembre : D'après mes analyses, il y a environ 30 000 mutants aux 4 coins du globe. Selon mes calculs, à l'horizon du 21ème siècle, ils seront environ 700 000 à peupler la terre. Il sera alors trop tard s'ils décident de devenir la race dominante au x dépends de l'aryen germanique. Il faut entreprendre dès maintenant leur extermination. La liquidation des juifs devrait se terminer vers 1948 d'après les planificateurs SS. Je dois les convaincre de reporter à plus tard la liquidation des Slaves qui doit suivre, pour se concentrer sur l'extermination des mutants. D'après mes prévisions. Le sujet EINSENHARDT sera capable à l'âge de 30 ans, de soulever des eaux jusqu'à 50 mètres, l'un de nos sous marins U-Boot. A l'âge de 50 ans, il pourra soulever un pont hydraulique ou un immeuble entier s'ils contiennent assez de métal. Et quand il aura atteint 70 ans, il sera en mesure d'inverser les pôles électromagnétique de la terre si l'envie lui en prend. Je possède assez de sang et de gènes du sujet EINSENHARDT pour pouvoir acquérir un jour son propre pouvoir. Ça prendra le temps qu'il faudra, mais un jour son magnétisme sera mien.

Reinhardt Von Kriebel.


..............................

Dugan continuait de fouiner, il avait soulevé tous les tapis. Il avait renversé des étagères. Une porte céda, il ouvrit un placard. Il trouva une caisse. Il commença à trembler. Il fit l'inventaire. Des menottes, des balles de squash, du ruban adhésif, des gants remplis de grenailles. Un appareil photo avec 6 chargeurs de pellicules. 14 clichés : les victimes bâillonnées et rouées de coups. Contusions et dents brisées. Visages en feu. Morsures partout. Il lâcha les photos, il tenta de trouver quelque chose pour se raccrocher afin de ne pas tomber, vertige et peur. Il trouva Lehnsherr, il le saisit par l'épaule, comme un vieillard l'aurait fait avec un jeune pour tenir debout. Et pour la première fois il l'appela par son prénom :

« Erik… ça nous dépasse. Et je crois savoir pourquoi ce fumier n'est pas chez lui ce soir. Il y a un saxo célèbre en ville ce week-end. Il est juif. Je crois qu'on tient la prochaine victime du Follet. On y va tout de suite. »

De retour à la voiture, Dugan constata que la nuit était maintenant tombé. Il semblait avoir prit 10 ans de plus. Il ouvrit le coffre de sa voiture dans un geste dramatique. Il en sortit deux fusils à pompe Remington de calibre 12. Il en lança un en l'air pour que Lehnsherr l'attrape au vol.

« Je vais pas te mentir fils. On s'apprête à prendre le train de nuit pour le grand adios. Et on s'arrête à la destination morgue. On pourrait en repartir les pieds devant. Si tu veux renoncer je comprendrais, après tout en Pologne si j'en crois ton tatouage t'as déjà donné. »



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 330
☆Localisation : NYC


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Destination Morgue (Erik Lehnsherr)   Mer 8 Fév - 23:04



Destination Morgue
Timothy ξ Erik

Suivant Dugan dans le bureau qu’il venait de forcer, j’observe les lieux. J’ai la gorge nouée et la furieuse envie de foutre le feu à la maison. Toutes ces représentations… On sent une telle fierté dans cet homme à afficher tous ces tableaux, tous ces drapeaux, tous ces symboles… Je ne suis pas à mon aise… Cela n’aide pas dans ma vision du personnage. Que ça soit lui ou pas, je vais montrer l’enfer à l’homme qui habite ici… Comme les tordus du bar de tout à l’heure… Je vais mener mon enquête. Le monde n’a pas besoin de personnes de ce gabarit. Il n’a pas besoin de plus de haine. Ces gens-là sont bon à jeter. Et comme le système les protège, … Je prendrais sur mon temps libre pour les éliminer… Un à un… Et je finirais par leur bar miteux. J’ai bien conscience du discourt que j’ai servi à Dugan, j’ai bien conscience que je lui ai dit vouloir rester loin des armes. Mais je n’en suis pas à ma première traque de criminel nazi. Même si cela ne m’amène pas le calme, c’est un nettoyage qui s’avère nécessaire pour s’assurer que ces quelques braises restantes ne rallument pas de brasero. Mon regard parcourt le bureau, je commence à fouiller des tiroirs quand je vois l’ancien soldat déposer un cadre. Mes yeux se posent sur l’image et je me fige alors que je reconnais mon propre regard fatigué sur la photo. Et, en l’espace d’une seconde, le monde semble s’arrêter de tourner autour de moi. J’entends les bruits de Dugan en train de farfouiller je ne sais trop quoi mais cela me semble si loin. Un long frisson me court le long de l’échine alors que je me souviens des visages accompagnants le mien. Lossow, Doth, David et Salomon. Je m’approche et j’attrape le cadre, regardant cette photo de plus prêt. Si je n’étais déjà pas à mon aise, maintenant, j’ai la gorge nouée. Du bout de doigt, je caresse les visages de mes amis. Morts. Tous morts. Les camps ont eu raison d’eux. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour les soutenir, pour les maintenir à flot, pour les porter quand ils ne savaient plus marcher. J’ai fait tout mon possible… Mais je n’ai pu sauver personne… Tout comme personne n’a pu me sauver. Mes mains tremblent légèrement quand je dépose la photo. Mon regard se pose sur un tas de feuille que Dugan vient de déposer. Je sens mon cœur s’accélérer, battant furieusement dans ma poitrine quand je vois mon nom écrit en majuscule sur un rapport tapé en allemand. J’ai la gorge sèche quand j’attrape le document. Des rapports sur… moi ? Déjà, j’ai peur des mots que contiennent ces pages. J’ai peur des horreurs dont je ne suis pas au courant. J’ai peur de ce qu’ils ont pu me faire à mon insu. Et cela ne manque pas. Au plus mes yeux parcourent les mots, au plus ils s’embrument de larme. Le dégout. L’humiliation. La colère. Une main tremblante vient se porter devant mes lèvres quand je me rends compte ce par quoi je suis passé sans même le savoir, quand je me rends compte de quoi sont en fait morts Doth, Salomon, David et Lossow. J’aurais dû le remarquer, j’aurais dû le voir. J’aurais dû les protéger. Pendant que Dugan ne regarde pas, je sors du bureau. Ces rapports m’ont mis en vrac. J’ai du mal à respirer calmement. Je marche rapidement dans la maison, cherchant à m’éloigner de l’agent du SHIELD alors que je sens les appareils magnétiques autour de moi réagir à mes émotions fortes. Pas maintenant. Pas ici. Mes doigts sont crispés sur le papier et j’ai certainement dû pâlir à la lecture de ce rapport. Je le jure, j’aurais la peau de cet homme. Et il souffrira avant de mourir. Il souffrira comme ils ont tous soufferts par sa faute. Je m’adosse à un mur et je ferme les yeux, mon forçant au calme. Un calme tout à fait relatif qui ne dure pas quand mes yeux parcourent une note à propos du 3 septembre.

Je… Je ne suis clairement pas capable de toutes ces choses… Inverser les pôles électromagnétiques de la Terre ? Un rire nerveux manque me gagner. Ça n’est pas possible. Je sais que ma mutation est puissante, je sais que je peux faire beaucoup de choses mais là… On touche au domaine de la science-fiction. Mais ce que je lis entre les lignes, c’est que Kriebel veut notre mort parce qu’il a peur de nous. Mes doigts se crispent à nouveau sur le papier. Ici, on touche à un pan de ma vie privée. Je ne veux pas que le SHIELD tombe là-dessus. Je ne veux pas que la police fasse déchiffrer ces mots. Cet homme a été mon bourreau sans même que je le sache. Et si Max Eisenhardt n’est qu’un nom parmi tant d’autres en Pologne, c’est bel et bien mon histoire qui est raconté ici. Mes mains tremblantes continuent de se crisper sur le papier, jusqu’à passer à travers. Je ravale les larmes qui menacent de couler, je déchire la preuve de ce par quoi je suis passé sans même le savoir. Personne n’a besoin de savoir. Personne à part moi. Je vais venger Lossow, Salomon, David et Doth. On était tous tellement jeunes… Comme si faire partie du Sonderkommando n’était pas assez, il avait fallu qu’ils nous mettent ça en plus sur le dos… Et je détruis encore et toujours le document, jusqu’à ne laisser qu’un tas de confetti à mes pieds. Je respire trop vite, la colère et le besoin de vengeance m’obscurcit l’esprit. Une main se pose sur mon épaule. Je sursaute violemment. Je me retourne juste à temps pour voir qu’il ne s’agit que de Dugan. Il m’aurait fallu quelques secondes de plus pour me rendre compte qu’il s’agissait juste de lui et le tableau que je maintiens juste derrière sa tête l’aurait probablement sonné. « Erik… ça nous dépasse. Et je crois savoir pourquoi ce fumier n'est pas chez lui ce soir. Il y a un saxo célèbre en ville ce week-end. Il est juif. Je crois qu'on tient la prochaine victime du Follet. On y va tout de suite. » Non, cela ne me dépasse pas. Je sais parfaitement dans quoi je mets les pieds, je sais parfaitement comment cette histoire doit se terminer. Lentement, je repose le tableau par terre, profitant des paroles de l’ex-soldat pour ne pas qu’il entende le bruit de la décoration qui se pose sur le sol. « Pas de temps à perdre. » J’ai la gorge cruellement sèche et ma voix me semble sonner un peu trop rauque. On se précipite vers l’extérieur de la maison. Retour à la voiture. Je m’apprête à rentrer dans le véhicule alors qu’il ouvre le coffre. Je me fige un bref instant. Une vague de soulagement m’envahit lorsque je le vois sortir les deux fusils à pompes. Au moins, on est sur la longueur d’onde pour le coup. Mais Kriebel est à moi. J’attrape l’arme, savourant son poids dans ma main. Je me suis toujours sentit plus rassuré en étant en possession d’une arme à feu. Même quand cela pouvait m’attirer des ennuis, même quand cela pouvait attirer inutilement l’attention sur moi. Le contact lourd du métal dans ma paume a toujours eu ce je-ne-sais-quoi de rassurant.

« Je vais pas te mentir fils. On s'apprête à prendre le train de nuit pour le grand adios. Et on s'arrête à la destination morgue. On pourrait en repartir les pieds devant. Si tu veux renoncer je comprendrais, après tout en Pologne si j'en crois ton tatouage t'as déjà donné. » « Je n’ai pas peur de lui. Et j’ai des questions à lui poser sur des documents qu’on a trouvés chez lui. Promis, je ne dérape pas et on fait ça à votre manière, Timothy. » C’est idiot. Je ne connais pas cet homme depuis plus d’une journée. Pourtant, après toutes les horreurs qu’on a vu ensemble aujourd’hui, après l’épisode dans le bar, après ma confession, il doit être la personne qui en sait le plus sur moi en Amérique. Et je ressens déjà une sorte d’affection étrange pour l’homme. Son côté un peu bourru et optimiste me rappelle un peu mon propre père. Je n’en ai pas besoin pour le savoir mais je fais quand même mine de jeter un œil à mon arme, pour voir si elle est chargée et de combien de munition je bénéficie. Juste pour avoir quelque chose à faire avec mes mains, juste pour me maintenir occupé. Parce que cet étrange constat que je viens de tirer me perturbe bien plus que je ne le voudrais. Je lève finalement mon regard vers lui, me mordant légèrement la lèvre. Je compte bien me mettre entre lui et Kriebel. Je compte bien empêcher Dugan de m’approcher alors que je ferais souffrir ce chien de mes propres mains, alors que son monstre de Frankenstein le fera se tordre de douleur, supplier, quémander le pardon et la délivrance. Je veux entendre cet homme supplier pour que je l’achève. Je veux entendre ces cris de douleur, je veux lire la peur et le désespoir dans ses yeux, je veux voir son sang recouvrir sa peau, je veux lui cracher au visage. Pour toutes les horreurs qu’il a faites en Amérique, pour toutes les horreurs qu’il a faites pendant la guerre, pour ce qu’il m’a fait. Je ne veux pas que Dugan voit ça. Parce que d’une étrange manière, j’ai la sensation que cela peinerait l’homme de me voir m’abandonner à la vengeance. Et d’une autre, je ne veux pas que cela figure dans le rapport que l’ancien soldat fera surement au SHIELD. Je ne veux pas que Carter tombe sur une description de ce genre de violences venant de moi. Cela grillerait pour de bon ma couverture de gars bien et elle se servirait de ça comme excuse pour me mettre à la porte. « Je vous suis. »

♦ ♦ ♦


On s’est divisé en deux groupes pour couvrir plus de terrain en même temps et lui mettre le grappin dessus avant que les choses ne dérapent. Alors, qu’est-ce que je fais ici… ? Je grimace. Mon corps entier me semble douloureux et ma joue est presque ankylosée sous le froid du sol qui se presse contre mon visage. Je frisonne et quand je me rends compte que je suis torse nu, je me redresse vivement. J’ai les mains attachées. Je me rends alors compte que ce que j’avais pensé être un sol est en fait un mur. Ce qui expliquerait la douleur dans mes bras. Mon cœur s’emballe et je respire trop vite. Ok... Reste calme, Max. Tout va bien. Essayer de retracer mon parcourt… Oui… Comprendre ce que je fais ici… J’étais avec Dugan… Non, on s’était séparés pour essayer de trouver Kriebel avant qu’il ne s’en prenne au musicien. On avait dû forcer le passage auprès de la sécurité parce qu’ils n’avaient pas voulu laisser entrer deux hommes aussi visiblement armés que nous. Je cherchais seul… Je ne l’ai pas entendu venir… Je me souviens d’une prise. Quelqu’un m’a saisi par derrière. Je me souviens vaguement m’être débattu alors qu’on pressait un tissu sur mon visage. La suite… La suite, je suis incapable de m’en souvenir. Mes mains se resserrent doucement autour de la corde qui les enserre. Je suis donc dans la gueule du loup ? Loin des yeux et des oreilles ? Vraiment ? Je tire sur la corde lourde qui me brule les poignets. J’aurais préféré être accroché au mur avec des menottes en métal. Ça aurait été plus facile. Une petite voix au fond de moi me souffle qu’il sait, qu’il se souvient et que c’est pour cela que ne suis pas attaché avec quelque chose de plus solide qu’une corde. J’aimerais vraiment avoir tords en ce moment, d’être juste en train de psychoter. La corde, ça parait être la première chose à laquelle on pense quand on veut restreindre quelqu’un, non ? La porte de la pièce s’ouvre. Je plisse les yeux quand la lumière s’allume enfin, semblant me bruler la rétine. Je ne vois qu’une silhouette se dessiner derrière la porte. Impossible de dire de qui il s’agit. Je retiens mon souffle. Et maintenant… ? « Scheiße... »


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 372
☆Age : 29
☆Localisation : New York


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Destination Morgue (Erik Lehnsherr)   Jeu 9 Fév - 13:10

Lorsque l'agent du SHIELD arriva sur les lieux, il fut complètement ébahis par l'environnement. L'abattoir de Vernon n'était plus rien. Tout l'entrepôt était réduit à 4 murs encore debout. Poutres calcinées et poutres détrempées sur le sol. Cendres noyés d'eau. Des carcasses de viandes qui se mouraient dans l'eau croupies. C'est comme si on avait bombardé l'endroit. Tout le parquet était éventré de partout, les planches des fondations étaient éparpillées. Les chaînes de montage qui maintenaient crocs de bouchers et carcasses de bœufs étaient disloqués et brisés. En arrivant ici, l'agent du SHIELD avait vu une ambulance. Elle emportait le corps sans vie de Sol Maltzman, le célèbre saxophoniste juif. Il avait vu les voitures de pompiers, ils avaient éteint l'incendie. Il avait vu les Ford et les Packard des journalistes attirés par le carnage. Il s'est passé quoi ici ? Il avait du refouler une dizaine de reporter avant d'entrer dans les décombres. Il trouva Dum Dum Dugan assis en tailleur par terre au milieu des ruines. Il faillit ne pas le reconnaître. L'irlandais avait paumé son chapeau melon. Dugan s'engnôlait. Il avait à côté de lui une bouteille de Whisky Cutty Clark. Il l'avait acheté au magasin de spiritueux en face après le carnage.

« Agent Dugan, qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez voulut remettre ça comme en 44 ? Vous avez déclenché la 3ème guerre mondiale ? »

« Ménagez moi mon vieux, la nuit a été longue. »

« D'accord, je vous écoute, qu'est-ce qui s'est passé ce soir ? Racontez moi tout. »

« Moi et l'agent Lehnsherr on était sur un non résolu de la brigade criminelle de New York. Le Feu Follet Fou. Le crameur de juif adepte de la morsure. Tout à commencé il y a quelques heures lorsqu'on était sur le point de cravater ce salopard... »

…………………………

La voiture de Dugan se traînait fonçait à travers les rues de Brooklyn. L'irlandais écrasait le champignon au milieu de la circulation nocturne. Ils surgirent entre les clubs de jazz de Brooklyn. Dugan sortit en armant le chien de son fusil, il lança à son acolyte :

« Tu fais les night-club de la gauche de l'avenue, moi je fais ceux de droite. Celui qu'on cherche c'est Sol Maltzman, le sax alto le plus célèbre de la côte Est. Il était en tourné à Philadelphie le mois dernier, cette semaine c'est New York. Une fois qu'on l'a déniché, on appelle les flics et on le fout sous protection policière. »

Au travail. Dugan se précipita devant le Bido Lito's. Un Taj Mahal miniature de couleur violacée. Pas d'affiches promotionnelles du saxo juif. Il passa ensuite au Nid de Malloy, une entrée en hutte de bambou, encadrée de palmiers hawaïens factices. Des rayures noirs et blanches zébraient la salle de jazz de Tommy Tucker. Il y avait des clés musicales agencées sur la façade du Flush Royal. Toujours pas d'affiches de Maltzman avec son instrument. Timothy regardait partout en s'agitant, il courut sur les parcs de stationnement qui reliaient les clubs entre eux. Des videurs costauds le regardèrent avec suspicion. C'est qui ce connard qui court avec un fusil à pompe ? Dugan traversa la route, il manqua de se faire renverser par une Chevy. Il tourna ainsi pendant au moins 15 minutes. Il priait intérieurement pour que Lehnsherr ait déjà mit leur cible en sécurité. Tout à coup il aperçut une affiche du musicien juif sur le Katy Kid Club. Il fonça. Le videur à l'entrée voulut le bloquer. Dugan l'assomma d'un violent coup de crosse et pénétra dans le night-club. Les murs étaient tendues de satin pastel, baignant dans la lumière colorée de minuscules projecteurs qui donnaient aux teintes un aspect tamisé. Sur scène le batteur se déchaînait sur son instrument, le trombone aussi. Et là Sol Maltzman en train de souffler dans son sax sous les applaudissements du public. Il s'inclina pour recevoir les hourrah et se retira vers les coulisses. Dugan tenta de se frayer un chemin dans la foule, en levant son fusils à pompe au dessus de sa tête. Il bouscula des gens, il se prit un verre dans la figure. L'alcool lui piqua les yeux. Avec difficulté il pénétra dans les coulisses et traversa un couloir en lino nauséabond. Il tomba sur deux formes qui luttaient. Coleman/Reinhardt le Feu Follet Fou venait d’assommer le musicien. Dugan courut à toute vitesse. Le tueur décampa avec le corps inconscient de sa victime sur les épaules. Il s'échappa par derrière, il balança le corps dans une camionnette. Dugan eut juste le temps d'apercevoir le corps inconscient d'Erik Lehnsherr qui était lui aussi dans la camionnette avant qu'il ne referme la porte. Le véhicule démarra en trombe. Le Feu Follet Fou laissa de la gomme sur le bitume. Dugan essoufflé se prit une petite suée, cette panique : il a eut aussi le môme. Il l'a kidnappé alors qu'on était chacun de son côté à rechercher. Il avait deux victimes entre ses griffes pour la morsure et pour la bonne crame.

Dugan retrouva son coupé Mercury. Il démarra lui aussi en faisant crisser ses pneus. Il avait vu le véhicule du Follet partir vers la zone industrielle de Brooklyn. Il se rendit là-bas. Il fouina. Il aperçut la camionnette garé devant l'abattoir de Vernon. Un abattoir, forcément. Le repaire du monstre. Il se doutait déjà que Coleman/Reinhardt en était le proprio, et qu'il y faisait ses horreurs en dehors des heures de boulot. Ça ne pouvait être que là. Sa maison était trop bien tenue, pas de traces de sang. C'est ici qu'il mordait et cramait. Dugan aperçut un magasin de spiritueux en face du genre à être ouvert toute la nuit. Le seul commerce alentour. Il songea à aller dans le magasin pour emprunter le téléphone et appeler le SHIELD ou la police. Mais il savait que ça ne servait à rien. Le temps qu'il attende les renforts, Maltzman et Lehnsherr seraient mort. Aussi il fonça sans perdre de temps vers l'abattoir.

A l'intérieur que des carcasses pendues à des crocs de boucher. Sang sur les murs, cartilages et moelles épinières partout sur le sol. Dum Dum avança arme en avant. Et c'est alors qu'il trouva la pièce et qu'il pénétra en enfer. Les murs latéraux  étaient tapissés de photos de gens infirmes et défigurés. Le mur du fond était couvert de photos collées qu'on aurait dit arrachées de livres d'anatomie. Des gros plans d'organes malades suintant de pus et de sang. Un bureau avec des bouquins à côté : l'anatomie avancée de Grey, l'eugénisme de Millard, le grand mythe du 20ème siècle par Alfred Rosenberg, ministre nazi des territoires occupées de l'Est pendant la guerre. Une odeur de pharmacie partout. Des étagères avec des bocaux d'organes conservés. Des cervelles, des yeux, des coeurs, des intestins flottant, une main l'alliance passée au doigt, des agglomérats de viscères difformes, des mâchoires aux gencives roses garnies de dents en or. Dugan eut la nausée, il baissa son fusils et examina un calepin. Il le feuilleta : description dactylographiées. Violations de sépultures. Cimetières, noms des concessions et dates. Lorsqu'il lu « cimetière catholique irlandais de Charlestown, Boston » là où ses propres parents avaient été enterrés, Dugan hurla, pointa son fusil sur l'étagère et ouvrit le feu sur les bocaux qui volèrent en éclat. Des morceaux de chair jaillirent et reprirent leur liberté. Dugan courut dans les couloirs, la fureur au corps. Il fouilla chaque pièce. Il déboula dans une salle où Lehnsherr se trouvait attaché.

« ça va aller petit, c'est moi. »

Il lui retira ses entraves. Il ne perdit pas de temps à lui expliquer comment il avait trouvé l'endroit.

« Même les savants fous d'HYDRA n'auraient jamais osé faire ça ! Je veux sa tête ! »

Un hurlement au loin. Un cri à mi chemin entre vocifération de douleur et horreur pure. Dugan fit un signe de la main très commando à Lehnsherr.

« On se le fait. »

Lorsqu'ils déboulèrent au milieu d'une salle macabre, ils trouvèrent le Follet. Le musicien était en feu, morsures de partout. Reinhardt se retourna en grondant. Ce n'était pas seulement un râtelier qu'il avait en guise de dentier, c'était plus qu'un masque, c'était une mâchoire sans aucune mesure. Des dents de lions, de tigres, de jaguar, crocs acérés. La première pensée de Dugan fut : il ne peut manipuler un engin pareil avec sa bouche, il ne peut mordre avec un gros râtelier en métal comme ça, c'est impossible, ça ne peut pas obéir aux lois de la physique. L'irlandais pointa son fusil à pompe vers la mocheté. Le Feu Follet Fou leur jeta un regard démoniaque derrière son masque dentition.

« Ne demande pas pour qui sonne le glas connard, car il sonne pour toi. »

Et il appuya sur la gâchette avec une joie non dissimulée. Il rechargea et tira, il rechargea et tira, il rechargea et tira. Explosions de chevrotine, plus de cartouches. La fumée du canon se dissipa. Les yeux de Dugan s'écarquillèrent d'horreur.

(Je possède assez de sang et de gènes du sujet EINSENHARDT pour pouvoir acquérir un jour son propre pouvoir. Ça prendra le temps qu'il faudra, mais un jour son magnétisme sera mien.)

D'un seul geste de la main Reinhardt avait arrêté toutes les balles. Elles semblaient bloqués contre un bouclier invisible. Reinhardt leva un doigt en l'air en s'esclaffant. Toutes la chevrotine retomba en même temps. Médusé Dugan laissa tomber son fusil par terre. Sur le point de tout paumer de toutes les façon possibles. Il songea : il a fait comme les tarés d'HYDRA, il a acquit un pouvoir divin. Il contrôle le métal, il contrôle le magnétisme, pour ça qu'il parvient à actionner sa mâchoire infernale en acier pour mordre.

…………………………

L'agent du SHIELD observa l'irlandais comme s'il était devenu complètement fou.

« Vous avez eut une hallucination ou bien vous avez trop bu avant ? Agent Dugan restons sérieux une seule seconde. Ce que vous me dîtes là est impossible, c'est de la science-fiction. Bon et ensuite, qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

« Vous n'avez qu'à interroger Lehnsherr pour vous raconter la suite. Je suis juste à bout, lui peut-être qu'il en aura encore la force. »

Et Dugan se leva, il bu une dernière lampée de gnôle et balança la bouteille. Il laissa en plan l'agent du SHIELD derrière lui et erra dans les décombres à la recherche de son chapeau.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 330
☆Localisation : NYC


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Destination Morgue (Erik Lehnsherr)   Jeu 9 Fév - 14:51



Destination Morgue
Timothy ξ Erik

Assi à l’extérieur des décombres, je bénéficie d’une couverture chaude que les infirmiers m’ont posée sur les épaules. Mes doigts ouverts et couverts de sang séchés s’accrochent au morceau de laine, le maintenant tout contre moi. Je n’ai pas encore prononcé un mot depuis la clôture des événements. Je tourne le dos à la horde de journaliste. Je n’aurais pas dû. J’ai été trop loin. J’espère que Dugan gardera pour lui ce qu’il a vu aujourd’hui, ce qu’il a appris. Je ne veux pas devenir un sujet d’intérêt pour le SHIELD… Une main se pose sur mon épaule, me faisant sursauter violemment. Je jette un regard à l’homme qui se tient à côté de moi. Un agent du SHIELD. Je me détends sensiblement, bien que pas tout à fait. Est-ce que l’ancien soldat leur a déjà tout raconté ? « Que s’est-il passé ? On a besoin de savoir comment les choses ont pu tourner ainsi. » Je ne suis pas un agent, je ne suis qu’un archiviste. J’ai l’habitude d’aller sur le terrain, mais ils ne sont pas sensé le savoir. Alors je ravale mes mots, je ravale mes moqueries, je retourne dans les souliers d’Erik Lehnsherr, le gentil archiviste du SHIELD un peu timide, et ayant passé une nuit on ne peut plus traumatisante. Je ne peux pas vraiment leur dire. Ils ne comprendraient pas. Ils me feraient probablement payer mon acte. Sous la couverture qui me recouvre et me protège du froid, mes doigts effleurent mon tatouage. Non, je n’en ai pas fini avec le SHIELD. Je ne peux juste pas leur dire ce qu’il s’est passé. J’hoche négativement la tête, jouant les traumatisé. Je resserre un peu plus la couverture autour de moi et je détourne le regard, lui faisant par la même comprendre que je ne prononcerais pas un mot ce soir. Se murer dans le mutisme, c’est une technique comme une autre…Tant pis si cela se termine en convocation chez Carter. Mais je ne peux juste pas leur dire ce que j’ai fait ce soir…

♦ ♦ ♦


« Ça va aller petit, c'est moi. » Soulagement. Profond. C’est Dugan. Je gesticule un peu dans la prise de la corde, pressé d’être à nouveau libre de mes mouvements. Et cela ne tarde pas. Dugan me libère. Je me masse les poignets, lui lançant un hochement de tête plein de gratitude. Je ne doute pas que j’aurais pu m’en sortir par moi-même mais je ne suis pas fâché de l’avoir en renfort. « Même les savants fous d'HYDRA n'auraient jamais osé faire ça ! Je veux sa tête ! » Étonnant changement de position de sa part mais je ne commente pas. J’ai mes raisons de vouloir la mort lente et douloureuse de cet homme, visiblement, Dugan s’en est trouvé aussi. Je n’ai pas particulièrement envie d’échanger autour de nos traumatismes respectifs en ce moment. Ni jamais en fait. Il a son histoire, j’ai la mienne. Chacun garde ses trucs pour lui et c’est pour un mieux. Un hurlement me fait légèrement sursauter. Le musicien ? Scheiße, on est trop tard. « On se le fait. » J’hoche une nouvelle fois la tête, suivant l’ancien soldat au milieu de ce qui m’a tout l’air d’être un abattoir. Parfait. Avec autant de crochets pour suspendre la viande, je ne suis pas vraiment sans défenses. On se déplace rapidement et le plus silencieusement possible dans le bâtiment. Je me fige lorsque je tombe en face de ce visage… Je me souviens parfaitement du visage de cet homme. Bien qu’il soit décoré d’une imposante mâchoire métallique, l’étincelle de folie qui brille dans son regard ne trompe pas. Je suis pris d’un violent frisson alors que cette paire d’yeux me ramène bien des années en arrière. Derrière l’ancien soldat, je serre les dents, me retenant de me jeter sur cet homme pour me faire le bras vengeur de toutes ces personnes qu’il a fait souffrir, de tous ceux dont il a détruit la vie. « Ne demande pas pour qui sonne le glas connard, car il sonne pour toi. » J’ouvre la bouche pour lancer un avertissement à Dugan, mais l’homme tire déjà. Un coup, deux coups, trois coups, quatre coups. Pas de cris de douleur, rien du tout. Et si… Et si Von Kriebel y était parvenu ? Et s’il avait réussi à synthétiser quelque chose sur base d’échantillons de mon sang, et si lui aussi fonctionnait comme un aimant électromagnétique ? La fumée ce dissipe et ce que je craignais se dévoile finalement à moi. Les balles arrêtées en plein vol. Je connais cette astuce, c’est quelque chose que je fais dès que l’on me tire dessus. L’arme de mon partenaire tombe au sol, suivit de peu par la chevrotine. Ok, je n’ai plus vraiment d’autre choix. Je dépasse mon partenaire, me mettant entre lui et Von Kriebel. Dugan va probablement protester mais ce n’est pas comme si j’avais beaucoup d’autre choix.

Mon regard accroche celui de l’homme masqué. Fini de jouer, on laisse tomber les masques. Au loin, en écho à ma propre colère, j’entends les crochets de l’abattoir vibrer, se tendre vers moi, appelé par mon magnétisme. Je lève la main, la chevrotine abandonnée au sol remonte en même temps que ma paume se soulève. Je ne les ai lu qu’une fois mais les mots sont déjà imprimés. Je me mets alors à récité, préférant l’anglais pour donner une chance à Dugan de comprendre ce qui est en train de se passer. « 3 mai 1944 : première injection du composé Ammoniaque/sels de sulfate/acide chlorydhrique/Anhydride acétique. Le sujet EISENHARDT a démontré une résistance assez étonnante. J'ai procédé à une prise de sang dans son baraquement pendant son sommeil. Après analyse, j'ai découvert que le sujet EISENHARDT avait des vaisseaux sanguins parcourut par une sorte de magnétisme incompréhensible. Le champ électromagnétique qui le compose est si subtil que je ne pense pas qu'il sache lui-même posséder cette particularité. » L’homme lève la main en retour et un sourire de prédateur monte sur mes lèvres alors que je sens son magnétisme essayer de repousser le mien. « 3 septembre : Je possède assez de sang et de gènes du sujet EISENHARDT pour pouvoir acquérir un jour son propre pouvoir. Ça prendra le temps qu'il faudra, mais un jour son magnétisme sera mien. » « Eisenhardt ?! C’est toi ? » « Vous voulez confronter votre magnétisme au mien, Von Kriebel ? Je doute que votre copie de mes capacités m’arrive à la cheville. » Je m’avance d’un pas. Je revois les visages de mes amis morts par sa faute, de ceux qu’il a envoyés à l’abattoir pour le plaisir de ses expérimentations scientifiques. Les cris du musicien raisonnent encore dans mes oreilles, même s’il s’est tu pour ne laisser échapper que de vagues suppliques douloureuses. Doucement, je me sens perdre le contrôle de moi-même. Je laisse la colère prendre le pas sur tout le reste. « Vous feriez mieux de sortir du bâtiment, Timothy. » Comme en réponse à mes mots, les fondations du lieu commencent à trembler. Aaah, le métal… On en trouve vraiment partout… Le shrapnel du fusil à pompe se rapproche du monstre qui se tient devant moi. « Tu vas souffrir comme ils ont souffert, sale chien. » Je lève ma seconde main, commençant à écraser la structure métallique qui encerclait sa mâchoire sur lui. Il ne lui faut pas longtemps avant de la retirer. D’un revers de la main, je chasse la structure, continuant de m’approcher de l’homme, affrontant pour la première fois réellement son regard. Ma main maintenant les munitions de fusil à pompe dans l’air chasse le tout sur la droite, les impacts allant se ficher dans le mur comme si ce dernier s’était réellement fait tirer dessus. « Vous l’avez noté vous-même dans vos précieux rapports de scientifique fou. Un champ électromagnétique parcourt mes vaisseaux sanguins. Et maintenant, il parcourt visiblement les votre aussi. Que se passe-t-il quand on essaye d’approcher deux aimants, Von Kriebel ? »

Je lève à nouveau ma main. Le magnétisme est léger. Très léger. C’est une subtilité que j’avais fini par remarquer chez moi. Je sais comment cela fonctionne. J’aligne mon magnétisme sur le sien, le repoussant violement, le faisant voler à travers la pièce. Je m’avance vers lui, le dominant de ma hauteur, de ma colère et de ma rage. Autour de nous, la structure métallique du bâtiment continue de trembler de plus en plus violemment. « Vous dites vouloir exterminer les mutants mais vous vous appropriez nos pouvoirs. Pouvoirs que vous utilisez comme un enfant, sans les comprendre. Ce n’est pas quelque chose qui vous pouvez assimiler, ce n’est pas quelque chose que vous pouvez voler. Le magnétisme fait partie de moi, pas de vous. » Je profite de ma situation avantageuse pour lui coller une droite en plein dans la mâchoire, profitant de l’effet de surprise et du chaos généré par la structure maintenant branlante. Un peu partout dans le bâtiment, on entend des objets tombers au sol. Une flamme de chaleur jaillit dans un coin de la pièce. Visiblement, le tremblement a réussi à déclarer un incendie. Mais cela m’importe peu. Tout ce qui importe en ce moment, c’est ma vengeance, c’est de voir cet homme mourir dans la douleur. Le reste du monde ne signifie rien en cet instant. Il s’est effacé. Alors, je cogne. Et je cogne encore. « Ça, c’est pour Doth. » Encore un coup « Ca, pour Salomon. » Je vise son nez cette fois-ci. Mes poings commencent à s’ouvrir à force de battre son visage, assit à califourchon sur lui pour lui bloquer toute retraite. « Ça, c’est pour David. » Encore un coup. Il réagit enfin, me frappant aussi au visage. Je réponds avec un nouveau coup et je lui crache mon sang au visage. « Et ça, c’était pour Max, c’était pour moi. » L’homme gesticule sous moi, une main m’empoigne et me tire en arrière. Je me débats mais la poigne de Dugan est trop forte pour moi. Le bâtiment continue de trembler violemment. « Laisse-moi faire ! Laisse-moi le tuer comme le chien qu’il est ! Il le mérite ! Lâche-moi, Timothy ! » Je ne peux retenir un cri de rage et de frustration. Un craquement sinistre me répond. Le bâtiment s’effondre maintenant pour de bon autour de nous. Je lève mes deux paumes, créant un bouclier magnétique autour de mon coéquipier et moi. Juste avant que les décombre ne l’avalent, le vois la peur et l’incompréhension passer sur le regard de Von Kriebel. Cela ne me fait pour autant pas me sentir mieux. Puis, il fut noir tout autour de nous. Il y eu un moment de suspension qui flotta dans l’air. Quand je fus sûr de ne plus entendre aucun éboulement quelconque, je crée une onde magnétique qui repousse les débris qui nous enterraient. Je ne bouge pas. Mon regard parcourt les décombres. Pas de trace de Von Kriebel. Il doit être mort dans l’effondrement. Mes mains tremblent toujours, stigmate de la colère qui m’avait totalement possédé. Des monstres, j’en ai abattu beaucoup… Mais c’est la première fois que je me retrouve confronté aux miens. Je jette un bref regard à l’ancien soldat. « J’apprécierais que vous gardiez ce que vous avez vu et entendu pour vous, Timothy. » Autour de nous, le feu commence à se propager, se nourrissant du bois des planchés déjà débités en avance, prêt à usage pour faire un joli feu de joie. « Nous ne devrions pas rester au milieu des décombres. » Alors qu’on s’éloigne du cœur des décombres dans l’attente de l’arrivée des pompiers et d’une ambulance, je frissonne désagréablement. Mon torse est toujours nu et le froid de la nuit est mordant.

♦ ♦ ♦


L’agent du SHIELD me lance un regard en biais avant de finalement s’éloigner sans un mot. Je soupire et je me lève, toujours emmailloté dans ma couverture. Je retourne au milieu des décombres, retrouver Dugan. Je m’arrête un instant, l’observant de loin chercher ce chapeau qui semble avoir tant d’importance pour lui. J’ai totalement déconné ce soir. Mais cela devait être fait. Je devais exorciser mes propres démons. Je prends une inspiration profonde avant de m’avancer vers l’ancien soldat. Je vais m’accroupir à côté de lui dans les décombre pour l’aider à chercher. « Je crois que vous avez droit à des explications plus précises. Si vous le désirez. » Après quelques secondes je me redresse et je cherche le regard de l’homme moustachu. « Je suis désolé que ça ait tourné comme cela. Vous aviez raison. Je ne me sens pas mieux. »


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 372
☆Age : 29
☆Localisation : New York


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Destination Morgue (Erik Lehnsherr)   Jeu 9 Fév - 23:56

Dugan fouinait de droite à gauche pour retrouver son chapeau melon lorsque le môme vint lui parler. Il lui proposa des explications s'il le souhaitait. Dugan manqua de s'esclaffer et de lui répondre : « Je savais bien que y'avait une histoire là-dessous. » Mais il préféra lui dire :

« Non petit… la question ne sera pas posé. Parce que si t'avais pas été avec moi dans ce bourbier, le Follet m'aurait tué. Et ça va faire la deuxième fois ces dernières années qu'un individu comme toi me sauve la vie grâce à ses dons. Et oui petit, que ça reste entre nous, mais pendant la guerre y'a un type similaire à toi qui a sauvé la vie à un certain irlandais de ta connaissance nommé Dum Dum. Ce type était immortel si je puis dire, il encaissait toutes les balles. C'était un soldat canadien j'en suis sûr. Il avait bien un nom, mais il préférait qu'on l'appelle par son surnom le… carcajou. La bestiole nationale de ce pays, un truc griffu fier et solitaire. »

Dugan retrouva son chapeau, il s'empressa de le reposer sur son crâne comme s'il ne l'avait jamais quitté, comme si ce melon faisait partie de sa propre personne (en fait c'était le cas).

« Ouais le carcajou. Tu m'as bien entendu petit. Quoique… Non je me souviens mieux maintenant. Ce n'était pas exactement carcajou. Les canadiens ont une autre appellation pour leur bestiole nationale à griffes. Ah oui ça me revient : le Wolverine. »

…………………………

Dès le lendemain Dugan travailla l'idée qui lui traversait la tête : la baraque de Coleman/Reinhardt. Tout ce luxe fasciste, tous ces tableaux, tous ces livres. Toutes ces pièces, ça cachait forcément quelque chose. Tous ces dossiers, tous ces documents compilés, Dugan était passé à côté de quelque chose, c'était obligé. Il se dit : retourne y. Il revint à la maison de Reinhardt à la nuit tombée. Les flics y avaient mit des banderoles jaunes pour cloisonner la zone. Rien à foutre, Dugan s'infiltra quand même dans la baraque. Il passa les lieux au crible, il creusa, il observa, il mit en l'air, il sonda, il secoua, il retourna tout 3 fois.
Il ouvrit tous les tiroirs de bureaux.
Il fouilla tous les placards.
Il vida toutes les étagères.
Il souleva tous les tapis.
Il fouilla toutes les armoires.
Il brisa toutes les appliques.
Il scruta toutes les surfaces, tous les plans de travail et tout les tableaux.
Il recommença une fois, deux fois. Il examina en détails tous les débris résultants de l'opération.
Dugan s'équipa de son pied de biche.
Il frappa les murs.
Il les éventra et les défonça.
Il éventra les murs du bureau de Von Kriebel.
Il arracha les plinthes et les boiseries. Il avala de la poussière et des bouts de plâtres.
Épuisé Dugan s'adossa au mur. Un bloc de plâtre tomba. Un registre de reliure toile  était dedans. Il était enveloppé dans du plastique scellé par du ruban adhésif. Il mesurait 20 cm sur 30 et comptait de nombreuses pages. Timothy déchira l'emballage. Il tourna les pages. Des noms, encore des noms. Des noms allemands, suivit sur des colonnes bien alignés, des noms anglophone ou hispanique qu'ils avaient adoptés pour se dissimuler en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Les villes où ils résidaient et les adresses soigneusement annotés. Les grades qu'ils avaient dans la Wehrmarcht, la SS ou le parti nazi. Leur fonction et leur nouveau métier ou leur couverture dans cette nouvelle époque. 300 0 noms au bas mots. La totalité des membres de l’intelligentsia du Reich qui avait su s'exfiltrer d'Europe après 1945. Dugan revint au bureau, il contempla la photo du Feu Follet Fou en compagnie des 5 mômes anonymes à la tête baissé. Il relu leur nom à chacun. Il feuilleta les dossiers. Tout en allemand, impossible de comprendre. Mais le sujet MAX EINSENHARDT était celui qui revenait le plus souvent dans cette foule de rapport et d'étude. Comme si le taré avait fait une fixation sur lui. Dugan balança des litres d'essences dans la baraque et y mit le feu. Il resta pendant plus d'une demi-heure dehors à la regarder se consumer. Le ciel devint rouge. Il serra le registre des noms nazies dans ses mains.

…………………………

Dugan avait lu la presse : un célèbre musicien juif est mort. Pas grand-chose d'autre. Incendie d'un abattoir dans Brooklyn. Uniquement en page 5 à la fin, dans la rubrique des chiens écrasés. Un article dans une revue scientifique. Des scientifiques de Stark Industries avaient détectés  un événement électromagnétique anormal en pleine nuit dans la ville. On avait mesuré une amplitude de magnétisme surhumaine dans le quartier de Brooklyn. L'article passa inaperçue dans la revue entre deux pub pour la nouvelle Ford et le dentifrice Ipana. Dugan alla prendre un whisky le samedi soir avec Max Baer, l'ancien champion du monde poids lourd. Ils s'étaient affrontés en 1939. Baer qui avait perdu son titre depuis longtemps, l'avait quand même mit KO au 5ème round. Baer était juif, et très apprécié de la communauté judaïque américaine. Sur son short de boxeur il avait foutu une étoile de David. En 1933 il avait remporté le combat de l'année par Ring Magazine en massacrant au 10ème round le champion allemand Max Schmelling, chouchou de la propagande de Goebbels. Le combat avait été une véritable guerre entre l'aryen et le juif. Ironie de l'histoire, les deux combattants portaient le même prénom. Baer informa Dugan. La communauté juive avait  décidé de faire un truc pour Hanouka. Une tombe de recueillement sur un individu précis devenu source de symbole. On en a fait une à Dachau avec la tombe d'un certain Schnitzler en hommage aux détenus. On en avait fait une à Amsterdam avec la tombe d'une certaine Anne Frank, en hommage aux déportés. Baer dit à Dugan : j'ai l'oreille du Rabbin. Toi qui a assisté à la libération du camp de Dora-Mittelbau, tu n'aurais pas quelque nom à donner pour rendre hommage aux sonderkommandos ? Et comment ! Un certain Max Einsenhardt. Quoi ? Encore un Max ?

La tombe de Max Einsenhardt avait été installé au mémorial d'Arlington. Étoile de David sur sa tombe. Juste en dessous de son nom : 1926-1944. Il avait fallut contacter Breslau et chercher dans les archives allemandes pour connaître sa date de naissance. On avait planté un olivier à côté de la sépulture vide. On avait fait venir cet arbuste de judée. Cérémonie. Discours des notables pour inaugurer la tombe mémorial en mémoire des sonderkommandos. Photo de presses, Max Baer et Timothy Dugan en train de chanter une chanson celtes, impayables ces anciens boxeurs. Déclaration de l'ex-champion : « Je suis plus fort que cet empaffé, j'ai botté le cul de Schmelling en 33. » Déclaration de l'ex-howling commando : « je suis plus fort que cet abruti, j'ai botté le cul de Crâne Rouge en 44. »

…………………………

Dugan passa une journée entière à étudier le livre de nom et à ressasser le tout. Et si j'envoyais cette liste de nazis planqués au congrès ? Pas possible, des anciens nazies étaient cadre chez Roxxon et General Motors. Ils finançaient les campagnes des députés. Les politiciens enterreraient l'affaire. Et si j'envoyais cette liste à la Maison-Blanche ? Pas possible, le département d'état employait plein d'anciens nazis comme scientifique pour l'atome, les fusées, ou la balistique. Ils enterreraient l'affaire. Et si j'envoyais la liste à la CIA ? Pas possible, ils avaient besoin de ces propriétaires terriens allemands en Amérique du Sud pour contrer la menace rouge. Impasse totale. Dugan comprit qu'il ne restait plus que le môme. Max Einsenhardt était mort, mais Erik Lehnsherr lui, était bien vivant. Deux âmes différentes visiblement. Dugan nota quelques choses sur la première page blanche du registre des noms nazis. Il attendit un soir dans les locaux du SHIELD que le môme ne soit plus là. Il alla déposer le registre sur le bureau du p'tit Erik. Sur la première page, il avait noté :

Max Einsenhardt, je ne t'ai jamais connu.

Mais je suis heureux qu'Erik Lehnsherr ait pu te rendre justice.

Notre passage ici bas n'est pas éternel.

Un jour, nous nous rencontrerons.

Timothy


…………………………

Épilogue


Le camion du coroner quittait la morgue. Un véhicule lui rentra dedans. Le camion braqua sèchement à droite et mordit le trottoir. Le volant échappa aux mains du chauffeur. Prit de panique il écrasa les freins. Le coup de patin fit chasser l'arrière. Le choc fit caler le moteur du véhicule. Les deux hommes à l'arrière sortirent inquiet pour constater les dégâts. Le chauffeur les rejoignit. Les 3 hommes observèrent le camion, le radiateur du moteur explosa, la vapeur d'eau siffla et se répandit largement. Les 3 hommes toussèrent et s'essuyèrent les yeux. Plus loin 3 hommes sortirent d'une Ford 1942 garée derrière eux à deux longueurs. Ils portaient des masques noirs. Ils portaient des gants et des chaussures à semelle de crêpe. Ils avaient des ceinturons à baudrier avec des rabats à bouton pression pour leur revolver. Ils avaient des ceintures portes-outils avec des bombes asphyxiantes dans des étuis. Ils avaient des vestes à manches longues boutonnées jusqu'au cou. Ils s'approchèrent et sortirent des armes munis de silencieux. Ils abattirent les 3 hommes du coroner de façon synchronisé, comme des machines. L'un des hommes avait le chiffre « 8 » brodé sur le col de sa veste. Le second avait le chiffre « 17 » brodé sur le col de sa veste. Leur leader avait le chiffre « 64 » brodé sur le col de sa veste. Il fit un signe. Ses sbires s'engouffrèrent dans le camion accidenté. Ils en ressortirent en portant un sac mortuaire. Dedans il y avait le cadavre de Coleman/Reinhardt retrouvé dans les décombres de Vernon. On avait pas pu lui retirer sa mâchoire d'acier. Les flammes de l'incendie l'avaient collé à jamais sur son visage. Ils embarquèrent la housse mortuaire contenant le corps du Feu Follet Fou dans leur voiture. Leur chef s'attarda un instant dans la rue pour observer s'il n'y avait pas eut de témoin comme prévu. Il réajusta son col avec le chiffre « 64 » brodé dessus. Il avait tué de ses propres mains 64 mutants.

Il se rendit au tout dernier étage de l'Empire State Building. La pièce qui avait une vue vertigineuse sur toute la ville était aseptisé. Un lit de malade au milieu. L'individu dedans était maigre comme un phtisique, il avait plusieurs perfusions de méthédrine plantés dans ses bras. Il n'avait plus d'yeux, ils avaient été arrachés, on avait cousus des fils sur ses paupières pour refermer ses orbites vides. Il avait du chancre plein la bouche. Il parla très doucement à son sbire au chiffre « 64 » brodé sur son col.

« Alors ? »

« C'est fait, nous avons le corps. Le dément possède les gênes de Magneto. Son don, bientôt vous aurez son pouvoir aussi père. »

« C'est bien Icarus. Vois tu mon enfant, je n'ai toujours pas d'explication à cette faille temporelle qui nous as permis de quitter 2016 pour cette époque. Mais une chose est sûr. Si nous avons réussit à tuer Magneto dans notre siècle. Nous pourrons le faire ici.»

« N'oubliez pas père, qu'il vous as arraché les yeux avant de succomber. »

Le malade tourna son regard aveugle vers une vitrine blindée non loin du lit. Dedans trônait le casque pourpre de Magneto sur un coussin en velours. Il avait été balafré de partout, victimes d'innombrables combats, mais désormais il avait été restauré et remit à neuf, entièrement poli et chromé.

« Qu'importe, ici il est seul, il n'a aucun allié, il n'a même pas ses enfants. »

« Père vous souhaitez qu'on tente de le tuer cette année 1947 ? Avant qu'il ne créer sa Confrérie ? »

« Oui fait le Icarus… Fait en sorte que cela arrive. »

L'aveugle s'apaisa et s'endormit, sur le col de sa blouse blanche était brodé le chiffre « 356 ». Il avait tué de ses propres mains 356 mutants.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 330
☆Localisation : NYC


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Destination Morgue (Erik Lehnsherr)   Ven 10 Fév - 16:01



Destination Morgue
Timothy ξ Erik

La vie est quelque chose d’étrange. Elle est difficile à définir et pourtant… Pourtant on s’y attache tous cruellement, avec avidité. Mes doigts parcourent la pierre du mémorial. Même lorsque l’on n’en peut plus, même quand on vit dans la souffrance, que notre corps nous supplie de s’arrêter, quand chaque pas est une victoire sur soi-même… Même dans ces cas-là, on continue de s’accrocher à la vie. Même lorsque l’on se réveille dans une fosse de cadavre, les corps froid de notre famille à nos côtés, même quand la force des choses nous apprends à réunir le corps d’un vieillard et d’un enfant pour qu’ils brûlent au mieux, même quand tout espoir de s’en sortir vivant semble avoir disparu. On s’accroche. Encore et encore. On ne lâche rien. C’est une drôle de chose que la vie. Elle peut amener tellement de souffrance et de douleur, elle peut ramener des individus plus bas que terre et pourtant, pourtant on s’y accroche, dans l’espoir de retrouver des beaux jours. Une femme, des enfants, la chaleur d’un foyer. Je n’ai que 21 ans et j’ai déjà connu l’Horreur, avec un grand H, tout comme j’ai déjà connu le bien être des doux moments de bonheur. J’ai attendu qu’il fasse nuit, que plus personne ne soit au mémorial, pour m’y rendre. La maison de Von Kriebel a brûlé, il n’en reste rien. Il n’y a plus aucune trace de Max Eisenhardt… Alors, pourquoi ce nom ? Pourquoi ici ? Mes doigts passent sur le relief de la gravure portant mon nom. Un mémorial à mon nom… Cela sonne tellement étrange, tellement déplacé… D’un autre côté, je suis honoré de représenter le symbole de la lutte juive dans les camps, d’un autre, j’aurais peut-être préféré voir le nom d’un de mes défunts amis à la place du mien. Je sais que c’est probablement Dugan qui a du s’arranger pour que ce monument soit à mon nom, qu’il pensait probablement bien faire… Mais je ne vois pas ce que j’ai fait de plus spécial que les autres. Pourquoi mon nom devrait figurer ici et non pas celui de tous les autres ? C’est cependant avec émotion que je prends cette attention de la part du moustachu. Il n’a pas tout à fait tort… Il est peut-être temps d’essayer de laisser Max Eisenhardt au passé. Peut-être suis-je effectivement mort une première fois dans les camps, pour revivre aux côtés de Magda et d’Anya. Un léger sourire me monte aux lèvres alors que la pensée fugace d’un doux souvenir s’installe. Elle est vite chassée par le regret de ne pas avoir été là pour l’inauguration du mémorial. Il parait que Timothy Dugan a pris la parole. J’aurai été heureux de pouvoir entendre l’irlandais un peu bourru s’exprimer sur les sonderkommandos, j’aurais été curieux d’entendre son hommage. Mais je me connais. Ce sujet est encore trop sensible pour moi. D’où ma présence de nuit, loin des regards compatissants et pleins de pitiés.

♦ ♦ ♦

Max Einsenhardt, je ne t'ai jamais connu.

Mais je suis heureux qu'Erik Lehnsherr ait pu te rendre justice.

Notre passage ici-bas n'est pas éternel.

Un jour, nous nous rencontrerons.

Timothy


Je referme le livre. Je crois que cela va vite devenir une habitude quand je pars en chasse. Assis dans le train, je vérifie les informations que j’ai pu rassembler sur l’une des personnes dont le nom est inscrit dans cet ouvrage. Une véritable mine d’or. Je me souviens de mon incompréhension quand j’avais trouvé le livre sur mon bureau, quand j’avais lu les mots de l’ancien boxeur. Un sourire me monte aux lèvres. Je n’avais pas compris directement pourquoi il l’avait envoyé à moi. C’était quelques jours après l’incident, le premier jour où je retournais vraiment travailler, me murant toujours dans mon mutisme, refusant de parler de ce qu’il s’est réellement passé ce soir-là. Je ne veux plus être amené sur le terrain au nom du SHIELD. Je choisis moi-même mes combats et jouer les traumatisé me semblait être une bonne solution pour finir pour de bon par ne plus être sorti de la salle des archives. Je me souviens m’être demandé si Timothy Dugan n’avait pas perdu la tête, alors que je parcourais les noms allemands, suivit de nouvelles identités et de nouvelles attributions. Il avait vu de quoi je suis capable, il m’avait vu me faire vengeance. Et pourtant… Et pourtant, il m’offrait un livre complet et détaillé de tous les intellects du Reich avec leur nouvelle identité et leurs nouvelles attributions. Cela m’avait posé à question pendant plusieurs heures. Essayait-il de voir si j’allais résister à la tentation ou me demandait-il de m’occuper de ces personnes ? Je dois l’avouer, j’ai développé une certaine affection pour cet irlandais, lui et sa sale manière de me traiter comme un gosse. Mes doigts caressent le papier de l’ouvrage. A force de ne plus adresser la parole à personne, on m’a donné deux semaines de repos histoire de me laisser le temps de me remettre les idées en place. Et je compte bien profiter de ces deux semaines pour partir à la chasse… Et il y a un petit quelque chose que j’aimerais apprendre à faire aussi…

♦ ♦ ♦


La nuit a jeté son voile sur la grande ville de New-York. Cela fait du bien d’être de retour… Je ne pensais pas le dire un jour, mais je commence à m’attacher à cette ville, à avoir un quotidien, un chez-soi. Je n’aime pas ça. Quand on s’attache aux choses, on a peur de les perdre. Et si, le moment venu, je n’étais pas capable de faire ce pour quoi je suis là ? Et si je finissais par trop m’attacher à mes collègues au sein du SHIELD ? J’y ai déjà pensé… A la déception que cela sera surement pour l’irlandais au chapeau melon de me voir m’enfuir comme un voleur après avoir mis à mal un quelconque service du SHIELD. Je chasse ce lot de pensées négatives alors que je m’arrête devant l’objet de mes désirs. La vieille voiture toute décrépie de l’agent du SHIELD. Je lève le nez vers l’immeuble où il vit. Normalement, à cette heure-ci, je ne devrais pas être dérangé d’une quelconque façon que ce soit. Mes doigts effleurent le capot du véhicule. Voyons voir si mes quelques jours au sein d’une station de montage de voiture m’ont suffisamment apprit que pour me permettre de réparer ce tas de ferraille. Dans un premier temps, je redresse les coups que la carrosserie a pu prendre. Je n’ai pas l’habitude du travail de précision, dans le fond, cela fait un bon exercice. Le métal grince un peu et proteste. L’espace de quelques secondes, je m’arrête, jetant un œil dans la rue. Personne ne réagit. Je retourne à ma tâche. Lorsque j’en ai finis avec la carrosserie, je passe au moteur qui a besoin d’un petit coup de neuf. Certaines pièces ont été abimées par les années. Du mieux que je le peux, je m’efforce de réparer le tout. Quelques heures plus tard, je fais une première tentative de démarrage. Un sourire monte sur mes lèvres quand le ronronnement du moteur m’arrive dans les oreilles. Finit les éclats cacophoniques de cette voiture en fin de vie. Je ne dirais pas qu’elle est comme neuve mais je ne suis pas mécontent de mon travail. Au moins cette voiture pourra-t-elle survivre à quelques années en plus. Assis sur le siège conducteur, je coupe le moteur et je me penche pour rédiger un mot rapide au propriétaire du véhicule. Je le dépose sur le tableau de bords avant de me glisser hors du coupé que je verrouille directement derrière moi. Je glisse mes mains dans mes poches et observe une dernière fois la voiture avant de tourner les talons et de retourner chez moi. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que Timothy et moi allons être amenés à nous recroiser plus d’une fois dans le futur…

Vous ne rêvez pas Timothy, il s’agit bien de votre coupé Mercury 1934.

Je ne pouvais juste pas laisser cette pauvre voiture dans cet état.

Prenez en soin.

Un ami



They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé





Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Destination Morgue (Erik Lehnsherr)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Destination Morgue (Erik Lehnsherr)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Carnet de Erik Lehnsherr
» Erik Lehnsherr
» Erik Lehnsherr ♕ the desolate king i'm crowned.
» Carnet d'Erik Lehnsherr
» Erik Lehnsherr

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marvel Temporus :: Archives :: Archives :: RPS finis-