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 Arizona (Erik Lehnsherr)

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Marvel Temporus
MessageSujet: Arizona (Erik Lehnsherr)   Sam 11 Fév - 22:12

« On est tous loyal au cauchemar de notre choix. »

Dernière parole prononcé par un mutant de la Confrérie à l'agonie, juste après qu'un policier l'ait abattu. L'inspecteur lui avait demandé pourquoi il avait suivit Magneto avec un tel acharnement.


…………………………

Désert de l'Arizona, printemps 1977.

Le motel était dans un trou paumé, au bord de l'autoroute 66. Une douzaine de chambres. Timothy Dugan gara sa voiture de location. La cour du motel était gravillonnée, jonchée de brindilles de cactus, ça crissait sous les pas. Dugan passa à la réception. Le vieux qui somnolait derrière le comptoir fut surpris de voir un client.

« Y'a vraiment personne dans votre motel ? »

« Et non m'sieur, vous êtes le seul à descendre ici depuis 2 jours. C'est la faute à l'armée ! Ils ont bloqués les routes qui quittent l'état de l'Arizona, ils ont foutus plein de barrage partout à cause de leur chasse à l'homme. Et ils débloqueront rien tant qu'ils n'auront pas mit la main sur le fugitif. Mes 12 chambres sont vides. Vous voulez laquelle ? »

« La 7, paraît-que c'est un chiffre qui porte bonheur. »

Dugan se rendit à la chambre après avoir prit ses affaires dans le coffre de sa voiture de location. Il déposa sa valise, il planqua son fusil à pompe sous son lit. Vieille habitude qu'il n'arrivait pas à perdre. Il s'était pourtant promis il y a un an d'arrêter de trimballer sa pétoire partout où il allait, ça faisait pourtant plus de 10 ans qu'il avait prit sa retraite au SHIELD. Ça faisait même 15 ans qu'il n'avait plus tiré un seul coup de feu. Il se regarda dans le miroir de la chambre. Il portait un costume 3 pièces en tweed, il portait un nœud papillon aux couleurs de l'Irlande, il portait son éternel chapeau melon. Sa moustache et ses cheveux étaient blancs. Il avait 75 ans. Le soleil se coucha. Dugan se lava les dents en écoutant sa radio portative :

« … la chasse à l'homme continue. En plus des Rangers qui ont été amenés en renforts, c'est la garde nationale qui a été déployés. Les trains et les avions sont toujours bloqués jusqu'à nouvel ordre. Le gouverneur de l'état a fait part de son inquiétude quand à... »

Dugan bailla et s'étira. Il alla se coucher. Il portait un débardeur en guise de pyjama. Il avait gardé ses chaussettes. Il arborait un caleçon au motif trèfles à 4 feuilles. La chance des irlandais. Il se pieuta. Il se retourna, il n'arrivait pas à dormir.

Un bruit.

Des pas sur le gravier dehors dans la cour. Deux types qui tournaient autour de sa voiture de location, à l'examiner. Le vieux proprio du motel qui sort pour demander :

« Bonsoir messieurs, puis-je vous aider ? »

Dugan reconnut entre mille le bruit d'un chargeur d'une arme à feu qu'on fait coulisser. Puis le pfffftttt du tir d'un canon silencieux. Prit de trouille il se leva de son lit, saisit sons fusil sous le sommier et rejoignit la porte. Il l'entrouvrit. Il aperçut les deux hommes debout immobiles, qui contemplaient le corps sans vie du vieux qu'ils venaient d'abattre. Ils portaient des masques noirs, genre cagoule intégrale. Ils portaient des gants en cuir noir et des chaussures à semelle de crêpe. Ils avaient des ceinturons à baudrier avec des rabats à bouton pressions pour leur revolver. Ils avaient des ceintures portes-outils avec des bombes asphyxiantes dans des étuis. Ils avaient des vestes sombres à manches longues boutonnées jusqu'au cou. Le premier avait le chiffre « 12 » brodé sur le col de sa veste. Le second avait le chiffre « 26 » brodé sur le col de sa veste. Ils avaient chacun respectivement tués 12 et 26 mutants de leur propres mains.

« Et merde... »

Les deux masqués tournèrent la tête en même temps vers la porte de la chambre de Dugan. Ils l'aperçurent. Ils levèrent leurs armes à feu au même moment dans un geste synchronisé dans sa direction. Dugan ouvrit soudainement en grand la porte en donnant un coup de pied. Il fit pivoter son gros fusil et lâcha ses coups dans le style du Dum Dum à sa grande époque. « 12 » se ramassa la chevrotine et décolla, envoyant « 26 » valdinguer en arrière par la même occasion. « 26 » se releva et s'arracha en débandade au pas de course. Dugan rentra dans la chambre et entendit la fenêtre arrière qu'on défonçait. Deux masqués avec les chiffres « 22 » et « 9 » brodé sur le col de leur veste apparurent dans l'encadrement. Dugan leur balança quelques cartouches avec sa pétoire. C'est tout le rebord de la fenêtre qui vola en éclat. Le verre et le sang giclèrent sur 3 autres masqués apparut derrière en renfort, brandissant, kalashnikov et autres calibres. Dugan passa sa tête et son arme et les visa. Il fit feux sur les 3 nouveaux venus. L'un d'eux eut le temps de tirer avant de crever. Dugan s'accroupit dans sa chambre assiégé. La chance des irlandais ? Tu parles !!! Le chiffe 7 porte bonheur ? A d'autres !!! Cris dans la cour, plusieurs grenades incendiaires qu'on balance. Bruits de pas de course sur le gravier. Dugan comprit qu'ils avaient foutus le feu pour l'empêcher de se tirer jusqu'à sa voiture. Il se précipita en trébuchant jusqu'à la porte. Il tira à bout portant sur des nouveaux masqués qui accouraient armes en avant vers sa chambre. Bravo papy Dum Dum, t'as 75 balais au compteur, mais t'as encore des réflexes l'ancêtre, surtout après 15 ans. Dugan accroupit contre son lit. Bruits de pas dans la cour, des armes qu'on charge. Une idée lui vint, il glapit :

« C'est bon ! On a eut le vieux ! »

Il entendit des hourras en réponse et vit des bras et des jambes qui essayaient de passer par la fenêtre. Dum Dum fit à nouveau cracher son fusil à pompe. Le plâtre qui vole en éclat, le bois sec qui s'enflamme. Il se prit des tirs en réponse. Ça passa près. Les impacts de tir explosèrent la moquette tout près de lui. Un homme qui hurle et qui tire. Des balles ricochèrent sur les surfaces à travers la chambre. Dugan rampa et rechargea son fusil, commençant à paniquer sévère. Il y en a encore combien là autour qui assiégeaient le motel ? On entendait encore le bruit de l'incendie dans la cour. Nouveau coup de feu. Du gros calibre qui faisait voler de gros éclats de mur. RIP Timothy Dugan : 1902-1977. Il se colla au sol et rampa en pestant, insultant au passage la vertu de la mère du connard qui lui tirait dessus. Tout ce bordel lui rappela Bastogne assiégé en 44. Les tirs n'arrêtaient pas, la porte vola. Il se retrouva en plein milieu d'un tir croisé. Il repensa une dernière fois à tous ceux qu'il avait connu et pria le dieu des irlandais (y'avait forcément un dieu pour les irlandais). Fini, plus de coup de feu. Dugan eut une nouvelle idée, il s'étendit au sol, les bras en croix, modèle cadavre, le fusil à portée. Les secondes s'étirèrent. 4 masqués avec des chiffres brodés sur le col finirent par entrer. Ils portaient des armes de guerre. L'un d'eux commenta :

« Regardez, il est très vieux, il devait avoir au moins 80 ans. »

Dugan se redressa aussitôt en agrippant son fusil à pompe, il fit feu. Mouche sur toutes les cibles. Les 4 hommes tombèrent au sol. Dugan se leva, il attrapa son chapeau melon et tout en brandissant son fusil, sortit du motel en titubant. Visez un peu l'irlandais en chaussette et en calbute qui avance dehors. Pas mal pour un dernier baroud d'honneur avant de crever. Puis tout à coup il eut une vision de l'enfer. La cour ravagée par le feu. Et là cette silhouette qui s'avance dans le brasier. Cet homme qui marche à travers les flammes comme s'il n'était même pas concerné par le danger. Il tenait un sabre de samouraï, il avait le chiffre « 378 » brodé sur le col de sa veste. Il avait tué de ses propres mains 378 mutants.

« Icarus, ça faisait longtemps… T'as pas chômé ces dernières années, on dirait même que t'as dépassé le score de ton défunt père. »

Il avait changé de visage (encore) mais Dugan l'avait reconnu juste à sa démarche et surtout à son chiffre. Lui seul était capable d'aligner un tel nombre de meurtre de mutant. Quand il l'avait connu en 1947, il avait alors le chiffre « 64 » brodé sur le col de sa veste. Icarus lui fit un clin d’œil. Dugan tressaillit.

En 1973, il était agent de la CIA et s'appelait Cantrell Torrance.
En 1967, il était agent du FBI et s'appelait Donnell Clarkson.
En 1961, il était agent de la NSA et s'appelait Kemper Tidwell.
En 1954, il était officier de police et s'appelait Lionel Thornton.
En 1947, il était agent du SHIELD et s'appelait Leander James Jackson.

A chaque fois il avait changé de visage, chirurgie esthétique. Mais il était toujours le même à chaque fois malgré ses faux-semblants : Icarus.

« T'as encore changé de visage, tu es qui maintenant ? »

« Marshall Leahy. Officier dans l'US Army. »

« L'armée ? Ça explique tout. C'est donc toi qui a fait fermer les routes, les gares et les aéroport dans tout l'Arizona juste pour le coincer ? »

« Je sais que tu l'a vu ces dernières 24h. Je sais que tu lui a parlé. Où est Magneto ? »

Dugan observa son sabre. Le manche du katana était en plastique. La lame avait l'air acérée, mais elle n'était pas en acier. Elle était en composite de carbone. Icarus tenait dans sa main la seule arme blanche au monde que Magneto ne pourrait pas contrer avec son pouvoir.

« Pourquoi tu veux à tout prix décapiter Erik ? C'est parce qu'il a tué ton psychopathe de père en 1947 avant de lui prendre ce foutu casque ? »

« Non, rien de personnel, mon père l'a tué au 21ème siècle, Lehnsherr l'a tué dans ce siècle, juste retour des choses. »

Dugan écarquilla les yeux.

« Qu'est-ce que tu racontes ? Et pourquoi tu veux à tout prix massacrer les mutants ? »

« Parce qu'un beau jour, ils s'ennuieront de sauver la terre pour la 99ème fois d'un génie du mal. Des gens tel qu'eux qui peuvent courir sur l'eau ou nager à travers le soleil, nous réduiront tous en esclavage avant de nous faire disparaître. »

« Tu ignores tout d'Erik, il veut juste… »

«... bâtir une civilisation pour les siens. Oui je sais… Et le pire c'est qu'il y arrivera dans le futur. Ça s’appellera Genosha. Au fait, tu sais ce que sont le 3ème Reich d'Hitler et l'URSS de Staline ? Ce sont des tentatives de bâtir des civilisations. Heureusement ce sont des civilisations avortées. Est-ce que tu saisis mon parallèle avec Genosha la civilisation mutante? »

…………………………

24h plus tôt, Phoenix, Arizona.

Capharnaüm à l'aéroport. Des foules de voyageurs à l'arrivée. Des foules de voyageurs au départ. Circulation intense vers la ville, circulation intense vers l'aéroport. Les terminaux avaient des allures de camps de réfugiés. Les files d'attentes à l'enregistrement et les files d'attentes à la récupération des bagages semblaient devoir durer la journée entière. Les crises de nerfs proliféraient. Les insultes volaient. De petites bousculades dégénéraient en pugilats. Les vendeurs de journaux ne se plaignaient pas. Tout le monde lisait le Phoenix Tribune. Regardez la manifestation anti-mutant qui a tourné en émeute. Voyez un peu ce qui se prépare dans les 30 km alentours. La garde nationale avait été déployé. Les photos de presse avaient figé des bouches qui s’apprêtaient à hurler alors que Magneto lévitait dans le ciel, visage dissimulé sous le casque démoniaque, cape au vent, gestes des mains mystiques. Dum Dum Dugan lisait le Tribune. Des reporters se cognaient parfois à lui. Ils étaient camarades de files d'attentes aux bagages. Ils venaient de passer deux heures ensemble. Parlons de la menace mutante. Parlons du dernier affrontement entre les forces de l'ordre et la Confrérie. Magneto en personne est apparut. Parlons de l'ennemi public n°1, nous sommes ici pour 9 heures de plus. Le Tribune page 6 : « Un leader suprématiste assassiné par la confrérie. » On soupçonne Magneto. Le leader en question était le dernier gourou en date de la secte Waco au Texas. Le leader en question avait un casier judiciaire lourd comme un camion. Le leader en question avait kidnappé des enfants pour sa secte. Le leader en question avait déclaré lors d'une interview à la presse : « Le génocide ? Les juifs ont été exterminés par Hitler ? Et alors ? Il fallait bien que quelqu'un s'en charge. » Dugan secoua la tête. Une déclaration pareille c'était signer son arrêt de mort avec Magneto. S'il ne vous tuait pas, la Confrérie s'en chargeait. En couverture, déclaration du président Jimmy Carter : « Et nul doute que l'individu répondant au surnom de Magneto est le principal facteur de trouble de l'ordre public que nous ayons vu depuis les émeutes de Watts à Los Angeles en 1965. Aussi j'ai demandé au congrès de placer Magneto en tête des 10 individus les plus recherchés par le FBI. Sa tête a été mise à prix pour 8 millions de dollars. » Dugan secoua encore la tête. Il avait connu un archiviste sur qui personne n'aurait parié un seul dollar. Désormais il pesait 8 millions de dollars. Pas mal pour un immigré allemand.

Dugan roula le journal en boule et le jeta. Une religieuse le foudroya du regard. Dugan était éreinté. Il avait fait le voyage depuis la cote Est pour revoir une dernière fois d'anciens collègues vétérans de la seconde guerre mondiale qui se mouraient dans leurs hospices. Et pour la première fois depuis 10 ans. Il entendait pleinement parler du môme contre son grès. Pendant 10 ans, il avait écarté la moindre image et la moindre ligne sur le môme à chaque fois qu'il tombait sur lui dans une revue. Il avait une seule photo d'Erik Lehnsherr, qui datait de 1947.

Le môme me sourit à jamais, et c'est à la photo que je le dois.

Des taxis déchargeaient des voyageurs en partance et raflaient la viande qui rentrait au bercail. Dugan regarda autour de lui. Il n'arrivait pas à se sortir le môme de la tête. A quoi il ressemblait maintenant ? Sur ces putains de photos, on ne le voyait qu'en silhouette menaçante avec son visage dissimulé par ce maudit casque. Il regarda la foule : des militaires partout. Ils n'allaient jamais l'attraper. Le môme avait apprit à passer invisible dans la foule quand il le voulait. La nouvelle était tombé : barrage et blocage des routes. Tous les avions au sol, plus un seul train autorisé à quitter une gare. L'ennemi public et un grand nombre de ses confréristes étaient dans l'Arizona. Dugan s'arrêta devant un grand panneau de presse. Magneto en couverture. Dugan porta sa main à son coeur, puis il posa sa main sur la fiche, en plein sur Magneto. Des passants qui le virent faire furent choqués. Dugan resta comme ça pendant plusieurs minutes.

Petit

Dugan décida de quitter l'état par ses propres moyens et se prit une voiture de location. Marre de patienter. A la sortie de Phoenix il s'arrêta dans un resto-traiteur. La télé au dessus du comptoir beuglait : Magneto bla bla bla. Les mutants, bla bla bla. La traque de l'ennemi public n°1 continu. Dum Dum fit un signe au barman. Celui-ci changea de chaîne. Frost interrogeait les experts : Qu'est-ce qui motive Magneto selon vous ? Une névrose obsessionnelle bien entendu, d'origine sexuelle évidemment, nous sommes sûr qu'enfant il torturait de petits animaux. Dugan refit un signe au barman, celui-ci éteignit la télé. Le resto avait pour enseigne : le kibitz room. Dugan jeta un coup d'oeil. La clientèle de 18h. Des juifs alcooliques qui reviennent de la synagogue. Dugan se fit servir un ravioli cuit dans du bouillon. Il resta à traîner sans manger, alors que la place finissait par se vider. Il pensait au môme. Plus faim maintenant, il repoussa son assiette. Dum Dum, tout seul dans son box. Il songea :

Fils qu'est-ce qui s'est passé ?

Comment en est-on arrivé là ?



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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Lun 13 Fév - 13:53



Arizona
Timothy ξ Erik

« Mastermind, tu sais ce qu’il te reste à faire… » L’homme hoche la tête. Ses yeux brillent légèrement de la teinte de sa mutation. L’illusion nous englobe, nous donnant à tous les deux l’air d’être de simples travailleurs. Personne ne devrait nous déranger maintenant. On s’avance vers le bâtiment, sur nos gardes. Je jette un œil à ma montre. L’attaque groupée devrait pouvoir se dérouler sans accrocs. J’espère que Pietro et Wanda n’auront pas de problèmes de leurs côtés. Je leur fais confiance pour faire ce qu’il faut. Après tout, je sais bien que je ne peux pas leur demander de prendre une vie humaine, même s’ils se disent loyal à la cause. Au fond, je me demande si ce n’est pas moi qui refuse de voir mes enfants prendre la vie. Autant que ça soit moi qui me salisse les mains directement. J’essaye de les protéger comme je le peux mais la vie ne permet pas toujours de faire ce que l’on veut. Pendant que Mastermind et moi on va faire le plus gros des dégâts, attirer aussi bien l’attention des foules et de la presse, les jumeaux sont en train de s’infiltrer dans un complexe de Trask Industry pour y voler des documents sensibles. Documents qui devraient nous en dire plus sur ce qu’ils sont en train de fabriquer dans leur précieux laboratoire. On a tous entendu parler des Sentinelles, du financement du projet et du reste. Il ne tient qu’à nous d’arrêter cette horreur avant qu’il ne soit trop tard… Décidément, les humains n’auront de cesse de me décevoir. Encore et encore. Ils ne sont bon qu’à cela, tuer, détruire, stigmatiser. Les mutants feraient de tellement meilleurs leaders du monde. Nous sommes plus rapide, plus fort, plus résistants. Nous sommes la version évoluée de l’Homme. L’Homme qui se retrouvé acculé et apeuré par notre puissance. On craint ce que l’on ne peut maîtriser. Encore une fois, l’humanité a montré sa bonté en préférant annihiler la différence plutôt que de l’accepter. Et après, c’est moi que l’on taxe de terrorisme. Au côté de Masterming, j’évolue dans les couloirs d’une succursale de Trask Industry. Atteindre les bureaux d’Arizona n’a pas été tâche facile et nous avons dû jouer de nos dons pour nous y faufiler, mon confrère et moi. Lentement, on se fraie un chemin jusqu’au directeur de cette section. Il est temps de nous opposer publiquement à ces choix qu’on fait les humains, à leur montrer le soulèvement d’une race supérieur à la leur, à leur montrer qu’ils viennent de déclencher une vague qu’ils ne pourront endiguer. Par le passé, j’ai appris à mon compte qu’il vaut mieux être craint qu’être aimé ou respecté. Cela donne plus rapidement des résultats et réduit les risques de trahison. Alors je porte le masque, parce que cela me permet de soulever mon peuple contre l’oppression dont nous souffrons déjà. Cette guerre ne prendra fin que lorsque nous pourrons vivre en paix, dans nos lois et dans un endroit conçu et construit pour nous, qui correspond à nos besoins. Je veux le meilleur possible pour les mutants. Et personne ne se mettra en travers de ma route. Les gardes nous interpellent. Je lève la main, leur arrachant leurs armes et les braquant directement sur eux. Pendant ce temps, Mastermind fait sauter son illusion, nous rendant nos apparences réelles. Sa moustache de dandy se révèle au monde mais c’est mon casque devenu emblématique qui peins la peur dans leur regard. Il y a un moment de flottement dans le couloir. L’un des gardes esquisse un mouvement, un autre ouvre la bouche. Il n’a pas le temps d’appeler à l’aide que les balles fusent, abattant les gardes. Dommage collatéral. Les armes tombent au sol en même temps que les corps inanimés des gardes. « Garde la porte, je ne veux pas être dérangé. » Il était temps de procéder à un petit interrogatoire suivit d’une exécution publique. En espérant que l’événement soit assez gros que pour camoufler le vol de documents et le sabotage des recherches que Pietro et Wanda doivent effectuer dans un autre état.

♦ ♦ ♦


Gagné. La presse ne parle que de cela. Avions, trains, tous les moyens de transports vers l’Arizona ont été bouclé. Tous courent après Magneto, après moi. Si seulement ils savaient à quoi je ressemble sans mon casque… Si seulement je n’avais pas un maître des illusions à mes côtés. Ils auraient peut-être eu une chance de me trouver. Je leur souhaite cependant bonne chance pour m’attraper. Toutes leurs armes et leur moyen de séquestration contiennent au moins partiellement du métal. A moins qu’on ne me fasse l’honneur de me construire des armes en plastique –bien que je doute que ça soit réellement efficace- et une prison en verre, il y a peu de chance qu’ils arrivent à quoi que ce soit. J’ai parfois l’impression de jouer avec des enfants qui essayent d’attraper le vent. Ça serait presque amusant, s’il n’y avait pas tant de choses qui dépendent de mes actions. J’ai laissé Mastermind à notre planque ce soir. Il y a une personne que j’aimerais voir seul à seul… Et comme je passe incognito sans mon masque, ce n’est pas vraiment comme si j’avais besoin d’un garde du corps. En plus, je suis parfaitement apte à me défendre seul. Et je ne voudrais pas que Mastermind manque l’appel de Wanda et Pietro, je m’inquiète de ne pas avoir de leurs nouvelles. Je l’aurais su si jamais ils s’étaient fait prendre… Malgré le niveau de danger présent en Arizona, j’aurai lu sur un journal l’histoire de deux mutants s’étant fait prendre dans un labo de Trask Industry. Je serre les dents, ravalant mon inquiétude. S’inquiéter n’a jamais mené à rien. Et pour l’heure, j’espère juste que cette vieille connaissance n’aura pas ignoré mon appel. Avec tout ce que l’on raconte sur moi, cela ne m’étonnerait qu’à moitié. J’aurai aimé revoir Dugan dans de meilleures circonstances. J’aurais aimé que ça soit pour se rappeler de bons souvenirs autour d’un verre de cidre. Cependant, les choses se sont complexifiés plus vite que prévu. J’espère qu’il a réussi à rentrer en Arizona sans problème. On m’a raconté qu’il continuait de voyager avec ses pétards, même maintenant qu’il ne fait plus partie du SHIELD. Je ne lui ai pas dit pourquoi je lui donnais rendez-vous. Je lui ai juste fait parvenir une lettre signée de ma main lui demandant son aide pour quelque chose que je ne peux réaliser par moi-même. Je lui ai donné l’adresse d’un resto-traiteur à la sortie de Phoenix, une date et une heure. Reste à savoir si ce vieux grincheux sera là.

Adossé là où je peux voir la porte d’entrée du restaurant, j’observe les allées et venues. Cela fait tellement de temps que Dugan et moi ne nous sommes pas vu. Il me faut attendre pas mal de temps. J’allais presque m’en aller quand je le vois enfin franchir le pas du lieu de rendez-vous. Une vague de sentiments contradictoires s’empare de moi. Sa moustache a blanchit au fil des années mais il a l’air toujours aussi bien portant. Quelque part, je suis heureux de revoir cette figure qui est presque devenue paternelle avec le temps, d’une autre, j’appréhende ce qu’il va dire. J’attends un moment, j’observe les alentours. Cela ne me semble pas vraiment être le genre de l’irlandais mais je ne voudrais pas tomber dans un piège grossier. Quand le périmètre me semble être sécurisé, je m’avance enfin. Comme toujours, tant que je ne porte pas mon casque, on ne me reconnaît pas. Je rentre dans le restaurant et il ne me faut pas longtemps avant de localiser l’ex-soldat assit seul dans son box. Une pointe d’appréhension monte en moi et je me mordille les lèvres. Je m’avance finalement enfin, allant m’asseoir en face de cet homme au côté duquel j’ai tant vécu, qui m’a appris tant de choses. « Merci d’être venu, mon vieil ami. Je suis désolé que nos retrouvailles doivent se passer ainsi. » Je glisse sous la table une mallette contenant un procédé chimique que Trask Industry est en train de mettre au point. Je ne fais confiance à personne d’autre que moi ou Dugan pour s’occuper de ce genre de choses. Et je n’ai pas le temps de m’en occuper moi-même. La télévision du restaurant grésille légèrement. Encore un reportage sur moi. Je jette un bref coup d’œil au moniteur avant de débrancher l’appareil discrètement, tuant le flot mensonger. « J’ai entendu dire que tu n’étais plus affilié au SHIELD d’une quelconque manière que ce soit… Ça doit faire bizarre d’être à la retraite, non ? » Je jette un bref coup d’œil au restaurant pour m’assurer que rien d’anormal ne soit en train de se produire. « Je suis désolé d’avoir à te demander ça, mais j’ai besoin de ton aide. Je ne veux pas trop en parler à voix haute mais la valise à nos pieds renferme quelque chose… Quelque chose qui peut tout changer. Avec le climat qui règne en Arizona, je ne peux pas me permettre de la garder avec moi. Personne ne suspecterait un ancien Howling Commando ayant plusieurs années de travail pour le SHIELD. Et, plus que tout, tu es la seule personne en qui j’ai assez confiance que pour la lui confier. »


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
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MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Lun 13 Fév - 21:21

Lorsqu'il aperçut Lehnsherr, Dugan eut cette expression du visage qui voulait dire : Et merde. Le môme n'était plus un môme. Il avait toujours ce foutu menton taillé à la serpe. Il avait toujours ce regard à l'affût de l'éternel survivant qui scrute toute chose (réflexe hérité d'Auschwitz?). Il avait toujours la même mélancolie dans le regard. Mais malgré tout ce n'était plus l'Erik qu'il avait connu, ce qui confirmait les soupçons de Dugan à première vu. Le p'tit Lehnsherr avait disparu depuis bien longtemps déjà. Dévoré par Magneto. Le mutant prit place face à lui. Une brève réminiscence passa dans la tête de Dugan.

Le tournoi d'échec du Manhattan Chess Club, 1947.

Oui il y avait lui et il y avait Lehnsherr, assis face à face à une table similaire.

L'échiquier n°8, lors de l'avant-dernière ronde du tournoi.

Et le môme avait…

Echangé le pion roi, ouvrant la colonne, ce qui avait provoqué l'échange des dames. Dans les 15 premiers coups. La stratégie de Lehnsherr dans l'ouverture Est-Indienne, consistait à supprimer toutes les possibilités de l'attaque adverse avant même qu'il n'y ait pensé. Le jeu négatifs. Erik avait le jeu froid. Jamais il ne jouait avec panache, jamais il ne jouait avec désinvolture. Il avait la façon de jouer des gens amer qui ont du ressentiment. Il faisait ramper ses pièces vers le roi adverse sans que son adversaire ne s'en rende compte. Et c'est au moment où l'on s'y attendait le moins qu'il faisait échec et mat.

Il ne savait plus très bien ce que le môme avait fait. Mais il se souvenait que chaque participant avait un petit drapeau à côté de l'échiquier pour indiquer sa nationalité. Dugan avait la bannière étoilée de l'oncle Sam évidemment. Comme la rencontre avait le statut de tournoi international, il y avait des joueurs avec des drapeau européens ou sud-américain. Dugan se souvenait qu'il y avait même un chinois. Au cours d'une ronde, Dugan avait disputé une partie contre un… un quoi déjà ?

Un hongroi.

Mais il se souvenait qu'Erik n'avait pas eut le droit à un drapeau américain, car il avait encore juridiquement le statut d'apatride à son arrivée aux USA. Et Dugan lui avait dit qu'il serait dommage qu'il soit le seul à jouer sans drapeaux. Alors ils avaient mit… Qu'est-ce qu'ils avaient mit déjà ? Un drapeau insolite, mais lequel ? Ça avait un rapport avec cet état qui allait être déclaré l'année suivante au moyen-orient, Dugan cherchait mais il ne se souvenait plus du drapeau d'Erik, c'était…

Le drapeau avec l'étoile de David, préfigurant le drapeau israélien de l'année suivante.

Il renonça en soupirant, Dugan en avait marre, avec l'âge, sa mémoire se faisait moins vive et il oubliait ce genre de souvenirs et de détails qu'il souhaitait conserver.
Une fois que Lehnsherr le remercia d'être venu, Dugan saisit les deux mains du môme sur la table et les serra fort.

« Tu sais bien que j'aurais pas pu dire non fils. »

………………………...

Transcription d'une bande magnétique – Enregistré au restaurant Kibitz Room/Phoenix/Etat de l'Arizona. - Interlocuteurs : Homme non identifié n°1 (probablement Erik Lehnsherr) « E.L » Homme non identifié n°2 (probablement Timothy Dugan) « T.D »

(Bruit de fond/Bruit de pas du nouvel arrivant qui se chevauche avec le bruit de la porte qui se referme.)
(Bruit du poste de télévision qui s'éteint au dessus du comptoir.)
E.L – Merci d'être venu, mon vieil ami. Je suis désolé que nos retrouvailles doivent se passer ainsi.
(Bruits divers/Une valise qu'on pose sous la table.)
T.D – Tu sais bien que j'aurais pas pu dire non fils.
(Pause de 2,6 secondes.)
E.L – J'ai entendu dire que tu n'étais plus affilié au SHIELD d'une quelconque manière que ce soit (Pause de 3,2 secondes.) ça doit faire bizarre d'être à la retraite non ?
(Bruit de pas plus loin du barman qui s'en va répondre au télèphone/appel client pour réservation.)
E.L – Je suis désolé d'avoir à te demander ça, mais j'ai besoin de ton aide. Je ne veux pas trop en parler à voix haute mais la valise à nos pieds renferme quelque chose. (Pause de 2,1 secondes.) Quelque chose qui peut tout changer. Avec le climat qui règne en Arizona, je ne peux pas me permettre de la garder avec moi. Personne ne suspecterait un ancien Howling Commando ayant plusieurs années de travail pour le SHIELD. Et, plus que tout, tu es la seule personne en qui j'ai assez confiance pour la lui confier.
(Pause de 4,0 secondes.)
T.D - Petit, pourquoi tu viens me demander une chose pareille ? Regarde moi bien. Je ne fais plus partie du jeu depuis longtemps. On arrive tous à un âge où il faut lâcher la rampe. C'est pas pour rien que je ne suis plus au SHIELD. (Pause de 1,4 secondes.) Ouais c'est vrai je pourrais la prendre ta maudite valise, personne aurait dans l'idée de fouiller les bagages d'un vieil irlandais. Mais pourquoi je le ferais ? (Pause de 4,8 secondes.) Au départ y'avait un môme qui s'appelait Einsenhardt, il est mort. Il y a eut un autre môme, Lehnsherr, quand je l'ai rencontré, il ne se faisait plus d'illusions sur l'espèce humaine, depuis bien longtemps déjà. Je pense que ce môme aurait pu devenir un héros. Qu'il aurait pu devenir un agent du SHIELD brillant, qu'il aurait pu devenir un X-Men, qu'il aurait pu faire autre chose, que de se faire dévorer par Magneto. (Pause de 11,2 secondes.) Fils, je ne suis pas sûr qu'Erik Lehnsherr soit encore en vie, je pense qu'il ne reste plus que Magneto. Et c'est dommage, tu te souviens de Martin Luther King et de Malcolm X ? Le premier avait un rêve, il l'a dit dans son foutu discours. Le second avait juste un cauchemar. (Pause de 1,3 secondes.) Charles Xavier lui aussi a un rêve. Magneto lui, il a juste un cauchemar. (Pause de 2,3 secondes.) Je sais ça à l'air stupide une comparaison pareille. Et tu me diras ça change quoi au juste ? (Bruits inaudibles dans le fond/Barman qui claque la porte de la cuisine après un passage) Les deux leaders noirs se sont fait flinguer tous les deux. Sauf que celui qui avait un rêve s'est fait buter par un mec du Klan, qui en faisant ça lui a donné raison. Alors que celui qui avait un cauchemar s'est fait buté par les siens, ses propres frères, prouvant qu'il n'avait pas défendu la bonne chapelle.

…………………………

Transcription mot pour mot d'une communication téléphonique – Enregistré à la demande de Bolivar Trask. Classé : CONFIDENTIEL 1-A ; Destinataire unique : Bolivar Trask – Interlocuteurs : Marshall Leahy/Icarus. « M.L » (Colonel de la 36ème division d'Infanterie et conseiller d'état au Pentagone). Hudson Chaffe. « H.C » (Superviseur des écoutes électroniques du précédent).

H.C – Icarus ?

M.L – Oui ?

H.C – Tu as eut raison de faire poser des micros dans tous les lieux publics du pays fréquentés par des juifs. Je l'ai trouvé.

M.L – L'endroit ?

H.C – Un restaurant de seconde zone à la sortie de Phoenix. J'envoie une équipe ?

M.L – Non, 8 hommes seulement ne suffiront pas, Magneto va les abattre jusqu'au dernier.

H.C – D’accord, j'en enverrais le triple. Maintenant ?

M.L – Non, seulement quand il aura quitté la ville. Dans le désert il n'y a rien, ni véhicule garé, ni réverbère, ni bâtiment. Il n'aura rien comme munitions à nous balancer à la figure.

H.C – Tu va venir superviser sa mort en personne ?

M.L – Oui, j'ai donné la consigne, Hoffa va m'apporter le katana en composite de carbone dans moins d'une heure.

H.C – Je prévient notre équipe de dissection ?

M.L – Non, nous brûlerons le corps de Magneto dans le désert quand je l'aurais décapité et nous passerons sa tête à l'Institut du cerveau de l'A.I.M. Je leur ai promit en échange de leur aide.

H.C – Icarus ? Tu entend ce bruit de capteur dans le combiné ?

M.L – Oui je l'entends aussi, nous sommes sur écoute.

H.C – Qui a fait ça ? Trask Industries?

M.L – Bien entendu, eux-seuls ont la capacité de mettre tous les téléphones de l'Arizona sur écoute.

H.C – Pourquoi ils ont fait ça ?

M.L – Ils viennent de se faire cambrioler par Magneto. Ils veulent mettre la main sur lui.

H.C – Et s'ils arrivent à le tuer avant nous ?

M.L – Ils n'y arriveront pas. Ils n'ont que leur service de sécurité, nous avons l'armée américaine. Et nous avons déjà refermé le filet. Aucun avion, aucun train, aucune voiture ne peut quitter l'Arizona tant que je n'en ai pas donné l'ordre.

H.C – Je laisse les micros du Kibitz Room allumés ? Tu veux l'intégralité de la conversation de Magneto ?

M.L – Non tu peux couper, je le connais par cœur, à tel point que je sais déjà de quoi il est en train de parler.



Spoiler:
 


Dernière édition par Timothy Dugan le Mar 14 Fév - 19:52, édité 1 fois
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Mar 14 Fév - 17:29



Arizona
Timothy ξ Erik

« Petit, pourquoi tu viens me demander une chose pareille ? Regarde-moi bien. Je ne fais plus partie du jeu depuis longtemps. On arrive tous à un âge où il faut lâcher la rampe. C'est pas pour rien que je ne suis plus au SHIELD. » Je l’observe en silence. J’ai du mal à croire que le Dugan que j’ai connu puisse un jour effectivement lâcher la rampe pour de bon. Même si la vieillesse a tracé ses sillons dans la peau de son visage, même si sa moustache a revêtue une teinte neige, même si son chapeau melon n’est plus qu’un bout de tissus élimé par le temps et délavé par l’usure. Quelque part, au fond, je sais que l’homme rêve toujours à ses aventures. Ou alors est-ce ce que j’espère ? La confusion est facile à faire. « Ouais c'est vrai je pourrais la prendre ta maudite valise, personne aurait dans l'idée de fouiller les bagages d'un vieil irlandais. Mais pourquoi je le ferais ? » Le feras-tu, Dugan ? Je ne réponds pas à la question, me contenant de l’observer, gardant le silence. En effet, pourquoi le ferait-il ? Au-delà de tous ces moments qu’on a passé ensemble lorsque j’étais archiviste au SHIELD, au-delà de tout ce qu’il m’a appris, il n’a aucune raison d’accéder à ma demande aujourd’hui. Tous les postes de télévision du pays n’ont que mon nom à la bouche et rien d’aimable à dire à mon sujet. Je suis sorti de l’ombre dans laquelle je travaillais lorsque nous nous sommes rencontré, j’ai embrassé ma cause, accepté cette partie de moi, accepté d’être le visage de la révolution mutante. Non, en dehors de notre passé commun, il n’y a rien qui, aujourd’hui, pourrait le pousser à accepter ma demande. Ma réputation me précède et je comprendrais qu’il n’ait pas envie d’être mêlé à ça. « Au départ y'avait un môme qui s'appelait Einsenhardt, il est mort. Il y a eu un autre môme, Lehnsherr, quand je l'ai rencontré, il ne se faisait plus d'illusions sur l'espèce humaine, depuis bien longtemps déjà. Je pense que ce môme aurait pu devenir un héros. Qu'il aurait pu devenir un agent du SHIELD brillant, qu'il aurait pu devenir un X-Men, qu'il aurait pu faire autre chose, que de se faire dévorer par Magneto. » Je soutiens son regard, pas bien sûr de où il voulait en venir. A mes yeux, ni Max Eisenhardt, ni Erik Lehnsherr n’est mort. Ils font partie de moi. Et même si une tombe porte mon nom en plein milieu de Brooklyn, ce n’est pas pour autant que j’ai enterré le passé. Oublier, c’est la porte ouverte au fait de laisser les choses recommencer. Je me suis fait une promesse par le passé et je compte bien la tenir, maintenant que je suis apte à me défendre moi-même. « Fils, je ne suis pas sûr qu'Erik Lehnsherr soit encore en vie, je pense qu'il ne reste plus que Magneto. Et c'est dommage, tu te souviens de Martin Luther King et de Malcolm X ? Le premier avait un rêve, il l'a dit dans son foutu discours. Le second avait juste un cauchemar. Charles Xavier lui aussi a un rêve. Magneto lui, il a juste un cauchemar. Je sais ça à l'air stupide une comparaison pareille. Et tu me diras ça change quoi au juste ? Les deux leaders noirs se sont fait flinguer tous les deux. Sauf que celui qui avait un rêve s'est fait buter par un mec du Klan, qui en faisant ça lui a donné raison. Alors que celui qui avait un cauchemar s'est fait buté par les siens, ses propres frères, prouvant qu'il n'avait pas défendu la bonne chapelle. » Mon regard se pose sur le serveur, sortant des cuisines les bras chargés. Mon regard traine sur lui un bref instant. Il est tendu, beaucoup trop tendu et son regard tombe à plusieurs reprises sur moi. Ce n’est pas bon. Je jette un œil à ma montre avant de reporter mon attention sur Dugan.

« Max, Erik, Magnus, Magneto… Ils sont tous des parties de moi, mon vieil ami. Dire que Max est mort, c’est comme dire que les allemands ont eu ce qu’ils voulaient, dire que Max est mort, c’est comme dire que j’ai oublié. Ce ne sont pas des choses que l’on oublie. » Je tire ma manche, dévoilant le matricule 214 782 qui marque ma peau depuis tant d’années maintenant. « Quand je suis sortis de là, je me suis promis de ne plus jamais regarder passivement les miens se faire stigmatiser. L’histoire aurait pu être écrite autrement. Tu te souviens de notre première affaire ? Le Feu Follet Fou. Un ancien scientifique allemand. D’après les rapports que nous avons trouvés chez lui, je lui ai servi de cobaye pendant des années. Il avait peur de ce que j’étais. Après les juifs, il avait prévu de génocider le genre mutant. J’ai déjà regardé la Shoah sans rien pouvoir y faire, il est hors de question que je reste pacifiste cette fois ci. Je sais trop bien où nous sommes en train de nous diriger. Et ce n’est pas la politique pacifiste de Charles qui va empêcher quoi que ce soit de se produire. Un jour, lui et tous ses X-Men finiront avec une puce dans la nuque ou enfermé dans une prison faite pour contenir les mutants. Tout ce que je veux, c’est protéger les miens. Il n’y a de mesure drastique qu’à situation drastique. Tu as entendu parler du projet Sentinelle de Trask Industry ? Et tu voudrais me faire croire que Charles est dans le bon ? » Nouveau coup d’œil à l’heure. Je me penche et je ramasse le sac qui traine à nos pieds. Ce sac qui contient une pièce de technologie bien trop avancée que pour que je la laisse entre les mains de Trask Industry. Tout le programme d’intelligence artificiel des Sentinelles… Contenu sur une carte mère… Il n’y a pas de copie existant à ma connaissance. Ca plus les cherches sur le gêne mutant que Pietro et Wanda doivent avoir fini de saboter maintenant, j’ose espérer que c’est un joli retour à la genèse du projet que nous venons d’offrir à Trask Industry… Du moins… Pour le moment… Je compte bien faire en sorte que cette carte mère retourne dans leur bureau… Une fois que nous aurons réussi à en pirater le protocole. Je pose le sac sur la table sans le lâcher, attendant de voir si l’irlandais allait accepter ce fardeau pour moi. « Je suis toujours le gamin que tu as rencontré au SHIELD. J’ai juste été obligé de m’endurcir pour survivre. Le serveur nous regarde avec trop d’insistance. Je suis obligé de m’en aller. Je ne voudrais pas te laisser derrière avec mes ennuis. Tu préfères que l’on se sépare où tu viens avec moi ? » Et surtout... Acceptes-tu ce fardeau que je te demande de porter ?


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Mer 15 Fév - 14:53

Dugan soupira. Un Lehnsherr au plus fort de ses résolutions ça vous tuait toujours l'ambiance. Il l'écoutait avec un regard désabusé. A une autre époque il avait voulu former une nouvelle équipe de Howling Commando. Il avait espéré que Lehnsherr prenne la place du plus jeune membre du groupe, qu'il soit le nouveau James Barnes. Avec son pouvoir il aurait pu être un atout essentiel. Mais c'était juste un souvenir brisé. Dugan essayait de se souvenir à partir de quel moment ça avait dérapé. Est-ce que ça avait été dans les premiers mois du SHIELD, alors que les affaires tombaient en permanence et qu'ils n'avaient pas un moment à eux ? Est-ce que c'était lorsque Daedalus le tueur de mutant aux yeux arrachés l'avait affronté ? Erik y avait gagné le casque de Magneto ce jour là. Erik y avait gagné l'acharnement d'Icarus son fils à le décapiter. Presque 30 ans de traque. Une rumeur qui courait au sein du SHIELD depuis des années : il y a une partie d'échec en cour. Dugan se leva avec une mine sombre.

« C'est d'accord petit, je te suis. Passe moi cette foutue valise. Effectivement, vaut mieux quitter la ville pour le moment, c'est un vent mauvais qui souffle, tout le grand Tsaurus que tu as enclenché comme dirait l'autre.»

…………………………

Ils roulèrent sur l'I-5 dans la voiture de location de Dugan. L'irlandais songeait à la suite : je peux passer les barrages. Ils laisseront faire. Je ne suis qu'un vieillard avec ses valises. J'ai un nœud pap et un chapeau melon. Ils me donneront l'autorisation de quitter l'état vers le Nouveau-Mexique ou le Texas. Dugan ne parlait pas, mine renfrogné. Grand silence dans la voiture. Un Dum Dum qui faisait la gueule, ça vous tuait toutes les conversations. L'autoroute était plate. L'asphalte était plate. Une plaine de sable de part et d'autres dans la nuit. Des broussailles, des ossements de coyotes. De la poussière balayée par le vent. Voilà le panneau, aire de repos n°10. Dugan s'y engagea, il examina les lieux : juste une voiture garée sur le parking en gravier. Il se gara et sortit. Une plaine de sable, des coulées de sable apportées par le vent. Des cactus hauts d'un mètre. Juste un bloc, des toilettes pour homme et des toilettes pour femme. Deux bâtisses en ciment et un espace étroit entre les deux. Les coulées de sable s'abattaient sur les pompes de Timothy et Erik, le vent remodelait le sable sans cesse.

« Faut qu'on se sépare, je viens d'y penser. Moi ils me laisseront passer aux barrages, pas toi. Je prend ma voiture de location, t'as cas prendre la seule voiture garée là, elle a l'air abandonnée. »

Méfiance. Qu'est-ce qu'elle foutait là cette unique voiture ? Alors qu'il n'y avait personne d'autres sur l'aire de repos à part eux ? Dugan sortit son fusil à pompe du coffre et inspecta les toilettes. Il marcha sur des bouts de cellophanes. Juste des lavabos crasseux, des cafards noyés dans du crésyl. Juste un clodo en train de dormir à l'abri. Le type était désœuvré, des vêtements miteux. Il dormait à point fermé. Dugan fut soulagé. Il n'accorda plus d'attention au clochard et se tourna vers Erik.

« Je vais te rendre le service que tu m'a demandé t'en fait pas, mais avant faut que je te dise. J'avais accepté de te rencontrer ce soir pour SAVOIR. Et je n'aime pas ce que je vois Erik. Ça n'aurait pas du se passer comme ça ces 30 dernières années. On a juste tout foutu en l'air. T'aurais du rejoindre Xavier. T'aurais jamais du foutre ce maudit casque sur la tête. C'est pas toi qui le possède, c'est lui qui te possède. Ceci est un adieu petit. Je ne veux plus te revoir après ça. Désolé de te faire mes adieux dans un endroit aussi peu glamour. Mais je crois que ça n'a plus aucune importance. J'en ai finit avec toi. »

Dugan se tira. Il embarqua dans sa voiture avec son flingue et démarra. Il disparut dans un nuage de sable. Dans les toilettes, le clochard se leva. Comme s'il n'avait jamais dormi. Il rejoignit Lehnsherr. Il lui dit :

« Faut que je vous montre quelque chose. »

Le clodo avait des vêtements vraiment pourri. Le clodo avait la figure pleine de cicatrices du à d'anciens combat. Le clodo avait le chiffre « 12 » brodé sur le col de sa veste. Il avait tué de ses propres mains 12 mutants.

Le clochard amena Lehnsherr jusqu'à la seule voiture qui était garé sur l'aire d'autoroute. Celle qu'ils avaient croisé à l'arrivée. Le clodo ouvrit le coffre de la voiture. Dedans il y avait un plateau de jeu d'échec en acajou, avec des pièces en érable. La partie était en cours, plusieurs pièces avaient déjà été retirés, toutes les autres étaient éparpillées ça et là sur les cases, dans une position complexe. Sur chaque pièce il y avait une petite étiquette avec un nom griffonné dessus, désignant quelqu'un en particulier. Parmi les pièces il y avait entre autres :

Roi blanc : Icarus
Dame blanche : Daedalus (pièce tombé et retiré de l'échiquier)
Fou blanc de l'aile roi : William Stryker
Tour blanche de l'aile dame : Bolivar Trask
Tour blanche de l'aile roi : Sebastian Shaw
Pion blanc de la colonne C : Sentinelle (ce pion était encerclé par les pièces noires, sur le point d'être capturé si les pièces blanches ne venaient pas le secourir)

Roi noir : Magneto
Fou noir de l'aile roi : Dent de sabre
Cavalier noir de l'aile roi : Mastermind
Tour noir de l'aile roi : Fléau
Pion noir de la colonne H : Pietro Maximoff
Pion noir de la colonne G : Wanda Maximoff (ce pion était sur le point d'arriver tout au bout de l'échiquier et d'être promu, pouvant être transformé en dame. On avait disposé déjà une dame qui l'attendait à côté du rebord de l'échiquier. La dame avait une étiquette qui indiquait : House of M?)
Dame noire : Charles Xavier
Fou noir de l'aile dame: Wolverine (on remarquait que toutes les pièces noires de l'aile roi était des pro-confrérie alors que toutes les pièces noires de l'aile dame était des pro-X-Men)
Pion noir de la colonne D : Dum Dum (le pion était isolé et sur le point de se faire dévorer par le roi blanc Icarus. Le roi noir Magneto était la seule pièce alentours capable de se placer sur une case à proximité de Dum Dum pour le protéger et l'empêcher de disparaître de l'échiquier au prochain coup blanc)

Le clochard commenta :

« Oui je me fais la même réflexion que vous quand je vois cette position. Les noirs sont en train de perdre. Leur seul espoir c'est que le pion Wanda arrive tout au bout et soit promu dame. Elle sera alors assez puissante pour renverser le cours de la partie, mais je n'y croit pas. Je me suis demandé pourquoi les noirs perdaient la partie depuis si longtemps. Je crois que j'ai enfin compris. Il suffit de regarder les 30 coups précédents, les pièces de l'aile dame X-men et les pièces de l'aile roi Confrérie n'ont jamais travaillé ensemble, elles sont chacune resté autour de leur dame ou de leur roi, sans jamais porter soutien aux autres lorsqu'elles se sont faîtes attaquer à un moment ou un autre. »

Le clochard gloussa :

« Vous avez remarqué ? Dugan est le seul pion humain dans le camp noir des mutants. Je pense que c'est parce que pendant des années il a caviardé tous vos dossiers du SHIELD et saboté tous les efforts de l'agence pour mettre la main sur vous. Pour ça que vous n'avez jamais été inquiété par le SHIELD. Normalement Dugan aurait du finir membre du conseil comme l'agent Carter ou Howard Stark, mais il a été viré par Nick Fury. Ils lui ont sucré sa retraite. Il survit parce qu'Howard Stark a joué de son influence au sénat pour lui obtenir une pension de vétéran de guerre. Quoi ? Dugan ne vous a jamais dit qu'il s'est fait virer à cause de vous ? »

Le clochard fouilla dans sa veste et en sortit un papier. Il le donna à Magneto. Il fouilla à nouveau dans sa veste et en sortit un flingue.

« Je ne vous mentirais pas sur vos chances de gagner la partie, mais bonne chance. Je suis le pion blanc de la colonne E. Le roi m'a sacrifié sur une case compromise afin d'avoir l'initiative au prochain coup blanc. Mais pour l'instant c'est aux noirs de jouer, donc à vous. Je dois quitter l'échiquier. Mais personnellement je ne pense pas que ce sacrifice de pion ait une réelle utilité dans cette position. Je crois que le roi blanc voulait juste vous provoquer. »

Le clochard se tira une balle dans la tête. Il s'écroula dans le sable. Sur le papier qu'il avait donné à Magneto, il était noté :

48ème coup. Aux noirs de jouer, à toi de jouer Max.

Icarus


…………………………

Le motel au bord de l'autoroute 66, 23h

Dugan avait beau être en débardeur, en caleçon et en chaussette (mais quand même avec son beau chapeau melon), il n'avait pas froid avec la chaleur ambiante, les tarés qu'il avait dessoudé lors du grand assaut sur sa chambre avaient complètement cramé le motel avec leur grenades incendiaires. Ça continuait à se consumer. Icarus se tenait debout dans le brasier de la cour en feu, sans s’inquiéter le moins du monde. Dugan porta son regard sur le sabre qu'il tenait : manche en plastique, lame en composite de carbone. L'anti-magnétisme ultime. Il porta son regard sur son propre flingue qu'il tenait. Son bon vieux fusils à pompe calibre 12. Mais il savait déjà que ça ne servait à rien de le brandir vers Icarus. Ce salopard esquiverait et le décapiterait avant même qu'il ne puisse dire ouf. Icarus reposa la question tout en retirant sa veste :

« Où il est ? Pourquoi Magneto n'est pas venu avec toi ? »

Icarus était torse nue. Visez un peu la musculature. Toute en épaisseur. Les muscles de ses poignets avaient doublés de volume. Tout son torse n'était que crêtes noueuses et dure. Sa poitrine avait du coffre, et ses épaules n'étaient que cordes et câbles de muscles sous la peau. Il semblait improbable de lui faire une piqûre, une aiguille aurait pénétré difficilement le muscle. C'était un corps de force qui semblait là pour disputer toutes les guerres.

« Tu n'avais pas ce corps là y'a 30 ans, ni même y'a 10 ans. Qui te l'a fait ? Qui te l'a fabriqué ? La Latvérie ? L'HYDRA ? Griffe Jaune ? »

« L'AIM. »

Icarus lui fit un clin d'oeil.

« Rien que ça ? Et tu leur as promis quoi en échange ? »

« La tête de Magneto, leur institut du cerveau en rêve depuis des lustres. »

« Les abrutis, s'ils voyaient ce qu'il y a dans ses cauchemars, ils en créveraient sur place. »

« Pour la dernière fois, pourquoi il ne t'a pas suivis ? Où est-il ? »

« Je lui ais dis de se tirer. Parce que je ne supporte pas de voir ce qu'il est devenu. Quand il avait 21 ans le môme était paumé. Je l'ai prit sous mon aile à l'époque. Je voulais en faire un agent du SHIELD. Je voulais en faire un Howling Commando. Je voulais en faire un héros. J'ai échoué. C'est devenu un criminel, c'est devenu un super-méchant, c'est devenu l'ennemi public n°1 »

Icarus avait le visage impassible, plus aucun traits du visage capable de souligner une émotion, tellement il s'était fait charcuter par la chirurgie esthétique, pour changer de tête au cours des ans. Dugan lui avait trouvé un surnom dans les années 60 : l'ennemi au 999 visages.

« Pourquoi tu me dis ça ? »

Dugan balança son fusil à pompe par terre. Et merde qu'on en finisse. Il retira son chapeau melon et le tint serré dans ses deux mains comme s'il s'agissait de la dernière chose sur terre qu'il était encore capable de protéger.

« Parce que celui qui reconnaît ses propres fautes, ne sera jamais fautif. »

Dum Dum lui fit un clin d'oeil. Icarus tressaillit face à lui pour la première fois en 30 ans.



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MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Mer 15 Fév - 18:40



Arizona
Timothy ξ Erik

48ème coup. Aux noirs de jouer, à toi de jouer Max.

Icarus


J’écrase le papier dans ma main. Ce pion fou sur mon échiquier, je l’ai toujours laissé libre d’agir comme il le voulait. Après tout, Timothy a, par le passé, un peu prit une place de grand frère pour moi, si pas de père. C’est vers lui que je me tournais quand j’avais des doutes, à lui que je faisais mes confidences, à sa porte que je grattais quand j’avais juste envie de partager un verre de cidre en bonne compagnie. L’espace de quelques années, à ses côtés, au sein du SHIELD, je me suis vraiment dit qu’un lendemain plus beau était possible. Mais cela impliquait encore de se cacher, de vivre dans la peur que l’on découvre ce que je suis, qu’on veuille encore me mettre la main dessus pour faire de moi une arme ou un sujet d’expérience. J’avais déjà donné dans l’un comme dans l’autre. Alors, j’ai tout brisé. J’ai enfilé le casque et j’ai commencé cette foutue partie d’échec. Je n’étais pas au courant de tout ce que ce petit pion a pu faire pour moi par le passé, je n’étais pas au courant des sacrifices qu’il a fait en mon nom. Si mon cœur comprend pourquoi il a fait ça pour moi, je ne suis pas pour autant prêt à accepter la chose. Tout ça pour ça… ? Il aurait dû laisser le SHIELD venir pour moi au lieu de jouer les grands-frères protecteurs comme il l’a toujours fait. Je jette le papier au sol. Tout ceci est un grossier piège. Jamais on n’a vu un joueur d’échec mettre son roi en péril pour sauver un pion. Pourtant, je vais foncer tête baissé dans celui-ci. Je ne peux retenir un juron alors que je claque le coffre de la voiture.

J’aimerais être assez solide pour encaisser le sacrifice de cette pièce. J’aimerais être capable de détourner les talons en me contentant d’espérer pour lui que Timothy sera se sortir tout seul des ennuis. Si j’en aurais été capable avec pas mal de monde, j’ai cependant deux énormes points faibles. La famille et les mutants. Et avec le temps, j’en suis vraiment venu à considérer cet homme comme un membre de ma famille, même si nous ne partageons pas le même sang, même si nous n’avons juste pas les mêmes origines. Cet homme m’a appris à vivre là où on adolescence m’a été volé par les camps, là où au moment d’apprendre les choses de la vie, j’apprenais comment arracher rapidement et sans trop de résistance une dent en or à un cadavre. Je ne suis que le monstre que l’on a fait de moi. On m’a appris à me salir les mains, à faire des sacrifices, à attendre le bon moment pour frapper. Cela ne pouvait que finir ainsi. Attendre sagement dans une école que le gouvernement se décide à venir nous chercher pour nous faire je ne sais trop quoi, c’est hors du champ des possibles pour moi. Charles finira par se mordre les doigts de sa passivité. Et moi, je vais me mordre les doigts de me mettre ainsi en danger pour ce vieil homme grincheux. Je déteste qu’Icarus me connaisse aussi bien, qu’il ait une aussi grande connaissance de mes faiblesses. Un jour, cela finira par me couter la vie. Un juron plus tard, je me retrouvais au volant. Bon, suivre la piste de cet idiot d’irlandais pour aller lui sauver une dernière fois le derrière. Le connaissant, il serait encore capable de râler de me voir alors qu’il m’a fait ses adieux. Il faut croire qu’on ne se débarrasse pas si facilement que cela de moi.

♦ ♦ ♦


Difficile de manquer le lieu de rendez-vous. Je suis en retard. C’est ce que cela m’a couté de faire un rapide crochet pour aller demander à Mastermind de m’envoyer Pietro et Wanda dès qu’il aura des nouvelles d’eux. Avec l’appel que j’ai passé, nul doute qu’ils vont localiser l’illusionniste mais je sais aussi à quel point il lui est facile de passer sous le radar. J’avais quitté la cabine téléphonique le plus vite possible en espérant avoir gardé l’appel suffisamment court et suffisamment flou que pour ne pas leur donner trop d’informations quant à ma position. Mais là, je dois bien reconnaître qu’Icarus a mis les petits plats dans les grands. Les flammes lèchent le ciel et alors que j’arrive en voiture, c’est un concert de mitraillette qui m’accueille. Vraiment ? Du métal contre moi ? Le maître du magnétisme ? Et après certains se demandent pourquoi on se fait appeler les homo superior. Alors que je freine, je leur renvois leurs balles d’un revers de la main. Icarus ne peut pas sincèrement penser me tuer avec ça. Je lève les paumes au ciel, m’élevant dans les airs, suivit par la voiture qui m’a conduit jusqu’ici. Une partie de la carrosserie se tord, s’arrache, se déchire. Elle gravite dans l’air pour venir former une copie de mon si célèbre casque. Quand on veut tenir un règne de terreur, il ne faut pas sous-estimer le pouvoir d’une entrée soignée. Je repère les deux silhouettes au milieu des flammes. Bien. Je ne suis pas trop tard non plus. Ma main s’abat, la voiture en mon pouvoir suit la même route, allant s’écraser sur le sol. Je vise Icarus mais je ne me doute pas un instant que l’homme va éviter. J’amorce ma descente alors que la voiture s’écrase avec fracas. D’un revers de la main, je la chasse dans la direction dans laquelle l’homme a esquivé. Je parviens à le propulser mais je commence à connaître l’homme. Je ne doute pas un seul instant du fait que ça ne soit pas suffisant pour l’éliminer. Je pose le pied au sol et je jette un bref regard à Timothy pour juger de son état. Ridicule mais visiblement toujours en un seul morceau. « Remet ton melon sur ta tête, Timothy. Ce n’est pas ce soir que tu meurs. »

Mon regard se repose vers les flammes. « Tu ferais mieux d’aller te mettre en lieu sûr. Les choses pourraient devenir moches d’ici peu de temps. Après tout, je viens de sauter tête baissé dans un piège. » Ce qui va me forcer à revoir toute ma stratégie par la suite. J’espère juste que Mastermind pourra faire passer le mot à temps aux jumeaux. Je n’aime pas avoir à compter sur eux dans ce genre de conditions. Surtout quand Wanda gagne autant en puissance, surtout quand Pietro commence de plus en plus à remettre en question le moindre de mes choix. Surtout quand je sais que je vais bientôt les perdre pour un long moment. La silhouette d’Icarus se dessine au milieu des flammes, il ne semble pas trop s’inquiéter du danger qu’elles pourraient représenter. Je vois son arme et une grande frustration monte en moi. Donc, il a finalement finit par apprendre de ses erreurs, aussi idiotes soient-elles ? « 49ème coup. Roi noir en F4. Aux blancs de jouer. » Et nul doute que ça va faire mal. Je craque mes poings. Ce combat est déséquilibré. Je n’ai que peu de métal à disposition et le combat au corps à corps n’est pas exactement ma tasse de thé. Mais je ne peux pas vraiment m’effacer maintenant, pas alors que je me tiens entre lui de Timothy. Il semblerait que cette fois ci les choses se présentent vraiment mal. Tout ce que j’ai pour me défendre, ce sont les morceaux chauffés à blanc de la carcasse de la voiture avec laquelle je suis arrivé et quelques débris qui passent par là. Le rire d’Icarus ne me plait pas, me fait grimacer. J’ai la désagréable impression d’être pris au piège, que cette fois ci sera la bonne pour ce psychopathe qui me traque depuis des années. A moins que… A moins que je n’arrive à enrouler une lanière de métal atour de son katana. Mais pour cela, j’ai besoin d’une distraction. Cette voiture devrait faire l’affaire. J’en reprends le contrôle, la scindant en deux. « Ce soir, l’un des deux roi va tomber. » Je sais qu’il vise ma tête depuis des années. C’est ma manière à moi de lui dire que, cette fois ci, il a été beaucoup trop loin. Ce soir, le combat ne s’arrêtera que lorsque l’un de nous deux perdra la tête. « Vive le roi. » Nouveau mouvement du poignet, la voiture suit, attirée par le magnétisme, fondant droit sur l’homme que je ne reconnais plus qu’à sa voix. Sa voix et cette lueur si particulière qui brille dans son regard. « C’est donc ça le piège dans lequel tu voulais absolument me voir tomber ? Un katana en plastique et une zone isolée pour que je n’aie pas de métal à me mettre sous le radar ? Ça aurait pu marcher. Si tu ne m’avais pas mis en colère. » La voiture s’écrase une nouvelle fois. Et encore. Et encore. Bientôt il ne reste plus que des lambeaux que j’utilise comme bouclier alors que l’homme me force à reculer, tranchant l’air de son arme qui m’a l’air mortellement coupante. L’échange dure un moment. Je ne peux pas décoller. Ça serait laisser Timothy derrière. Et l’esquive me demande toute ma concentration.

Je jette un rapide coup d’œil au vieil homme pour m’assurer qu’il va toujours bien et Icarus en profite pour me faucher les pieds, me faisant mordre la poussière. J’ai tout juste le temps de commencer une esquive. L’arme se plante dans mon épaule, m’arrachant un cri de douleur. Une chance que j’ai réagi. Si je n’avais pas bougé, il me l’aurait probablement planté en plein cœur. Une vague de douleur m’envahis alors que je serre les dents. Il est hors de question que je laisse Timothy entre ses griffes, il est hors de question que je lui donne la satisfaction de m’abattre. J’attrape le katana à pleine main, me souciant peu de mes paumes qui se déchirent sous la lame, essayant de forcer Icarus à la déloger de mon épaule. Au-dessus de moi, l’homme savoure le spectacle. Sous le choc de la blessure je cherche un peu mon air. J’aurais pu profiter de ce moment pour utiliser le métal qui me servait jusqu’alors d’armure mouvante pour l’enrouler autour de son arme. Mais lorsque je suis blessé, la force de mon magnétisme faiblis de manière significative. Je serre les dents et je continue à tirer pour extraire le sabre de mon épaule et, du coup, du sol. Semblant fier de lui, Icarus lâche l’arme, me laissant me débattre seul contre le vide sans grand succès. Mes yeux suivent son regard. Regard qui se pose sur l’ancien agent du SHIELD. « Non… » Comme une réponse muette à ma supplique, un éclair bleu passe au milieu des flammes, laissant Icarus chancelant, venant visiblement de se prendre un coup. Pietro s’arrête au-dessus de moi et déplante l’arme, m’arrachant une plainte de douleur. Je roule sur le côté avant de me relever. Mon t-shirt va être foutu avec tout ce sang qui coule. Je jette un œil à l’arme et d’un mouvement rapide de poignet, je cercle enfin son manche de métal. En voici une qui ne me fera plus de mal. « Content de voir que tu as eu mon message à temps, Quicksilver. »


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
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MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Sam 18 Fév - 23:46



Arizona
Timothy ξ Erik ξ Pietro


« Wanda, t’as vu ça ?! » Je lui tends un document griffonné de notes de part et d’autres du texte. J’ai lu quelques lignes et ce que j’y ai lu ne me plaît pas. Qu’est-ce qu’ils foutent dans ce laboratoire ?! « Ce sont des observations sur l’étude du gène mutant » Je jette un regard en biais à ma sœur. Oui, j’avais compris, c’était rhétorique et pourtant, l’entendre à voix haute me donnerait presque des hauts-le-coeur. Je continue de fouiller tandis que Wanda garde un œil sur la porte. On n’est que nous deux sur cette mission, histoire d’attirer le moins possible l’attention sur nous. Je tombe sur un dossier compact : Mutant n°2513. J’ouvre et s’étale devant moi toute la cruauté des expériences qui ont eu lieu ici. Je tourne difficilement les pages, enchaînant sur les protocoles des expériences et sur les observations qui ont pu en être tirées. D’après les notes griffonnées en bas de pages, ils pourraient mettre au point les Sentinelles dans moins de deux mois. Wanda semble remarquer mon malaise et je referme rapidement le dossier. Je préfère qu’elle ne voit pas ça.

« Allez, on prend ce dont on a besoin et on se casse 
- Pietro, tout va bien ?
- Ouais, ouais, super, on a tout ce qu’il nous faut »

On récupère tous les dossiers et je ne résiste pas à l’envie de mettre cet endroit sans-dessus-dessous. Tout ce qui peut être brisé, renversé ou mis en pièces, je ne me gêne pas. Prends ça dans les dents, Trask. Je retourne auprès de ma sœur, visiblement peu enchantée par ce que je viens de faire mais tant pis, il ne faut pas chercher.

On est sur le point de quitter le complexe quand l’alarme résonne à nos oreilles. Merde. Déjà, on entend les bottes des gardes claquer contre le sol. Je prends Wanda dans mes bras et on file vers la sortie. Est-ce que c’est Trask là-bas ? Je sais que je vais regretter ça mais je fais un détour pour donner un coup de poing à cette ordure. Bien sûr, ses gardes en profitent pour nous tirer dessus et certaines balles ne sont vraiment pas passées loin. On sort sans trop de casse. Je fais quand même le compte : Wanda est en vie, on a les documents, j’ai saccagé les recherches de Trask et en prime, je lui ai mis une droite. Ouais, on s’en sort bien. Bon, maintenant, on a ses hommes sur le cul mais eh, ça valait le coup.

Évidemment, on n’est pas rentré tout de suite. Il ne manquerait plus qu’on ne les mène tout droit à la Confrérie. Je cours jusqu’à une petit motel perdu au milieu de nulle part et je m’effondre sur le lit, complètement épuisé. Wow, ça faisait longtemps que je n’avais pas autant couru. Wanda pose une main rassurante sur mon épaule « Laisse-moi… Laisse-moi cinq minutes et… Et on y retourne » Je la vois prendre le téléphone, elle veut sûrement prévenir Magneto. Je bondis hors du lit pour l’arrêter et le reposer tout de suite.

« Ils vont peut-être tracer cet appel
- Et on fait quoi, du coup ?
- On... »

Le téléphone sonne. Ok, ça c’est bizarre. On se regarde avec Wanda, elle me murmure un ‘’non’’. Je hausse les épaules et je décroche. Oui, je sais, j’avais dit non, ça va hein, c’est bon. C’est Mastermind. Apparemment, Magneto a des ennuis avec Icarus. Il me donne quelques vagues informations sur le lieu du combat et me rappelle que cet appel est tracé. Ah, j’avais raison ! Il me raccroche presque au nez et je raccroche à mon tour, essayant de garder en mémoire ce qui pourrait être utile pour la suite. Je regarde Wanda, elle écoutait avec moi les paroles de Mastermind. Je la vois commencer à articuler la fameuse phrase ‘’il faut qu’on se sépare’’ et je la coupe tout de suite

« Non
- Pietro, on n’a pas le choix, t’as entendu Mastermind. Magneto a des problèmes mais on doit aussi s’assurer que ces documents ne retomberont pas entre les mains de Trask… Je vais aller aider Magneto, tu gardes les documents
- Non, je vais aller aider Magneto, je serai plus vite sur place que toi
- D’accord, vas-y, fais attention à toi »

Je murmure un ‘’toi aussi’’ avant de filer comme une flèche en direction de l’Arizona. Une fois de plus, on se sépare et on a vu comment ça a fini la dernière fois. Je n’ai pas revu ma sœur avant des années. J’espère que ce ne sera pas le cas aujourd’hui, je ne me le pardonnerais pas s’il lui arrivait quelque chose. Elle sait se défendre mais j’ai toujours du mal à l’intégrer. Pour moi, elle aura toujours besoin de protection et, en tant que grand frère de 12 minutes, c’est mon rôle. Et puis, moins elle est proche de Magneto, mieux c’est. Plus les choses avancent et plus je me dis que Erik devient de plus en plus le Magneto qui a manqué de nous tuer. Peut-être que c’est déjà trop tard et qu’il tentera quelque chose à ma prochaine remarque. On verra bien, je ne suis plus l’enfant que j’étais et je saurais lui faire payer toute tentative hostile envers nous.

Je n’ai eu aucun mal à trouver ma route. En même temps, l’incendie est visible à des kilomètres, je n’ai eu qu’à suivre la fumée. Quand j’arrive sur place, c’est un véritable champs de bataille. A travers les flammes, je peux distinguer l’épée plantée dans l’épaule de Magneto et un homme menaçant un vieillard. Première chose, je déstabilise la montagne de muscles avec un coup bien placé. Profitant de ce moment de flottement, je retire le katana de l’épaule meurtrie de mon géniteur. « Content de voir que tu as eu mon message à temps, Quicksilver. » Content de voir que t’as tenu jusque-là. « J’espère que tes ennuis sont sérieux et que tu ne m’as pas fait venir pour rien » Et surtout, j’espère que je n’ai pas laissé Wanda seule juste parce que tu n’arrivais pas à te débarrasser d’un mec armé d’un katana en plastique. Ok, il s’agit d’Icarus mais un homme reste un ho… Wow, il s’est passé quoi avec son corps à lui ? Je n’avais pas reconnu au premier coup d’œil qu’il s’agissait d’Icarus. En même temps, l’homme a encore changé de visage. C’est seulement après avoir fait le rapprochement que ouais, effectivement, c’est lui. J’adresse à peine un regard à l’épaule blessée d’Erik, il va s’en remettre, c’est bon, pas la peine de s’éterniser là-dessus. Je balaye la scène du regard et je pose les mains sur les hanches « Vous gênez pas pour moi, hein, continuez, ça a l'air vachement intéressant votre petite discussion »

Je lève les yeux vers Icarus, il semble s’être totalement remis de mon coup. Il scrute la scène, visiblement ravi, une lueur malsaine dans le regard « Je peux savoir ce qui te fait tant plaisir ? » Je jette le katana que je tenais toujours en main. Il ne servira plus à personne, désormais, sauf à Magneto. J’aime pas trop la façon qu’a ce gars à nous regarder. On dirait presque que tout se déroule comme prévu et, j’aime pas ça. Savoir qu’on a peut-être pu prévoir mes réactions ou celles de Magneto, ça m’énerve pas mal.


Super-Speed. Google it.
Run boy run ! This world is not made for you. They're trying to catch you. Running is a victory. The sun will be guiding you. They're trying to stop you. Break out from society. Tomorrow is another day. And you won't have to hide away. You'll be a man, boy ! But for now it's time to run, it's time to run !
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MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Mer 22 Fév - 14:53

Dugan savait qu'il allait crever dans l'instant, décapité par Icarus. Il ferma les yeux. Il demanda pardon pour tous les gens qu'il n'avait pas pu sauver au cours de sa carrière d'agent du SHIELD. Il demanda pardon à Bucky et à Steve pour ne pas avoir été là à la fin de la guerre pour leur sauver la mise, lorsqu'ils avaient disparut dans ce train et cet avion. Il demanda pardon à Erik pour ne pas avoir su le garder aux côtés du SHIELD. Et il s'imagina l'arrivée des Howlings commandos, surgissant dans les plaines d'Arizona pour lui sauver la mise.

Une bagnole qui s'écrase. Timothy rouvrit les yeux surprit. Il aperçut Magneto. Il avait la même allure qu'un Howling Commando surgissant pour lui sauver la vie. Dugan écarquilla les yeux avec une lucidité nouvelle.

Magneto est un héros, mais personne ne le sait, Erik ne le sait pas lui même.

Dugan décampa sans demander son reste après les consignes de Lehnsherr. Il attrapa au passage son fusil à pompe. Il observa la lutte des titans. Il se sentait vieux, il se sentait faible, il se sentait incapable. Captain America lui, aurait su faire quelque chose, même face à des surhommes bien plus fort que lui. Et puis merde, Dum Dum choisit de se la jouer comme en 44. Il fonça en brandissant son fusils, bien décidé à aider Erik alors que le salopard venait de lui planter son sabre. La dernière charge du Howling Commando, ça servait à rien, mais il fallait bien mourir un jour. Dugan n'eut même pas le temps d'être mit à l'épreuve. Un nouveau mutant surgit et déroba le katana.

« Par toutes les femmes du harem d'Howard Stark ! Ne me dîtes pas que... »

Dugan s'étouffa sur la fin de sa phrase en découvrant Quicksilver. Il porta son regard sur Icarus. Le mioche l'avait dépossédé de son sabre. Comment il allait faire pour tuer Magneto maintenant ? Mais Timothy commençait à bien connaître l'enfoiré. Il savait que c'était un joueur d'échec. Ce qui voulait dire qu'il avait toujours un plan de secours pour se dépêtrer des situations inextricables. Icarus fit un laaaaaarge sourire à Maximoff. Le taré lâcha à l'intention de Pietro, mais aussi des autres :

« L'AIM ne s'est pas contenté de modifier mon corps. Ils ont aussi modifié mon cerveau, pour accomplir des choses mentales extralucides. »

Et au lieu de leur foncer dessus pour tenter de récupérer son sabre et surtout de tenter sa chance dans un dernier corps à corps désespéré, Icarus se recula de 3 pas et s'assit par terre en tailleurs. Il ferma les yeux, adopta la position d'un fakhir hindoue. Il entra dans leur têtes à tous.

…………………………

Dans la tête de Timothy Dugan

Omaha Beach, 1944.


Dum Dum dégueula en se penchant à la rambarde de la poupe de la péniche de débarquement. L'esquif vint s'échouer sur la plage avec tous les autres. Ils se déployèrent tous en courant dans la confusion sous le feu ennemi. Dum Dum tituba sous les tires ennemis. Il avait la nausée. Il y avait l'odeur de vomi, l'odeur de fond de cale, et l'odeur de graisse des fusils. Il se prit une panique qu'il n'avait encore jamais eut en voyant qu'il allait devoir courir sur 80 mètres de sable sous le pire barrage de feu ennemi qu'il n'ait jamais vu de toute sa vie. Les soldats US se faisaient tous faucher. Il vit des croix en fer en train de se consumer sur la plage suite à des explosions. Des mutilés en train de beugler dans toutes les directions. Dugan vomit à nouveau. Impossible de parvenir vivant jusqu'à ces casemates. Ça tirait dans tous les sens. La marée haute derrière lui était remplie de cadavres flottant. Il faut sauver le soldat Dugan ! Il s'obstina à avancer malgré la peur. Captain America n'était pas là pour lui sauver la mise. Il avança encore sous les tirs. Il se prit Omaha Beach plein cadre, dans toute sa laideur. Non, c'était trop pour lui. Il décampa, Captain America n'était pas là et ne pourrait pas le sauver. Il courut vers la mer. Il vit un esquif de matériel échoué. Il vit des morts qui sortaient d'une déchirure dans la coque. Il vit des morceau de cadavres qui flottaient à la surface. Il vit des péniches de débarquement sur le sable, il vit des vivants qui escaladaient des tas de cadavres. Il vit la couleur de l'eau écarlate. Les soldats continuaient à débarquer sur la plage. Des tirs de mortier les clouèrent sur place. Dugan s'écroula, le nez dans le sable. Il lâcha :

« Pitié. »

…………………………

Dans la tête d'Erik Lehnsherr

Auschwitz Birkenau, 1943.


Des pluies abondantes s'abattaient sur le camp. La construction des 3 nouveaux baraquements par les prisonniers avaient prit du retard. Les totenkopfs de la SS avaient réagi. Ils avaient passé les équipes en revue et tiré au sort les malchanceux à torturer pour donner l'exemple. La scène se déroulait devant les prisonniers en rang, la tête basse, dans leurs uniformes rayés et l'étoile jaune sur la poitrine : flagellations et hurlements sous la pluie. Ça continuait à déferler. Le sol était couvert de boue. On s'y enfonçait jusqu'aux chevilles. Le chantier des baraquements était encombré de bois de charpente gorgé d'eau et de matériel trempé. Tout n'était que miasmes et gadoue. Les SS se servaient d'un fouet à gland. De petites sphères métalliques infligeaient un supplément de douleurs. Un prisonnier était sanglé contre un grillage. En rang devant, le sonderkommando Einsenhardt ne pouvait pas en perdre une miette. Les hurlements de la victime étaient renvoyés par l'écho. Les coups de fouet aussi. Chaque nouveau claquement de fouet se superposait à l'écho du précédent. Le bourreau était doué. A la hauteur des côtes, les glands de métal entamaient la chair jusqu'à l'os. Le prisonnier s'effondra presque au pied du sonderkommando Einsenhardt sur la fin, lorsqu'ils lui retirèrent ses entraves. Le tortionnaire aspergea ses plaies d'insecticide pour le désinfecter et augmenter la douleur. Le prisonnier avala de la boue. Cela étouffa ses cris.

………………………...

Dans la tête de Pietro Maximoff

Quelque part, dans le vide


Des dossiers :

La salle des archives avait la dimension d'un labyrinthe infini. Des étagères en hauteur, des étagères en profondeur, on y accédait par des escabeaux roulants. Des dossiers politiques, des dossiers du SHIELD, des dossiers d'espionnage, des dossiers sur les mutants, des dossiers sur les informateurs, des dossiers de surveillance, du papier, des dossiers, du papier, des dossiers, des centaines de milliers de dossiers à perte de vue. Tous indexés, des classeurs contenant des index attachés par une chaîne devant chaque étagère. Quicksivler là, ici, paumé dans les travées labyrinthique qui n'obéissaient à aucune logique. Les escabeaux se déplaçaient tout seul grâce à des roulettes bien huilées. Les structures métalliques hautes de 3m60, étaient boulonnées au sol. Des dizaines d'étagères par élément. Des centaines d’éléments visibles juste pour cette partie des archives infinies. L'air était sec, le papier pourrissait. Erik Lehnsherr s'approcha de Pietro Maximoff. Cet Erik Lehnsherr là avait 21 ans, c'était celui de 1947. Ses vêtements étaient celui du petit archiviste du SHIELD. Ils étaient éclaboussés de sang. Son visage était aussi blanc que du fromage frais et des éclats noirs brillaient dans ses yeux. Il fixa Pietro. Erik ouvrit la bouche pour parler. Ses dents étaient comme les griffes d'un piège à ours. Il dégageait une odeur de décomposition. La pestilence de quelque chose de mort. Du pus jaunâtre s'écoula de ses yeux. Il parla, on aurait dit un mélange de cris d'animaux sortit de sa gorge, aboiements, gémissements et hurlements. Il dit à Pietro :

« Ne cherches pas à fuir, tu es dans mon monde ici. »

…………………………

Dans le désert de l'Arizona

Timothy, Erik, Pietro.

Les 3 hommes semblaient partis, chacun debout face aux autres, les yeux perdus dans le vague. Ils ne contrôlaient plus leurs gestes. Dugan brandit son fusil à pompe vers Pietro, près à lui tirer dans la tête. Maximoff brandit le katana qu'il avait dérobé vers le cou d'Erik, prêt à le décapiter. Le pouvoir de Lehnsherr arracha la toiture du motel en feu et la fit léviter au dessus de Timothy, près à l'écrabouiller.

Icarus restait assis en tailleurs dans le sable, pas trop loin d'eux. Toujours dans sa position de Bouddha en train de méditer.

Lui aussi était complètement parti.

…………………………

Dans la tête d'Icarus

Genosha, 21ème siècle


La foule de mutants s'entassait dans la grande avenue. Du bord du ruisseau, jusqu'au devantures des boutiques. Des panneaux à la gloire de la civilisation mutante, montaient jusqu'à 3 mètres de haut. Icarus fendait la foule, il du se frayer un chemin centimètres par centimètres pour avancer. Les fans de Magneto refusaient de céder un pouce de terrain. Des anciens confréristes qui assuraient l'organisation des festivités, passaient leur temps à rameuter des mutants en pleine rue, pour les renvoyer à leur morceau de trottoir. De petits mômes chevauchaient les épaules de leur père. Un million de minuscules drapeaux de Genosha, à bout de petits bâtons, flottaient au vent. Presque chaque mutant brandissait un petit drapeaux.

Icarus entra dans un bar. Il s'assit à une table face à Deadalus. Le fantôme de son père était maigre comme un phtisique, des perfusions plantés dans ses bras. Il avait la bouche pleine de chancre, ses yeux avaient été arrachés. On lui avait recousu les paupières avec du fil. Sur la table, juste entre eux, il y avait un katana.

« ça arrive père, il va enfin mourir, Genosha n'existera jamais. »

Un grondement déchira l'air. « IL ARRIVE ! IL ARRIVE ! IL ARRIVE ! MAGNETO ARRIVE ! » Tous les mutants dans le bar, ainsi que tous les serveurs, se précipitèrent vers la porte et sortirent pour assister au cortège guidé par le leader mutant. Deadalus et Icarus étaient les deux seuls restés à l'intérieur. Le grondement prit de l'ampleur. Le cortège arrive. Tous les mutants à l'extérieur étaient fébriles. Ils voulaient tous apercevoir le bâtisseur, le sauveur, le leader.

« Dans un instant il va mourir. Je les ais plongés tous les 3 dans un cauchemar sans fin dont ils ne peuvent pas s'échapper. Tu aurais du voir Magneto, père, dans ce désert d'Arizona, avec son stupide casque. »

« Tu ne lui as pas retiré son casque ? »

« Euh… non. »

« Abruti. Son casque le protège des attaques psychiques en tout genre, surtout celle du professeur X, tu sais ce que ça veut dire ? »

« Qu'il peut... »

« Qu'il peut sortir de son cauchemar pour aller dans celui des autres, que par incidence, ils peuvent tous sortir de leurs cauchemars pour aller dans celui des autres. Qu'ils peuvent tous se sauver les uns les autres. Et qu'ils peuvent tous venir ici. »

Icarus s'empara du Katana sur la table. Il eut un frisson. Il observa le chiffre qui était brodé sur le col de sa veste. Le chiffre s'était transformé en « 0 »



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MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Mer 22 Fév - 22:18



Arizona
Timothy ξ Pietro ξ Erik

Une odeur de merde et de cochon brulé m’agresse les narines. Je prends une inspiration rapide, comme si je venais de me réveiller d’un cauchemar. Pourtant, le cauchemar, c’est maintenant qu’il se déroule. L’eau coule sur mon visage, mes cheveux me collent à la peau. Mes vêtements me grattent. Je connais cette texture. Je ne la connais que trop bien. Les cris de douleur. Encore. Je ferme les yeux sursautant légèrement la première fois. La seconde fois, je les garde bien ouverts alors que le claquement incessant du fouet déchire le bruit de la pluie s’écrasant dans la boue. On piétine un peu, on s’enfonce sur place. Je sens la terre trempée avaler mes pieds, s’infiltrer dans mes chaussures. Un long frisson court le long de mon dos alors que le froid glacial transperce mon corps. Dans les rangs, je suis comme tétanisé. Je n’ose pas me boucher les oreilles, je n’ose pas regarder ailleurs. Soudainement, je suis de nouveau le jeune Max Eisenhardt. Erik Lehnsherr n’est plus, Magneto n’est plus. Je sais que si je m’interpose, que si je tente quelque chose, je me ferais abattre. C’est toujours comme cela que ça se passe. Alors on ne peut qu’observer et attendre. La colère monte, prenant doucement le pas sur la peur. Non. Je me suis fait une promesse. Je ne suis plus le jeune Max craignant pour sa vie. Je porte le casque aujourd’hui, j’ai le pouvoir de faire changer les choses, j’ai le pouvoir de faire une différence. « Plus jamais… » Cette promesse, je me la suis faite à moi-même il y a bien longtemps. Et je compte bien la tenir. Comme une pulsion bouillant en moi, je ne peux m’empêcher de m’avancer, arrachant mes pieds à la terre où ils étaient embourbés. Je trébuche dans la boue, on me met en joue, un soldat allemand me crie de m’immobiliser. Une seconde plus tard, la détonation retentie. Je tourne la tête pour observer la balle bloquée par mon bouclier magnétique. « J’ai dit, plus jamais. » La balle retourne à son envoyeur et il me faut quelques secondes pour comprendre ce qui est en train de se passer, pour me souvenir d’Icarus, de l’Arizona. Je suis plus puissant que je ne le pense. Je lève les mains, laissant mon magnétisme s’exprimer. Les fouets s’enroulent autour des cous de leurs pratiquants, les armes sont arrachées des mains de leurs soldats, se retournant contre eux pour les abattre directement. Rien de ceci n’est réel. J’ai manqué me faire avoir, j’y ai cru l’espace d’un moment. L’illusion semble parfaite. Le souvenir est vivace et douloureux. « Bien visé, Icarus… » Je me parle à moi-même, cherchant une faille mentale. D’une torsion de magnétisme, je déchire le grillage auquel ces malheureux étaient attachés, d’une torsion de magnétisme, je déchire le voile.

Je passe à travers la faille avec un calme tout à fait relatif. Mes pieds boueux se posent sur le sable humide d’une plage. Autour de moi, le chaos et la discorde. J’effectue un rapide tour d’horizon, essayant de comprendre où je suis. Des détonations dans tous les sens. J’installe mon bouclier pour éviter de me prendre une balle perdue. J’ai peur de reconnaître la plage, j’ai peur de comprendre. Autour de moi, je fouille les visages, j’essaye de trouver l’homme que je cherche. Je m’attarde même sur les morts que je croise. Je fouille le champ de bataille… Ou plutôt le cimetière… Ce terme me paraitrait beaucoup plus correct. Ne trouvant aucune trace de l’homme, je m’élève dans les airs, sondant les vagues de soldats trouvant le courage de courir droit à leur mort. « Timothy ? » J’ai beau m’époumoner, ma voix a du mal à passer au-dessus du bruit des détonations. Un tir de mortier. Par instinct, je flanche, levant un bras devant mon visage dans un instinct purement protecteur. Mon regard se pose ensuite sur l’appareil meurtrier. Mes yeux se plissent. Ceci est beaucoup trop dangereux. Mon poing se serre alors que mon magnétisme écrase l’appareil, le rendant petit à petit inutilisable. Une fois mon œuvre achevée, mon attention se reporte sur le sable de la plage. Je continue de fouiller, me rapprochant de la zone où le mortier à frapper. Cela me prend un moment mais finalement, je repère une silhouette allongée dans le sable. Je reconnais la moustache et mon sang se glace. Je suis arrivé trop tard ? Je me laisse presque chuter vers le sol tant je descends vite pour aller à sa rencontre. « Timothy ? Dis-moi que je ne suis pas arrivé trop tard… » J’élargis la bulle protectrice de mon champ magnétique. Mon épaule droite est douloureuse, me rappelant ma blessure dans le monde réel. Pourquoi ne sommes-nous pas déjà mort ? J’aurais cru qu’Icarus aurait sauté sur l’occasion pour nous tuer, pour enfin accomplir son idiote vengeance. Mes mains vont à la rencontre de l’ancien agent du SHIELD pour le forcer à se redresser. Une fois que j’arrive à capter son regard, j’attrape son visage en coupe, m’assurant qu’il garde son attention sur moi. « Écoute-moi bien, Timothy. Tout ceci est faux. Tu es pris au piège par une illusion. Tout ceci, c’est dans ta tête. Icarus se nourrit de tes pires souvenirs pour créer ces images. Concentres-toi sur moi. A nous deux, nous sommes capable de briser cette image. » Après un bref instant, la brèche s’ouvre. Un léger sourire satisfait me monte aux lèvres alors que je me redresse. « Dépêchons-nous. Je ne sais pas de combien de temps nous disposons. » Et il faut encore aller chercher Pietro…

C’est à deux que nous passons cette seconde brèche. Le vacarme du champ de bataille laisse place à un silence de mort. J’observe le labyrinthe qui nous entoure, cherchant un son ou quelque chose pouvant m’aider à localiser mon fils. « Pietro ? » Je m’avance, mes pas claques dans le silence, brisant le silence en un sinistre écho, bientôt rejoint par celui des pas de l’irlandais moustachu. Je m’arrête à un endroit. Je soulève une main et une étagère d’archive complète s’arrache sur sol où elle est boulonnée. Je la jette dans un coin, dévoilant la scène sous nos yeux. Un corps frêle et remplit de sang. Une couleur cadavérique, un regard aussi brillant que celui d’un mort en sursit. « Pietro, ce n’est pas moi. Il s’agit d’une illusion. Tu te souviens ? 1977, l’Arizona, Icarus… Je suis venu te chercher. Il faut que tu brises l’illusion. » Et puis quoi ? Et puis, on voyage d’un esprit à l’autre ensemble, main dans la main, à la recherche d’une sortie de secours ? J’aime espérer qu’au moment où Pietro se rendra compte des choses, un nouveau portail nous fera sortir d’ici… Ou nous mènera vers un autre esprit ? Qui sait, si Icarus ne nous a pas déjà tué c’est soit qu’il est dans l’incapacité physique de le faire, soit qu’il a besoin de nous vivant pour quelque chose. J’ai été surprit pour le coup. Et je déteste ne pas avoir plusieurs coups d’avances. Ces mouvements étaient dangereux. Beaucoup trop dangereux... « Sortons d’ici au plus vite, j’ai hâte de lui faire manger ses dents. »


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
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MessageSujet: Re: Arizona (Erik Lehnsherr)   Jeu 23 Fév - 0:11



Arizona
Timothy ξ Erik ξ Pietro


Je tourne sur moi-même, tentant de me repérer dans ce labyrinthe de dossiers jaunis et moisis. Je ne vois rien, peu importe où je porte le regard, il n’y a que des étagères, des milliers d’étagères successives et aucune sortie. Pourtant, j’ai couru. J’ai essayé de trouver un moyen de m’orienter, de retrouver ma route. Je me surprends à appeler Wanda, pensant peut-être la trouver ici. Elle, elle pourrait me faire sortir d’ici, elle pourrait nous faire sortir. Je cours plus vite, sentant mon sang battre dans mes tempes, j’ai l’impression que ma poitrine va exploser. Plus j’avance et moins je retrouve mon chemin. Y a-t-il seulement un chemin, une route, une sortie ? Pourrais-je un jour seulement revoir la lumière du jour où suis-je condamné à voir défiler d’innombrables noms de dossiers ? Je m’arrête, essoufflé et pourtant, je continue de crier le nom de Wanda. Elle va venir me chercher, elle vient toujours me chercher. C’est comme ça qu’on a toujours fonctionné, on veille l’un sur l’autre puisque personne d’autre ne le fera à notre place. Je me relève. Je pense reconnaître les dossiers qui se trouvent autour de moi, je les ai déjà vu. C’est ceux de tout à l’heure, je suis revenu à la même place, je n’ai absolument pas bougé. Pourtant, j’ai couru. J’ai arpenté les allées sinueuses et interminables. En prenant un peu d’élan, j’arrive à atteindre le haut des étagères. Rien, absolument rien. Un dédale d’étagères à perte de vue. Peu importe la direction, je ne vois que des dossiers, des escabeaux. Aucune sortie, je suis enfermé ici. Je redescends de mon perchoir. Je suis coincé ici. Wanda, je crie ton nom, je m’époumone en suppliant ma sœur de me sortir d’ici.

Enfermé dans cet enfer de fer et de papier, je vois une forme s’approcher que je reconnais immédiatement comme celle d’Erik. Je me redresse piteusement et je le toise. Au premier abord, tout semble un peu normal, mais un frisson me parcourt quand je croise ses yeux entièrement noirs. Je recule d’un pas alors qu’une vision d’horreur et de cauchemar se déroule devant moi. Les vêtements d'Erik sont maculés de sang, sang qui ne semble pas le sien. Le son de sa voix me vrille les tympans. Je recule de nouveau d’un pas tandis qu’il s’approche, l’air plus menaçant que jamais. J’ai un haut-le-cœur lorsque l’odeur de décomposition atteint mes narines. Je marmonne un « Recule » avant de faire moi-même un autre pas en arrière « Ne m’approche pas ! ». Je sens une peur viscérale me retourner l’estomac et, comme un instinct de survie, j’appelle une dernière fois Wanda.

« Pietro, ce n’est pas moi. Il s’agit d’une illusion. Tu te souviens ? 1977, l’Arizona, Icarus… Je suis venu te chercher. Il faut que tu brises l’illusion. » La voix de Magneto me fait sursauter. « Ah si, je t'assure, c'est toi ou alors, ça y ressemble drolement » Mon regard passe succinctement d’un Erik à l’autre, n’osant pas lâcher le monstre devant moi des yeux. Les paroles du vrai Magneto mettent quelques secondes à faire écho en moi. Pourtant, ça semble si réel… Quoi que, non, pas vraiment. Pas du tout. Erik n’est pas le monstre tel que je me le représente dans mes cauchemars d’enfant apeuré. Je me souviens maintenant de l’Arizona, d'Icarus et l’illusion se déchire, s’effrite. Je finis par lâcher le faux Erik des yeux et de tourner les talons vers Magneto, non sans un regard en arrière pour vérifier que ce monstre se meurt bel et bien. « Sortons d’ici au plus vite, j’ai hâte de lui faire manger ses dents. » Il semble tomber en poussières tandis qu’un brèche se dessine à quelques pas de nous, d’où des acclamations et des cris d’encouragements s’échappent.

Lorsqu’on passe de l’autre côté de la brèche, on se retrouve au milieu d’une foule compacte et dense. Les gens hurlent et se pressent les uns contre les autres, nous empêchant d’avancer correctement. Après quelques minutes à se batailler avec la foule, on finit par s’extirper de cette masse oppressante et on se retrouve à l’entrée d’un bar. « Bon, maintenant, il faut trouver cet enfoiré. Je vais lui enfoncer son sabre tellement fort dans le rectum que faire une coloscopie serait une partie de plaisir » Des bruits de verres brisés résonnent à l’intérieur et attirent notre attention. Passant devant, j’entre le premier et je tombe sur un vieil homme assis à une table et Icarus debout au fond de la salle. Je vais lui faire payer cher « Bien tenté. La prochaine fois, frappe plus fort »


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