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 L'éveil (Peggy Carter)

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Super-Héros



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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: L'éveil (Peggy Carter)   Dim 26 Fév - 11:39

Peggy savait y faire en public, elle n'avait jamais eut sa gêne. Elle était la reine des initiatives et ne prenait jamais de gants. Ça détonnait avec Steve Rogers, qui dans une ancienne vie avait été un éternel discret qui n'osait jamais se mettre en avant. Ils quittèrent le self. Steve ne cacha pas son soulagement. Est-ce que désormais il allait avoir droit à ça dans tous les lieux publics? Des gens pour le scruter partout où il irait à l'avenir ? Juste parce qu'il était célèbre ? C'était sans doute l'effet « héros de guerre ». Mais les choses allaient sans doutes s'arranger avec le temps. Au fur et à mesure que le souvenir de la guerre s'éloignerait, on l'oublierait peu à peu. Steve en était sûr, d'ici un an on le regarderait moins, et d'ici deux ans il serait déjà oublié. Maintenant que Captain America avait rangé son costume, il soupçonnait même qu'il tomberait dans l'oublie beaucoup plus tôt. Le symbole de l’Amérique combattante, ne serait bientôt plus qu'un bon souvenir dans les anciennes actualités cinématographiques. Rogers en entrant dans un couloir de l'hôpital, lança sur un ton amusé :

« J'avais toujours pensé que ma pire peur serait toujours celle des champs de batailles, la peur de la mort. Mais non, maintenant mon angoisse c'est de retrouver une vraie place ici. »

Il ne mentait pas à propos de cette angoisse. Il revoyait déjà la foule de boulots de secondes zones qu'il avait effectué avant-guerre. La plonge dans les restos. La vente de journaux à la criée. Gardien de guichet devant les parkings de Brooklyn. Homme de ménage à Coney Island, homme-sandwich à se trimballer des panneaux publicitaires sur Times Square, etc. Et il réalisa tout à coup que pour sa part qu'il ignorait totalement ce qu'avait fait Peggy avant guerre. Il ne lui avait jamais demandé quels étaient ses occupations, si elle avait fait des études ou pratiquait un métier précis. Non pour lui elle avait toujours été « l'agent Carter », et il n'avait pas su l'imaginer autrement. Et pourtant c'est bien parce qu'elle était peu conventionnelle, singulière et originale dans sa fonction qu'elle avait retenu son attention (au delà du fait qu'elle était ravissante et séduisante). Et s'il avait trouvé en Peggy une confidente et une réelle amie après, c'était bien parce que c'était l'humanisme qui la guidait, et non une quelconque mentalité militaire. Elle n'avait pas la rigidité du colonel Philips, elle avait même un vrai sens de l'humour. Il se souvenait toujours de ce que lui avait dit le professeur Erskine avant sa transformation : l'important n'est pas que vous soyez un bon soldat, restez juste un type bien. Et cet adage il aurait pu l'appliquer à Peggy. Peut-être pour ça que Steve avait été autant marqué par Carter au cours de la guerre, elle correspondait à cet idéal.

C'était bien gentil tout ça, mais comment côtoyer enfin Carter dans un cadre qui n'était plus la guerre ? Faire comme tous les types faisaient pour s’échiner à séduire une femme sans doutes. Steve passa rapidement en vue ses options : l'inviter à danser. Oui ! Mais peut-être trop abrupte là tout de suite (et si ça se peut, en deux ans avec sa malchance, Peggy avait oublié la promesse qu'il lui avait faîte). L'inviter au cinéma et au restaurant ensuite. Oui ! Mais qu'aimait-elle ? Les comédies légères ? Les westerns ? Les drames à la Orson Welles ? Les films d'horreur de la Hammer genre Dracula ? Les comédies musicales ? Et quel genre de restaurant ensuite ? Une britannique comme elle était peut-être allergique aux steakhouse et au dining car. Peut-être qu'en tant que britannique justement, Peggy allait apprécier la nourriture exotique venu des 4 coins du monde. Lui proposer un dîner dans un restaurant chinois, hindoue ou autre du même style, était à envisager. Tout ça était bien beau, mais maintenant comment lui proposer sans maladresses ? Rogers avait déjà peur de passer pour trop présomptueux ou entreprenant.

« Peggy, je me disais que, là dans la salle qu'on vient de quitter, c'est raté pour un vrai dîner à deux. Je pensais… enfin si tu n'as pas d'autres invitations cette semaine... »

Encore une chose à laquelle il n'avait pas pensé. Et si elle était déjà harcelé par de multiples soupirants ? Il n'avait pas oublié l'époque où tous les soldats de son bataillon jouaient des coudes juste pour attirer l'attention de l'agent Carter.

« Qu'on pourrait… enfin je veux dire… sortir un soir… euh… non ne t'inquiètes, pas, ce n'est pas pour une fondue, j'ai autre chose en tête. Enfin pas qu'une fondue me déplairai… c'est juste que... »

Il rougit. Mais pourquoi il avait toujours eut une assurance ferme et déterminé à chaque fois qu'il sortait un discours de motivation à ses compagnons soldats ? Et pourquoi il s'empêtrait comme un sous-doué à chaque fois qu'il tentait de se montrer entreprenant avec Peggy ? Une religieuse passa près d'eux dans le couloir, elle fusilla du regard Steve : vos chaussures ! Il l'ignora, il resta sur Peggy, avec son regard gêné.

« C'est juste une idée… Il y a aussi en plus la foire de Coney Island, le cinéma du Graumann sur Broadway, tout ça. Enfin ce que tu veux. Tout ce que tu veux.»


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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: L'éveil (Peggy Carter)   Lun 6 Mar - 10:59

« L'éveil »
THERE'S A HOLE IN MY HEART AND I'LL CARRY IT WHEREVER I GO LIKE A TREASURE.
THERE'S A HOLE IN MY HEART, THERE'S A HOLE IN MY HEART IN THE SHAPE OF YOU.


«  J'avais toujours pensé que ma pire peur serait toujours celle des champs de batailles, la peur de la mort. Mais non, maintenant mon angoisse c'est de retrouver une vraie place ici ». «  Ne t'en fais pas Steve, tout cela finira par se tasser. La curiosité des gens ne durent jamais bien longtemps. Ils trouveront bientôt quelque chose d'autre à se mettre sous la dent » lui soufflais je pour tenter de le rassurer. Je pensais évidemment chacun des mots que je venais de prononcer. Tant qu'il ne se mettait pas sur le devant de la scène, sous les projecteurs, il ne risquait plus grand chose. Maintenant les gens étaient curieux de son retour miraculeux. Mais cela ne durerait pas. Bientôt, il ferait à nouveau parti du décor comme nous tous. Son nom personne ne l'oublierait en revanche. Ou du moins personne n'oublierait son alter égo. Les gens se rappelleraient de Captain America car il faisait à présent parti de l'histoire de notre pays. Steve Rogers lui ne serait plus qu'un nom parmi tant d'autre et un visage inconnu dans une foule toujours plus dense. De cela j'en étais sûre. Et je le lui souhaitais aussi. Je savais que sur ce point là, nous nous ressemblions. Ni lui ni moi ne voulions être célèbre et poursuivis par cette célébrité acquise par défaut. «  Et puis pour le reste.. tu as encore du temps pour savoir ce que tu veux faire » continuais je en esquissant un sourire dans sa direction . Ma proposition tenant toujours même si elle avait été voilé. Mais je n'attendais pas une réponse dans la seconde. Il avait besoin de temps pour faire le point et le tri à présent. Aucun des soldats que j'avais connu ne s'étaient lancés à corps perdu dans leur travail d'antan en revenant. Certains avaient essayé pour retrouver un semblant de normalité au milieu des souvenirs e des bruits distants d'une guerre finie. Mais cela n'avait pas vraiment eu l'effet escompté. Il fallait se laisser le temps de guérir. De comprendre le monde dans lequel nous évoluions. Il fallait apprendre ce qu'on avait loupé. Et c'était normal, même si toujours très frustrant. Mais c'était toujours ce qui arrivait lorsqu'on laissait sa vie en suspens. Que cela soit voulu ou non comme pour Steve. «  Allez viens, on va te faire porter quelque chose à manger dans ta chambre, tu y seras plus à l'aise ». J'avais pensé à l’amener dehors pour quelques heures mais même moi je n'avais pas le pouvoir de le faire sortir comme ça. Il était encore en observation. Et c'était certainement mieux ainsi. Son corps avait survécu à ce que personne d'autre n'aurait pu survivre après tout.

« Peggy, je me disais que, là dans la salle qu'on vient de quitter, c'est raté pour un vrai dîner à deux. Je pensais… enfin si tu n'as pas d'autres invitations cette semaine... » déclara t-il en réponse à mes dernières paroles.  Mon pas suivant se fit hésitant pour une seconde avant de reprendre ma vitesse de croisière habituelle. Malgré moi je me crispais. Dans le fond j'avais envie de lui dire d'arrêter de s'acharner parce que cela me mettait mal à l'aise. De l'autre, je ne pouvais pas faire comme si je ne sentais pas les battements erratiques de mon cœur. J'étais déchirée entre deux émotions depuis le début de cette entrevue. Et plus les minutes défilaient et plus je sentais le mur que 'javais érigé en entrant dans sa chambre s'effriter. Et je ne le voulais pas. C'était la seule barrière qu'il me restait à présent. Je n'avais fait que penser à sa mort pendant deux ans. Et même là, j'avais du mal à réellement réaliser qu'il était face à moi. Tout cela commençait à me donner le tournis. Il ne me semblait pas avoir été aussi perdu une fois dans ma vie. Et pourtant... j'en avis vu des choses. J'avais eu l'habitude de penser que ma décision de quitter mon ancien fiancé pour me lancer dans le SOE avait été le moment le plus difficile de mon existence. Aujourd’hui, cette situation entre deux eaux battait tous les recors. Au final, mon ex fiancé je ne l'avais juste pas aimé assez. J'étais amoureuse de l'image de lui et de l'idée de l'amour avec un grand A mais pas de lui véritablement. La mort de mon frère avait été donc quelque part une bénédiction pour nous deux. Je savais que j'avais du lui briser le cœur mais je ne pouvais pas m'en excuser. Pas en sachant ce que je savais aujourd'hui. «  Steve.. » commençais je d'une petite voix sans savoir ce que j'allais bien pouvoir lui dire. Ma tête disait non et mon cœur disait oui. A moi de trouver une réponse à une question que je n'avais même pas envie de me poser. « Qu'on pourrait… enfin je veux dire… sortir un soir… euh… non ne t'inquiètes, pas, ce n'est pas pour une fondue, j'ai autre chose en tête. Enfin pas qu'une fondue me déplairai… c'est juste que... » continua t-il. Malgré moi, un sourire amusé fleurit sur mes lèvres. Il ne savait toujours pas parler aux femmes. Et c'était sans compter sur la définition du mot fondue qui semblait avoir une toute autre signification pour lui que pour moi. Ou peut être pas mais je n'allais pas oser la question. J'essayais absolument de protéger mon cœur, je n'allais donc pas sauter à pied joint dans une situation encore plus délicate. Je pouvais me montrer stupide mais même comme cela ma stupidité avait ses limites. «  C'est juste une idée… Il y a aussi en plus la foire de Coney Island, le cinéma du Graumann sur Broadway, tout ça. Enfin ce que tu veux. Tout ce que tu veux ». «  Je.. » commençais avant de me couper à nouveau. Ma bouche se plissa alors que j'envoyais mes yeux au loin devant moi. «  Je sais pas okay. Juste … je sais pas » lâchais je finalement . «  J'ai besoin de temps. Deux ans Steve . Deux ans à essayer de faire un deuil que je ne ferai jamais. Le tien et celui de ce que cela aurait pu signifier pour nous. C'est trop difficile. Et je sais que c'est dur pour toi aussi mais j'ai... j'ai besoin de temps » avouais je finalement en faisant définitivement craqueler mon mur de protection qui vola en milles morceaux au rythme de mes paroles et de ma respiration soudainement saccadée. «  Je suis désolée » déclarais je finalement dans un souffle. Honteuse et n'osant le regarder, je décidais de prendre congés en silence. Mes pensées de bousculaient dans mon esprit et une vilaine migraine commençait à pointer le bout de son nez. J'avais besoin de sortir. J'avais besoin de sortir. J'avais besoin d'être seule avec moi même et mes erreurs et défauts.  Tête haute et les yeux mouillés, je poussais les portes d'entrée de cet hôpital, laissant l'homme que j'aimais toujours au fond derrière moi. Pardon Steve, j'espère que tu pourras pardonner ma lâcheté.



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MessageSujet: Re: L'éveil (Peggy Carter)   Lun 6 Mar - 21:50

Rogers resta comme interdit face aux paroles de Carter. La distance dont elle avait fait preuve depuis le début de leur rencontre avait une explication. Tout cela venait confirmer l'impression qu'il avait eut : elle avait refait sa vie. Mais il ne voulait pas l'affecter en affichant se déception, il lui fit son petit sourire triste. Il chercha des mots de réconfort, pour lui dire qu'il comprenait son point de vue, mais cela ne voulut pas venir. Il chercha des paroles à dire pour les convenances, pour lui montrer sa sympathie et son envie de la recroiser à nouveau à l'avenir. Même si elle était désormais une relation cordial et non un amour intime. Mais à nouveau sa gorge resta noué. Elle s'éloignait et il restait hébété, sans arriver à prononcer un mot qui pouvait montrer son affection pour elle. Il songea à ses rêves. Il s'imaginait danser avec elle sur un air de Hillbilly. La bonne partenaire. Un doux rêve, ça ne se concrétiserait pas. Il tenta de se l'imaginer, blottit contre lui, pas moyen. Il resta debout à la regarder disparaître au détours d'un couloir. Alors qu'il était seul, il finit par lâcher spontanément ce qu'il aurait du lui dire avant qu'elle ne disparaisse, à propos de la bonne partenaire :

« Y'en avait qu'une et c'était toi. »

7 jours passèrent ensuite pour Rogers.

Le lit, le jardin, l'hôpital, le sommeil par intraveineuse. Rêve et cauchemar. Il était ici à Brooklyn. Elle était en il ne savait quel endroit de la ville. Il envoya une lettre au Colonel Philips. Il lui dit : ne vous inquiétez pas soldat. L'armée à un programme pour aider les vétérans à retrouver un travail. Les médecins observèrent Steve. Son sommeil de glace n'avait rien endommagé chez lui. Il mangeait maintenant des repas copieux. Il fit un cauchemar, il se réveilla en sursaut, il vit ses chers disparus à l'instant même où il ouvrit les yeux: sa mère, Bucky, Peggy. Il sanglota. Il évita les docteurs et les autres patients. Il passa des heures avec le troupeau de chèvres domestiques dans les jardins. Elles vivaient protégées. Elles étaient là pour consoler les patients. Steve les nourrit et les caressa. Il écrivit aux autres Howling Commando. Ses anciens frères d'armes. Dans ses rêves, ses chers disparus venaient le voir. Il restait assis immobile en leur compagnie. Il repensa à sa rencontre avec Peggy à son réveil. Il aurait voulu lui toucher les cheveux. Il aurait voulu l'entourer de ses bras. Il aurait voulu lui prendre ses mains et les poser contre sa poitrine. Il aurait voulu lui prendre son visage entre ses mains. Il passait des heures avec les chèvres à les cajoler. Il passait du temps à regarder la photo de Peggy sur sa boussole. Jim Morita l'ancien Howling Commando lui fit parvenir une tarte à la pêche. Il la partagea avec ses chèvres. Il commença à s'inquiéter de leur sort. Steve questionna un administrateur. Celui-ci lui dit : « Il ne leur sera fait aucun mal monsieur Rogers. Elles resteront ici jusqu'à la fin de leurs jours. Elles sont ici pour les patients comme vous. »

Il se reposa, il dormit, il eut quelques rêves paisibles dans lesquels figuraient Peggy. Son jour de départ, il alla voir ses chèvres. Il entendit des pas. Il se retourna et vit Dum Dum Dugan. Il lui parut aussi aventureux qu'en 1944. Il n'avait pas perdu une seule parcelle de sa jovialité. Il portait un costume marron clair avec un nœud papillon irlandais. Toujours le même chapeau melon sur sa tête. Steve lui tendit la main en signe de salutation. Dum Dum ignora sa main et préféra le serrer dans ses bras.

« Tu nous as manqué à tous Cap, à elle surtout. »


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