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 Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)

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Marvel Temporus
MessageSujet: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Dim 12 Fév - 19:29

Article du Tabloïd à scandale « L'Indiscret »

Wakanda, ça roule et ça coule, ça rape et ça dérape.

Cela fait 10 mois qu'il est au pouvoir à peine, mais déjà le roi du Wakanda, Chanda, alias la Panthère Noire doit faire face aux problèmes de ce monde. A son couronnement il a promit réforme agraire, réforme judiciaire et plantin pimenté dans chaque assiette. La société Roxxon corporation n'a pas appréciée les nouvelles mesures. Pour mémoire, la Roxxon est connue pour piquer pathologiquement les poches des pays d'Afrique jusqu'à la nausée. Pour montrer qu'elle désapprouvait le nouveau roi wakandais en toute subtilité, la Roxxon a payé des mercenaires coloniaux pour foutre le feu à toutes les plantations d'hévéas du pays. L'argent, encore l'argent, toujours l'argent. Oui matous et minettes, tout en revient à ces déboulées de dollars divinement daignés, les dos verts enserpentés de spirales somptueuses remplies de portraits présidentiels palpitant d'un pouls puissant.

Exemple : La Roxxon a embabaouté des mercenaires, tout un régiment de régulateurs rustauds qui fait couler le sang partout dans la savane, au point que la Panthère Noire ne sait plus où donner de la tête ni gérer la menace qui s'abat sur les innocents villages du pays.

Exemple : Un chimiste de la Roxxon, surnommé « l'outil », a inondé de façon flamboyante la capitale du pays, de médicaments contre le paludisme. Médicament frelaté au poison qui transforme ses consommateurs en empalmeurs de piquouzes, en zombies emmazoutés jusqu'à l'os, plongé dans l'euphorie d'envapés en plein hiatus de camé.

Exemple : Chanda la Panthère Noire est bien venu clamer son désarroi en demandant de l'aide à la tribune de l'ONU, mais tout le monde s'en fout. Le roi du Wakanda a bien démontré que la Roxxon veut faire main basse sur tous les gisements de Vibranium et de diamants du pays. L'Amérique ne s'en préoccupe guère, obnubilée qu'elle est par la menace rouge. Ni la CIA, ni la diplomatie de la Maison Blanche n'ont souhaité se pencher sur le sujet. Seul le SHIELD, petit-nouveau de la sécurité mondiale, à l'esprit indépendant, a décidé de donner un coup de main discret à la Panthère Noire.

Nous à l'Indiscret, qui sommes dans le secret des dieux, nous nous sommes laissés dire que le SHIELD avait envoyé une équipe de choc pour sauver les populations locales, alors qu'on a détruit injustement leurs cultures et leurs maisons. Une équipe de 4 agents rôdés selon notre source, des beaux, des durs, des vrais de vrais. Toc toc qui voilà ? C'est les barbouzes d'Howard Stark, si t'es de la Roxon, prend garde à toi !

Guettez la prochaine édition de l'Indiscret pour en savoir plus sur notre équipe de Ramar de la jungle. Mais n'oubliez pas, c'est ici que vous l'avez lu en premier, vite fait bien fait et trèèès INDISCRET !

…………………………

Dossier du SHIELD :

Nom de l'opération : « Howling commando 2, le retour de la revanche »

(Note interne : Pensez à informer l'agent Timothy Dugan, de ne plus donner de titres fantaisistes aux missions du SHIELD. Pour la peine, la prochaine fois ça sera à l'agent Barton de choisir le nom de la mission.)

Membres de l'équipe :

1) Timothy Dugan :

Résumé : on ne présente plus l'agent Dugan, il a servit pendant la seconde guerre mondiale dans la 82ème division, ainsi que dans le 107ème d'infanterie, et surtout dans la SSR du colonel Philips, qui avait directement sous ses ordres le Captain Steve Rogers et les Howling Commandos.

Compétences : renvoie au paragraphe ci-dessus. L'agent Dugan est un vétéran de l'unité Howling Commando, ce qui se passe de commentaires.

2) Clint Barton :

Résumé : L'un des individu venu dans notre époque par la faille temporelle. Bien qu'il ne soit pas vraiment sous contrat avec notre agence, ni même considéré par nos cadres comme un agent pleinement habilité, on a tenu en haut-lieux à inclure Barton dans l'équipe.

Compétences : Barton est agent du SHIELD au 21ème siècle, il est donc très au fait des procédures et méthodes de combats de notre organisation. Mais la raison notable pour laquelle il a été mit dans l'équipe, c'est qu'il est la seule personne qu'on ait sous la main qui connaît un peu la façon d'agir et la mentalité d'une Panthère Noire (Barton a affronté dans une certaine Civil War le roi T'Challa, qui est le fils de T'Chaka, lui même fils de Chanda, actuelle Panthère Noire).

3) Erik Lehnsherr :

Résumé : archiviste. L'agent Dugan a insisté pour avoir Lehnsherr comme acolyte.

Compétences : D'après l'agent Dugan, Erik Lehnsherr serait un expert en contre-insurection, en opérations commandos, en méthodes d'interrogatoire, en maniement des armes blanches, armes à feu, explosifs et armes lourdes. Il serait un expert en jiu-jitsu, kung-fu, Karate, Judo et boxe anglaise, il parlerait 15 langues différentes et serait diplômé en métallurgie et formé à la réparation automobile. (Note interne : précisez à l'agent Dugan qu'il ne gonfle plus à l'avenir le CV de ses collègues de façon artificielle et douteuse, afin de s'adjoindre n'importe qui.)

4) Leander James Jackson :

Résumé : (passage caviardé, avec la mention confidentiel)

Compétences : (passage caviardé, avec la mention confidentiel)


…………………………

New York – Wakanda.

Visez un peu le trajet en avion. Un vol de plus de 10 heures !!! La fine équipe allait devoir labourer 6 fuseaux horaires dans le ciel avant d'arriver à destination. Le SHIELD n'existait pas depuis un an, il avait encore peu de moyen. Adieu le vol sur un long-courrier en première classe. Ils avaient eut le droit à un avion cargo. A devoir passer 10h d'affilées assis sur des caisses, à tourner en rond dans la cale et à ne bouffer que du maïs en boite.


1h

Dugan observait les nouveaux venus. Barton ? Un archer ? C'est quoi ce bordel, on est en 1947 espèce d'Errol Flynn du pauvre. Leander James Jackson ? Non mais où ses parents avaient péchés un nom pareil ? Leander était beau-gosse, Leander avait les cheveux en brosse comme un flic. Leander avait la classe. Il portait un costume Valentino haute couture, avec une cravate en soie cousue main, une chemise Armani et une paire de pompes Brooks Brother à 3000 dollars. Pas mal pour un agent du SHIELD. Leander avait le chiffre « 64 » brodé sur le col de sa chemise. Lorsqu'il avait serré la main à Lehnsherr avant de monter dans l'avion, il lui avait fait un clin d’œil. Trop la classe. Dugan travailla son clin d’œil pour l'imiter.


2h

Dugan n'arrêtait pas de zieuter le biceps droit de Barton, il soupçonnait ce type d'être plus musclé que lui. L'irlandais proposa :

« On fait un bras de fer ? »


3h

Dugan lisait un illustré sur Flash Gordon et Buck Rogers. Leander lisait le Bhagavad-Gîtâ Gita des Hindoue.


4h

Dugan tournait en rond. Il installa une cible sur une caisse, il colla dessus un portrait d'Howard Stark qu'il avait arraché dans le Wall Street journal. Il désigna l'arc et les flèches de  Clint. Il dit tout sourire à Barton :

« Je peu essayer ? »


5h

Dugan lisait un illustré sur Mickey Mouse, Leander lisait le Tao Te Ching. Dugan souffla à Erik :

« C'est qui ton préféré ? Donald Duck ou Mickey ? »


6h

Dugan proposa à Erik de jouer à « un nom sur le patron ». Fallait regarder des images dans un de ses illustrées, avec toutes les trombines des président des USA, de George Washington à Franklin Roosevelt en passant par Ulysse Grant, tout en essayant de deviner le nom du président sans regarder le nom en question.


7h

Dugan lisait un comics sur Batman et sur Superman, Leander lisait les Tantras des Bouddhistes. Dugan demanda à Clint :

« A ton avis, qui a le plus de répondant de nos jours ? Superman ou Jésus ? »


8h

Dugan demanda à Leander qui était en train de bichonner son sabre de samouraï avec un chiffon :

« Juste entre nous ? Qui est-ce qui a caviardé ton dossier ? »

Leander lui fit un clin d’œil.


9h

Dugan s'était entraîné à faire des clins d’œil, il se ramena devant Erik et lui fit un clin d’œil.

« Alors ? Ça le fait ? Et ne rigole pas petit, sinon je t’envoie crever dans le poumon du poussier. »


10h

Dugan lisait Playboy. Le poster de la Pin Up du mois valait le coup d’œil, mais la fille de la collection Va Va Voom était encore mieux, une rouquine classe. Rien n'y manquait, on avait envie d'en manger. Leander fixa Clint et Erik, il leur désigna Dugan du doigt en silence, et tout en conservant son air stoïque, leur mima une branlette de son autre main.


Wakanda :

Fin du voyage, Dugan s'étira et bailla. Foutue décalage horaire. Il leur dit :

« Et on oublie pas les enfants, on est le SHIELD, alors de l'orgueil, de l'orgueil, de l'orgueil. »



Spoiler:
 
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Super-Héros



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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Dim 12 Fév - 23:23



Et pendant ce temps là
au Wakanda
Clint ξ Erik ξ Dugan




C’est avec un air ronchon collé au visage que je pénétrais dans l’avion cargo avant le démarrage. Autant l’idée de partir en mission me rendait enthousiaste, autant mon époque me manquait clairement. Un avion cargo, sérieusement ? Je vous parle pas de ma tête quand on m’a annoncé 10h de voyage. Dix heures pour se rendre au Wakanda ? Voilà qui était bien suffisant pour que j’arrête à tout jamais de critiquer les Quinjets du SHIELD. Promesse de scout.

Le point positif, c’est que j’avais mon propre équipement sur moi. Mon arc, mes flèches, ma tenue tactique, mes couteaux. Bref, du matériel familier qui ne risquait pas de me claquer entre les doigts. Compte tenu du fait que j’avais évité de entraîner dans les locaux même du SHIELD, l’idée même de pouvoir tirer sur des trucs était motivante.

D’un autre coté, je soupçonnais fortement le SHIELD de m’avoir envoyé un mission uniquement pour avoir un aperçus de mes compétence, pour juger de ce que je valais. J’aurais certainement eut plus d’intérêt à refuser mais merde quoi : tirer sur des trucs.

Puis il y avait bien sur mes camarades. Parce que je n’étais sans doute qu’une pièce ajouté à ce groupe. Sensation un peu bizarre d’ailleurs quand en général on vous envoie seul sur le terrain. Encore une fois, dans l’équipe il y avait à boire et à manger.

Pour commencer, Dum Dum Dugan, un membre des Howling Commando, qui a servit aux cotés de Cap. Donc un mec que j’avais tendance a apprécier d’instinct. S’il a fait partie de l’équipe de Steve, ça doit forcément être un type bien, nah ?

Ensuite, Lensherr. Lensherr quoi ! Outre le fait qu’emmener un archiviste au beau milieu de la jungle du Wakanda n’avait aucun sens, je n’aimais pas trop l’idée de mettre ma vie entre ses mains. Il faudra que je fasse gaffe à ce que ce genre de cas de figure n’arrive pas du coup… Quand j’ai posé des questions sur sa présence, les gens autour de moi on fait mine de pas trop savoir, ou m’ont simplement demandé poliment de la fermer. Est ce que le SHIELD est au courant pour sa mutation ? Peu probable…

Et puis il y avait Leander Jackson. Un mec complètement inconnu au bataillon. Ce qui était au final plutôt rafraîchissant de mon coté. Depuis que j’avais passé ce fichu portail temporel, je passais mes journée à trébucher sur des personnages historique. J’exagérerais à peine en disant que j’en étais venu à oublier ce que ça faisait de s’adresser à quelqu’un dont on ne connait pas le futur.

Je m’assis sur une caisse alors que l’habitacle se mettait à trembloter, signe que nous décollions. Ça allait être un sacré vol.

Une heure

On avait pas idée de faire se lever les gens aussi tôt pour partir en mission ! Il ne me fallut pas longtemps avant de me trouver un endroit ou m’allonger pour faire la sieste. Ce n’était pas comme s’il y avait grand chose d’autre à faire, et je m’ennuyais déjà.

Deux heures

J’ai déjà eus l’impression de mourir d’ennuis cinq fois. J’en suis réduit à m’occuper comme je peux. J’ai déjà l’impression que ça fait huit heures qu’on est en vol, mais Leander m’avait affirmé que non. Alors, pour tromper l’ennuis, j’ai déposé momentanément arc et carquois pour pratiquer quelques exercices de gymnastique. Les turbulences n’aident pas trop et ça fait un moment, mais je réussis dans les grandes lignes à conserver mon honneur alors que je marchais sur les mains, ce qui n’est pas rien.

Trois heures

De peur que l’absence de stimulation quelconque endommage mon cerveau, j’ai forcé l’une des caisse de la cale. On a trouvé pas mal de truc dedans. J’ai réussis à mettre la main sur un paquet de carte. Je me tournais vers mes trois compagnons d’infortune.

« Qui pour un poker ? »

Quatre heures

Dugan m’a demandé s’il pouvait tirer avec mon arc. J’avais accepté avec un sourire et un hochement de tête. Après l’avoir observé galérer pour un ou deux tir, j’avais du intervenir en catastrophe : il s’apprêtait à tirer une flèche explosive. Une fois cet incident évité, j’en profitais pour tuer le temps en donnant un cours d’archerie basique à notre ami moustachu.

Cinq heures

J’en suis réduis à lancer discrètement du maïs en boite sur mes camarades pour me tenir occupé. Grain par grain. On verra bien si je me fais prendre. Encore un truc que je pourrais rajouter sur mon CV  “a jeté un grain de maïs dans la nuque de Magneto”.

Six heures

Je me suis fait grillé par Leander je crois. Et j’ai l’impression qu’Erik commence aussi à avoir des soupçons. Du coup, je laissais ces deux là tranquille, et me concentrais sur Dugan, juste histoire de voir combien de grains je pouvais mettre dans son chapeaux. J’espère juste que les deux autres ne vont pas me balancer. Dans tout les cas, je restais discret, et ça avait le mérite de me tenir occupé.

Sept heures

J’en pouvais plus, il fallait que je sortes de là. J’étais arrivé au bout de mes réserves de maïs, du coup je décidais de chasser ma frustration en attrapant mon arc et mes flèches et pour tirer un peu. J’encochais rapidement une flèche, alignais mon tir, et lâchais la corde, envoyant ma flèche se planter au bout du nez d’Howard Stark. Je n’avais aucun grief contre le type mais eh, puisque la cible était là hein… Mon regard croisa celui de Leander et nous échangeâmes un sourire.

Huit heures

J’étais certain d’avoir ajusté correctement ce tir ! Je lançais un regard mauvais à Erik. Saleté va. Mais ok, ça va, j’ai compris le message. Je suppose qu’au bout d’une heure, le chtock répétitif de la flèche qui se plante dans le bois n’a plus rien de charmant (à part pour moi)… Je rangeais mon matériel en râlant un peu.

Neuf heures

J’ai passé la dernière heure à expliquer aux mec les règles du bière pong et de tout les jeux à boire qui ont pus traverser mon esprit. Non pas qu’on ait quoi que se soit pour pratiquer ici hein, ce qui est relativement triste, mais ça fait toujours un truc à faire.

Dix heures

J’étais allongé sur une caisse, probablement proche de la mort. Et le pire, c’est qu’il faudrait faire pareil au retour. J’avais juste envie de mourir. Nan, vraiment, plus jamais je ne me plaindrais des Quinjet. Je relevais la tête.

« Hey les mecs, quelqu’un pour un action ou vérité ? »

Finalement au Wakanda

Finalement, enfin, dieu merci, on était arrivé. J’avais méticuleusement rangé mon matériel et tout vérifié au moins une centaine de fois. J’étais prêt à traquer du mercenaire, c’était certain. Je glissais mon arc sur mon dos et baillais de concert avec Dugan, bien que j’ai finalement pas mal dormis tout au long du trajet.

« Et on oublie pas les enfants, on est le SHIELD, alors de l'orgueil, de l'orgueil, de l'orgueil.
- Pas besoin d’orgueil quand on est le meilleur. »

Je n’attendis pas plus pour sortir de l’engin au pas de course. L’air frais, le soleil et la simple vue de la végétation me fit un bien fou. Je n’étais clairement pas taillé pour ce genre de trucs. Un sourire fleuris naturellement sur mes lèvres alors que je m’étirais tranquillement. J’attendis qu’ils me rejoignent avant de reprendre.

« Alors pour commencer, on a eu des infos sur le MO des mercenaires ? Ou est ce qu’on doit juste surveiller toutes les cultures du patelin ? Parce que bon, venir jusqu’ici pour filer un coup de main à Black Panther, bien sur, pourquoi pas, avec plaisir même. Mais si on n’est pas au bon endroit au bon moment, ça ne sert pas à grand chose…  »


OKAY BARTON
DON'T DIE
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Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Lun 13 Fév - 19:54



Et pendant ce temps là au Wakanda
Timothy ξ Clint ξ Erik

Je lève les yeux au ciel. Pourquoi moi ? Depuis hier, quand on m’a annoncé mon départ pour le Wakanda, je traine des pieds et j’essaye de trouver un moyen de me faire remplacer, pour rester à New-York. J’apprécie beaucoup Dugan mais, même s’il m’a demandé comme faisant partie de l’équipe, j’ai autre chose à faire que d’aller crapahuter dans la jungle. J’avais fait des pieds et des mains mais rien n’y a fait. Mais qu’est-ce que je fais ici ? Je ne pensais pas que mon amitié avec l’agent du SHIELD puisse me mener à une telle perte de temps. Le Wakanda ! C’est à dix heures de vol d’ici ! Rien que pour l’aller-retour, c’est pratiquement une journée de perdue ! Je touche une prime pour réaliser une tâche qui n’est pas censé être dans mes fonctions mais, tout de même… J’aurais préféré mettre ce temps à profit pour trainer aux archives… Ou carrément pour aller faire tomber quelques têtes allemandes. Sur mon dos, un vieux sac à dos élimé dans lequel j’ai fourré quelques bouteilles d’eau, le livre que Dugan m’a offert après notre première mission ensemble –je ne m’en sépare que rarement-, une lampe-torche, plusieurs billes de métal. Le tout est perdu au milieu de livres de médecine écrits en allemand, quelques coupures de journal de l’Indiscret et d’autres livres, cette fois ci en anglais, sur la robotique et la génétique. Au moins, on ne peut pas dire que je ne suis pas partit sans rien pour m’occuper. Autant mettre ces heures à profit avec un peu d’étude. Cela ne peut pas me faire de mal. Dans ma main, une arme de poing qu’un agent dont j’ignore le nom m’y a fourré. Il m’a soufflé un truc du genre « Tu vas en avoir besoin, gamin » et puis il était partit avec un regard compatissant, comme s’il m’enterrait déjà mentalement. Déjà, c’est quoi cette sale manie de m’appeler gamin ? Je le tolère venant de Dugan mais il va clairement falloir qu’on arrête avec ces âneries le plus vite possibles. Je jette un œil à l’arme qui pend mollement dans ma main. Je suppose que le fait qu’ils envoient un archiviste sur le terrain, ça doit faire du bruit au milieu des agents. Je tourne la tête pour voir quelqu’un de mes collègues qui sont venu me dire au revoir. Dans leurs yeux, je sens la lueur d’un adieu. On sait tous plus ou moins ce qu’il se passe au Wakanda. Et son sait tous que je n’aurais jamais été assigné si quelqu’un n’avait pas insisté sur ma présence. Je leur lance un sourire qui se veut rassurant et je lève ma main non armée pour leur faire signe de loin. Quand elle redescend, mon regard la suit, retombant sur les mots du rapport.

3) Erik Lehnsherr :

Résumé : archiviste. L'agent Dugan a insisté pour avoir Lehnsherr comme acolyte.

Compétences : D'après l'agent Dugan, Erik Lehnsherr serait un expert en contre-insurection, en opérations commandos, en méthodes d'interrogatoire, en maniement des armes blanches, armes à feu, explosifs et armes lourdes. Il serait un expert en jiu-jitsu, kung-fu, Karate, Judo et boxe anglaise, il parlerait 15 langues différentes et serait diplômé en métallurgie et formé à la réparation automobile. (Note interne : précisez à l'agent Dugan qu'il ne gonfle plus à l'avenir le CV de ses collègues de façon artificielle et douteuse, afin de s'adjoindre n'importe qui.)


Contre-insurection, commandos, interrogatoire, armes blanches et tout le bordel ? Un sourire amusé me monte aux lèvres alors que je secoue légèrement la tête à la négative. Cela ressemble bien à Dugan. Je le vois bien insister encore et encore, en remettre des couches et des couches pour avoir ce qu’il veut. Je ne comprends toujours pas pourquoi moi tout particulièrement mais, quelque part, je suis flatté qu’un ancien membre des Howling Commandos veuille à ce point me retrouver à ses côtés sur le terrain… Si seulement je n’avais pas quelque chose de plus urgent à faire que de crapahuter dans la jungle du Wakanda… Fait amusant, je note la présence de Clint Barton dans l’équipe. L’homme n’avait pas eu l’air très rassuré en apprenant qui j’étais. J’ai encore beaucoup trop de questions à lui poser sur le futur, sur mes capacités, sur la raison qui fait que je suis visiblement si connu dans le futur. Quant au dernier membre de la troupe, un parfait inconnu. Cela fait au moins deux gars sur trois devant lesquels je peux utiliser ma mutation. Un soupire plus tard, je montais dans l’appareil pour rejoindre mes collègues de mission, trainant clairement des pieds. Encore une perte de temps en plus… Hourra, j’ai hâte d’aller risquer ma vie pour ces personnes… Vous sentez le sarcasme ?

Une heure

Je ne me suis pas vraiment formalisé de l’attitude étrange de l’inconnu et j’ai directement été me caller entre deux caisses de la cargaison avec mon livre de médecine. Avec un peu de chance, le titre en allemand sera suffisant pour qu’on me laisse étudier en paix.

Deux heures

Mais… Est-ce que Clint s’arrête de parler de temps en temps ? Cela doit faire deux heures que nous sommes en vol et déjà, le voyageur temporel à l’air de mourir d’ennuis. Par chance, Dugan est là pour le canaliser un peu physiquement. Leander semble m’observer un peu trop à mon gout mais cela doit juste être mon imagination… En silence, j’observe Clint marcher sur les mains. C’est vrai qu’il m’a dit avoir grandi dans un cirque. Je tourne ma page et je retourne à mon étude des artères principales du corps humain. Ça sera toujours plus instructif que de regarder l’autre faire ses cabrioles.

Trois heures

« Brelan d’as. » Je dépose mon tas de carte sur le sol, face à l’archer. Cet homme… Cet homme sait comment mentir. Je me débrouille bien aussi dans le domaine mais je n’avais pas prévu qu’il soit aussi bon menteur. Je fais une moue scandalisée en réponse au rire victorieux de l’archer. Je repousse du plat de la main les munitions que nous utilisons comme des jetons. « J’aurais ma revanche là-dessus, Barton. »

Quatre heures

Je suis passé à mes livres sur la robotique avancée. Sauf que cette fois ci, je lis en me baladant dans la pièce. Je n’en peux déjà plus de rester statique avec eux tous autour de moi. Le besoin de bouger de l’archer me rend nerveux et je finis par éprouver le même besoin que lui de me dépenser un peu physiquement.

Cinq heures

Toujours enfouis dans mon livre sur la robotique, je ne vois pas la petite caisse en face de moi et je m’étale de tout mon long, un appel surprit s’échappant de mes lèvres alors que je disparais aux yeux de mes collègues derrière une pile de caisse. Je passe le reste de l’heure à me demander où mon livre a bien pu glisser pendant que Dugan me pose des questions sur Mickey et Donald. Sérieusement, Dugan ? Et on se demande qui traite l’autre de gamin à tout bout de champ parfois…

Six heures

Je pose des regards fréquents vers Barton. Il y a un truc étrange qui est en train de se passer. En cherchant après mon livre égaré, j’avais trouvé un nombre assez impressionnant de grain de maïs par terre. Je ne suis pas un grand fan du gaspillage alimentaire mais je dois avouer que lorsque je vis plus tard le voyageur temporel remplir le melon de Dugan petit à petit par du maïs, je ne pus me résoudre à lui faire une remarque, curieux de voir combien il arrivera à en mettre avant que l’ancien soldat ne se rendre compte de quelque chose. Joueur, j’attire cependant son attention alors que Clint est sur le point de commencer un nouveau lancer. « Timothy, comment se porte votre coupé Mercury ? »

Sept heures

Je préférais quand il gaspillait de la nourriture. Allongé sur plusieurs caisses de la même taille, j’essaye de me concentrer sur mon livre de médecine allemand. J’essaye. Le bruit répété des flèches de l’archer se plantant dans les caisses commence sérieusement à m’énerver. Mais pour le moment je ronge mon frein, me contentant d’avoir l’air parfaitement normal et inoffensif. Comme je ne parviens pas à me concentrer, je repousse mon livre et je croise les bras pour former un coussin de fortune. Peut-être que si j’arrive à fermer les yeux, je pourrais échapper au bruit infernal…

Huit heures

J’ai craqué. Barton me lance un regard sombre et je lui réponds par un sourire innocent. Je recommencerais exactement le nombre de fois qu’il le faudra. Jusqu’à ce qu’il ne sache plus si ces échecs sont de mon fait ou s’il est simplement en train de devenir mauvais. Après tout, il reste encore quelques heures de vol et il m’a empêché de dormir. Victoire, il range son matériel. Du haut de ma caisse, je m’étire vers le bord pour voir le melon remplit de maïs de Dugan en dessous de moi. « Vous m’apprendriez à boxer quand on sera rentré à New-York ? »

Neuf heures

Dugan vient de me faire… Un clin d’œil ? Perplexe, je regarde l’irlandais moustachu. J’ai envie de rire mais la menace amicale m’en empêche. Je ne peux m’empêcher de sourire cependant. « Vous devriez gardez ça pour les femmes, Timothy. »  Surtout qu’un tel geste après avoir entendu Clint parler de jeux à boires étranges et idiot, c’est vraiment étrange. Je me lève d’un bond. J’ai besoin de bouger un peu. Je deviens fou, enfermé dans cet avion.

Dix heures

Quand Dugan a sorti son Playboy, j’ai directement été m’isoler dans un coin de la ‘pièce’. Pas que je ne sois pas à l’aise avec le sujet du sexe… Non, en fait… Je trouve ça carrément déplacer de sortir ce genre de magasine dans ces conditions. Le choc des cultures je suppose. Je vais m’allonger dans un coin et j’y ferme les yeux. On ne devrait pas trop tarder à atterrir maintenant.

éveil au Wakanda

J’ouvre un œil pour voir Leander me secouer doucement. « On est arrivé, Erik. » J’hoche la tête et je me redresse. Mes affaires, je dois rassembler mes affaires. C’est avec des petits yeux que je parcours la pièce où nous avons été enfermés pendant dix heures, rassemblant mes affaires. Je baille alors que je finis de fourrer mon dernier livre dans mon sac. Les turbulences de l’avion sont fortes, l’atterrissage n’a pas vraiment été super doux. « Et on n’oublie pas les enfants, on est le SHIELD, alors de l'orgueil, de l'orgueil, de l'orgueil. » « Pas besoin d’orgueil quand on est le meilleur. » Je lève les yeux au ciel. Donc, Barton était de ce genre-là ? J’ai du mal à définir s’il s’agit là d’un trait d’humour ou si l’homme est sérieux. J’ai du mal à lire en lui de toute manière… Ce que je n’aime pas beaucoup. Mais l’homme a tout de même finit par attiré un peu étrangement ma sympathie… Même s’il peut se montrer insupportable quand il s’ennuie. « Alors pour commencer, on a eu des infos sur le MO des mercenaires ? Ou est ce qu’on doit juste surveiller toutes les cultures du patelin ? Parce que bon, venir jusqu’ici pour filer un coup de main à Black Panther, bien sûr, pourquoi pas, avec plaisir même. Mais si on n’est pas au bon endroit au bon moment, ça ne sert pas à grand-chose…  » Je lève les épaules et je regarde Dugan, dans l’attente d’une réponse. « Je n’en sais rien, je ne suis pas agent de terrain. Je ne comprends même pas pourquoi j’ai été choisi pour cette mission. Ni même pourquoi vous avez à ce point gonflé mon CV pour m’avoir dans cette opération. » Je jette un regard tout autour de moi. Un homme en uniforme est en train de marcher droit sur nous. « Je suppose qu’on va en apprendre plus d’ici peu de temps… »


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
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MessageSujet: Re: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Lun 13 Fév - 23:22

Chaleur, moustique et bouse d’éléphant. Bienvenue au Wakanda, le meilleur des foutus monde. Dugan gardait son pantalon de toile kaki, mais il avait abandonné son pull habituel, pour ne garder que sa veste en kevlar avec ses ceintures à munitions et grenades. Il exhibait ses gros bras. Dugan marcha dans quelque chose. Bouse d’éléphant ou d'hippopotame ? Valait mieux pas savoir. Et merde, je venais de cirer mes rangers. Timothy observa Leander. Il avait viré son costard haute couture. Il portait un treillis au motif camouflage de jungle. Et son sabre de samouraï accroché dans un fourreau dans son dos. Une pièce qui avait l'air de valoir une fortune. Du genre Katana de l'époque Edo ou Yamato. Même fringué en commando, Leander James Jackson avait tout d'une gravure de mode. Leander lui fit un clin d'oeil. Grrrrrr ! M'en fout, moi j'ai toujours mon chapeau melon, le top du top de la classe, le dessus du panier, la crème de la crème. Barton posa une question, Dugan se demanda si quelqu'un avait une réponse. C'était la première fois pour sa part, qu'il foutait les pieds au Wakanda. Erik posa une question, Dugan lui dit :

« Petit, dans ce pays y'a une population opprimée, ça te rappelle rien ? On a été en Europe tous les deux, alors je ne ferais aucun commentaire sur le parallèle de la situation. Je me suis laissé dire qu'un type comme toi qui a vu ce qui s'est passé là-bas, aurait plus de coeur à tenter d'aider ces gens, plutôt qu'un simple agent qui se ramène les mains dans les poches avec pour seul objectif de justifier son salaire en pointant ses heures. »

Un wakandai dans le genre douanier se ramena vers eux. Il leur expliqua : la zone sensible est au Nord. Le représentant de la Panthère Noire vous attends à une journée d'ici. Faîtes gaffe. Y'a un médicament frelaté contre le paludisme qui a circulé, des gens sont devenus psychopathes et se sont entre-tués les un les autres à coup de machette. Faîtes gaffe, la tribu des M'bemba et la tribu des Kenyatta refusent de se soumettre au nouveau roi panthère, ça sent la guerre civile, leurs guerriers rôdent. Faîtes gaffe, les mercenaires coloniaux font des rafles et capturent des gens. Des villages entiers ont été rayés de la carte. Au fait, attention aux bêtes sauvages, ça mord et ça dévore.

Dugan haussa les épaules. La routine quoi. Dum Dum était dévoré par les bestioles. Il écrasa un moustique sur son bras.

« Et un point pour moi ! T'emmerderas plus personne toi ! »

Ils se mirent en route. La fine équipe traversa un pont au dessus d'une eau brunâtre. Une jungle touffue de l'autre côté. Dum Dum vaporisa de l'insecticide sur son passage. Il écrasa un moustique sur son cou.

« Et un point pour moi ! T'emmerderas plus aucun irlandais toi ! »

Dugan avait prévu large pour leur petite excursion. Il trimballait son fusil à pompe. Balles dum-dum et cartouches en nid d'abeilles, avec fléchettes en acier dans les alvéoles. Il trimballait une ceinture avec deux holster et deux revolver de chaque côté avec des crosses en nacre. Appelons ça la mode Cow-Boy. Appelons ça le shérif Dugan, en compagnie de Robin Clint des bois, de Ramar d'Erik de la jungle et du ninja beau-gosse. Timothy n'en pouvait plus de ces bestioles, il écrasa un moustique sur sa main.

« Et un point pour moi ! T'emmerderas plus aucun agent du SHIELD toi ! »

Ils marchèrent en file indienne. Ils longèrent le grand fleuve. Ils suivirent la piste dans la brousse. Dugan contempla la jungle et les feuillages, il marcha dans la glaise. Adieu mon cirage de chaussure maison. Crapahutage sur le domaine de la Panthère Noire. La piste ondulait. Les broussailles les enserraient de part et d'autres. Dugan consulta sa boussole. Ils traversèrent une clairière. Une girafe tenta de brouter le chapeau melon de Timothy, il détala, la bête le poursuivit avec conviction sur 30 mètres et finit par renoncer. Un espèce de chacal bondit des fourrés et leur fonça dessus. Dugan lâcha une décharge de chevrotine.

« C'est moi ou tout le bestiaire du Wakanda, moustiques et girafes y comprit, a décidé de me bouffer ? »

Dugan observa le cadavre du fauve. Sa pensée : on ne laisse pas de traces, si les mercenaires trouvent un félin abattu au fusil, ils vont remonter la piste. Leander lu dans son esprit. Il lui dit :

« Les boyaux vont attirer plus vites les charognards qui vont nous débarrasser de la dépouille. »

Leander regarda Timothy. Timothy regarda Leander.

« Ah non ! Je ne le fais pas ! J'ai horreur de l'odeur des tripes à l'air.»

Leander sortit une pièce.

« Pile ou face ? »

« Face. »

Leander jeta la pièce en l'air, elle retomba sur pile. Pas de bol.

« Bon ça va j'ai comprit, je vais le faire. »

Il sortit son couteau de commando et étripa la bête.

…………………………

Ils marchèrent. Ils se dirigèrent au soleil. La nuit tomba. Ils se dirigèrent aux étoiles. Le brouillard tomba sur la brousse. Les étoiles disparurent. Ils continuèrent à l'instinct. La petite ourse perça la brume. Ils reprirent leurs repères. Ils marchèrent à la lueur des lampes torches. Ils arrivèrent dans des broussailles. Une saloperie bien épaisse, des feuillages et des racines. Ils dégagèrent le chemin à coup de pied. Ils arrivèrent au campement de leur contact. Le type s'appelait Bongo. Il y avait un demi-hectare de broussailles et de torchis. Des moustiquaires (le dieu des irlandais soit loué) et des filets anti-grenades. Des appentis en tôle pour dormir sans recevoir la pluie. Dugan avait envie de dormir comme une bûche. Bongo leur servit un repas, des crêpes flambées arrosés avec un piment local. Dugan retira son chapeau et le secoua. C'est quoi tous ces grains de Maïs ? Et merde, c'est ça que la girafe voulait bouffer.  Dum Dum prit une bouchée du repas proposé et s'étrangla, il avait la gorge en feu. Leander fit miam-miam et bouffa avec son stoïcisme habituel. Timothy donna le reste de son assiette au serpent apprivoisé de Bongo. Leander fit un clin d'oeil à Dugan.

(Connard)

Dugan jeta un coup d'oeil circulaire. Tous assit en tailleur autour du feu de camp.

« On se croirait chez les scouts. Bon qui en a une bien bonne à raconter qu'on rigole un peu ? »

Un moustique vint harceler Dum Dum. Il le désintégra avec un jet d'insecticide.

« Et un point pour moi ! T'emmerderas plus un seul moustachu toi ! »



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MessageSujet: Re: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Dim 5 Mar - 22:25



Et pendant ce temps là
au Wakanda
Clint ξ Erik ξ Dugan




On ne tarda pas à être briefé par le douanier local. Et cette mission s’annonçait de plus en plus interessante à mesure que les minutes s’écoulèrent. Un rendez-vous avez un représentant était de toute évidence planifié, mais il faudrait se déplacer dans la jungle en évitant les bêtes sauvages, les civils rendus fou par une drogue quelconque, deux tribus rebelles en plus des mercenaires coloniaux. Voilà qui s’annonçait un décors parfait pour des petites vacances au fin fond de l’Afrique. Et bordel, une chance que j’étais à jour dans mes vaccins moi… C’était une chose de moins dont il fallait se soucier.

Néanmoins, à la simple idée de ce qui pouvait se passer par ici, je sentis ma résolution se raffermir. L’injustice avait le don de me mettre en colère. Après tout, je n’étais pas un super-héros pour rien. Il ne me restait plus qu’à espérer que Dugan avait eut raison de prendre Erik avec nous. Il faudrait que je le surveille de près, le gamin. Après tout, j’étais plus qu’au courant de ce que Magneto était prêt à faire au non de la défense des opprimés… Et c’était clairement là que nos opinions divergeaient.

Nous nous mirent donc en route. J’attendis néanmoins qu’on se soit un peu enfoncé dans la jungle avant de prendre mon arc en main. A partir de là, je serais totalement à même de réagir rapidement si quelqu’un ou quelque chose venait à avoir la mauvaise idée de nous tomber dessus. C’était loin d’être la première fois que je me tapais une randonnée modèle géant comme celle là, donc je pus un peu faire profiter mon expérience au reste du groupe. Comme par exemple quand boire, quand faire une pause.  Durant toute la journée, je décidais de rester à l’arrière de la fille indienne que nous formions pour progresser avec plus d’aisance. Depuis cette position, je pouvais garder un œil sur les alentours de façon plus ou moins correcte (tant que l’épaisse brousse me le permettait en tout cas), mais je pouvais aussi surveiller nos arrières (ce qui ne faisait jamais de mal) et, plus intéressant, ne pas perdre mes petits camarades de vue. Non pas que je ne sois pas du genre à accorder ma confiance facilement, mais j’avais un peu de mal à laisser Magneto dans mon dos… Allez savoir pourquoi tiens. Néanmoins, on étais tous la dedans, donc je suppose qu’un peu de confiance serait tout de même de mise. Je m’arrangeais rapidement pour pouvoir glisser quelques mots à l’oreille du mutant sans que nos deux compères ne semble en prendre note.

« Hey, tiens moi au jus si tu sens du métal dans les alentours. Je ne peux pas garantir de nous couvrir à 100% ici. »

La première journée se passa, à mon grand étonnement, sans incident majeur, si ce n’est quelques attaques d’animaux sauvages. L’ambiance était un peu étrange dans le groupes. Quelques moments de silences laissaient la majeur partie du temps la place à quelques blagues ou discussions sur un ton léger. Pour un peu, j’en oublierais près que j’étais accompagné d’un personnage historique et d’un maniaque en puissance. Ça ressemblait presque au genre d’ambiance qu’on pouvait avoir en mission avec les Avengers, la confiance aveugle en ses partenaires en moins naturellement.

Malgré tout, au bout d’un certain temps, tout ça commença à manquer de charme. Il faisait nuit, et toujours aucune nouvelle de ce soit disant contact sensé se trouver à une journée de marche. Il y avait peu de chance qu’on se soit perdu, compte tenu du fait qu’on était au moins deux agents de terrains entraînés, pour ce que j’en savais (Leander avait l’air de vachement savoir ce qu’il faisait, mais je ne pouvais pas vraiment parler de son palmarès comme je parle de celui de Dugan).

Mais enfin, alors que les seules fois ou des mots franchissaient encore nos lèvres c’était soit moi ou Erik qui ronchonnions, Leander qui faisait occasionnellement une remarque pas toujours optimiste ou Dugan qui manifestait sa joie d’avoir tuer un énième moustique, le campement que nous cherchions fut enfin en vue. C’est avec une joie qu’aucun de nous de dissimula qu’on rejoins donc notre contact. Il nous expliqua rapidement jusqu’où s’étendait son domaine. L’idée de ne pas complètement dormir à la belle étoile était plaisante, surtout après une telle journée.

Se faire offrir un vrai repas fut également accueillis avec force de sourires et de regard reconnaissant. Je le remerciais rapidement en afrikaans et en anglais, ne sachant pas vraiment si cette langue était parlée dans le coin. Bon, va pour l’anglais. Au temps pour moi. En revanche, le moment ou Dugan se rendit enfin compte que son chapeau était remplis de maïs m’arracha un rire amusé. Ce n’était pas désagréable, après une journée comme celle-là, de s’arrêter deux minutes et de se détendre dans un environnement à peu près sécurisé. La soirée se poursuivit autour du feu, mon arc reposant sur mes genoux en une prise légère.

« On se croirait chez les scouts. Bon qui en a une bien bonne à raconter qu'on rigole un peu ?
-Ça dépends, vous préférez entendre l’histoire ou je me suis battus contre une invasion alien dirigée par un dieu nordique ou celle ou on a empêché un robot maléfique de réduire à néant une ville complète et ses habitants ? »

Ma déclaration n’eus pas vraiment l’effet escompté. Je ne récoltais qu’un froncement de sourcils de la part d’Erik et un regard énigmatique de la part de Leander. Ouais, tout ça avant sans doute un gout un peu trop fantastique pour eux. Je souris et haussais les épaules avant de me tourner vers Dugan.

« Pour tout avouer, j’aimerais beaucoup que tu me parles de Cap. J’ai lu pas mal de choses dans les livres d’histoire, » et en ais entendu d’autres de sa bouche, « Mais je serais curieux d’entendre un ami parler de lui. »

Je fronçais les sourcils en notant un mouvement furtif derrière le vétéran. Une silhouette humaine à n’en pas douter. Les avertissements que nous avions reçus plus tôt dans la journée me revenant en mémoire, ma prise sur mon arc se fit plus ferme. Gardant tout de même un visage détendu, je me tournais vers Erik, un sourire aimable au visage.

« Erik ? »

Si l’air grave du gamin avait été un indice sur mes soupçons, son hochement de tête de laissa plus de doute à l’imagination. Un léger rire quitta mes lèvres, plus pour la galerie qu’autre chose, parce que je sondais déjà la nuit à la recherche des intrus. Dès l’instant ou j’en repérai un, je me levais, encochais ma flèche, visais et relâchais. Un cri retentis presque aussitôt.

« Assurez vous qu’il n’arrive rien à Bongo. Erik, avec moi. »

Sans vérifier qu’ils m’aient écouté, je m’élançais dans la direction de l’homme blessé. Sans perdre de temps, je chassais son arme d’un coup de pied, bien qu’il soit occupé à tenir à deux mains son mollet transpercé par une flèche. Quelques instants plus tard, le mutant était à mes cotés.

« Ok, je suppose que je me trompe pas en disant qu’il était pas tout seul. J’ai besoin que tu me les localise. J’ai de bons yeux mais avec le feu, je ne suis pas encore habitué à l’obscurité. Pas de morts. »


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MessageSujet: Re: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Mer 22 Mar - 16:25



Et pendant ce temps là au Wakanda
Timothy ξ Clint ξ Erik

La marche dans la jungle avait été longue et éprouvante. On ne peut pas dire que je sois fâché de m’asseoir et de me reposer un peu. On était arrivé de nuit, ce qui n’était pas spécialement pour faciliter les choses. Les gens avaient l’air sous tension ici. On n’avait pas beaucoup parlé une fois dans la jungle. Après tout, je ne sais pas pour les autres mais c’était une grande première pour moi. Et, avant toute chose, je voulais rester prudent. Prudent parce que je ne suis pas ici comme je suis en ville. Dans les villes ou les campagnes de par chez nous, le métal est omniprésent. Ici, perdu en pleine jungle wakandaise, il n’y a pratiquement rien. Si ce n’est le matériel que nous transportons avec nous. Ce qui n’est pas pour me rassurer. Maintenant que nous sommes à un campement, je sens la tôle qui forme les abris de fortunes et les armements des gardes du camp réagir doucement à mon magnétisme. Cette sensation oppressante qui m’avait saisi les tripes toute la journée durant se calme enfin. Je ne sais pas comment font les humains pour se sentir bien sans la présence rassurante du métal autour d’eux. Je me sens tellement démuni sans… Nous avons beau eu avoir une longue journée, les mots de Timothy ne cessent de me tourner en tête. « Petit, dans ce pays y'a une population opprimée, ça te rappelle rien ? On a été en Europe tous les deux, alors je ne ferais aucun commentaire sur le parallèle de la situation. Je me suis laissé dire qu'un type comme toi qui a vu ce qui s'est passé là-bas, aurait plus de coeur à tenter d'aider ces gens, plutôt qu'un simple agent qui se ramène les mains dans les poches avec pour seul objectif de justifier son salaire en pointant ses heures. » La remarque avait fait mal et avait touché directement là où elle le devait. Depuis, je n’avais pas vraiment osé regarder le soldat dans les yeux, un peu honteux de mon attitude. Il n’a pas tort mais… Ce combat est-il vraiment le miens ? En effet, je ne peux rester face à un tel massacre sans réagir mais… N’ai-je pas déjà le dos courbé sous le poids des personnes que je me dois de venger ? Est-ce réellement une bonne idée que de me disperser dans des combats qui ne sont pas les miens ? Pourtant, j’ai déjà été de l’autre côté. Je sais ce que cela fait que d’espérer qu’une main charitable sera un jour tendue en votre direction, qu’une aide extérieur vienne vous sortir de la merde dans laquelle vous vivez, que quelqu’un ait ne serait-ce que conscience de l’enfer que vous traversez. Je sais tout ça. Combien de fois n’ai-je pas senti le désespoir m’étreindre doucement alors que je perdais des amis sans pouvoir rien n’y faire ? Combien de fois n’ai-je pas regardé les avions américains survolant le camp, espérant que, cette fois ci, ce soit notre tour d’être sauvé ?

Cependant, je me joins au rire de Clint quand Timothy se rend enfin compte que son chapeau est remplit de maïs. Être assis autour du feu, se reposer et parler un peu, ça me fait du bien. Ca chasse un peu mes idées noires et mes confusions. J’ai passé ma journée à ruminer et à réfléchir à tout cela sans vraiment savoir quoi faire. Je sais ce qui est juste mais… Dois-je vraiment me battre pour toutes les causes qui se montrent à moi ? Après tout, j’ai lu les rapports écrits à mon propos. Je sais comment l’humain va réagir à la présence des mutants. Je sais ce qui nous pend au nez. Mon sourire s’efface, fondant doucement alors que j’avise les gens autour de moi. Barton m’a dit deux trois choses quant à mon futur, quant à ce que je suis amené à devenir… Il s’est montré le plus vague possible. Je sais juste qu’il n’a pas l’air de me faire confiance et que mon nom sera connu. Du moins, le pseudonyme de Magneto sera connu. Mutant de classe 5… Mon regard retombe sur le feu qui brule un peu plus loin et j’encercle mes jambes de mes bras, posant mon menton sur mes genoux. Qu’est-ce que c’est sensé signifier ? Qu’est-ce qu’il y a pour moi, dans le futur ? « On se croirait chez les scouts. Bon qui en a une bien bonne à raconter qu'on rigole un peu ? » Mon regard quitte le feu en train de bruler pour se poser sur mes compagnons de voyage. J’ai le cœur un peu lourd, je ne sais pas si j’ai vraiment envie de rigoler ce soir… Bien que cela ne puisse pas me faire de mal, je pense. « Ça dépends, vous préférez entendre l’histoire ou je me suis battus contre une invasion alien dirigée par un dieu nordique ou celle ou on a empêché un robot maléfique de réduire à néant une ville complète et ses habitants ? » Je pose mon regard sur l’archer. Je ne sais pas comment il fait mais il a le don de faire fleurir un florilège de questions en moi. Et ces intitulés sonnent tellement… Science-fiction… Je peine à croire que ça soit vraiment arrivé un jour… « Pour tout avouer, j’aimerais beaucoup que tu me parles de Cap. J’ai lu pas mal de choses dans les livres d’histoire, mais je serais curieux d’entendre un ami parler de lui. » Mon regard glisse à nouveau sur l’ancien soldat. Je ne l’ai effectivement que peu entendu parler de cette époque, de ses histoires en Europe. Je n’ai cependant jamais su si c’était par égard pour moi ou s’il ne voulait juste pas en parler. Pourtant, mon attention ne reste pas capter sur lui longtemps, mon regard accroche un mouvement et je me redresse, percevant quelque chose qui ne me plait pas du tout. Mes mains se posent sur le sol et mes jambes se ramassent, me rendant prêt à l’action le plus vite possible. « Erik ? » Je ne jette même pas un regard à l’archer, me contenant d’hocher la tête alors que mon regard fouille les ténèbres. Je sens mon cœur battre dans ma poitrine de plus en plus fort alors que l’adrénaline se fraye un chemin dans mes veines. Nous ne sommes plus seuls sur le camp. Et je ne peux pas agir ouvertement… Pas alors que Leander est là.

Le rire de Barton sonne à mes oreilles comme quelque chose de grinçant et de sinistre. Mais peut-être est-ce juste parce que je sais que ce n’est qu’une diversion, parce que je sais qu’il a conscience de ce qui rode dans l’ombre, de ce qui est en train de nous encercler lentement. La suite se déroule très vite. Il se lève en encochant une flèche. Cette dernière disparait dans la nuit, ne laissant en seule réponse qu’un cri de douleur. Un long frisson court le long de mon dos alors que je bondis sur mes jambes. A moins de servir de bouclier magnétique, je ne vois pas trop ce à quoi je pourrais servir. « Assurez-vous qu’il n’arrive rien à Bongo. Erik, avec moi. » J’aurais préféré qu’il parte avec Leander pour nous laisser nous occuper de Bongo, Timothy et moi mais il a sans doute plus d’expérience de terrain que moi. Ainsi, je ne rechigne pas, lui emboitant le pas tant bien que possible, courant derrière lui. C’est qu’il va vite, l’archer. Après une brève course, on arrive près de l’homme en souffrance. Je m’attends à le voir l’achever sans plus de sommation. Ça serait l’attitude logique à tenir. Cependant, il se contente de chasser son arme à feu. Je tends la main, attirant l’arme à moi. Pas que je me sente réellement en danger. Ce n’est pas comme si on pouvait espérer me blesser avec du métal, même si mon contrôle de ma mutation est encore loin d’être parfait. Cependant, je me sens déjà moins nu suite au contact rassurant de l’arme entre mes doigts. Je place la sécurité sur le fusil d’assaut et je passe la lanière autour de ma tête pour pouvoir le porter sans avoir à le tenir. « Ok, je suppose que je me trompe pas en disant qu’il était pas tout seul. J’ai besoin que tu me les localise. J’ai de bons yeux mais avec le feu, je ne suis pas encore habitué à l’obscurité. Pas de morts. » Je lève à nouveau la main, libérant le couteau que l’homme blessé cachait dans sa botte. « Ils n’auront pas les même considérations vis-à-vis de nous. » Le couteau flottant s’anime, fendant l’air. Une seconde plus tard, un souffle humide accompagne le bruit du couteau se plantant dans les os. J’ai déjà été la merci des hommes qui n’ont pas de scrupules à tuer. Ce qui tombe bien, parce que je n’en ai pas non plus. Je n’en ai plus depuis longtemps. « Je compte facilement une dizaine d’armes à feu encore en mouvement. Là ! » Je pointe une direction du doigt. Un homme est en train de nous mettre en joue. « Entre les deux arbres. » Je suis prêt à placer ma barrière, à arrêter les balles. Je donne une chance à Barton de s’illustrer. Je n’aime pas sa politique de les garder en vie. Pour faire quoi ? Pour qu’on se retrouve avec des ennemis blessés sur les bras ? Excellente idée. Bonne initiative. Ca n’a pas de sens. La flèche part et s’abat sur l’homme avant qu’il n’ait le temps de tirer. A la place d’installer une carrière, je soulève les armes de l’homme. Je me concentre le temps de démonter son arme à feu et je ramène le couteau à moi. Je me retourne vivement, ayant juste le temps de bloquer la rafale de balle que nous étions sensés nous prendre. Les munitions tombent sur le sol, comme inertes et je riposte, lançant mon couteau et ajustant mon tir avec ma mutation. Un cri étouffé s’échappe des buissons alors qu’un homme s’effondre, tué sur le coup. Cela ne va pas plaire à Barton mais tant pis pour lui. Je ne suis pas ici pour jouer les enfants de cœur. Et puis, nous en avons deux vivants à interroger. C’est plus qu’assez. « C’est tout pour ici, les autres se dirigent vers le camp. » Je ramène le couteau couvert de sang à moi et je l’essuie sur la manche de l’homme se roulant toujours de douleur à terre. « Suis-moi. On va les prendre à revers. »

A ces mots, je m’enfonce dans la nuit, marchant le plus rapidement et le plus silencieusement possible. J’entends à peine Barton derrière moi et seul son équipement m’assure de sa continuelle présence. Si je ne savais pas que l’homme ne tuait pas, je me serais inquiété de repenser à la manière dont il a parlé du moi du futur. Lentement mais surement, on se rapproche à nouveau du camp. D’un mouvement de la main, je signale un homme pensant être à couvert, attendant probablement son heure pour rejoindre la fête des bruits de pétarades s’échappant du camp. Quelques secondes plus tard, il était tombé. Notre tour continua ainsi et à deux, ce fut de manière assez rapide et efficace que les alentours furent nettoyés. Lorsqu’on se rapprocha du feu, ce fut pour retrouver Leander avec une balle dans l’épaule et Timothy visiblement intact. A leur pied, un homme en train de se vider de son sang. Visiblement, il n’a pas trop apprécié le coup de pompe de l’agent Dugan. Je jette un bref regard à Bongo qui a l’air d’avoir été plus secoué qu’autre chose. Tout va donc bien. En dehors de la blessure de Leander. Mais cela n’a pas l’air trop grave. Bien que je ne sois pas médecin ou expert en la matière. « Il faudra retirer la balle avant de panser la plaie. » J’hoche la tête en sa direction, les lèvres légèrement pincées. « On s’est occupé du périmètre. Normalement, la zone est sécurisée. » Ou, tout du moins, je ne sens plus personne portant des armes autour de nous… Et je me suis assuré de démonter les armes à feu des personnes blessées que nous avons semées derrière nous. Mon regard retombe sur l’homme au sol et je me sens devenir plus froid. « Qui sont-ils ? »


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
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MessageSujet: Re: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Mer 22 Mar - 19:38




Et pendant ce temps là au Wakanda
Clint Barton • Erik Lehnsherr • Timothy Dugan
Lorsque Barton proposa de leur raconter comme histoire ses périples plein d'adversité contre visiteurs venus d'ailleurs, dieu nordique et robot maléfique, Dugan lui fit le coup du certain regard, l'air de dire : qu'est-ce que tu nous déblatère? Des aliens ? Un peu comme dans ce roman fumeux d'HG Welles ? La guerre des mondes ? Dugan en avait suivis le feuilleton à la radio quand il était plus jeune. Un dieu nordique ? Genre Odin ? Un robot qui pense ? Comme dans Metropolis, ce film des années 20 ? Dum Dum soupçonnait déjà l'agent Barton d'avoir picolé pendant le trajet. Il observa sa tenue à scruter du regard à la recherche d'un renflement dans laquelle l'archer planquait sa flasque de Whisky. C'était pas possible autrement. Timothy se pâma d'aise lorsque Clint lui demanda de leur parler du Captain. Le vieux briscard en trémoussa. Les vieux souvenirs de guerre, l'un de ses sujets de conversation favoris, parce que ça lui permettait surtout de parler pendant des heures des Howlings Commandos et de leurs exploits. Timothy s'apprêta à leur raconter la fois où ils avaient été parachutés de nuit sur Saint-Nazaire, pour saboter le cuirassé allemand Tirpitz de la Kriegsmarine, qui était en cale sèche. A peine ouvrit-il la bouche que l'équipée perçut une menace dans l'obscurité, l'agent robin des bois ne put s'empêcher de lâcher une flèche. Ça devait lui démanger depuis leur atterrissage dans la brousse. Barton  se la démangeait tellement de partir en safari nocturne, qu'il prit le p'tit Lehnsherr avec lui et disparut dans les broussailles. Dugan cajola sa pétoire tout en glissant à Bongo :

« Stresse pas mon gros, le môme sait y faire avec les emmerdeurs. Tu va voir, même si on lui tire dessus, aucune balle ne le touchera... »

Timothy laissa le wakandais qui l'observait intrigué, se demandant ce qu'il avait bien pu vouloir dire à propos de Lehnsherr le plus jeune du groupe. Dugan s'accroupit et tendit l'oreille à l'affût des bruits. Ses mains serrant son arme. Il tourna la tête pour observer Leander. Le beau-gosse du SHIELD avec sa coupe en brosse avait déjà dégainé son katana. Il collait les basques de Bongo. Du bruit là-bas. Décharges de tirs, cris. Le duo pittoresque était en action. Dugan repensa à la liste des menaces qu'on leur avait signalé à leur arrivée : les bêtes sauvages, ça c'est fait, les contrebandiers du diamant et criminels employés par la Roxxon, fait aussi. Au Wakanda les tribus utilisaient des arcs et des lances. Seuls les sbires de la Roxxon et les préposés au trafic utilisaient des flingues. C'est à eux qu'ils avaient affaire, Dugan en était sûr. Coup de feu, un mercenaire dans le style milice colonial surgit près du feu. Leander s'était prit une balle. Pas un cri de douleur. Orgueil du beau-gosse 10/10. Dum Dum appuya sur la gâchette et transperça l'assaillant avec sa chevrotine. Bongo était dans tous ses états. Dugan s'affaira sur la plaie de Leander. Le duo Barton-Lehnsherr revint peu après. Erik posa une question au type en train d'agoniser : « Qui sont-ils ? » Le mourant essaya de parler sans succès. Il dessina un « R » dans le vide avec son doigt. Dugan traduisit mentalement : la Roxxon. Dum Dum se posta à côté d'Erik, il ajouta une seconde question :

« Et qu'est-ce que vous êtes venu foutre dans ce pays ? »

Le sbire au sol renonça à parler. Il déglutissait du sang, juste avant que sa tête ne retombe morte sur le sol, il traça un « V » dans le vide avec son doigt. Dugan traduisit :

« Le Vibranium... »

…………………………

Une nuit pourrie, jugement sans appel. Des blessés en train de gémir. Dur de trouver le sommeil sur son lit de camp. Un moustique avait rôdé autour du Dum Dum. L'irlandais avait fouillé sans succès à la recherche de sa bonbonne d'insecticide. Il avait attrapé son fusil à pompe, il avait ouvert le feu sur le moustique. Il avait réveillé tout le monde avec sa détonation. Il avait lâché sur un ton triomphant :

« Et un point pour moi ! T'emmerderas plus aucun agent du SHIELD toi ! »

Dugan avait finit par trouver le sommeil. Au réveil il avait trouvé le serpent de Bongo lové sur sa poitrine. Il avait fait aux autres :

« Quel est le con qui a trouvé drôle de mettre cette chose sur moi ? »

Leander lui avait fait un clin d'oeil. Il se remettait bien de sa blessure cet enfoiré. Plus de balle dans l'épaule, juste un bandage qui ne suintait même plus. Des Wakandais étaient venu dans le camp de Bongo pour ramasser les captifs et les emmener à la capitale. Ils avaient des nouvelles pour Bongo, le SHIELD allaient livrer à l'équipe un matériel de soutien. Dugan était intrigué, il se demandait bien ce qu' ils allaient recevoir. Un nouvel arc pour Barton ? Un nouveau fusil à pompe pour lui ? Ne rêvons pas. A 14h un avion transport du SHIELD passa au dessus de la jungle. Il balança une immense caisse avec des logos de Stark Industries inscrites sur les planches en bois. La caisse tomba en parachute droit sur eux. Dugan s'approcha du grand colis et reluqua l'inscription de la société Stark. Il demanda à ses compagnons :

« Non mais je rêve, vous avez vu la taille de cette caisse? A votre avis Howard nous a envoyé quoi ? Qu'est-ce que le boss a encore concocté dans son labo de savant fou ? Les enfants, ça sent mauvais. »

Il ouvrit la caisse. Dedans un appareillage avec des fils et des machins. Un petit mot de Stark Industries dans une enveloppe : « Messieurs, vous trouverez dans ce colis un prototype expérimental appelé à devenir célèbre. Vous avez ici un détecteur de mensonge (Copyright Stark Industries 1947) avec son mode d’emploi. Nous espérons que l'appareil vous sera d'une grande utilité pour interroger les adversaires que vous capturez, afin de déceler leurs intentions. »

« Non mais je rêve ! Un détecteur de mensonge ? C'est de la science-fiction ! Ça paraît trop beau pour être vrai ! Les enfants, on attends quoi pour voir si ça marche ? Lisons le mode d’emploi et au boulot. On va voir si Howard a enfin inventé un truc qui marche. »

…………………………

Bongo ramena une table et un fauteuil de fortune. Dugan déballa le papier millimétré. Ils installèrent la machine. Leander raccorda l'aiguille à tracer les graphiques. Dugan raccorda les capteurs de pulsations cardiaques, Leander raccorda les cadrans et s'installa sur le fauteuil. Dugan raccorda le tensiomètre, il le serra autours du bras de Leander. Il lui entoura la poitrine avec le câble muni de capteurs. Dum Dum actionna la poire pour gonfler le tensiomètre. Il lu le cadran, pression normale 11/8. Le vent se leva, des feuilles s'envolèrent. Dugan prit le pouls de Leander et surveilla l'aiguille. Il commença l'interrogatoire :

« Bien, Leander James Jackson. Est-ce que tu bois de l'eau ? »

« Oui. »

L'aiguille bondit, l'aiguille retomba, l'aiguille traça une droite. Dugan lut le brassard et le capteur. Bien résultats normaux. Il continua :

« Qui est-ce qui a fait caviardé ton dossier du SHIELD ? »

« Mon père. »

L'aiguille bondit, l'aiguille retomba, l'aiguille traça une droite. Dugan lu le brassard et le capteur. Bien, résultats normaux.

« Pourquoi tu utilises un Katana ? »

« J'admire les ninjas. »

Ligne droite.

« Tu veux le bien de l'humanité ? »

« Oui. »

Ligne droite. Leander lui fit un clin d'oeil. Le connard était soit un modèle de vertu qui ne mentait jamais, soit la machine d'Howard ne marchait pas du tout. Ils échangèrent leur rôle. Dugan s'assit sur le fauteuil avec tout l'attirail. Leander posa les questions :

« Tu as raconté à tout le monde que tu avais eut ce chapeau quand t'étais artiste de cirque dans les années 30. Mais en fait tu l'a volé à la dérobée dans une foire à Boston quand t'avais 10 ans et tu ne l'a plus jamais abandonné. »

« Mais non, je ne l'ai jamais volé quand j'étais môme ! Qui t'as raconté ça ? »

L'aiguille plongea de 5 centimètres, l'aiguille traça des montagnes russes. Dugan se tortilla sur son fauteuil.

« Tu a raconté à tout le monde que tu es entré au SHIELD par idéalisme, mais c'est surtout parce que tu veux a tout prit ressentir ce que tu as vécu comme Howling Commando, c'était ta vraie vocation et ça te manque. Tu donnerais n'importe quoi pour revivre en boucle 1944 avec Cap et Bucky malgré la mort qui rôdait. »

« C'est faux, c'est derrière moi tout ça, je me suis rangé maintenant, c'est plus de mon âge ces trucs. »

L'aiguille plongea de 7 centimètres, l'aiguille traça des montagnes russes. Dugan lança un rire jaune du style cette-machine-fonctionne-pas-croyez-moi.

« Tu as aimé une femme qui t'a abandonné cette année, elle t'a lâché alors qu'elle est enceinte de toi. Et ça te démange de savoir que tu ne connaîtras jamais ton enfant. »

« N'importe quoi et puis qui t'as raconté toutes ces affabulations ? »

L'aiguille plongea de 15 centimètres, l'aiguille traça des montagnes russes. Dugan se prit une tremblote des mains et s'agita sur sa chaise.

« Tu affectionnes Erik. C'est un immigré d'origine européenne comme toi. Sa famille a perdu tout droit d'existence sur le vieux continent suite à une guerre, comme la tienne. Tu aurais voulut qu'il soit ton fils. Il en à l'âge. Il aurait pu l'être, tu l'a déjà adopté inconsciemment comme ton fils. »

Dum Dum : souffle court, paumes moites, chair de poule, ce frisson qui ne veut pas sortir. Sa pomme d'adam qui fait un aller retour dans sa gorge, sur un ton rauque :

« Non. »

L'aiguille plongea de 20 centimètres, le maximum de la machine, l'aiguille déchira carrément le papier en faisant des montagnes russes, le voyant rouge s'enclencha, la machine fit bip-bip-bip !!! Dugan s'arracha furieux de son fauteuil. Leander s'esclaffa et lui fit un clin d'oeil. Dugan passa devant Clint et Erik. Il leur désigna négligemment la machine du doigt :

« A vous deux d'essayer, mais n'espérez pas grand-chose, je vous assure que cette machine ne marche absolument pas. Stark Industries n'a jamais été foutu d'inventer un truc qui marche. »
Fiche codée par NyxBanana



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MessageSujet: Re: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Mar 4 Avr - 19:34



Et pendant ce temps là
au Wakanda
Clint ξ Erik ξ Dugan




« Ils n’auront pas les même considérations vis-à-vis de nous.
- Merde Lehnsherr, pas de morts, c’est non négociable. »

Je regrettais à peu près instantanément d’avoir prit le jeune psychopathe en puissance à mes cotés. Je n’étais pas certains de pouvoir le canaliser en même temps que je m’occupais de la menace qui descendais sur nous. Mais eh, je n’avais jamais renoncé à un défi, pas vrai ?

D’ailleurs, il semblerait veuille se rattraper, puisque, d’un geste, il me désigne un point dans l’obscurité. Il n’avait pas terminé sa phrase que la flèche volait déjà, rapidement suivit d’un cri dans la nuit. Je reste aux coté d’Erik alors qu’il s’occupait de démonter le fusil de l’homme que je venait de toucher quand le bruit caractéristique d’une rafale de balle me fit légèrement sursauter.

Je me tendis, prêt à recevoir l’impact, mais rien ne vint. Il avait suffit au mutant de lever la main, et les balles étaient tombées au sol, inertes. J’allais lâcher un remerciement à l’intention de mon ange gardien, mais je fus interrompus par le vol d’un couteau et les gargouillis de douleurs de l’homme qui s’écroula à terre, mort. C’est donc un juron particulièrement coloré qui franchit le seuil de mes lèvres alors que je combattais l’envie de confronter mon partenaire de fortune sur son acte.

« C’est tout pour ici, les autres se dirigent vers le camp. Suis-moi. On va les prendre à revers. »

Il ne me laissa pas vraiment le temps de l’engueuler avant de se mettre en route. Et je lui emboîtais le pas, conscient qu’il fallait absolument que l’on s’assure de la sécurité de notre intermédiaire avant de pouvoir régler nos petits problèmes.

La suite se déroula mieux. Erik se contentait de pointer du doigt, moi d’abattre les cibles. Sans tuer. Au bout d’un temps, on rejoins finalement le camp pour retrouver nos compagnons presque intact -Leander s’était prit une balle- et à leur pied, un homme agonisant, si pas déjà mort.

« On s’est occupé du périmètre. Normalement, la zone est sécurisée. Qui sont-ils ? »

Je décidais de rester en retrait, alors que l’homme presque mort utilisait ses dernières forces pour vendre ses collaborateurs et son boss. Ce n’était pas pas première fois que j’assistais à un meurtre de la part des gens de mon équipe, et j’avais d’ailleurs déjà moi même ôté la vie. Mais uniquement lorsque cela s’avérait nécessaire, qu’il n’y avait pas d’autre solutions. L’homme ici était probablement celui qui avait blessé Leander, mais l’homme dans la jungle, on aurait tout à fait put le neutraliser sans avoir besoin de buter. Merde.  Dugan avait à peine finit d’interroger notre otage que je me mis en mouvement, attrapant le petit mutant par le col pour le plaquer contre le mur en bois de la cabane de Bongo.

« J’avais dis pas de mort Lehnsherr. Toi plus que quiconque devrait connaître l’importance d’une vie humaine, bordel. »

Prenant conscience que j’étais en train de molester un des plus grand terroriste de l’histoire, je le lâchais et me détournais en jurant, décidant de m’isoler pour le reste de la nuit.

➳➳➳

Le reste de la soirée c’était bien déroulé, jusqu’à ce qu’un coup de feu ne m’arrache au sommeil. La main déjà sur mon arc, je me stoppais en entendant le rire de Dugan. Je gromellais en l’insultant. Il n’en avait pas fallut plus pour que je ne puisse plus trouver le sommeil. Et pire que tout, il n’y avait pas de café pour me garder réveiller ici. Mon regard accrocha finalement celui de Leander, qui me désigna d’un coup de menton le serpent de Bongo, puis notre bruyant ami. Je lui répondis d’un sourire et me levait dans le plus grand des silences.

➳➳➳

« Quel est le con qui a trouvé drôle de mettre cette chose sur moi ? »

Retenant un sourire, je me levais, observant avec amusement l’échange de regard entre le vétéran et le soldat mystère. Ces divertissement furent de courte durée néanmoins. La nouvelle arriva vite : le SHIELD nous envoyait du matériel supplémentaire pour notre mission. Donc, le SHIELD était capable de parachuter de façon précise un colis à notre emplacement, mais pas de nous y parachuter directement ? A moins que l’option parachute n’ait été écartée à cause de la présence d’Erik, probablement pas entraîné à ce genre de choses. Amusant quand on savait que le type pouvait léviter.

Intrigué, j’étais présent avec le reste de l’équipe lorsque le fameux colis atterris sur le sol wakandais. Je laissais en revanche le plaisir de l’ouverture à notre ami l’irlandais, un demi sourire flottant sur les lèvres. Malheureusement, le contenu de la caisse n’était pas vraiment à la hauteur de mes attentes.

« Non mais je rêve ! Un détecteur de mensonge ? C'est de la science-fiction ! Ça paraît trop beau pour être vrai ! Les enfants, on attends quoi pour voir si ça marche ? Lisons le mode d’emploi et au boulot. On va voir si Howard a enfin inventé un truc qui marche. »

Déçus, je ne le montrais cependant pas à mon équipe. Je ne voyais pas trop comment ce genre de gadget allait bien pouvoir nous aider. En partant du postulat que ces machines aient jamais un jour été fiables. Ce qu’elles n’étaient pas. Il y avait tout un tas de facteurs qui pouvaient fausser les résultats. Et surtout, n’importe quel agent un peu entraîné correctement savait comment les contourner. Enfin… Je ne suis pas sur que ça fasse partie de la formation d’espion à l’heure actuelle, compte tenu du fait que cette machine était probablement l’un des premier prototype.

Cela ne m’empêcha pas de rester dans le coin, observant Dugan s’exciter autour du prototype avec un sourire amusé aux lèvres. Il semblait être réellement le seul emballé par la machine. Leander et moi ne manifestions qu’un intérêt poli, alors qu’Erik restait calme et serein.

Il fut finalement temps de tester ce fameux prototype, et j’observais avec attention Dum Dum interroger l’homme au katana. Qui semblait étrangement calme, lisse. Plutôt étonnant de la part d’un mec qui se trouvait confronté à un détecteur de mensonge pour la première fois de sa vie. Mais peut-être que c’était juste son tempérament finalement.

Les questions pour Dugan s’avérèrent être bien plus amusantes, même si au milieu de sa confusion, je ne pus m’empêcher de me demander ou au juste Leander avait bien pu avoir toutes ces infos sur l’irlandais. Après tout, il y avait là dedans des informations plutôt personnelles, et surtout très précises.

Cependant, la dernière question acheva de me distraire de mes soupçons. J’avais bien vu que le vétéran et le mutant étaient proche. Ou du moins ils partageaient une sorte de lien. Mais de là à dire qu’il s’était entiché du gamin comme on s’entiche de son propre enfant… Il y avait un monde. Un regard au dit mutant m'apprit qu’il avait lui aussi du mal à assimiler la nouvelle.

« A vous deux d'essayer, mais n'espérez pas grand-chose, je vous assure que cette machine ne marche absolument pas. Stark Industries n'a jamais été foutu d'inventer un truc qui marche. »

Et là dessus, ne resta plus que nous deux, les bras ballant, comme des cons. Leander nous observa un bref instant avant d’être appelé par Bongo à propos d’un soucis avec le SHIELD. Le mec ne semblait pas ravi, mais cela dit, je ne l’aurais pas été à sa place non plus... Bon, je pouvais commencer par poser des questions, c’était sur. Mais avec Erik dans cet état, je n’obtiendrais rien d’intéressant. Il avait juste l’air complétement chamboulé. Aussi, je poussais un soupir, incitant Magneto à me suivre d’un geste de la main. Sauf que c’est moi qui prit place dans le fauteuil, installant d’emblée des capteurs. Le silence s’étira quelques instants avant que je ne décide finalement de réveiller mon interrogateur.

« Hey Lehnsherr, il me semblait que t’avais des tas de questions pour moi. C’est l’occasion ou jamais. T’auras le temps de réfléchir aux révélations de Dum Dum plus tard. »

Il fallut encore une poignée de seconde pour que l’attention du jeune homme ne retombe sur moi. L’aiguille avait commencée à s’agiter un peu, alors que je restais parfaitement calme. Mon regard passa de l’aiguille en métal au mutant et je haussais un sourcil.

« Qui est la Veuve Noire et pourquoi une espionne russe t’intéresse ? Quel est ton lien avec elle ? »

Un rire court s’échappa de mes lèvres. Vraiment ? C’est là dessus qu’il commençait ? Il me restait le choix d’être honnête ou non. D’un autre côté, est ce que je pouvais vraiment commencer à balancer des infos sur Nat au premier venu ?

« La Veuve Noire est un agent d’élite russe, KGB. Et si j’avais le moindre lien avec elle, je ne serais pas en train de la chercher. Quand au pourquoi, mes amis ont tendance à dire que je n’ais aucun instinct de préservation et que mes choix de vie sont toujours si pas les pires, au moins discutables. »

C’est avec satisfaction que je notais que l’aiguille ne tressautait pas plus que de rigueur à mon mensonge. Définitivement pas fiable ces machins. Ce qui m’arrangeait bien ici.

« Pourquoi est-ce que “Erik Lehnsherr, mutant de classe 5” est une information aussi connue, là d’où tu viens ?
- Sans doute parcequ’il est difficile de manquer tes “exploits”.
- Quels exploits, exactement ?
- Probablement ton entente/mésentente avec ce qui s’approche le plus du Ghandi mutant. Mais on va s’arrêter là sur le sujet mon grand.
- Pourquoi refuser de tuer quelqu’un qui ne t’aurait donné aucune chance de survie à ta place ?
- Parce que je ne tue pas. Sauf si j’y suis contraint. La vie est quelque chose de précieux. Et toi, pourquoi tu joues le rôle du juge, juré et du bourreau hein ? De quel droit ?
- Probablement parce que j’ai déjà été de l’autre côté de la barrière pendant des années et que je me suis juré à moi-même de ne plus laisser personne avoir une telle emprise sur moi. La mort perd de sa gravité après certaines expériences. »

Mon regard tomba un bref instant sur l’aiguille qui avait commencé à s’affoler. Tout de suite plus calme, je relevais mon regard vers le mutant et haussais un sourcil. Il était temps de calmer le jeu.

« On a tous déjà vécu des trucs moches. J’ai aussi eus ma part. Je compare pas ça à ce que tu as vécus, parce que c’est pas un putain de concours. Mais si tu es incapable de tirer quelque chose de positif de tout ça, je suis profondément désolé pour toi mec. Mais c’est pas mon cas. Je continuerais à me battre pour ce qui est juste, pour mes valeurs.
- Il n’y a rien de positif à tirer de tout ça. C’était juste un cauchemar. Un foutu cauchemar éveillé au jour le jour. »

Au temps pour le fait de calmer le jeu. Le gamin me semblait juste totalement perdu. Une main tendue au bon moment était peut-être tout ce qu’il fallait. Mais de toute évidence, ce n’était pas le bon moment. Je levais les mains en signe de paix alors que je me levais, me dépêtrant comme je pouvais avec les capteurs. Il n'y avait de toute façon pas moyen de discuter avec lui dans cet état, comme l'annonçait très clairement l'aiguille qui griffait toujours avec force le papier.


OKAY BARTON
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MessageSujet: Re: Et pendant ce temps là au Wakanda (Clint Barton/Erik Lehnsherr)   Ven 12 Mai - 20:06



Et pendant ce temps là au Wakanda
Timothy ξ Clint ξ Erik

En silence, j’observe le détecteur de mensonge. Sérieusement ? Une machine peut faire ça ? Dubitatif, j’observe l’appareil métallique, détaillant en silence sa mécanique. Pas besoin de la démonter pour ça. Il me suffit d’analyser le métal répondant à mon magnétisme. Peut-être ne devrais-je pas tant faire usage de ma mutation. Les limites de cette dernière ont tendance à me faire peur. Où est-ce que tout cela s’arrêtera ? Si j’ai bien compris ce que Clint m’a dit, un jour, je serais capable de grandes choses… De choses qui dépassent mon entendement. Les bras croisés, je coule un regard vers Barton. Je sais qu’il est en colère pour moi pour hier. Le fait d’avoir tué ne semble cependant n’avoir dérangé que lui. Leander et Timothy n’ont pas échangé un mot à ce propos. Et Barton… Barton à l’air de bouder. Il ne m’a plus adressé un mot depuis qu’il m’a épinglé au mur. Je ne comprends pas, je n’arrive pas à le cerner, à le comprendre. Curieux, je finis par reporter mon attention sur le détecteur de mensonge. Et voilà… Nous voici partit pour les premiers tests. Mes yeux s’étrécissent quand j’observe Leander prendre place, se connectant à la machine. Quel joli petit rat de laboratoire que voilà. Le SHIELD envoie un paquet et voilà qu’on se bat pour l’essayer nous-même. L’appareil ne m’a pas l’air dangereux mais on ne m’aura pas à ce petit jeu. Il n’y a pas moyen que je me connecte là-dessus. En silence, j’écoute l’échange, restant bien immobile à ma place. Voici le tour de Dugan de s’y essayer et, on ne peut pas dire que le résultat ne m’étira pas un léger sourire… Au début. Je ne prévoyais pas que les choses tournent ainsi à vrai dire… « Tu as aimé une femme qui t'a abandonné cette année, elle t'a lâché alors qu'elle est enceinte de toi. Et ça te démange de savoir que tu ne connaîtras jamais ton enfant. » « N'importe quoi et puis qui t'as raconté toutes ces affabulations ? » Mon sourire disparait et mon visage s’assombrit. Les mots de Leander font écho en moi. Je revois le visage de Magda, son sourire. Je prends une brève inspiration, détournant le regard, essayant de ne pas penser au souvenir de sa peau sur la mienne, au son de son rire illuminant notre salon, à cette habitude qu’elle avait de jouer avec mes mèches de cheveux quand elle pensait que je dormais. Je ne me doutais pas que Timothy était aussi passé par là. Peut-être devrais-je en parler avec lui ? Voir si on en guérit un jour, lui demander combien de temps avant de pouvoir espérer tourner la page quand on parle d’un amour aussi fort, aussi solide. « Tu affectionnes Erik. C'est un immigré d'origine européenne comme toi. Sa famille a perdu tout droit d'existence sur le vieux continent suite à une guerre, comme la tienne. Tu aurais voulu qu'il soit ton fils. Il en a l'âge. Il aurait pu l'être, tu l’as déjà adopté inconsciemment comme ton fils. » Mon regard s’assombrit alors qu’il se pose sur Leander. D’où … ? Comment … ? J’ai été plus que discret sur mes origines, sur ce que j’ai vécu. Il n’y a que Timothy qui soit au courant de toute l’histoire. Et… Attendez… Qu’est-ce qu’il a dit à propos de l’irlandais ? « Non. » Il me voit comme… Un fils ? Je me renferme encore plus sur moi-même. Mon souffle s’accélère. Je… J’avais bien identifié qu’il y avait un peu plus qu’une simple amitié entre lui et moi, qu’il y avait cette chaleur sur laquelle je n’avais pas réussi à mettre le doigt. Et je vivais très bien sans que l’on vienne mettre un nom là-dessus. Un père… Mes poings se serrent et je ferme les yeux. Je n’ai pas besoin de regarder pour savoir que l’aiguille s’affole. Timothy est un livre ouvert et je sens la machine s’affoler.

En l’espace d’un battement de cil, je suis de retour en Allemagne, aidant mon père à fabriquer un bracelet parce que ses yeux ne sont plus assez bons. Je revois cet homme qui a été un pilier de mon enfance. Je revois son optimisme à toutes épreuves. Je revois son sourire étirer son visage tuméfié alors qu’un ami venait de lui tourner le dos. Je revois sa poigne ferme enserrant les épaules de ma sœur alors que nous étions en fuite. Je revois ses yeux grands ouverts, vide de toute vie, me fixant alors que je me réveillais au milieu d’une pile de cadavre. Je revois son corps rendu rigide par la mort et le froid rouler sur le côté pour me permettre de vomir mes tripes de peur, de dégout et de colère. Non, il ne fait pas bon m’être affilié d’une quelconque manière que ce soit. Je ne sème rien de bon dans mon sillage. Quand je rouvre les yeux, ce n’est plus la boue de Pologne qui m’entoure mais la jungle wakandaise. « A vous deux d'essayer, mais n'espérez pas grand-chose, je vous assure que cette machine ne marche absolument pas. Stark Industries n'a jamais été foutu d'inventer un truc qui marche. » Encore totalement perdu face à cette révélation, j’observe Timothy s’extraire de la machine, nous intimer d’essayer. Pourquoi a-t-il fallut que Leander mette un mot sur la relation que j’ai avec cet homme ? Ne devrais-je pas prendre mes distances avec lui ? Je ne suis pas censé être ici pour me créer des attaches. Que dira-t-il quand il saura qui je suis vraiment ? Quand il saura ce que je fais vraiment au SHIELD ? Que dira-t-il quand il me verra devenir ce visiblement si tristement célèbre Magneto, mutant de classe 5 que je suis sensé devenir ? Peut-être vaudrait-il mieux que je disparaisse de sa vie maintenant avant de devenir une déception pour lui à tous les niveaux. Je ne réagis pas, essayant d’assimiler la nouvelle. Il me verrait… comme un fils ? Je n’arrive pas vraiment à décrocher mon regard de lui, essayant de comprendre quand exactement nous sommes devenus si proches. Un soupire à ma droite me fait sursauter, m’arrachant à mon monde de questionnement. Mon regard se pose sur l’archer qui me fait signe de le suivre. Vraiment ? Il va accepter de se soumettre à ce… Truc ? Je l’observe en silence installer les capteurs, ne comprenant pas vraiment ce qui est en train de se passer, mon esprit étant toujours en train d’essayer d’assimiler ce qu’il a pu entendre. « Hey Lehnsherr, il me semblait que t’avais des tas de questions pour moi. C’est l’occasion ou jamais. T’auras le temps de réfléchir aux révélations de Dum Dum plus tard. » Mon regard retombe sur l’archer et j’essaye de prendre une profonde inspiration. Ma mutation m’échappe, l’aiguille bouge sans que cela n’ait un réel rapport avec un éventuel mensonge de la part de l’archer. Ce n’est que moi. Moi et une légère perte de contrôle. Barton a raison. Il sera toujours temps de penser à ça plus tard. J’ai l’occasion de poser des questions au visiteur du futur… Ce serait idiot de ne pas s’en priver. « Qui est la Veuve Noire et pourquoi une espionne russe t’intéresse ? Quel est ton lien avec elle ? » « La Veuve Noire est un agent d’élite russe, KGB. Et si j’avais le moindre lien avec elle, je ne serais pas en train de la chercher. Quant au pourquoi, mes amis ont tendance à dire que je n’ai aucun instinct de préservation et que mes choix de vie sont toujours si pas les pires, au moins discutables. » Je l’observe en silence, peu convaincu par sa réponse. Mais la machine dit qu’il est honnête. Je décide donc d’abandonner le sujet pour tenter un autre terrain. « Pourquoi est-ce que “Erik Lehnsherr, mutant de classe 5” est une information aussi connue, là d’où tu viens ? » « Sans doute parce qu’il est difficile de manquer tes “exploits”. » « Quels exploits, exactement ? » « Probablement ton entente/mésentente avec ce qui s’approche le plus du Ghandi mutant. Mais on va s’arrêter là sur le sujet mon grand. » « Pourquoi refuser de tuer quelqu’un qui ne t’aurait donné aucune chance de survie à ta place ? » « Parce que je ne tue pas. Sauf si j’y suis contraint. La vie est quelque chose de précieux. Et toi, pourquoi tu joues le rôle du juge, juré et du bourreau hein ? De quel droit ? » « Probablement parce que j’ai déjà été de l’autre côté de la barrière pendant des années et que je me suis juré à moi-même de ne plus laisser personne avoir une telle emprise sur moi. La mort perd de sa gravité après certaines expériences. » « On a tous déjà vécu des trucs moches. J’ai aussi eus ma part. Je compare pas ça à ce que tu as vécus, parce que c’est pas un putain de concours. Mais si tu es incapable de tirer quelque chose de positif de tout ça, je suis profondément désolé pour toi mec. Mais c’est pas mon cas. Je continuerais à me battre pour ce qui est juste, pour mes valeurs. » Ma langue claque sur mon palais alors que je ne peux m’empêcher de m’énerver. Il n’a pas la moindre idée… Il n’a pas idée de ce que cela fait que de trainer tous ces corps, de savoir comment associer le corps d’un enfant et d’un vieillard pour les faire bruler plus efficacement, que de voir ses amis se faire enterrer sous des avalanches de corps, que de devoir demander à la femme qu’on aime de se cacher sous une pile de cadavre. « Il n’y a rien de positif à tirer de tout ça. C’était juste un cauchemar. Un foutu cauchemar éveillé au jour le jour. »

L’aiguille déchire le papier alors que je rentre dans une détresse émotionnelle profonde. La colère monte en même temps que les souvenirs. Après un regard sombre vers l’archer, je tourne les talons, me dirigeant vers la jungle. Je ne veux pas perdre le contrôle ici, pas en leur présence. « J’ai besoin d’être un peu seul. » Sans un mot de plus, je m’élance d’un pas rapide vers la lisière de la jungle, m’y enfonçant d’un pas rapide et raide. Une fois à l’abri des arbres, je me mets à courir. J’ai besoin d’évacuer le trop plein d’émotion et je ne veux pas avoir à le faire là-bas, pas devant eux. Je ne sais pas combien de temps je cours. Mais quand je m’arrête, j’ai l’impression d’avoir les poumons en feu. Je m’appuie contre un arbre et je passe mes mains dans mes cheveux. Trop, tout ça, c’est beaucoup trop d’un coup. Je ne veux pas oublier ce qu’il s’est passé dans les camps. Mais comment vivre avec de telles horreurs à l’esprit ? Comment continuer à vivre quand un tel fantôme s’extirpe de son passé pour s’enchainer à son pied ? Encore aujourd’hui, il m’arrive d’en faire des cauchemars la nuit, de me réveiller en sueur et en sursaut. L’une de mes voisines est même une fois venue me réveiller en pleine nuit. Apparemment, je criais en allemand dans mon sommeil. Je me laisse glisser le long du tronc, essayant de rassembler mes esprits. Je reste là un moment, les yeux fermés, bercé par les bruits de la jungle autour de moi. Quand enfin, je retrouve suffisamment de calme que pour me redresser, il me faut un long moment à regarder tout autour de moi pour me rendre compte d’un fait indéniable. Aveuglé par la colère et les fantômes de mon passé, j’ai couru tout droit sans vraiment regarder où j’allais. D’ici, je suis bien incapable de dire d’où je viens. Je dégluti, observant la jungle autour de moi. Soudainement, elle me parait moins accueillante. Bravo Max… Tu viens de réussir à te perdre en pleine jungle africaine. Tu ne savais vraiment pas juste rester au camp avec les autres, hein ? Un juron plus tard, j’essaye de retrouver des traces de ma course effrénée. Quelque chose me dit que cela doit faire maintenant quelques heures que je suis partis. Il ne faut pas non plus que je retarde la mission… Mais je n’aime pas penser à tout ça… A cette période de ma vie… A Magda… A Anya… Je prends une longue inspiration alors que je trouve des traces de mon passage précipité. Lentement, je remonte ma piste, peu convaincu d’aller réellement dans la bonne direction. Il n’y avait vraiment que moi pour me perdre en pleine jungle wakandaise… J’espère juste ne pas tomber sur l’une de ces tributs en guerre. Cela pourrait être problématique compte tenu du fait que je n’ai rien pour me défendre sur moi…


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
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