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 Au revoir en silence (Peggy Carter)

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Marvel Temporus
MessageSujet: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Mer 11 Jan - 19:16

La volonté de me souvenir.

Plusieurs décennies sont passés.

Vieux aujourd'hui. Un retraité du SHIELD. Nombreux post scriptum :

Le colonel Philips : grand patron du SSR. Promu général après la victoire en 1945. Chef d'état-major général sous le président Truman. Conseiller à la Maison Blanche sous Einsenhower. Secrétaire d'état à la défense sous John Kennedy. A lâché la rampe en 1967. Mort de vieillesse.

Gabe Jones : professeur de Langue étrangère à l'Université de Denver dans le Colorado. Savait déjà parler couramment l'Anglais, l'Allemand, l'Italien, l'Espagnol et le Français avant la guerre. A apprit le Grecque, le Perse, le Turc, l'Arabe, le Russe, le Khmer et le Lingala histoire de faire bon poids dans les années suivante. Faut croire que le bonhomme s'ennuyait. Dans ses dernières années il savait lire la bible en syriaque et en araméen (ouais je sais ça calme). Disparu au fin fond d'une jungle cambodgienne à la fin des années 70. Travail d'archéologie. Jamais revue. Déclaré légalement mort en 1990.

Jim Morita : boxeur professionnel, gagnant des Golden Gloves 1949, champion du monde poids léger de 1953 à 1956. Retraite en 1961. Entraîneur au Ringside de Californie. Manager de 3 champions du monde différents. Meurt au soir d'un combat entre un challenger et son poulain en 1984. Un plaisantin a voulut atterrir en parachute en plein milieu du ring, vu que le combat avait lieu en plein air. Morita était trop vieux pour ces imbécillités à ciel ouvert. Le plaisantin a manqué son coup. Il a atterrit au premier rang sur la femme d'un des boxeur qui était enceinte. L'équipe dudit boxeur s'est rué sur l'emmerdeur pour le bastonner. Les agents de sécu ont du évacuer l'infortuné, ainsi que Morita qui dans la confusion a eut une crise cardiaque fatale.

Montgomery Fallsworth : Propriétaire terrien dans la campagne anglaise. Son propre cottage. Spéculation immobilière. Sa pension d'ancien combattant a prit de l'expansion. Auteur d'un best-seller : j'ai connu Captain America. Copie Churchill en fumant cigares Cohiba et Mecundo. Mauvaise idée : mort en 1979, embolie pulmonaire.

Jacques Dernier : le grand battant perpétuel. Baratineur de luxe. Son propre cabaret sur les champs Élysée. Numéro comique, blagues réchauffées sur l'équipée des Howling commandos. Son propre restaurant à Versailles, sa propre vigne en Provence. Marié 3 fois. Mort naturelle en 1976.

Howard Stark : Monsieur Milliard, Monsieur SHIELD, Monsieur Stark Industries. Recherches aéronautiques. Coopération avec la NASA. Une rumeur qui court : les autorités ont du batailler pour l'empêcher d'entrer dans la fusée du programme Apollo. Il voulait accompagner Neil Armstrong sur la lune. Inventeur de la cybernétique, inventeur de l'électronique moderne, dédicace son propre exemplaire du Kama-Sutra (vendue aux enchères pour une somme record). Première fortune mondiale pendant 27 ans d'affilées, avant de se faire dépasser par un émir du pétrole saoudien. Accident de voiture l'année dernière. Mort. Un orphelin derrière lui. L'Empire Stark se perpétue.

Moi, Tim Dugan, « Dum Dum » pour les intimes. Le dernier Howling commando encore en vie. Toujours charmeur malgré mon âge. Des chansons irlandaises pour les infirmières qui m'apportent mes bouillies. Timothy le vieux cheval de bataille. Vieux sage qu'un historien ressort de temps à autre de son anonymat, dès qu'il faut écrire un bouquin sur Captain America. Savant péremptoire à mes moments perdues. Une légende urbaine qui court au sein du SHIELD : je suis le seul type à savoir comment Nick Fury a perdu son oeil. Le Dum Dum toujours partant pour une retrospective. Un Leitmotiv : c'était des hommes à l'époque.


……..……..….….…….……….…………….…….

Atlantic City, New Jersey, 1992

Un vieux motel en bord de mer. Hors saison. Dugan était le seul et unique pensionnaire en l'absence de touriste. Il avait insisté pour quitter l'hospice. Son idée fixe : mourir face à l'océan. L'infirmier attendait Margaret Carter dans la cour du motel. Lorsqu'il l'aperçut il lui désigna la chambre :

« Il va être content que vous soyez venu. Il vous réclame depuis une semaine, il ne fait que me parler de vous tous les jours. »

L'infirmier accompagna Peggy jusqu'à la chambre de Dugan. Timothy était pelotonné dans son lit. Le climatiseur fonctionnait au maximum. Déréglé, son système ne connaissait plus que les extrêmes. Soit il était gelé, soit il était bouillant.

« Eh Peggy ! Comment va ? Ça fait une paye. Ça remonte à quand la dernière fois ? »

Dugan ne se souvenait plus très bien de la dernière fois où il avait croisé Peggy Carter. Ça remontait peut être à 6 ans ou 8 ans, il n'était plus très sûr. Dugan eut une quinte de toux et une suée soudaine. Il repoussa un peu ses couvertures. Sa chemise de nuit laissa apercevoir de nouveaux creux et de nouvelles zones de chair flasque sur son corps. L'infirmier lui épongea le front. La chambre était glacée, mais Dugan était quand même inondé de sueur. Il se mordit les lèvres. Les veines battaient à ses tempes. Il se toucha le ventre. L'infirmier reconstitua l'itinéraire de sa douleur. Il ouvrit une mallette et prépara une seringue, la désinfecta, fit un garrot. Méthedrine liquide, dyacétylmorphine. L'aiguille, le piston, voilà.

Le temps d'une pulsation

Dum Dum se raidit et s'apaisa. Ses paupières battirent. L'infirmier prit son pouls. Il était faible mais régulier. Son bras ne pesait presque rien. Il sortit, laissant Carter avec Dugan.
Le Washington Post était ouvert sur sa table de nuit. Il montrait une photo d'Howard Stark. Dum Dum referma le journal pour le faire disparaître. Il regarda Peggy.

« On a essayé de me le cacher, mais j'ai apprit pour Howard l'année dernière. Depuis je pense à lui au moins une fois par jour. »



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MessageSujet: Re: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Dim 15 Jan - 15:03

« Au revoir en silence »
WHERE'S THE "GOOD" IN "GOODBYE"? WHERE'S THE "NICE" IN "NICE TRY" ?
WHERE'S THE "US" IN "TRUST GONE" ? WHERE'S THE "SOUL" IN "SOLDIER ON" ?


«  Tante Peggy ? Est ce que tu es prête ? On a pas mal de route à faire » s'enquit une voix derrière la porte close de ma salle de bain. «  J'arrive dans quelques minutes Sharon » soufflais je de manière assez audible pour qu'elle puisse m'entendre. Ma nièce  ne dit rien et  bientôt j'entendis disparaître ses pas alors qu'elle s'éloignait.  Un petit rire s'échappa d'entre mes lèvres à moitié peinte en rouge. Sharon était comme moi à bien des égards. Elle ne supportait pas de ne as être à l'heure et avait au fond une âme de militaire dont elle ne pouvait se défaire. Quand on disait on part à telle heure, on partait à telle heure. Je ne pouvais que me reconnaître moi lorsque j'avais son âge. Le fait que je l'avais bercé d'histoires sur le Howling Commando et sur le SHIELD depuis son plus jeune âge n'avait certainement pas aidé son caractère.   Je savais aussi que tout comme moi, elle avait un peu envie d'en finir avec cette journée. Aujourd'hui n'avait clairement rien d'heureux. Un soupir passa mes lèvres alors que je finissais d'appliquer mon rouge à lèvres en évitant au maximum de me regarder dans le miroir. Je n'aimais plus le reflet qu'il renvoyait. Et surtout pas aujourd'hui. Me jugeant finalement prête, je sortis de la pièce et allais rejoindre ma nièce qui m'attendait plus ou moins sagement dans le salon. Seul le tic nerveux de ses jambes la trahissait. Sharon n'avait jamais tenu en place et ce n'était pas maintenant alors qu'elle rentrait à peine ans l'âge adulte qu'elle allait commencer. «  C'est bon ? ». «  Oui, on peut y aller » lui signifiais je en attrapant le sac que j'avais préparé la veille. Ce dernier ne contenait pas grand chose à part quelques vieilles photos et autres souvenirs que j'avais envie de partager une dernière fois avec la personne que nous allions voir. Sharon hocha la tête et attrapa les clés de la maison pour fermer la porte derrière nous. Sans l'attendre, je me dirigeais vers la voiture et commençais à m'installer. Ma nièce m'aida à positionner un coussin sous mes pieds une fois que je suis assise. Je n'étais hélas plus toute jeune du haut de mes soixante quinze ans et j'avais donc besoin d'un peu plus de confort. Et c'était d'autant plus vrai lorsque je savais le trajet qui nous attendait. Selon les dires de Sharon, il allait au moins nous falloir quatres heures pour arriver à destination. Par chance, ce n'était pas moi qu conduisait. Je laissais ça à la jeunesse. Je ne prenais guère la voiture de toute façon maintenant. Depuis que j'avais pris ma retraite du SHIELD il y avait quelques années, je n'avais plus grand chose à faire ou grand monde à voir. Et plus le temps passait, moins j'allais avoir à faire. Après tout, tous mes proches succombaient les uns après les autres. Bientôt il n'allait rester que moi. Ou presque. Je ne comptais pas les jeunes âmes dans l'équation. J'espérais ne jamais à avoir à les enterrer. Sharon et Tony avait encore des choses à vivre.

Après une dernière vérification et une course rapide de Sharon jusqu'à la maison pour aller chercher une bouteille d'eau en plus, nous nous mîmes en route. Le trajet se passa sans encombres. Nous profitâmes des heures pour écouter un peu de musique – ancienne et récente – et pour discuter un peu. Sharon avait intégré le SHIELD à ma suite et me régalait donc des derniers potins qui parcouraient les couloirs de l'organisation. Je ne savais pas de qui elle parlait les trois quarts du temps mais je la laissais faire. La voir rire était suffisant à mon amusement. Sharon était trop souvent beaucoup trop sérieuse.  Ça aussi c'était de famille. Je pouvais encore entendre Angie comme un lointain écho me dire que je travaillais bien trop. Un sourire triste se posa sur mes lèvres à son souvenir. Ses simagrées me manquaient. Un grognement de soulagement quitta ma gorge lorsque je pus enfin reposer es deux pieds sur le sol et sortir de la voiture. Cette dernière n'était pas inconfortable en soit mais après quatre heures et demi de rote j'étais prête à prendre l'air. J'étirais un peu mes muscles endoloris avant de saisir mon sac et de me diriger vers la porte de la bonne chambre. L'air marin n'aida en rien à dissiper la boule que j'avais à l'estomac. Qu'est ce que je pouvais détester ses moments. J'avais toujours pensé mourir jeune tout en espérant pour que cela ne soit pas le cas. Aujourd'hui j'aurais voulu que mourir jeune ait été ma réalité. Au moins, je n'aurais pas eu à souffrir tout ça. Ma vie n'était plus qu'une suite sans fin d'enterrements. «  On peut rester encore un moment dehors si tu veux Tante Peggy ». «  ça va aller ma poupée, ça va aller » lui répondis je en laissant glisser le surnom que je lui donnais enfant. Je savais que pour ma nièce , cette journée était également difficile. «   Il va être content que vous soyez venu. Il vous réclame depuis une semaine, il ne fait que me parler de vous tous les jours » s'exclama l'infirmier que j'avais eu au téléphone en venant à notre rencontre. Je ne pus m'empêcher de rire face à son expression amusée bien qu'agacée. «  Têtu même dans les derniers instants » répondis je en posant mon bras sur celui du jeune homme lorsqu'il entreprit de me guider à l'intérieur de la pièce, Sharon sur nos talons. « Eh Peggy ! Comment va ? Ça fait une paye. Ça remonte à quand la dernière fois ? » déclara Dugan en m'apercevant finalement. «  Trop longtemps mon cher ami » lui répondis je en prenant place sur une petite chaise au plus proche de son lit.

Une grimace passa sur les traits fatigués et ridés de mon visage lorsqu'il fut pris d'une quinte de toux. Sans un mot et le cœur serré de le voir ainsi, je laissais l'infirmier lui administrer les soins nécessaires. Ma nièce posa une main réconfortante sur mon visage. Je tapotais légèrement cette dernière sans ose me retourner vers elle. Je savais ce que j'allais trouver. Un visage dur voir froid. Sharon ne savait pas géré l'émotionnel et préférais se cacher derrière un masque d'apparente indifférence pour se protéger. Je ne lui en voulais pas. Cette technique je l'avais utilisé à bien des reprises. Elle était presque devenue comme une seconde peau à force. Le temps s'était chargé de la faire disparaître néanmoins. «  On a essayé de me le cacher, mais j'ai apprit pour Howard l'année dernière. Depuis je pense à lui au moins une fois par jour ». Un sourire revint se poser sur mes lèvres quelques peu tremblantes.  Mon regard vint se poser quelques secondes sur la photo d'Howard avant de revenir sur Timothy. «  C'est affreux ce qui leur est arrivé » soufflais je en sentant la boule remonter le long de ma gorge et mes yeux s'humidifier légèrement. Oui , mes amis je les perdais un à un. Howard jouait avec le feu depuis des années, je n'avais donc pas été surprise d'un tel résultat. Mais surprise ou pas, la perte d'un être cher restait toujours délicate. «  Oh Dum Dum tu te souviens de ma nièce Sharon n'est ce pas ? » demandais je finalement en attirant son regard sur la jeune femme blonde placée derrière moi. Je la sentis bouger pour je supposais lui faire un signe de la main. Elle eut tôt fait de reposer sa main sur mon épaule cependant dans un signe de réconfort permanent. Aujourd'hui plus que jamais, elle allait être là pour maintenir ma tête hors de l'eau.



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MessageSujet: Re: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Dim 15 Jan - 16:19

Sharon Carter ? Dugan avait son pedigree sur le bout de la langue. Il replongea dans ses souvenirs. Oui ça lui disait quelque chose :

Cette petite fille blonde qui parlait à ses animaux en peluche. Oui la petite perchait ses nounours sur la table de pique-nique au fond du jardin de Peggy quand celle-ci la gardait. Et elle leur parlait en chuchotant. Elle avait 3 ans, elle commençait à savoir se comporter de façon stoïque et à cabotiner pour épater les adultes. La première fois qu'elle avait vu Dugan en visite chez sa tante, elle avait raflé ses peluches et était rentré dans la maison en courant. Ça devait être la large moustache ou le chapeau. Les mioches qui voyaient de tels attributs pour la première fois étaient toujours très étonnés. Lorsque Dugan s'assit dans le canapé du salon de Peggy pour lui parler, la petite Sharon l'avait dévisagé, elle l'avait même examiné. Elle lui avait tiré la moustache, s'était couverte la bouche de ses mains pour étouffer ses rires et s'était enfuit en courant.

« Et comment que je me souviens... »

Visez donc la grande Sharon qui rougissait derrière sa tante, une vraie crame la ville. Dugan observa son goutte à goutte par intraveineuse. Il avait eut peur qu'il se soit vidé. Non il était plein. L'infirmier avait du le changer pendant qu'il était assoupie après avoir regardé la télé. Il aimait bien se regarder des vieux films. Nostalgie du bon vieux temps. Il aimait en particulier la grande évasion. C'était lui Dum Dum qui à l'époque avait écrit le scénario sous un pseudonyme. Contrainte de Nick Fury, il était agent du SHIELD, son blaze ne devait pas être associé à ce genre de choses. Dugan observa le liquide qui s'écoulait de la poche de perfusion, il était parfois craintif : est-ce que ça circulait bien dans le tube ? Il se retint de manipuler le cadran et de régler le débit. Il se prit discrètement son pouls, trop faible pour être normal.

« J'ai réalisé une chose le mois dernier, en pensant à Howard. Maintenant qu'il n'est plus là. Est-ce qu'ils vont continuer les Stark Expo ? J'aimais bien moi. J'étais allé à celle de Cleveland y'a 3 ans. Son mioche a intérêt à continuer les Stark Expo ! Enfin, ça n'a plus d'importance, je ne pense pas que je serais en mesure d'en visiter une autre. »

Dugan songea encore à Howard. La dernière fois qu'il l'avait vu c'était à Las Vegas en 1988 ou 1989, il ne savait plus très bien. Mais il était sûr que c'était lors du fameux dîner à 30 000 dollars le couvert, que Stark l'habile avait organisé pour des richissimes comme lui. Un truc caritatif, l'argent allait être versé à ces associations de recherches sur la leucémie. Dugan avait été convié gratuitement au dîner par Howard l'ingénieux. Sa mission : divertir les convives en discutant le bout de gras, récits de guerre et cie « Captain America ? Ouais j'ai connu le grand homme ». Mais le vieil irlandais ne faisait plus trop sensation depuis une décennie ou deux. Il avait surtout passé la soirée à s'engnôler avec un évangéliste star de la télé, qui portait des bottes de cow-boys avec son complet d'ecclésiastique. Un genre de souvenir qu'on gardait, Dugan attendait de pouvoir coller dans une conversation : « Et ouais, la dernière fois que j'ai croisé Stark le charmeur, c'était dans le hall du Hilton de Vegas, on mangeait en compagnie de 50 autres millionaires... ». Mais Dugan dissipa vite ses pensées. S'il avait fait venir Peggy, c'était pour tout autre chose.

« Comme tu peux le voir, j'ai survécu à tout : les balles, les explosifs, les panzers, l'HYDRA, même aux blagues de Stark. Mais tôt ou tard, on grimpe tous dans le train de nuit pour le grand adios. J'ai un cancer Peggy. Et j'aurais besoin de toi une dernière fois. »

Timothy s'esclaffa, façon espiègle.

« Oh ne t'inquiète pas, je ne te demande pas de me servir de notaire pour solder les comptes. Je n'ai pour ainsi dire aucun héritage. Je possède juste 6000 dollars en action de Kellogs cornflakes rice crispies que j'ai acquit dans les années 50... »

Dugan songea qu'il aurait du acheter des actions de Stark Industries à l'époque, elles auraient valut au moins 1 million aujourd’hui... 

« ...je ferais une donation au smithsonian museum de Washington, j'ai apprit qu'ils vont installer des mannequins de moi et des autres Howling commandos sous une fresque de nos visages, dans la partie histoire de l'Amérique. Brave petits. »

Dum Dum fouilla dans le tiroir de sa commode pour en sortir une enveloppe en papier Kraft.

« Peggy si j'ai besoin de toi c'est pour tout autre chose, voilà j'ai… j'ai… euh... »

Timothy Dugan, le visage d'un môme prit sur le fait, sur le point de tout paumer, de toutes les façon possibles, à rougir comme un écolier.

« J'ai une fille. »



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MessageSujet: Re: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Jeu 19 Jan - 18:32

« Au revoir en silence »
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«  Et comment que je me souviens... ». Un sourire amusé malgré la situation se posa sur mes lèvres. Je me rappelais comme si c'était hier des frasques de Sharon. La moustache de mon ami avait beaucoup souffert pendant ses visites. Malgré mes très nombreuses réprimandes, Sharon n'avait jamais cessé de lui tirer les poils. Cela l'amusait bien trop pour qu'elle ne m'écoute. Si à l'époque, son comportement un peu grossier avait eu le don de m'exaspérer, aujourd'hui il m'amusait. Cela faisait des bons souvenirs malgré tout. Tout paraissait doux et simple avec l'âge. Il fallait croire que je n'avais pas encore fini de me ramollir. Du bout des doigts, je tapotais sur sa main toujours délicatement posée sur mon épaule. Je ne pouvais dire à quel point j'appréciais qu'elle soit là, avec moi, en ces moments si difficiles. «  J'ai réalisé une chose le mois dernier, en pensant à Howard. Maintenant qu'il n'est plus là. Est-ce qu'ils vont continuer les Stark Expo ? J'aimais bien moi. J'étais allé à celle de Cleveland y'a 3 ans. Son mioche a intérêt à continuer les Stark Expo ! Enfin, ça n'a plus d'importance, je ne pense pas que je serais en mesure d'en visiter une autre ». «  Peut être que je peux convaincre Tony d'en faire une rien que pour toi » répondis je en lui offrant un petit sourire malicieux bien faible. Je n'étais pas vraiment d'humeur à faire  de l'humour mais je faisais de mon mieux. Bien sur tout cela n'étaient que des paroles en l'air destiné à apaiser un instant son esprit. Tony ne mettrait jamais une telle chose en place. Et puis même si il décidait de le faire, cela prendrait trop de temps et malheureusement Dugan ne serait plus là pour le voir. De toute façon c'était un très gros si. Tony voulait se séparer de l'image de son père et de ses œuvres. Il voulait se différencier de cette figure paternelle qui l'avait tellement fait souffrir et qui sans le vouloir lui avait asséné le coup de grâce en plantant la voiture ce fameux16 décembre 1991. Même à moi, il m'était difficile de le joindre. Lorsqu'il répondait à son téléphone, il était souvent trop soul ou trop … occupé pour avoir une conversation décente avec sa vieille tante. Je ne l'intéressais plus vraiment. A vrai dire, rien ne l'intéressait dans son deuil. Je priais cependant pour que cette phase destructrice lui passe au plus vite. Je ne voulais pas le voir foutre sa vie en l'air. Pas pour Howard et pour ses erreurs. Tony avait tellement de choses à offrir au monde. J'aurais aimé pouvoir le lui dire et lui faire comprendre. Je n'avais néanmoins pas ce pouvoir là.  Et je ne l'aurais jamais. Le passé m'avait déjà appris cette leçon.

« Comme tu peux le voir, j'ai survécu à tout : les balles, les explosifs, les panzers, l'HYDRA, même aux blagues de Stark. Mais tôt ou tard, on grimpe tous dans le train de nuit pour le grand adios. J'ai un cancer Peggy. Et j'aurais besoin de toi une dernière fois ». «  Surtout aux blagues d'Howard » ne pus je m'empêcher d'essayer de plaisanter , gorge nouée. On avait survécu à tout c'était bien vrai. Vraiment on s'était sorti plus d'une fois de situations désespérées. Et on avait fait tout ça avec style. C'était probablement le plus drôle de l'histoire. On avait jamais abandonné notre swag comme disait les jeunes. Malheureusement, il y avait un ennemi contre lequel personne ne pouvait combattre : le temps. Lui faisait son œuvre qu'on ne le veuille ou non. Il amenait souvent avec lui son lots de drames et de mauvaises surprises. La maladie étant l'une de ses préférées. «  Qu'importe ce que c'est , tu peux compter sur moi » lui soufflais-je avec un sourire sincère et bien plus déterminé. A la vie, à la mort comme on disait. Un léger rire malgré mes yeux humides franchit mes lèvres lorsqu'il me parla de l'argent qu'il avait de côté. Ou le manque d'argent. Dugan avait toujours été du genre à vivre au jour le jour. Les économies, les placements d'argent... ça ne l'avait jamais intéressé. J'avais toujours respecté cet état des faits. Il n'avait rien à regretter. Il avait vécu sa vie comme bon lui semblait avec courage et honnêteté. «  Peggy si j'ai besoin de toi c'est pour tout autre chose, voilà j'ai… j'ai… euh... » balbutia t-il alors que je fronçais les sourcils. Pourquoi avait il l'air gêné tout à coup ? Lui et la gène ne se côtoyait pas souvent d’habitude. «   J'ai une fille » m'apprit il enfin avec une petite voix. Je restais un instant estomaqué. Celle là, je ne l'avais pas vu venir. Comment aurais je pu de toute façon. Par respect, je ne m'étais jamais mêlé de sa vie sentimentale. Je devais avouer cependant que sur le coup la nouvelle piqua un peu. J'étais vexée. J'étais son amie depuis tant d'années que je ne comprenais pas pourquoi j'apprenais ça que maintenant. N'étais je pas assez dans la confidence pour avoir ce genre d'informations. Je comprenais le fait de protéger sa famille des autres surtout en étant agent du SHIELD mais pour moi il faisait parti de la famille. «  T'as une fille ? » répétais je pour sûre d'avoir bien compris.  «  T'as une fille » répétais je à nouveau de manière affirmative cette fois lorsqu'il hocha la tête pour me signifier que j'avais bien entendu. «  Ok … pas le genre de nouvelle à laquelle je m'attendais. Je dois avouer que je suis … surprise pour ne pas dire vexée vraiment d'apprendre ça maintenant » ne pus-je m'empêcher de lâcher avant de soupirer et de reprendre mon calme. «  Je suppose que tu avais tes raisons. En quoi puis je t'aider ? » lui demandais je finalement de manière peut être un peu froide. Ma foi j'étais anglaise, on était réputé pour avoir un mauvais caractère après tout. Je ne faisais pas exception à la règle.



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Dernière édition par Margaret Carter le Ven 20 Jan - 16:22, édité 5 fois
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Ven 20 Jan - 8:01

Peggy Carter échaudée, Peggy la vexée, Dugan sentit sa pomme d'Adam faire un aller retour dans sa gorge. Une Peggy mécontente qui vous le faisait savoir, ça créait toujours l'ambiance. Elle devait lui en vouloir de ne jamais lui avoir révélé une chose pareille. Avant de lui demander son aide, il fallait qu'il lui donne des explications, il le savait. Comment lui dire que si les choses s'étaient passés différemment autrefois, il n'aurait jamais eut besoin de dissimuler l'existence de sa fille ? Qu'il n'avait pas choisit la façon dont ça avait évolué. C'était complexe. Timothy hésita. Est-ce qu'il fallait tout lui révéler dans le détails ? Oui après tout  Peggy savait elle aussi ce qu'était un amour perdue, mieux que quiconque. Il pressentait qu'il pouvait lui révéler son secret.

« Tu portes déjà en toi ce qu'il faut pour me comprendre. Tu va te rappeler l'époque que mon récit va faire revivre. J'ai une enfant et ce n'est pas du tout ce que tu penses. Je vais tout te raconter. »

……………….….…...….....……....…......….

Dugan pelotonné dans son lit. Son pouls, trop faible pour être normal. Peggy et Sharon face à lui. En arrière plan juste le bruit de la perfusion et de l'océan là-dehors.

La parole au vieillard.

……..…….…..….….….….……….……...…..

1947

Dugan lui avait dit :

« Vous me rappelez quelqu'un. »

Elle demanda :

« Parlez moi d'elle. »

« Je ne lui ai jamais adressé la parole. »

« Pourquoi ? »

« Je n'osais pas. »

« Pourquoi ? »

« J'étais ébloui par elle, intimidé. »

« Comment était-elle ? »

« C'était une personne remarquable. »

« Comment le savez vous si vous ne lui avez jamais parlé ? »

« Je passais beaucoup de temps à l'observer. »

« Comment s'appelait cette fille ? »

« Je ne l'ai jamais su. »


……….….….….….….…….…...……..…..…

Ce fut leur première conversation.

New York, 1947. L'année de tous les dangers pour le SHIELD. Howard venait de le fonder. Timothy avait rencontré cette infirmière à Long Island. Sujets de conversation facile à trouver. Ils avaient tout deux résidé à Londres en 1944 avec l'US Army. Souvenirs communs, tout ça. Elle s'appelait Linda Bledsoe. La quarantaine comme lui, pas d'enfant. Elle n'avait jamais eut de chance avec les hommes. Sa nervosité naturelle, associée à ses méchantes allergies en avait fait une fille trop émotive. Son idée fixe : avoir ce qu'elle n'avait jamais eut, ce dont elle rêvait, ce qu'elle ne pouvait peut-être plus avoir à son âge : un enfant. Elle s'était entiché de Dum Dum. Il l'avait emmené là où ça balançait bien : le night-club « White Jazz » dans le Bronx. Il avait passé 3 mois avec elle. Il n'avait jamais parlé d'elle à ses proches ou à Peggy. Attendons de voir les choses, attendons de voir si c'est sérieux. Linda avait un chouette appart. Souvent elle allait s'asseoir seule en terrasse après avoir couché avec lui. Elle buvait du thé à petites gorgées. Elle avalait des gélules contenant des herbes médicinales. Timothy en vola quelques-unes et les fit analyser dans les labos du SHIELD. C'était des expédients pour la fertilité. Linda essayait de tomber enceinte à bientôt 45 ans. Elle voulait un enfant, un enfant de lui. Cela le stupéfiait. Il n'y avait aucune chance que la conception se produise. Il le savait. Il ne lui dit jamais. Il ne fit jamais mention des pilules. Il la regardait alors qu'elle suppliait son corps de concevoir. Il admirait sa tâche insensée et son obstination. Et puis un jour elle disparut. Elle ne revint pas. Tim était assez grand pour comprendre les choses. Il n'avait plus en lui ce sentiment de « pour toujour » en amour que l'on a tout le temps quand on est jeune et qu'on finit par perdre bien assez tôt. Il se doutait qu'il ne reverrait plus jamais Linda. Puis quelques mois plus tard, alors qu'il rentrait chez lui, il trouva une photo d'elle sur la table. Linda s'était introduite chez lui pour laisser sa dernière image. Appelons ça « Au revoir en silence. » Appelons ça « Quand vous ne serez plus là. » Sur la photo elle avait soulevé son pull pour montrer à quel point elle avait changé, elle avait tenu l'appareil à bout de bras et prit une photo de son ventre. Son visage n'était pas sur la photo évidemment, mais derrière elle avait écrit un mot et il avait reconnu son écriture :

Je suis heureuse que cela soit arrivé avec toi.

Il comprit qu'elle voulait juste un enfant, qu'elle l'avait choisit pour accomplir son rêve. Il ne l'avait plus jamais revue. Dans les années 50 il avait mit le SHIELD sur le coup. Pas un seul mots à Howard ou à Peggy : Il avait retrouvé la trace de Linda Bledsoe. Surveillance des agents du SHIELD par intervalle régulier. Disons tous les 3 ans pour avoir des nouvelles. Elle avait résidé dans l'Idaho puis dans l'Oklahoma, dans le Colorado enfin.  Infirmière toujours. Elle était morte en 1986 d'une rupture d'anévrisme. Leur enfant : Karen Bledsoe, une fille. Professeur, enseignante à l'université d'état de Denver. 45 ans aujourd'hui, l'âge de sa mère quand il l'avait rencontré. Dugan avait mit les agents du SHIELD aux 4 coins du pays à profit. Depuis des années il envoyait à sa fille des cartes à Noël et son anniversaire, mais impossible de remonter la trace, elle ne savait pas de qui ça venait. Il ne l'avait jamais rencontré en personne, trop tard maintenant, comment lui dire que sa mère célibataire souhaitait l'élever seule depuis toujours ? Ironique, il l'avait suivit protecteur et lointain pendant toute sa vie. Persistance. Dans ses moments de calme Dugan avait pour habitude de dessiner son visage.

......…..……….……..…...…….…….….…..

Dum Dum prit discrètement son pouls après avoir achevé son récit. 180 au bas mots. NOM DE DIEU ! PAR TOUT LE WHISKY D'IRLANDE.

Timothy tendit l'enveloppe en papier kraft à Peggy.

« Quand je ne serais plus là, je veux que tu lui donnes ça, j'essaye d'expliquer, afin qu'elle sache et qu'elle ne se trompe pas sur le sens de ma dévotion. »



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MessageSujet: Re: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Ven 20 Jan - 16:22

« Au revoir en silence »
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Bon... je n'aurais probablement pas du m'emporter de la sorte. Mais celui qui disait que la vieillesse rendait plus sage c'était trompé sur toute la ligne. Enfin, je supposais que cela était vrai pour certaines choses. Mais quand il s'agissait d'émotions et de sentiments... non vraiment l'âge de changeait rien. Il avait même tendance à rendre les choses moins claires et les esprits plus facilement échauffés. En tout cas , c'était vrai pour moi. Il y avait trente ans, je ne me serais peut être pas montrée aussi sèche. Quoique... j'avais toujours eu un sale carafon sous mes airs de petite femme anglaise bien éduquée. Il ne fallait jamais titiller la bête ni la chercher de trop près. Et puis, ce n'était pas de sa faute à lui. Enfin si puisqu'il avait volontairement caché certaines informations concernant sa vie. Cependant c'était son droit. Et qui au juste étais je pour le juger ? Des secrets j'en avais par dizaines. Certains me gardaient encore éveillé la nuit même à mon âge et même avec un cœur aussi dur que le mien. Mes secrets avaient même des secrets. Et ces derniers en avaient encore. Arès tout j'avais été une espionne digne de ce nom dans ma jeunesse. Mon dieu, comme tout cela me paraissait lointain à présent. Et pourtant, mes souvenirs ne me faisaient pas défaut. Tout était si clair et limpide dans mon esprit. J'avais encore toute ma tête et une très bonne mémoire.  Au grand damne de certains qui auraient probablement préféré que j'oublie certains détails. Tant pis pour eux et tant mieux pour moi. Pour le moment du moins, vu que le temps allait aussi faire son œuvre sur ma personne et me privait de mon esprit plus tôt que prévu. Mais cela je ne le savais pas encore. «  Désolée » murmurais je simplement après quelques minutes qu'il passa à m'observer. Je savais qu'il devait peser le pour et le contre. Tout révéler ou ne rien révéler? La réponse à cette question devait être plus dure que ce que je pouvais imaginer. Après tout, lorsqu'on gardait un secret depuis tant de temps, il était difficile de le laisser s'en aller pou faire éclater la vérité. Je savais pour ma part que certains de mes secrets ne feraient jamais l'objet de confidence, même sur mon lit de mort et même si les personnes qu'ils concernaient étaient toutes enterrées depuis longtemps. A quoi bon révéler quelque chose qui aujourd'hui n'avait plus de sens et de signification ? Autant les laisser mourir avec son dernier porteur.

Concentrée sur Timothy, j'écoutais religieusement ce qu'il consentait enfin à me dire après toutes ses années. Les mots ne vinrent pas d'eux mêmes et le récit était coupé par endroits. Je ne dis cependant rien et le laissais aller à son rythme. Au fond, j'étais déjà touchée qu'il consente à me le dire. Même si cela n'apaisait pas la femme vexée qui était en moi. Disons que les deux allaient pour le moment cohabiter. Je savais aussi qu'il me disait la vérité parce qu'il avait besoin de moi et que les informations au final n'avaient rien de gratuite. Cela aurait pu en offusquer certains mais ce ne fut pas mon cas. Après tout, j'étais bien mal placée pour juger. Je restais silencieuse à la fin de son récit et le détaillais sans savoir quoi dire pour le moment. J'avouais sans mal que j'avais de la peine pour lui. Sur le coup cette femme qui avait tant demandé de lui sans jamais rien véritablement donné en retour m'énerva. Pour l'ombre d'une seconde, je fus donc satisfaite d'entendre qu'elle n'était plus des nôtres avant de me fustiger mentalement pour mes pensées. Ce n'était pas correct. Il l'avait aimé malgré tout et elle lui avait donné une fille. Je supposais que c'était déjà pas mal qu'elle ait pris la peine de le mettre au courant de sa nouvelle paternité. Même si elle la lui avait tout de même légèrement imposé et qu'elle n'avait jamais souhaité qu'il fasse parti à part entière de leurs vies. Je savais qu'il aurait pu s'imposer si il le souhaitait et que donc la faute ne lui revenait pas entièrement. Cependant, Dugan était mon ami et pas elle. Par conséquent, mon opinion sur le sujet était loin d'être objective. «  Quand je ne serais plus là, je veux que tu lui donnes ça, j'essaye d'expliquer, afin qu'elle sache et qu'elle ne se trompe pas sur le sens de ma dévotion » me demanda t-il en me tendant finalement l'enveloppe qu'il avait dans les mains. Je l'oeillais un instant avant de la prendre délicatement dans mes mains. «  Pourquoi ne pas lui dire toi même Timothy ? Il te reste encore assez de temps pour la faire venir et pour lui expliquer de vive voix » déclarais je en le regardant droit dans les yeux. «  Si c'était moi, j'aurais aimé rencontrer la personne qui se dit être mon père pour qu'il m'explique. Même si ce n'est que pour une fois » rajouta Sharon en rejoignant la conversation alors qu'elle avait tout fait pour se tenir en retrait jusqu'à présent. Je devais admettre que je la rejoignais sur ce coup là. «  Si c'est vraiment ce que tu veux, je lui remettrai la lettre mais s'il te plaît considère l'option qu'on vient de te donner » soufflais je finalement en lui envoyant un sourire tremblant de tristesse. Il lui restait assez de temps pour que j'arrange le trajet. J'avais des sous de côté et des contacts qui me devaient plus d'une faveur. Cela pouvait très vite être arrangé. Il n'avait juste qu'à dire oui.



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Dernière édition par Margaret Carter le Dim 12 Fév - 12:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Dim 22 Jan - 17:51

Peggy lui proposa l'idée : rencontrer sa fille. Dum Dum tressaillit et eut un frisson. Il reconnaissait bien là l'Agent Carter dans ses initiatives. Et le fait que Sharon soutienne l'idée, ajouta encore plus à la tension qui le traversait. Mais Dugan avait songé à ça a de nombreuses reprises au cours des dernières années. Il secoua la tête tel le Timothy Dugan au plus fort de ses résolutions. Avec ce simple geste on aurait dit un bref instant que le fringuant Howling commando du passé venait de ressurgir tel un fantôme.

« C'est gentil mesdames, non pas que je n'y ai jamais songé, mais j'ai eut des années pour peser le pour et le contre d'une idée pareille depuis mon trou. Et j'en suis venu à cette conclusion : à quoi bon ? Je n'ai plus la force d'en découdre avec mes démons. Cette lettre lui permettra de savoir. Et... »

Et Dum Dum s'esclaffa, il s'agita sous sa couette.

« Et non d'un trèfles à 4 feuilles, j'y pense, qu'est-ce qu'ont fout dans cette chambre de malade d'abord ? Y'a pourtant mieux à deux pas d'ici. Eh petit !? Viens voir par ici ! PETIT !!!»

L'infirmier ouvrit la porte et accourut dans la chambre. Malgré la sollicitude qu'il avait pour le digne vieillard, il y avait quelque chose dans son regard qui indiquait qu'il savait déjà ce que le vieux Dugan allait lui réclamer, et que de toute façon il allait lui dire oui pour lui faire plaisir.

« Gamin, sort moi dehors, j'ai envie d'aller voir la mer. »

« Encore ? Mais ça va faire la 3ème fois aujourd'hui. »

« M'en fou, fais ce qui faut. »

« ça va l'ancêtre, on a compris. »

Dans les minutes qui suivirent, l'infirmier sortit du motel pour installer 3 chaises longues sur la plage face à la mer. Puis il aida Dugan à quitter sa chambre en levant les yeux au ciel : marre du vieux qui est obsédé à l'idée de crever face à l'océan. Il tenait Dugan par le bras et devait parfois lui passer un bras autour de la taille pour l'aider à avancer. Timothy traînait sa perfusion avec son bras libre. Le duo mit presque 10 minutes juste pour franchir les 15 mètres séparant le motel de la plage. Une fois qu'il eut installé le vieux dans son fauteuil, l'infirmier décampa. Dugan soupira en contemplant les vagues de l'Atlantique, puis il fit un geste pour inviter Sharon et Peggy à s'installer comme lui sur les deux chaises longues restantes face à la mer.

« On est mieux ici pas vrai ? Bon, causons un peu. Après tout si je t'ai fait venir ici Miss Union Jack, ce n'est pas seulement pour ce petit service et pour parler de moi. »

Dum Dum le regard espiègle, bien content de son éternel petit surnom. Sharon gloussa et étouffa un fou rire de ses deux mains
.
« Comment se passe la vie pour le clan des Carter ? Dîtes moi tout, ça restera entre nous et l'océan. Parole d'irlandais.»

Un essaim de mouettes en train de piailler passa au dessus d'eux.



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MessageSujet: Re: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Dim 12 Fév - 12:47

« Au revoir en silence »
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« C'est gentil mesdames, non pas que je n'y ai jamais songé, mais j'ai eut des années pour peser le pour et le contre d'une idée pareille depuis mon trou. Et j'en suis venu à cette conclusion : à quoi bon ? Je n'ai plus la force d'en découdre avec mes démons. Cette lettre lui permettra de savoir ». Un fin sourire se posa sur mes lèvres. Je n'approuvais pas forcément sa décision. Pour moi, c'était justement le meilleur moment pour en découdre avec ses démons. Après tout, que nous restait il après un temps ? Il nous restait les souvenirs de nos erreurs et de celles des autres. A sa place, j'aurais probablement essayé de faire quelque chose pour améliorer cette situation. Mais je n'étais pas lui et à la fin de la journée je respectais sa décision. Après tout, il était le seul à pouvoir la prendre. Je me sentais juste désolée pour cette femme. Elle n'aurait jamais la chance de connaître son père. Bien sur, elle avait fait sans jusque là. Et elle continuerait de faire sans jusqu'à ce qu'elle aussi quitte ce monde. L'humain s’accommodait de tout et particulièrement des coups durs. Avec le temps, les pires blessures devenaient des banalités. Je savais simplement que tout être humain avait toujours le désir de connaître ses origines. Savoir d'où l'on venait était important. J'espérais que cette lettre soit d'un assez bon réconfort pour apaiser ses questionnements.

Avec un signe de tête, je resserrais mes doigts sur enveloppe. Si tel était son souhait, je le mènerai à bien. Je pouvais bien faire ça pour lui. Je plaçais finalement l'objet dans mon sac pour être sûre de ne pas l'égarer ou de ne pas l'oublier dans cette pièce. «  Moi aussi, j'ai quelque chose pour toi » soufflais je en refermant mes doigts sur les contours du petit cadre que j'avais emmené avec moi. « Rien d'aussi surprenant que toi, cependant » m'amusais je en retirant mon présent de sa cachette. Je posais le cadre sur la petite table de chevet et le tournais dans sa direction afin qu'il puisse voir la photo qui avait élu domicile dans le carré de bois. La photographie était vieille et avait par conséquent jauni par endroits. Le temps avait définitivement fait son œuvre. Malgré la décoloration, les visages des protagonistes étaient reconnaissables entre milles. Les Howlers souriaient à pleine dents à mes côtés.  Bon nombre des représentés étaient morts à présent. Leurs morts n'enlevaient cependant rien au côté doucereux de ce souvenir milles fois revisités dès lors. «  J'en ai une similaire du même jour. Du coup, je me suis dis que j'allais te donner celle ci » expliquais je en replongeant mon regard dans le sien.  Comme toute chose, le moment dura quelques secondes et passa pour appartenir au passé. Dugan rappela son infirmier pour qu'il l'amène à l'extérieur. Oui, Dugan était toujours têtu comme une mule. Sans rien dire, je les laissais se dépatouiller et suivis en silence, Sharon toujours à mes côtés. La jeune femme avait décidé de ne pas me quitter d'une semelle. Après quelques minutes pendant lesquelles j'empêchais mon regard de se perdre sur le corps malade de mon ami de longue date, je me laissais plus ou moins tomber dans la chaise que l'on avait placé à mon intention.

Comme les deux autres personnes, je me laissais aller à contempler la mer et le mouvement incessant des vagues qui martelaient le bord.  L'océan avait toujours eu une effet apaisant sur ma personne. Il y avait quelque chose de réconfortant dans le clapotis de l'eau. Certains trouvaient ça menaçant moi je trouvais ça paisible. « Bon, causons un peu. Après tout si je t'ai fait venir ici Miss Union Jack, ce n'est pas seulement pour ce petit service et pour parler de moi ». «  Ah bon ? Tu n'aimes plus t'entendre parler à ton âge ? » ripostais je amusé avec mon fidèle humour piquant. Cela lui ne m'avait jamais laissé tomber. Le mode pouvait arrêter de tourner que mon humour resterait le même. «  Et je crois t'avoir déjà dis de ne pas m'appeler comme ça. C'est par parce que tu es vieux que je vais te laisser faire. Pas de traitement de faveur ! » m'amusais je pas le moins du monde offusquée. Je détestais ce surnom c'était bien vrai. Mais il était rentré dans l'histoire à force d'utilisation. Comme mon humour parfois douteux, il était là pour rester. Tant qu'il ne m'appelait pas Captain Britain ou Captain Union Jack tout allait bien. Ces deux là avaient un côté moqueur que je n'appréciais point. Le passé était le passé, les blessures qui allaient avec s'étaient amenuisées. Il n'en restait pas moins que tout cela n'était pas matière à rigolade. « Comment se passe la vie pour le clan des Carter ? Dîtes moi tout, ça restera entre nous et l'océan. Parole d'irlandais ». «  Oh tu sais, il ne se passe rien.  Depuis que je suis à la retraite, je ne fais pas grand chose » laissais je échapper en haussant les épaules. «  Je crois que j'ai trop couru dans ma jeunesse pour avoir envie de continuer maintenant » rajoutais je. Je taisais évidemment que la liste des gens à voir rétrécissait chaque jour. Cela allait de soit. «  J'ai essayé de m'occuper du jardin l'autre jour. Je sais pas comment j'ai fait mais j'ai réussi à faire mourir les pétunias » rigolais je derrière le dos de ma main. Je n'avais jamais vraiment eu la main verte. «  Le monde appartient aux jeunes maintenant » soufflais je en posant mon regard sur Sharon nous écoutant sans rien dire. «  Celle là a décidé de suivre nos choix de carrière. Elle fait partie du SHIELD » appris je à Dugan en désignant ma nièce du pouce. «  J'aurais préféré qu'elle fasse autre chose mais franchement... qui suis je pour juger ? » rigolais je. Vu ma vie, il aurait été malvenu pour moi de l'attaquer sur ses choix de carrière.



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MessageSujet: Re: Au revoir en silence (Peggy Carter)   Mer 22 Fév - 12:21

Dugan écoutait Peggy avec un sourire aux lèvres. Elle avait beau être en retraite, on sentait qu'elle regrettait cette époque que leurs souvenirs faisaient revivre. Le SHIELD pour elle avait été comme les Howling commandos pour lui : une vocation. Dugan s'esclaffa franchement lorsqu'elle évoqua ses pétunias. Il avait du mal à imaginer l'agent Carter en fée du logis. Et il ne put s'empêcher de glousser lorsqu'elle commenta la situation professionnelle de Sharon. Dugan se souvenait qu'autrefois, vers 1950 sans doutes, il avait sortit une phrase dans ce style à Peggy : « Pour tout enfant à qui tu donneras naissance, je passerais le reste de ma carrière à le faire évader des endroits chauds du globe, où il se sera fait emprisonner en combattant HYDRA. »

« Tu sais Peggy, même si ça fait des décennies que je ne suis plus dans le milieu. Je ne cesse de revoir toute notre histoire en permanence, celle de la seconde guerre mondiale, celle du SHIELD, celle de toi, de moi, d'Howard, de Steve et de tous les autres. Il y deux époques, celle de mes souvenirs et celle de maintenant, que nous vivons. Je vit dans la seconde avec réticence, je vis dans la première avec la ferveur d'un môme idéaliste. »

Timothy tourna la tête vers le motel et agita sa main en direction de son infirmier qui le surveillait de loin. Celui-ci acquiesça il entra dans une pièce et en ressortit avec un paquet entre ses mains. Il s'avança dans leur direction en traversant la plage.

« Je voulais t'offrir un dernier cadeau. Un truc dont je n'aurais bientôt plus l'usage. Ouvre le quand je ne serais plus là.»

L'infirmier déposa le paquet dans le giron de Peggy. Dedans Dugan y avait mit son chapeau melon.

« Je suis content d'avoir choisit l'armée, puis les Howling commandos par le passé. J'ai pu connaître l'Europe, j'ai pu connaître toi et tous les autres. »

Dugan tendit sa main, attrapa celle de Peggy et la serra très fort.

« Notre passage ici-bas n'est pas éternel, un jour, nous nous retrouverons. »

Une douleur lui explosa dans la poitrine, il eut le sentiment que son bras droit venait de mourir. Dugan haleta et se courba comme plié par la douleur. L'infirmier se rua sur lui.

« Et merde ça recommence. »

Dugan fit abstraction de tout bruit extérieur, il entendit l'air produire le propre bruit de sa respiration, il sentit le sol tournoyer sous ses pieds. L'infirmier dit aux Carter :

« Ne vous inquiétez pas, il a une crise, ça lui arrive souvent. »

La douleur dans sa poitrine produit encore plus d'effet. Il semblait partie pour de bon, son bras reprit un peu de vie. Il eut un sentiment d'implosion absolue. Il chercha son souffle. L'infirmier dit aux Carter :

« Je pense que vous feriez mieux de revenir demain. Il en a encore pour une heure au moins à être comme ça. »

…………………………

Spoiler:
 

22H

La nuit était tombée sur le motel. L'infirmier entra dans la chambre pour apporter son plateau repas à Dugan : Une bouille pomme de terre carottes. Il aperçut le vieux dans son lit et en laissa tomber le plateau repas par terre. Le support de son intraveineuse et la poche de liquide étaient par terre. Le tube était encore attaché au bras de Timothy. L'aiguille à demi-enfoncée, à demi-sortie. Deux fioles vides sur la table de nuit. Du Seconal et du Dilaudid. La chemise de nuit du vieil irlandais était encore moite. L'ancien Howling Commando était mort en agrippant les draps. Suicide pharmaceutique. L'infirmier déplia les doigts de l'ancien agent du SHIELD. Il libéra ses mains et les croisa sur sa poitrine. Dugan avait laissé un mots sur la table de nuit :

Les Howling Commandos. Tous partie. Je suis le tout dernier. Enfin en paix, ma fille va savoir la vérité. C'est fini maintenant. J'ai confié à l'agent Carter sa toute dernière mission pour un frère d'armes. Je n'ai plus besoin de subir mon calvaire jusqu'à son terme. Maintenant que j'ai achevé mon parcours, je n'ai plus besoin de survivre au-delà. En 1972 j'étais au chevet d'Arnim Zola au moment de son agonie. L'ancien scientifique d'HYDRA m'a révélé qu'il avait vu à travers le cube cosmique en 1943. Il m'a révélé la vérité qu'il a vu à travers l'artefact. Toute matière se disperse en énergie. Une énergie sans forme , que nul ne reconnaît, mais qui envahit tout. J'ai maintenant l'intention de découvrir ce qu'il en est. En me tournant vers la mort. Au delà de tous les espaces, de toutes les routes, de toutes les limites.

Je continuerai.

Dum Dum.



…………………………

Epilogue



L'enterrement avait eut lieu à Arlington. Par le plus grand des hasards, on avait placé la tombe de l'irlandais à côté de la tombe d'un autre irlandais : John Kennedy.  Sur la plaque en marbre était gravé :

Timothy « Dum Dum » Dugan

1902 – 1992

Howling Commandos

Loyal au rêve de son choix

Cette rumeur qui court : sa propre fille était venu à son enterrement après avoir apprit son existence. Une fois seule, elle avait versé toute une bouteille de champagne sur sa tombe en hommage.

Un vétéran avait organisé une veuille pour se souvenir de Dum Dum. L'assemblée était surtout constituée d'ancêtres. Que des vieux qui avaient fait la seconde guerre mondiale ou le SHIELD a sa fondation. On avait mit des banderoles en tissu irlandais au dessus du buffet. Le maire de Boston et le maire de New York étaient venus pour faire un dernier discours sur Timothy le dernier Howling Commando. Nick Fury avait levé son verre.

Cette rumeur qui court : on a pas retrouvé le chapeau de Dum Dum. Il l'aurait légué en secret à la personne qu'il admirait le plus sur cette planète.



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