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 Is it too late now to say sorry ?

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Marvel Temporus
MessageSujet: Is it too late now to say sorry ?   Lun 6 Mar - 21:59

« Is it too late now to say sorry?»
AFTER ALL I DRIFTED ASHORE THROUGH THE STREAMS OF OCEANS;
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«  Joli crochet du droit ». «  Toujours. Je ne pensais pas que tu aurais oublié aussi facilement Daniel » souris je en remettant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et en lui offrant le sourire le plus innocent que j'avais en réserve. Daniel laissa échapper un fin rire en secouant un peu sa tête. «  Et maintenant on fait quoi de lui. Ni toi ni moi pouvons le porter ». «  On a qu'à le traîner ». «  Honneur aux dames ». Amusée par son comportement, je haussais mes sourcils joueuse avant de finalement acquiescer. Après tout, Daniel l'aurait fait si il avait pu. Mais son handicap l'empêchait de faire ce genre de choses. Il avait besoin d'une main pour sa canne et de deux pour traîner cet homme. Autant dire qu'il y avait un problème. De toute façon, cela ne me dérangeait pas. J'avais accepté de l'aider après tout.  Je devais avouer que j'étais surprise de sa proposition. On ne s'était pas forcément quitté sur les meilleurs termes. Il y avait toujours cette histoire de baiser entre nous. A croire que j'en faisais une habitude. Malgré tout, notre camaraderie ne semblait pas être atteinte par la bizarrerie de cette situation. Peut être étais ce parce que nous étions dans un cadre professionnel. Cependant, cela ne l'avait jamais empêché auparavant. Ou alors étais ce parce que nous n'appartenions plus du tout aux mêmes organisations et qu'une distance professionnelle était donc requise et nécessaire. Je n'en savais rien mais je préférais que ce sujet là ne revienne pas sur le devant de la scène. Non pas parce que je ne saurais pas quoi lui répondre. Je savais très bien quel était l'état de mes sentiments pour lui. Il n'y en avait pas. Je l'avais apprécié mais je n'avais pas été amoureuse de lui. Peut être avec le temps cela aurait il pu être possible. Mais nous n'avions pas laissé à notre relation naissance la chance de s'épanouir. Ma faute vraiment. J'étais celle qui avait quitté Los Angeles avec Howard pour monter le SHIELD. La seule chose que je regrettais était de l'avoir fait souffrir. Il méritait tellement mieux que ça.

M'enfin tout cela était du passé à présent. Je ne pouvais plus rien y faire. Sans perdre plus de temps, j'attrapais les pieds de l'homme évanoui pour le tirer vers la voiture. Le monter dans cette dernière fut un peu plus compliqué que prévu et tout sauf très discret. L'homme n'avait pas été stupide et avait bien pris soin de se cacher dans un arrondissement bondé Los Angeles. Je dus donc à plusieurs reprises rassurer les vieilles dames passant dans les environs sur son état de santé. Il a trop bu fut ma réponse automatique. C'est un vétéran, l'explication qui allait avec. Personne n'en demandait plus. Tout le monde comprenait. Parfois un peu trop bien. Une fois qu'il fut chargé,  nous nous installâmes à nos places respectives et nous prîmes la direction des bureaux du SSR. Y pénétrer à nouveau était vraiment étrange. Je laissais Daniel me guider jusqu'à son bureau pour le debriefing. Ce dernier se fit assez rapidement et il fut bientôt l'heure pour moi de prendre congé. L'avion pour New York n'allait pas m'attendre. «  C'était bien de travailler avec toi à nouveau. Merci pour la faveur ». «  Je t'en prie Daniel. C'est normal ». «  Dommage que tu ne vienne pas plus souvent. On aurait bien besoin de tes talents par ici aussi ». «  Ah New York me garde très occupée ». «  J'ai cru comprendre oui et puis avec le retour de... enfin tu dois avoir beaucoup à faire ». Mon sourire auparavant amical se fit un plus crispé. J'avais réussi à ne pas penser à Steve de la journée et voilà qu'il revenait hanter mes pensées. Je raclais ma gorge pour dissiper mon malaise et fis mes au revoirs. Il était grand temps de rentrer à la maison.

_ _ _ _ _ _

Le trajet jusqu'à New York fut une véritable horreur. Mon cerveau traite avait profité du calme ambiant pour se mettre en ébullition. Je n'avais pas eu une seconde de répit. Au bout de la deuxième heure, j'étais même passée près de la crise d'angoisse. Trop près à mon goût. Bien trop près. Même Steve ne méritait pas que je me mette dans ces états. Et pourtant. Je ne pouvais m'empêcher de repenser à notre dernière rencontre. La manière dont j'avais géré notre entrevue ne cessait de tourner en boucle dans ma tête. Ma sortie précipitée également. Je m'en voulais. Je m'en voulais de lui avait fait subir ça. D'être partie sans plus d'explications. Sur le moment je n'avais pas pu. Et même si ma réaction m'énervait je ne pouvais pas la regretter. J'avais fait ce que tout le monde dans la même situation que moi aurait fait. Cela n'excusait rien mais j'étais humaine. Je faisais des erreurs. Personne n'était parfait. Et lorsque votre cœur était en ligne de mire, parfait vous ne l'étiez jamais.

Malgré cela, je savais qu'il fallait que je m'excuse. Ce n'était pas correct. Steve avait tellement souffert. Je n'avais pas le droit d'en rajouter une couche comme ça alors qu'il était à présent seul. Dotée d'une d'énergie nerveuse, je hélais un taxi et lui indiquais l'adresse de Steve comme destination. En tant que directrice du SHIELD j'étais au courant de tous ces faits et gestes. Un fait que j'allais garer pour moi car je n'étais pas sûre qu'il apprécie le fait que nous le surveillons et le fassions suivre. C'était pour sa sécurité et notre tranquillité d'esprit. Pas évident qu'il l’interprète de cette manière néanmoins.  Je payais la course lorsque nous fûmes arrivé et hésitais un moment devant la porte d'entrée de l'immeuble avant de finalement pousser la porte d'entrée. L'ascenseur étant en panne , je dus me résoudre à prendre les escaliers. Plus je grimpais les marches, plus je me disais que tout cela était une très mauvaise idée. Je ne savais même pas e que j'allais lui dire. Une fois devant sa porte, je me résolus cependant à au moins frapper. Avec un peu de chance , il n'était pas là et ma tentative n'aurait pas d'autre témoin que moi même.  Pas moyen de le savoir vu que je n'étais pas repassée au bureau pour avoir les dernières nouvelles. Un soupir soulagé passa mes lèvres lorsque la porte resta close après quelques secondes. Il n'était pas là. Je savais que c'était reculer pour mieux sauter mais sur le coup j'en fus satisfaite. Et puis il était déjà tard. Je n'avais pas vraiment fait attention au décalage horaire qui existait entre la côté ouest et la côte est.

Ce fut évidemment lorsque je tournais les talons que la porte s'ouvrir dans mon dos. Prise sur le fait, je me figeais et me raidis. Doucement, je me tournais pour lui faire face.  Pendant quelques secondes je détaillais son air surpris. A sa place moi aussi je l'aurai été. « Ah .. euh.. je pensais que tu étais sorti » balbutiais je très mal à l'aise. « Désolée je n'aurais pas dû venir, c'est tard » rajoutais je sans pour autant bouger de ma place, toujours à demi tournée vers lui. Là j'aurais pu lui dire que j'étais désolée pour mon comportement de l'autre jour. Malheureusement, rien ne sorti. Rien.



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Dernière édition par Margaret Carter le Dim 12 Mar - 17:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Lun 6 Mar - 23:17




Is it too late now to say sorry?
Peggy Carter • Steve Rogers
Lorsque Rogers ouvrit la porte de son appartement, la surprise laissa place à une joie non dissimulée sur son visage. Il lui dit :

« Peggy ? Je peux t'aider ? Tu veux entrer un instant ? »

Tout à coup, la gêne apparut sur le visage de Rogers et il précisa :

« Quoique, ce n'est peut être pas le bon moment, j'ai… quelqu'un avec moi. »

Il réalisa tout à coup que sa phrase ambigu laissait croire qu'il était en galante compagnie. Il s'empressa d'ajouter :

« Non ce n'est pas ce que tu crois c'est juste que... »

Un môme de 8 ans apparut sur le pas de la porte aux côtés de Steve. Il scruta Peggy :

« C'est qui ? Ah je sais c'est ton amoureuse ! »

« Mais non Wendell c'est... »

« Mais si c'est elle ! Tout à l'heure tu dessinais son visage sur ton croquis. »

Visez l'expression du visage de Rogers, à mi-chemin entre panique et horreur à l'idée qu'un secret intime soit révélé. Il colla sa main sur la bouche du môme pour le faire taire.

« Ces enfants ! Il faut toujours qu'ils affabulent. Mais entre Peggy, ne reste pas là. »

L'appartement de Steve Rogers semblait désuet et avait quelque chose d'attachant. Son unique rayonnage à livre comportait des ouvrages sur la seconde guerre mondiale. Il avait tenté de décorer l'endroit avec de vieilles affiches qu'il avait mit sur les murs : l'exposition universelle de New York 1943, celle où il avait croisé le Professeur Erskine pour la première fois. Une affiche de l'oncle Sam en train de pointer son doigt sur le passant pour lui réclamer de s'engager dans l'US Army. Souvenir de l'acharnement de Rogers. A l'époque où il avait cherché à s'engager sans succès, cette affiche avait été édité à des milliers d'exemplaires, aujourd'hui elle était rentré dans l'histoire. Mais surtout il y avait une affiche promotionnelle de sa première tournée de propagande en tant que Captain America. Il apparaissait dans son tout premier uniforme de Captain sur l'image et lançait « Cap vous salut ! ». Steve avait aussi fait encadrer quelques photos : lui et Bucky. Lui et les Howling Commandos, lui en train de serrer la main à Franklin Roosevelt. Et là Peggy dans son uniforme britannique. L'agent Carter dans toute sa  splendeur. Il en avait une autre d'elle sur la commode de son lit. Mais elle ne pouvait le voir, la porte de sa chambre était fermé. Ces éléments décoratifs peinaient à dissimuler la modestie de l'endroit. Des fuites de sciures et de fréons tombaient du plafond. Des gamelles pour chien les récoltaient. L'endroit manquait encore de meubles. Signe que Steve venait d'emménager. Il n'avait pas encore de penderie. Tous ses vêtements étaient soigneusement pliés dans des sacs en papier. Une seule exception. Son uniforme gradé de Capitaine dans l'US Army, avec les médailles. Il était suspendu à un cintre. Un phono Victrola laissait échapper une musique sirupeuse d'un crooner californien. Steve confia à Peggy :

« Ne fais pas attention, cet endroit est provisoire. Dès que j'aurais assez d'économies, je déménagerais pour un lieu plus élégant. »

Et il jeta un regard triste et envieux vers un prospectus sur la table du salon. Il montrait des images publicitaires de jolies maisons en préfa dans un pavillon pour vétérans. Sympathique, mais à quoi bon vivre dans cette maison modèle qui annonçait déjà la prochaine décennie, si l'on avait ni femme, ni enfants ? Le mioche revint jouer avec les crayons de Steve. Il dessina des trucs d'enfants sur une feuille blanche sur un chevalet. Steve chuchota à Peggy :

« C'est Wendell, le fils de ma voisine de pallier. Elle est infirmière à la clinique Cedar-Sinaï. Son mari est mort à la guerre. Il était dans le 107ème d'infanterie lui aussi, comme moi et Bucky. Quand elle est de service, je laisse venir son fils traîner ici pour ne pas qu'il s'ennuie. Il aime quand je lui raconte les aventures de Cap. J'enlève les détails douloureux évidemment. »

Rogers était vêtu d'un débardeur blanc qui laissait voir ses bras robustes de l'épaule au poignet. Ce vêtement était devenue une mode depuis que Marlon Brando le portait pour incarner un personnage dans une pièce sur Broadway qui faisait fureur : un tramway nommé désir. C'est une vendeuse de vêtements énamouré qui avait conseillé à Steve d'adopter un tel habit dans l'intimité. Elle disait que ça lui irait bien. Mais maintenant que Peggy était là, Steve était plutôt gêné d'exhiber ses bras devant elle. Il chercha du regard une chemise tout en annonçant au gosse :

« Wendell, tu devrais rentrer. Ta mère ne devrait plus tarder. »

Le gosse trottina vers la porte. Il avait prit les crayons de Steve pour son propre usage. Il demanda à l'adulte en levant la tête vers lui en passant :

« C'est parce que tu veux lui faire des bisous ? »

La face de Rogers devint pourpre. Il rit jaune en direction de Peggy : ah-ah-ah-ces-foutus-môme-quelle-imagination. Wendell décampa en refermant la porte derrière lui. Steve demanda à Peggy tout en fouinant dans ses sac en papier à la recherche d'une chemise :

« Tu veux boire quelque chose ? Un café ? Un thé ? Un jus de fruit ? Euh… un verre d'eau ? »
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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Mar 7 Mar - 23:14

« Is it too late now to say sorry?»
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« Peggy ? Je peux t'aider ? Tu veux entrer un instant ? » me demanda t-il alors que je n'avais toujours pas bougé d'un centimètre, plantée comme une idiote au milieu de ce couloir mal éclairé. « Quoique, ce n'est peut être pas le bon moment, j'ai… quelqu'un avec moi ». Ouch. Mes yeux s'ouvrirent en grand sous la surprise et face aux émotions que simple phrase venait de provoquer chez moi. Celle là, clairement, je ne l'avais pas venu venir. Et ça faisait bien plus mal que je n'aurais pu y penser. Peut être n'avais je pas besoin de m'excuser finalement. Il semblait très bien être capable de remonter la pente par ses propres moyens. Après tout, les femmes n'avaient cessées de se jeter à ses pieds depuis sa transformation. Cela ne devrait donc pas tant me surprendre. Je ne l'avais juste jamais imaginé comme ça. De quoi me plaignais je de toute façon. Steve ne m'appartenait pas. C'était un homme adulte et il pouvait très bien faire ce qu'il voulait. Je ne faisais pas partie de sa vie. Je n'avais donc pas à me sentir insultée par ses propos. Ni à me sentir jalouse. Cela ne me ressemblait pas. Qu'est ce qu'il me prenait ? « Non ce n'est pas ce que tu crois c'est juste que... » repris t-il au moment où j'allais rouvrir la bouche pour prendre congé et le laisser vaquer à ses … occupations. La soudaine colère que j'avais ressenti fondit comme neige au soleil lorsqu'une petite tête brune passa l'encadrement de la porte. Ma jalousie mordante laissa la place à la honte. Honte d’avoir réagit de la sorte et cela même si ce n'était que dans l'intimité de mon esprit. Cela ne me ressemblait pas. Je ne voulais pas être ce genre de femmes. Je ne voulais pas être cette femme. Et puis, il ne m'appartenait pas. Ce qui faisait que je n'avais pas le droit de le juger lui ou les choix qu'il faisait. Il avait le droit de mener sa vie comme il l'entendait.  Par peur de me perdre dans des pensées que je préférais laisser de côté, je ne m'interrogeais pas sur le pourquoi du comment. Ce n'était clairement pas le moment idéal pour cela. De plus, je n'étais pas forcément sure d'en apprécier les réponses. Je n'étais pas là pour faire une introspection de mon cœur sans dessus dessous. Je n'avais pas le courage pour ça . Pas encore. J'étais juste là pour m'excuser. Rien de plus, rien de moins. Je ne pouvais plus vraiment reculer mais je pouvais toujours abréger l'entrevue. L'heure était déjà bien avancée après tout. Et malgré l'énergie nerveuse qui m'animait, je me sentais épuisée. La journée avait été longue et comme tout être humain lambda je languissais mon lit.

Mon visage se colora un peu de rouge lorsque l'enfant ouvrit la bouche pour déclarer en toute innocence que Steve me dessinait pendant son temps libre. Je savais que je pouvais croire l'information car je l'avais déjà vu faire. Je me rappelais de plus encore de ma photo à l'intérieur de sa boussole. Boussole qu'il avait toujours en sa possession puisque je m'en étais assurée. Gênée et extrêmement mal à l'aise , je me raclais la gorge et regardais partout sauf Steve.  La pente était trop glissante pour que je m'aventure sur ce genre de terrain. Je lui envoyais cependant un sourire un peu crispé face à sa dernière remarque. Vu son expression cependant je doute qu'il soit plus à l'aise que moi.  Avec un autre petit sourire qui peina à étirer les coins de ma bouche, je e suivis à l'intérieur de son nouveau chez lui. Mes yeux firent un rapide tour de la pièce dans laquelle je me trouvais et de la décoration. Tout y était très spartiate et minimaliste. Un peu à son image quelque part. Je savais que Steve avait grandi dans un environnement pauvre. Il se contentait de peu et c'était clairement tout à son honneur. « Ne fais pas attention, cet endroit est provisoire. Dès que j'aurais assez d'économies, je déménagerais pour un lieu plus élégant ». «  C'est pas si mal que ça ici » offris je en signe de réconfort. Cela manquait un peu de vie. Rien donc que quelques mois dans le même endroit pour y remédier. Il n'était pas là depuis assez longtemps pour avoir fait sien l’endroit. Mais cela viendrait sûrement. Une expression tendre passa sur mon visage face à son altruisme. Rien ne l'avait obligé  à garder l'enfant pendant quelques heures. Beaucoup ne l'aurait pas fait à sa place. Surtout lorsqu'ils étaient liés par de souvenirs aussi douloureux.  « Wendell, tu devrais rentrer. Ta mère ne devrait plus tarder ». « C'est parce que tu veux lui faire des bisous ? » s'exclama le petit garçon en nous regardant de ses grands yeux enfantins. A nouveau je sentis la peau de mes joues se mettre à chauffer. Il n'avait rien de pire que d'être mis dans ce genre de situation embarrassante par un enfant. Son innocence et son manque de discernement sur ce qui se faisait ou non nus empêchait de nous mettre en colère.

Un petit silence suivit la déclaration et la sortie du petit. Ne sachant réellement que faire, je restais à me balancer d'un pied à l'autre au milieu du salon. Le moment de gêne fut brisée par Steve lui même. «  Non c'est bon merci, je ne suis pas là pour rester » lui répondis je en planta l'onyx de mes yeux dans l'océan des siens. «  Je suis juste venue pour... » commençais je avant de me stopper sans pouvoir continuer, atteinte à nouveau du même blocage. Un grognement de dépit passa la frontière de chaire de mes lèvres. Du bout des doigts je vins pincer l'arrête de mon nez, frustrée de ma propre incapacité à m'exprimer. Et je savais que tout cela n'était pas du qu'à ma fatigue et aux émotions de la journée. «  Peut être que je vais le prendre ce thé finalement » soufflais je d'une petite voix.  La soirée allait apparemment plus longue que prévu. A supposer bien entendu que j'ose abuser de son temps.



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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Mer 8 Mar - 16:18




Is it too late now to say sorry?
Peggy Carter • Steve Rogers
Steve fut déçu lorsqu'il entendit Peggy annoncer qu'elle n'était venu qu'un bref instant. Il aurait espéré capturer un plus long instant avec elle. Mais il s'illumina lorsqu'elle accepta finalement son offre. Du thé ? Évidement, c'était une britannique, il ne pouvait en être autrement. Il aurait du s'y attendre. Et il avait justement ce qu'il fallait. Le hasard avait bien fait les choses. Il se dirigea vers la cuisine avec allant. Steve en oublia de chercher une chemise et resta avec son débardeur blanc exhibant ses bras dans le détails. Il mit de l'eau à bouillir et revint vers Peggy et lui tendit un coffret en bois qu'il ouvrit avec son petit sourire cordial. La boîte contenait plusieurs sortes de sachets différents, différenciés par un indicatif de couleur. L'assortiment allait du Jasmin au thé des Indes en passant par le Birman. Steve avait acquit cette boîte au «Palais du Thé », enseigne en vogue au cœur de Manhattan, une boutique insolite dans laquelle il ne serait jamais entré, si en passant devant, ça ne lui avait pas évoqué le souvenir de sa mère. Celle-ci aimait à sortir une boîte de thé comme celle-ci lorsqu'elle recevait ses connaissances quand il était enfant. La réminiscence lui était agréable.

« Bonne nouvelle Peggy. Après être sortit de l'hôpital, je n'ai mit moins d'une journée à trouver un emploie. »

Steve sourit en se remémorant la semaine qu'il avait passé comme employé du Carolina Coffee Shop sur Crenshaw Highway à Brooklyn. Au départ il était en cuisine, à s'occuper des plâtrées d'oeufs et de bacon sur le grill, pour le célèbre menu « Brooklyn Bowl » le petit-déjeuner qui avait la faveur des touristes qui affluaient pour visiter New York. Mais lorsque le gérant avait vu que Rogers avait un certain succès auprès de la clientèle féminine, et que certaines s'attardaient plus que d'habitude quand il était là, à prendre milk shake et cafés supplémentaires, il avait tenu à ce que Rogers reste au comptoir. De plus il lui avait dit : « Mon vieux, je vous ai bien observé, vous êtes le seul employé que j'ai eut en 20 ans, qui ne pique pas dans la caisse, aussi j'aimerai que vous en soyez le seul responsable quand les gens passent à l'addition ». Steve sourit en commentant à Carter:

« C'est peut-être trop routinier à mon goût, mais j'aime la conversation des clients là-bas et ça paye le loyer. Mais entre nous, c'est un peu le degré zéro de l'aventure. Je ne pense pas faire carrière là où je suis. Je suis en train de passer en revue d'autres possibilités. Je me suis dit : pourquoi pas le chantier naval de Brooklyn ? J'ai le physique pour ça maintenant... »

Steve retourna dans la cuisine alors que l'eau chaude était prête. Il jeta un regard sur la paperasse qu'il avait épinglé avec des punaises sur un tableau de liège : annonces d'embauches, on recherchait des commerçants pour le « Manhattan Ranch Market » un concept nouveau appelé supermarché. On recherchait des chauffeurs de bus. Ça serait fait sur concours par la municipalité, 6000 candidats attendus juste pour 30 postes… Oui Steve en avait passé en revue des métiers. Il demanda à Peggy depuis la cuisine tout en jetant un regard incertain à ses perspectives d'avenir sur papier :

« Et toi ? Je suppose que le degré d'aventure de ton travail doit être plus élevé. On ne s'ennuie jamais dans la bande à Howard je suppose. »

Steve revint avec la bouilloire. Il s'assit en rapprochant sa chaise de Peggy de façon machinale. Il réalisa qu'il s'était mit très près d'elle sans s'en rendre compte. Il allait aussitôt reculer sa chaise, mais finalement abandonna l'idée. Si ça se peut elle allait trouver impolie la façon brusque dont il s'éloignerait d'elle. Aussi il resta assis au même endroit, mais avec une certaine nervosité. Il attendait le bon moment, qu'elle aille plus avant dans la conversation, pour qu'il puisse reculer un peu sa chaise en douce. Mais sans se l'avouer, il trouvait cette promiscuité réconfortante, proche d'elle au point de pouvoir l'entendre même si elle se mettait à chuchoter. Et il réalisa tout à coup qu'il n'avait toujours pas revêtu de chemise, restant attifé avec les bras nus. Il essaya de dissimuler sa gêne en l'écoutant attentivement.
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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Sam 1 Avr - 21:03

« Is it too late now to say sorry?»
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Ça commençait mal. Rien ne se passait comme prévu. Je n'avais pas pensé rester et voilà que j'étais attablée et dans l'attente de recevoir mon thé. Sur le coup, je maudissais mon incapacité à lui demander pardon pour mon comportement. Il n'y avait rien de compliqué dans le fait de s'excuser. Et même si je le faisais rarement, je savais reconnaître lorsque j'avais eu tord. Je savais agir en conséquence. Sauf que ce soir, face à lui, je n'y arrivais pas. Les mots se perdaient le long de ma gorge. Jamais, il ne me semblait , avoir été aussi vulnérable face à quelqu'un. C'était l'effet Steve. Lui ne savait pas parler aux femmes, moi je semblais incapable de lui parler.  Pendant la guerre, cela ne m'avait pas posé autant de problème. Le fait que nous parlions essentiellement travail y était certainement pour beaucoup. Et puis notre passé en commun appartenait à un temps révolu, presque hors du temps. La guerre était un monde particulier. Tout allait vite, tout pressait. Dans la vie civile ce n'était plus le cas. Il n'y avait plus la même urgence et par conséquent le courage qui m'avait habité pendant ces moments là s'était dissipé. A mon plus grand malheur. J'aurais aimé être la Peggy qui lui avait signalé qu'elle attendait elle aussi le bon partenaire, sans sourciller. Mais elle avait disparu avec la capitulation allemande. Malheureusement.

Un sourire un peu amoché  se posa sur mes lèvres lorsqu'il me tendit une boîte de thé. Je l'ouvris et sélectionnais le sachet qui me plaisait le plus. Avec la force de l'habitude, je laissais tomber ce dernier dans une tasse en attente d'être remplie d'eau  très chaude. Plus l'eau était chaude, lus rapide était la diffusion. Autant dire, que je faisais l'eau brûlante. Je n'étais jamais très patente pour ce genre de choses. Je l'étais pour tout le reste. J'estimais donc qu'un peu de rapidité dans ma vie était bienvenue. « Bonne nouvelle Peggy. Après être sortit de l'hôpital, je n'ai mit moins d'une journée à trouver un emploi » m'apprit il avec un sourire assez satisfait. Prise de cours, je restais les lèvres plaquées sur le rebord de ma tasse à le fixer. «  Euh... Félicitations »  déclarais je gauche au possible avant de racler ma gorge et de reposer ma tasse sur la tale en bois. Je ne pensais pas qu'il trouverait aussi vite. A vrai dire, je ne savais même pas qu'il voulait commencer à travailler maintenant j'avais bêtement imaginé qu'il allait prendre quelques vacances bien méritées. Mais non.  Je m'étais trompée. D'un côté, cela ne devrait pas me surprendre. Steve Rogers ne s’arrêtait jamais pour respirer. Son petit séjour dans la glace n'avait pas entaché ce trait de sa personnalité. «  Qu'est ce que tu as trouvé ? » demandais je. Je m'avouais curieuse. Je ne connaissais que le Steve militaire et j'avais un peu de mal à l'imaginer en autre chose que ça. Preuve était donc que j'avais raison. L'on ne se connaissait pas. Ou pas vraiment. On connaissait une seule facette de notre personne. Il y avait tout le reste à découvrir. Et le reste venait avec son lot de bagages et de secrets. Surtout de mon côté de la balance. «  C'est peut-être trop routinier à mon goût... Je suis en train de passer en revue d'autres possibilités. Je me suis dit : pourquoi pas le chantier naval de Brooklyn ? J'ai le physique pour ça maintenant... ». «  Ou Tu peux toujours venir travailler pour nous. Ma proposition tient toujours ». Là au moins c'était clair. La dernière fois, j'avais été un poil moins directe et plus subtil. Le résultat était cependant le même. Indirectement je lui avais proposé de venir au SHIELD. Et je le faisais à nouveau. Je voulais qu'il sache que c'était une possibilité et un chance à saisir si il voulait. Je n'allais aucunement le forcer à venir mettre à nouveau sa vie en danger pour le bien non plus de son pays mais du monde. Mais il venait de le dire, son nouveau boulot était trop routinier. Ils s'ennuyait. J’étais prête à parier qu'il s'ennuierait également sur le chantier naval. Même là, l'aventure était réduite. C'était, du moins le supposais-je, toujours les mêmes gestes, les mêmes marchandises. Être soldat, être agent du SHIELD apportait son lot de surprises chaque matin. Et puis, nous jouions bien plus que quelques dollars. Nous jouions nos vies, en permanence. Il était là le côté aventureux. Un pas de travers, et l'on pouvait ne plus être là. Tout allait si vite. Je savais au fond de moi que Steve ne serait jamais pleinement satisfait sans l'adrénaline des combats. Au fond, il le savait aussi. Je n'allais cependant pas l'empêcher d'essayer autre chose. Ma proposition n'allait pas s'envoler et sa vie lui appartenait. Égoïstement bien sur, j'espérais qu'il ne la prenne jamais et vive une vie rangée loin des combats et des champs de bataille. Cependant, j'étais vraiment la plus mal placée pour avoir ce genre de pensée. Je ne pouvais pas l'empêcher si il le voulait de faire ce que je faisais tous les jours. « Et toi ? Je suppose que le degré d'aventure de ton travail doit être plus élevé. On ne s'ennuie jamais dans la bande à Howard je suppose » reprit il après avoir versé de l'eau dans ma tasse. «  On peut dire ça comme ça en effet. Je peux pas vraiment en parler. Tu connais Howard donc je suppose que tu peux imaginer à quel point il peut me rendre folle par moment » soufflais je en touillant mon thé de manière absente. Bien des choses étaient confidentielles et je ne préférais rien dire de plus. Steve était observateur. Il avait de l'instinct. Tant qu'il n'étais pas avec nous, il ne pouvait pas avoir accès à la moindre information. Peut être trouverait il cela injuste. Mais j'avais un business à faire tourner et des agents par dizaines à protéger. Puis je laissais les boulettes à Howard. Un sourire se posa sur mes lèvres. Même avec sa tendance à en dire trop, Howard gardait sa langue. Le SHIELD lui tenait à cœur. Ce qui était normal vu que c'était son projet.

Le silence reprit sa place entre nous face à mon de réponse. Je me mordis les lèvres, peu sûre de moi et atrocement mal à l'aise. Pour me donner quelque chose à faire, je portais la tasse à mes lèvres et avalais une gorgée de la boisson encore bien trop chaude. Le liquide brûla mon palet et  hoquetais soudainement en posant rudement la tasse sur la table. «  Désolée.. chaud » offris je comme pauvre excuse en faisant un rond avec ma bouche. Dieu que ça faisait mal. Et je ne parlais de l'après sensation que je haïssais avec passion. Malgré moi, un rire passa la frontière de chaire de mes lèvres. Je devais avoir l'air ridicule mais je m'en fichais. Je laissais libre court à mon hilarité. J'étais fatiguée et sur les nerfs. La journée était une véritable montagne russe d'émotions. «   Je suis un peu à bout, la journée a été longue » déclarais je en venant essuyer du bout des doigts les larmes qui s'étaient mises à couler sous mes yeux. Elle avait beau avoir été longue, je n'arrivais pas à sortir les mots pour lesquels j'étais venue. Pourquoi diable tout cela était il si compliqué. «  Ecoute Steve.. » commençais je finalement en soupirant sans savoir où j'allais avec ça. «  J'aurai aimé qu'on parle de l'autre jour » continuais je en tournant encore et toujours autour du pot. Dépassée , je laissais finalement tomber mon front dans mes mains. Tout cela ne servait à rien. «  Je crois que je vais arrêter de te faire perdre ton temps » soufflais je finalement à présent plus qu'énervée contre moi même. Il avait bien mieux à faire que de m'écouter. Surtout lorsque je ne disais rien qui était susceptible de l'intéresser. «  Pardon de t'avoir dérangé, c'était inapproprié de ma part ». Je me levais, prête à rentrer chez moi. Je voulais tout oublier de cette soirée. Elle était catastrophique. Sans attendre qu'il ne parle , je me dirigeais vers sa porte d'entrée.  J'ouvris cette dernière dans le même élan et me stoppais sur le seuil de la porte, ma main toujours sur la poignée. Je refaisais exactement la même erreur. A croire que je n'avais rien retenu, rien appris. Je suivais le même schéma. Je savais cependant que cette fois, il n'y aurait pas d'excuse possible. Le laisser en plan deux fois serait la goutte de trop. Cela serait impardonnable. Pour lui, pour moi, pour nous deux.  Je fermais les yeux pendant un moment et inspirais calmement. Je pris quelques secondes pour écouter autant mon cœur que ma raison. «  Et si on recommençait du début ? On ne se connaît pas, peut être qu'on pourrait commencé par là au lieu d'essayer de se raccrocher à quelque chose qui n'a existé que dans des circonstances très précises » lâchais je finalement le dos toujours tourné. Je ne voulais pas le regarder. Je ne le pouvais pas car je ne savais pas comment j'allais réagir si il me disait non. Je ne savais pas ce qu'il représentait vraiment pour moi. L'amour que je lui avais porté était toujours là et j'avais bien peur que mon cœur ne supporte pas le refus. Dos tourné, je pouvais au moins partir digne. Ou essayer avec mes excuses toujours coincées dans ma gorge.



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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Dim 2 Avr - 0:15




Is it too late now to say sorry?
Peggy Carter • Steve Rogers
Steve ne put s'empêcher de sourire lorsque Peggy évoqua Howard et l’agacement affectueux qu'elle portait au personnage. Tout ça lui rappelait leur passé commun pendant la guerre. La désinvolture de Stark, la rigidité britannique de Peggy face à l'indolence typiquement américaine du richissime. Peggy se brûla avec le thé, Steve écarquilla les yeux en l'observant. Non, si, non, si c'est bien ça. L'impensable venait de se réaliser. Une anglaise qui échoue aux convenances pour absorber leur boisson nationale venue des Indes. Steve essaya de contenir son rire. Peggy le surprit en riant elle-même de la situation, il rit avec elle spontanément, presque soulagé qu'elle ait enfin abandonné juste un instant l'espèce de tension qui l'accompagnait depuis qu'elle était entrée dans son appartement. Sans s'en rendre compte, les épaules de Rogers s'affaissèrent et il croisa ses mains sur la table, geste inconscient qu'il faisait lorsqu' assit avec des gens, il se sentait en confiance. Il tendit l'oreille lorsqu'elle souhaita parler de l'autre jour, celui de son réveil. Il se demandait bien sur quoi elle voulait revenir. Ils avaient semblé été tous les deux paumés ce jour là. Comme si elle aussi s'était réveillé dans la glace à ses côtés. Elle était distante et perdue. Steve était sortie de sa vie par sa disparition. Ce retour avait été trop inattendue pour qu'elle puisse en ressentir de la joie. Il en avait conclut qu'elle avait refait sa vie pendant son absence. Mais il se demandait quand même pourquoi elle souhaitait revenir là dessus. Et le refus de Peggy de s’appesantir sur ce fameux moment et sa façon de prendre sa tête entre ses mains l'intriguèrent.

«  Je crois que je vais arrêter de te faire perdre ton temps »

Prit de cours Rogers balbutia quelque chose avec ses lèvres. Il voulait lui sortir des paroles dans le style : « Non, je n'ai rien de prévu ce soir et j'ai plus de temps qu'il m'en faut dans mon existence maintenant. » La situation prenait mauvaise tournure, Carter en concluait qu'il valait mieux qu'elle parte. Avec appréhension Rogers passa en revue à toute vitesse plusieurs arguments pour qu'elle reste et lui livre enfin ses pensées. C'est impuissant qu'il la vit se diriger vers la porte, il se leva nerveusement, et resta planté là, à chercher quelque chose d'intelligent à dire. Puis il l'observa surprit. Non elle n'avait pas quitté son domicile, elle restait là. Sur le pas de la porte elle eut des paroles qui le décontenancèrent. Et il comprit alors une chose qu'il savait déjà depuis longtemps, mais sur laquelle il n'avait jamais su mettre de mots. Oui il le souhaitait aussi. Il voulait la connaître intimement depuis 1943 quand il l'avait rencontré à l'aube du projet Erskine. Oui il voulait connaître Peggy Carter. Pendant tout ce temps sur le Front Ouest il avait voulu la questionner sur son enfance, ses angoisses, ses rêves, ses espoirs. Et jamais il n'avait posé les questions. Et là il en avait enfin l'occasion. Et vu le regard de Peggy, au plus fort de ses résolutions, il comprit qu'ils pouvaient avoir entre eux la franchise que les gens ordinaires n'avaient qu'envers leur proches. Il n'y avait plus de Bucky désormais pour l'écouter. Mais il y avait Peggy. Et il lui apparaissait clairement qu'il pouvait se confier à elle. Mais surtout c'était ses pensées à elle qu'il souhaitait connaître. Steve fit un sourire rassurant à Peggy, ça se passait de mots, il l'invitait à nouveau à le rejoindre à la table. Il s'esquiva un instant dans la cuisine pour en rapporter une assiette sur laquelle il avait disposé un assortiment de petits gâteaux au citron pour accompagner le thé. Il revint s’asseoir. Il lui dit :

« D'accord, je commence. »

Mais par quoi ? Son enfance ? Ses passions ? Ses parents ? Beaucoup de choses dont il avait souvent parlé à Bucky. Mais il y avait bien une chose sur laquelle il s'était peu étendu avec Barnes. Et il songea que pour la première fois il se livrerai vraiment à ce sujet.

« J'ai déjà aimé tu sais ? »

Petit sourire mélancolique. Un passé qui ressurgit dans ses yeux. Et il raconta à Peggy.

…………………………

Peggy

Steve

La parole au Captain.

Lumière tamisée, ambiance apaisante. Cette assiette pleine de petits gâteaux. C'est désarmant de simplicité. Ces deux tasses d'où s'échappent les volutes de fumée du thé. C'est convivial. C'est le genre de moments qui sont tellement bon, que ça n'est jamais la peine d'en parler à quiconque. Rogers parla. Parfois sa voix se fit basse, parfois son ton se fit lent, à faire renaître toutes ces réminiscences. Mais à aucun moment il ne s'interrompit.


…………………………

1936 : Elle s’appelait Janice. Steve lui avait parlé car elle dessinait comme lui. Elle faisait ses croquis dans Battery Park. Elle s'essayait au piano, elle adorait les nocturnes de Chopin. Parfois ils restaient ensemble dans la bibliothèque de Manhattan, une heure entière, à écouter de la musique symphonique sur un phonographe munis d'écouteurs. Elle avait un journal intime. Quand Steve lui demanda pourquoi elle rédigeait son quotidien dans le journal, elle lui révéla que les femmes tenaient des journaux intimes, dans l'espoir que leur prose séduise le destin. La première fois qu'elle l'embrassa, ce fut parce qu'elle ne cessait de lui tenir le menton en rigolant, lui expliquant mordicus, qu'il avait la même fossette qu'elle sur la joue quand il souriait. Elle lui embrassa la joue, elle lui embrassa les lèvres. Elle ne resta pas à New York. Sa famille voulait aller vivre à Philadelphie. C'était la première fois qu'il avait embrassé une fille.

1938 : Elle s'appelait Claire, c'était une provocatrice. Son père avait battît des taudis dans le Bronx. Son père n'aimait pas la voir s’encanailler. Elle traînait à Brooklyn avec des types marginaux. Elle vit en Steve un rêveur qui n'aimait pas sa vie. Elle lui colla les basques. Il ne comprenait pas pourquoi. Il était petit, il était maigre, il était désœuvré. Pourquoi elle s'intéressait à lui ? Parce qu'elle le trouvait philosophe. Elle aimait bien quand il disait après avoir vu les actualités et la marche des nazis en Autriche et en Tchecoslovaquie : « La paix ça n'intéresse personne. Dans toutes les librairies, il y a des livres sur les guerres, sur toutes les guerres. Chaque guerre à son livre : guerre d'Indépendance, guerre de sécession, guerres antiques, guerres fictives. Il n'y a pas un seul livre sur la paix, ça n'intéresse personne ça. ». Elle n'avait pas tardé à l'embrasser. Ses baisers étaient doux. La bonne partenaire ? Un soir Claire lui avait dit : je peux dormir chez toi ? Je veux pas retourner dormir chez moi. Mes parents veulent me marier à un type plus vieux que moi. Il avait dit oui. Steve lui avait laissé son lit. Il s'était allongé sur le sol à côté et avait prit sa veste comme oreiller. Le lendemain matin en se réveillant, il découvrit que le lit était vide. Elle l'avait quitté pour venir le rejoindre sur le sol. Elle était allongé en chien de fusil, blottit amoureusement contre lui. Il la laissa rester. Mais finalement ses parents la marièrent et il ne la revit plus. C'était la première fille avec qui il avait dormit… tout habillé. Mais chut, à ne répéter à personne.

1941 : Steve observait les couples autours. Il en déduisait qu'il était facile d'être séduit et de tomber amoureux. Mais qu'il était dur d'assumer derrière. Trop de couples qui se séparaient. Lui même n'attirait pas les femmes. Elles refusaient souvent de danser avec lui dans les soirées à l'auditorium de Brooklyn. Il s'était fait une raison, attendons la bonne partenaire.

1943 : Une apparition qui occupe ses pensées, elle s'appelle Peggy. Elle est envoyée en Europe. Lui il doit rester sur le territoire nationale pour soutenir l'effort de guerre. Il se fit une raison. Tu ne risques pas de la revoir. Il parti en tournée en tant que Captain America. Son corps athlétique, associé à la célébrité, attiraient les regards féminins. Il en prit conscience avec Lorene, Jane et Nancy. 3 meneuses de revue qui dansaient à ses côtés lors de son show. 3 séduisantes vêtues aux couleurs de l'Amérique comme lui. 3 qui l'étourdirent au cours de l'année, mais au final les 3 l'avaient déçu, elles lui avaient clairement fait comprendre après qu'il n'était qu'un flirt. Rien de sérieux en perspective à l'avenir. La première lui vola des baisers. La seconde coucha avec lui. Sa première fois. Elle lui caressa les paupières. Ils s'emboîtèrent parfaitement. Ils bougèrent et trouvèrent le bon rythme. Chacun tenait dans ses mains le visage de l'autre. Ils soudèrent leurs regards. Il vit dans ses yeux des lueurs qu'il n'avait jamais vu avant. Elle lui inonda les yeux avec sa tendresse. La 3ème était la plus affamée par sa présence. Pleine de reconnaissance pour la célébrité locale qu'était Steve. Le sympathique Steve qui la traitait gentiment, lui donnant la sensation que tous les hommes n'étaient pas des salauds. Avant de coucher avec lui, elle aimait bien passer des disques de musiques sur son phono Victrola pour donner un peu d'ambiance. Steve s'était posé la question à chaque fois. Est-ce que c'est bien la bonne partenaire ? Mais à chaque fois chacune avait mit le holà avant de rompre. Fin 1943. Sa route recroise celle de Peggy Carter. Il comprend alors : y'en a qu'une et c'est toi. Howard propose à Peggy de faire une fondue avant qu'il ne saute de leur avion en parachute. Un sommet retentissant de jalousie traversa tout son être. Il ne pu s'empêcher de narguer Peggy avant de sauter : Je suis Captain, j'ai tous les droits.

1945 : la mort rôde, elle a eut Bucky. Décombres et ruines partout en Europe. Steve dans un bar à l'abandon, Peggy qui vient le réconforter. Il ne le sait pas encore, mais c'est leur tout dernier tête à tête. La lutte contre HYDRA atteint son paroxysme. Captain poursuit l'avion bombardier de Crâne Rouge dans une course contre l'apocalypse. Ambiance de fin de monde dans sa tête. Soudain elle le saisit. Soudain elle l'embrasse, alors que la voiture fonce à tombeau ouvert. Les yeux de Peggy le transpercèrent. Ces lèvres là, elles ne font pas que lui montrer une affection. Elles lui transmettent un peu de vie. C'est ta détermination qui a avivé ma détermination dans l'avion. J'ai empêché Crâne Rouge de rayer toute la côte Est des USA grâce à toi. J'ai faillit à ma promesse. Je n'en suis pas revenu. Je voudrais revivre ça uniquement pour ressentir à nouveau cette pensée : aime moi ardente, au milieu des dangers.

…………………………

« Non ne rigole pas ! Je sais, c'est pas glorieux tout ça, mon « tableau de chasse » est plutôt faible, je suis sûr qu'une certaine miss Carter ici présente a du fréquenter bien plus d'hommes par le passé, que je n'ai fréquenté de femmes... »

Sourire espiègle, Steve se reprit un gâteau.

« Avec le recul on s'aperçoit que je n'ai pas su te conserver, comme je n'ai pas su conserver les précédentes. Mais je ne désespère pas de trouver un jour la bonne partenaire. »

Un non dit. Une parole que regretta aussitôt Steve. Il la désirait toujours. Mais pas besoin de se faire d'illusions. Nouveau sourire.

« A ton tour, j'ai hâte de connaître l'un des secrets du passé d'une certaine britannique qui n'a jamais cessé de me surprendre au quotidien. »
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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Dim 2 Avr - 19:28

« Is it too late now to say sorry?»
AFTER ALL I DRIFTED ASHORE THROUGH THE STREAMS OF OCEANS;
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Un sentiment de soulagement s'empara de moi lorsqu'il accepta ma proposition. Un poids s'ôta de mes épaules. Recommencer à zéro me semblait être la seule option viable. Il fallait que l'on apprenne à se connaître dans un contexte normal. Il fallait que l'on apprenne à connaître les autres facettes de notre personnalité. Nous n'étions pas fait d'une seule dimension. Nous étions des êtres humains. Par définition, nous étions complexes. Il y avait toujours plus à découvrir. Je lui rendis son sourire. Je fermais la porte et revins prendre la place qui avait été la mienne à sa table. Il disparut et revint les mains chargés d'un plateau avec des petites gourmandises. Quelqu'un l'avait bien éduqué.  Sa mère je supposais. Je me souvenais qu'il avait eu qu'elle pendant toute sa vie. Jusqu'à ce qu'elle décède bien entendu. Il ne me l'avait jamais dit. J'avais juste eu accès à son dossier militaire. Dossier que j'avais repris en quittant le SSR. Il y avait des choses qui m'avaient paru plus en sécurité avec le SHIELD qu'avec mes anciens employeurs.  « J'ai déjà aimé tu sais ? »  m'annonça t-il finalement. Je faillis avaler de travers. Par chance, il n'en fut rien. Je m'étais déjà brûlé avec le thé, je n'allais pas en plus m'étouffer avec les petites pâtisseries. Il y avait un moment, où il fallait quand même se tenir un minimum. Néanmoins, je m'avouais surprise. Je ne pensais pas qu'il allait commencer par ça. De toute les choses que je ne savais pas à propos de lui, il venait de choisir de me parler de sa vie la plus privée. Je devais avouer que je ne savais pas trop quoi en penser. D'un côté, j'étais très curieuse. De l'autre, très mal à l'aise. Nous n'étions pas assez proches dans mon esprit pour commencer par ce genre de sujet. Il aurait pu m'offrir sa couleur préférée. Ça aurait été un bon début. Mais Steve ne faisait définitivement rien comme les autres. Je ne savais pas  qu'elles étaient les règles de bienséance en Amérique, mais en Angleterre, les hommes ne discutaient pas de ce genre de sujets avec les femmes. Et inversement.  Je l'écoutais cependant poliment, sans savoir où il allait avec ça. Un pic de jalousie fit faire un soubresaut à mon cœur déjà bien malmené. La jalousie fut remplacé par la mélancolie. Un fin sourire de réconfort se posa sur mes lèvres. Nous avions été comme un brasier qui n'avait jamais réellement pris feu. Drôle d'image. Mais elle était tellement véridique. A part un baiser volé au moment le plus critique, nous n'avions rien partagé d'autre que la peur et la douleur. L'espoir aussi et la détermination. D'un côté, à nous voir aujourd’hui, c'était probablement mieux ainsi. Que serait il advenu de nous sinon. Je ne pensais pas que mon cœur aurait pu supporter une telle perte. Pas si tôt après avoir perdu Michael.

«  Non ne rigole pas ! Je sais, c'est pas glorieux tout ça, mon « tableau de chasse » est plutôt faible, je suis sûr qu'une certaine miss Carter ici présente a du fréquenter bien plus d'hommes par le passé, que je n'ai fréquenté de femmes... ». «  Il n'y a pas de mal à ne pas avoir de tableau de chasse. Ce qui est bon pour les autres n'est pas forcément bon pour tout le monde. » « Avec le recul on s'aperçoit que je n'ai pas su te conserver, comme je n'ai pas su conserver les précédentes. Mais je ne désespère pas de trouver un jour la bonne partenaire ». Pour me conserver, il aurait déjà du m'avoir. Et m'avoir … Je n'avais jamais été sienne. Comme il n'avait jamais été mien. Nous étions les produits de notre époque. Mais l'on ne s'appartenait pas. Peut être que cela aurait été différent avec plus de temps. Mais je savais que le retour à la normale aurait été des plus brutal. Pas sur que cette idylle y aurait survécue.  Je me contentais de lui sourire sans rien dire. A quoi bon de toute façon. C'était une conversation pour plus tard. Je n'avais toujours pas fait le tri dans mes pensées le concernant à ce sujet. Je savais ce que mon cœur ressentait. Mais cela ne voulait pas dire que je savais ce que je voulais.  Je n'allais donc pas me diriger sur ce terrain glissant. Chuter aussi lourdement ne faisait pas parti de mes priorités. « A ton tour, j'ai hâte de connaître l'un des secrets du passé d'une certaine britannique qui n'a jamais cessé de me surprendre au quotidien ». Un petit rire passa mes lèvres. Des secrets j'en avais à la pelle. Je ne savais même pas par où commencer. Mon enfance, mon parcours depuis 1945, mes amis, mes alliés, mes ennemis... la liste était tellement longue.  J'hésitais un instant avant de décider de rester sur le sujet qu'il avait abordé. Je n'allais pas lui faire la liste des es anciens prétendants. Je n'allais pas lui conter ma vie sexuelle. C'était privé. Mais je pouvais lui parler de Fred. C'était une grosse partie de ma vie et j'espérais qu'il apprécie le sacrifice. En parler était quelque chose que je n'aimais pas faire. Et à raison. «  Puisque tu insistes » soufflais je en le regardant. «  Avant la guerre, j'étais sur le point de me marier. Il s'appelait Fred. Fred Wells » lui signalais je. «  Comme tu t'en doutes notre mariage n'a jamais eu lieu. J'avoue, avec honte, que je l'ai laissé en plan » déclarais je avec une moue sur le visage. Pas mon moment le plus glorieux, on allait en convenir. Je secouais la tête avec dérision. Personne n'était parfait. Je lui avais déjà dis. «  Mon frère aîné Michael pensait que Fred n'était pas assez bien pour moi » ajoutais je en sentant mon cœur se serrer à son souvenir. Nous nous étions disputé cette soirée là. «  Michael avait poussé ma candidature dans le SOE. Pour rester avec Fred, j'ai refusé le poste. Évidemment mon ex fiancé n'était pas opposé à mon refus. Il en était même ravi » expliquais je en me repoussant contre le dossier de ma chaise. «  On s'est disputé ce soir là avec Michael. Puis il est parti. C'était la dernière fois que je le voyais en vie. Il a été tué quelques jours plus tard. On est venu m'annoncer la nouvelle alors que j'essayais ma robe de mariée ». La journée avait si bien commencée. Je m'en souvenais dans les moindres détails. La robe m'allait comme un gant. Je pouvais encore sentir la douceur du tissu sous mes doigts. Je pouvais encore sentir le sentiment de paix et d'accomplissement qui m'avaient submergé. Jamais, je n'avais été aussi heureuse. Puis tout était parti en vrille. C'était fou qu'on on y pensait. C'était fou de penser à quel point toute une vie pouvait basculer. Tout c'était passé très vite. De la joie la plus pure, j'étais passée à la tristesse la plus déchirante. Mes yeux brillèrent de larmes contenues. Le souvenir me brisait toujours autant. J'avais perdu l'une des pièces maîtresses de ma personne ce jour là. Je n'étais plus complète. Sa mort avait fait de moi ce que j'étais aujourd’hui. Mais quelque chose serait à jamais brisé. Irréparable. «  C'était affreux » je raclais ma gorge pour reprendre contenance. Pas question de craquer. Il y avait des peines qui n'étaient pas faites pour être physiquement partagés avec d'autres. « Pour mon frère, j'ai pris ce job au SOE, et laissé ma bague de fiançailles et ma robe derrière moi. Je n'ai jamais revu Fred. Ma mère m'a dit qu'il a refait sa vie et qu'il a une petite fille. Vraiment j'en suis heureuse pour lui. Il le mérite » soufflais je. Moi je ne le méritais pas. Je lui avais brisé le cœur. Et je m'en voudrais à jamais pour la douleur que je lui avais infligé.  «  Pas le genre de secret auquel tu t'attendais j'imagine » tentais je de plaisanter avec une gravité qui ne voulait pas me lâcher. Il n'y avait rien de drôle dans ce que je venais de raconter. Tout était tragique. Tout me faisait souffrir. Ce qui aurait du être la plus belle expérience de ma vie avait été mon échec le plus cuisant. Je m'étais reconstruite bien sur. Mais les fantômes du passé n'étaient jamais bien loin.



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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Mer 5 Avr - 22:30




Is it too late now to say sorry?
Peggy Carter • Steve Rogers
Steve avait un mal fou à garder contenance et à masquer son incrédulité. Ça devait se voir en plein milieu de sa figure cet étonnement. Il ne se serait jamais douté que l'Agent Carter la carriériste, l'Agent Carter la professionnelle, l'Agent Carter qui ne s'en laissait pas compter par les hommes, avait bien faillit passer la bague au doigt. L'esprit de Rogers était confus en écoutant les paroles de Peggy. Ses sentiments mêlaient la jalousie pour l'ancien heureux élu qui avait bien faillit passer sa vie avec elle, ainsi qu'un soulagement de savoir que ça avait échoué (normal vu son béguin pour la britannique), et une sorte d'appréhension. Une femme qui fuyait le mariage juste devant l'autel, ça voulait dire qu'elle fuirait toujours les relations faîtes pour durer peut-être. Steve savait que Peggy avait les pieds sur terre et n'aimait pas un homme au hasard ou par désinvolture. Mais quelque chose en lui, savait qu'elle ne se retirerait jamais du grand jeu d'espionnage qu'elle affectionnait tant pour une vie de famille. Que jamais elle ne placerait une idylle avant sa carrière à première vue. Et le fait qu'elle n'ait pas émit d'avis sur les révélations de son passé sentimentale avait brièvement mit Steve mal à l'aise. Il ne savait pas si elle désapprouvait ses amours passés, les trouvant trop niais, ou si elle se fichait de cet aspect là de sa vie. Elle même n'avait révélé qu'un seul fiancé et n'en avait pas cité d'autre. Elle ne souhaitait clairement pas aborder ce sujet là.  

Mis à part ça, Steve était content que Peggy lui fasse assez confiance pour le mettre dans la confidence en lui révélant comment elle s'était engagée dans les forces armées. Nombreux étaient les jeunes recrues qui s'étaient posés la question lorsque Steve encore maigre et chétif, s'était entraîné à l'époque sur la base militaire du New Jersey. Tous les soldats se demandaient d'où sortait cette espèce de walkyrie qui était à la fois austère et spartiate, mais en même temps tellement féminine. Elle avait cité un frère disparu. Steve se demanda si elle avait d'autres proches, ou si elle était désormais seule comme lui. Il décida d'évoquer le peu de famille qu'il avait eut, pour l'encourager à lui parler de la sienne elle aussi.

«J'avoue que… c'était assez inattendu. »

Ce petit sourire à la Rogers, l'éternel sourire de Cap.

« Pour ma part je n'ai pas eut de frères et sœurs. Mon père est mort pendant la première guerre sur le front Ouest, et ma mère d'une maladie en 1934. Elle était infirmière diplômée, elle soignait les gens dans Hoover-ville. Mais tout ça, tu as du peut-être le lire dans un dossier de la SSR à mon propos ? »

Steve reprit un gâteau. Cette mélancolie dans son regard. Ça voulait dire Bucky une fois encore.

« Mais quelque part, j'ai eut un frère. Tu te souviens de Barnes ? C'était mon confident dans les Howling Commandos. Il t'aimait bien. Mais il se plaignait que tu t'intéresses plus à moi qu'à lui. Sinon à part ça, en dehors de l'Europe je n'ai jamais voyagé. J'ai toujours vécu à Brooklyn. Je n'en sortait que pour aller à Manhattan. Ironique n'est-ce pas ? Captain America n'a jamais mit les pieds dans les grandes plaines du Midwest, dans les montagnes du Wisconsin, dans les neiges de l'Idaho ou dans le désert du Nevada. »

Il se demanda si Peggy en tant que ressortissante britannique, avait eut l'occasion de voyager dans leur immense empire colonial. Si elle avait visité l'Afrique, les Indes ou le grand sud-est asiatique. Son simple Brooklyn lui paraissait minable en comparaison, mais c'était chez lui.

« C'est pour ça que je suis revenu habiter ici, j'y suis né. Tu sais, quand on réside très longtemps dans un endroit, on finit par en faire partie. »

Ce sourire. Très malicieux. Ce n'est plus Captain, c'est le p'tit gars de Brooklyn.

« Tu veux que je te montre ? Tu veux marcher un peu ? Il y a un feu d'artifice qui est prévu ce soir à 2 pâtés de maisons d'ici. »
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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Jeu 20 Avr - 22:36

« Is it too late now to say sorry?»
AFTER ALL I DRIFTED ASHORE THROUGH THE STREAMS OF OCEANS;
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« J'avoue que… c'était assez inattendu ». Un petit rire s'échappa d'entre mes lèvres. Il était vraiment que cela avait de quoi surprendre. Surtout lorsque qu'on voyait à quel point je pouvais à présent me montrer carriériste.  J'avais grandi. J'avais souffert. J'avais changé. Je voulais autre chose. Je voulais plus que ce que ma vie d'avantage aurait pu m'apporter. Mon frère avait toujours eu raison. Je n'étais pas faite pour une vie bien rangée. Pas faite pour une vraie vie de famille. Du moins, pas celle dont rêvait les autres femmes. J'étais trop farouche et trop indépendante. J'étais prête à le reconnaître maintenant. La mort de mon aîné m'avait fait ouvrir les yeux. Lorsqu'il était mort, j'avais perdu la seule personne qui me comprenait vraiment. La seule qui savait qui j'étais au plus profond de mon être. Celle qui pouvait briser tous mes masques pour chercher la vérité enfouie. Vérité dont je n'étais parfois moi même au courant. Sa disparition avait fait mal. Et elle continuait de me faire souffrir. Toutes les minutes de toutes les heures. Le temps arrangeait sûrement les choses mais il était encore trop tôt pour ça.   « Me marier aurait été une erreur. Fred était trop bien pour moi. Je n'aurais jamais pu lui apporter ce qu'il désirait » avouais je à la suite. Je le savais, et il le savait également. Le rêve éveillé n'aurait pas pu continuer éternellement. A un moment, j'aurais fini par me rendre compte de l'ennui le plus total dans lequel je vivais. Vraiment, au final c'était bien mieux ainsi. Je regrettais seulement que la mort de mon frère soit à l'origine de tout cela. J'aurais préféré m'en rendre compte autrement.  « Pour ma part je n'ai pas eut de frères et sœurs. Mon père est mort pendant la première guerre sur le front Ouest, et ma mère d'une maladie en 1934. Elle était infirmière diplômée, elle soignait les gens dans Hoover-ville. Mais tout ça, tu as du peut-être le lire dans un dossier de la SSR à mon propos ? ». J'eus la décence d'avoir un micro sourire gêné. « Coupable » soufflais je en haussant légèrement les épaules. Je savais que je n'avais pas à me sentir coupable ou gêné. J'avais eu le droit d'avoir accès à ces informations. C'était mon métier. En tant qu'agent du SSR d'abord puis en tant que directrice du SHIELD ensuite. Je me sentais cependant assez mal à l'aise d'en savoir plus sur lui qu'il n'en savait sur moi. C'était ainsi qu'allait la vie mais tout de même. Je n'aimais pas trop qu'on me le rappelle. Surtout de manière aussi directe. J'avais toujours l'impression d'être prise la main dans le sac... ou dans la boite de cookies. Comme lorsque j'étais enfant et que je laissais place à ma gourmandise. Le sucré était pour moi une religion. M'empêcher de manger les petits gâteaux devant moi demandait tout mon self-control.  

Je l'écoutais religieusement me parler de son ami, de ses voyages et de son retour à la maison. Ou plutôt de son absence de voyage. Cela ne m'étonna guère. Je savais qu'il n'avait jamais roulé sur l'or. En soit, pour lui, voir Manhattan était déjà bien. La guerre lui avait fournie cette opportunité là. Il avait vu du pays. Pas de la manière dont il l'aurait voulu je suppose. «  Tu pourrais partir si tu le souhaitais. Faire le tour des Etats-Unis » lui signalais je lorsqu'il eut une remarque emplie de dérision. C'était à sa portée. Il lui suffisait juste un peu de volonté. Juste un peu de réelle envie. Mais je n'avais pas l'impression qu'il avait vraiment envie de quitter Brooklyn. Quelque part, il ne se sentait sûrement pas assez à l'aise dans ce nouveau monde pour aller l'explorer. Et je ne pouvais que le comprendre. Cela même si à son inverse, j'avais tout laissé derrière moi pour venir m'installer ici. J'aimais à penser que ma décision de venir à New York n'était que purement professionnelle. Que c'était essentiellement pour le SSR. Ce n'était pas l'entière vérité. J'avais déménagé pour lui aussi.  J'avais eu besoin de me sentir proche de son souvenir. Une réalité que je n'avouerais pas à voix haute. Je n'aimais que peu tendre le bâton pour mon faire battre. Du moins, lorsque mon cœur était en ligne de mire. Mon masochisme avait ses limites. « Tu veux que je te montre ? Tu veux marcher un peu ? Il y a un feu d'artifice qui est prévu ce soir à 2 pâtés de maisons d'ici ». «  Quoi ? Tout de suite ? »  demandais je  bêtement un peu prise au dépourvue par la soudaine question. Je pesais rapidement le pour et le contre. La journée avait été longue et j'étais épuisée. Ce dernier rollercoaster d'émotions avait eu raison de moi. D'un autre côté, je savais que je devais faire des efforts. Il avait accepté ma proposition. Il était sorti de sa zone de confort. Je lui devais bien ça. Je savais que tout cela n'était pas simple pour lui. Je me rappelais encore très bien de notre première conversation. Etrange était le mieux qui la qualifiait le mieux. «  Okay » soufflais je finalement en poussant sur mes pieds pour me remettre debout. Marcher un peu en sa compagnie ne pouvait pas me faire de mal. «  Je te suis » déclarais je avec un sourire sincère et moins crispé que les précédents. Il était grand temps que je commence à lui rendre la monnaie de sa pièce. Et ce malgré mes doutes et mes réserves. Mes interrogations ne devaient plus l'atteindre. Mon bazar était mon affaire. C'était mon problème. A voir jusqu'à quand tiendrait cette résolution. Après tout, je savais très bien comment je pouvais être lorsque je me sentais dépassée par les événements. Lui avait appris à ses dépens que ce n'était pas joli. Ni même très agréable. L'excuse resta encore une fois bloquée au fond de ma gorge. Un jour je lui dirais. Juste pas maintenant. J'allais d'abord devoir faire la paix avec mon esprit.



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MessageSujet: Re: Is it too late now to say sorry ?   Ven 21 Avr - 16:39




Is it too late now to say sorry?
Peggy Carter • Steve Rogers
Pour sortir dehors, Steve avait revêtu la veste qu'il avait acquit au début de la semaine. Encore selon un conseil d'une vendeuse de vêtements énamourée. C'était une veste dans le style aviateur. Howard Stark portait souvent ça quand il pilotait ses avions discrètement pendant la guerre. Beaucoup de vétérans du conflit l'avaient copié. Le play-boy avait créé une mode originale. Steve avait trouvé l'idée de l'a vendeuse intéressante. Il aimait bien ce style de vêtement qui faisait référence à son statut d'ancien soldat en Europe. Il ne lui manquait plus que les lunettes de soleil pour ressembler au général McArthur. En chemin Rogers regardait discrètement Peggy, à tenter de saisir de quelle façon elle percevait son quartier natal. La foule était de sortie sur les trottoirs, tout le monde voulait assister au feu d'artifice. Des marchands de fruits avaient prévus le coup. Ils vendaient des douceurs rafraîchies à la glace pilée pour l'occasion. Le couple Steve-Peggy eut droit à quelques regards. Elle est jolie cette fille. Attendez, c'est pas un visage connu le grand blond avec elle ? Le ciel au dessus d'eux explosa. Visez un peu ces illuminations. Voilà le feu d'artifice de Coney Island. Tout Brooklyn fut illuminé. Les gens restaient debout immobiles, bouche bée. Les pères de famille hissaient leurs mômes pour qu'ils voient mieux. Au coin de la rue, une bagarre s'arrêta net au milieu d'un coup de poing. Steve et Peggy passèrent devant une vitrine d'un magasin. Steve s'arrêta juste pour la contempler. Les feux d'artifice illuminaient la vitrine tout autour d'elle. Le feu d'artifice se termina en beauté. Boum ! Le grand jour à minuit. La silhouette et l'allure de Peggy s'évanouirent dans les dernières lumières du reflet de la vitrine. Picotements et bouffées de chaleur pour Steve rien qu'à cette image. Le coup de chaud n'est plus très loin…

Ils arrivèrent devant l'un des lieux favoris de Rogers. L'Atlantic Dining Car, un ancien wagon de train reconvertit en bar-restaurant face à la mer. A mi chemin entre la rive de l'Hudson et la façade maritime de Brooklyn. Steve avait eut envie de montrer à Peggy l'un de ses endroits préférés de Brooklyn. Son expression du visage se révulsa en apercevant le monde dans le wagon le plus originale de New York. Il avait voulut offrir à Peggy un tout dernier verre avant de la quitter. Mais tous les couples de Brooklyn avaient eut la même idée que lui. Tout le monde en train de rire, de discuter et d'échanger devant un cocktail de fruit. Regard furtif gêné à Peggy.

« Aïe, j'ai mal calculé mon coup. Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde. Attends, je vais essayer quand même. »

Steve entra dans le wagon et interpella le barman. Le type lui lança : « C'est complet. » Steve le gêné sortit un gros billet.

« Allez s'il vous plaît. Vous pouvez m'aider ? J'ai quelqu'un de très… important pour moi , qui m'accompagne ce soir. Y'a moyen de s'arranger ? »

Le barman aperçut Carter en arrière plan, il fit un clin d’œil complice à Steve. Il lui arracha le billet des mains.

« Y'a toujours une possibilité. »

Ils eurent droit à un coin à part juste à côté du wagon, sur la plage, face à la mer. Les serveurs leur avaient installé une nappe à pic-nique rien que pour eux. Les serveurs leur avaient installé un brasero pour eux seuls. Ils avaient eut le droit à un plateau d'argent pour leur boisson. Rogers contempla la vue en se remémorant ses souvenirs. Quand il était môme, il aimait venir traîner ici. Face à eux, la baie de New York pour le ravissement des noctambules : Manhattan illuminée comme une forêt de lumière de l'autre côté de l'Hudson. A l'opposé la grande foire de Coney Island, tout aussi illuminée. On distinguait les cris d'amusements des gens dans les manèges. Et là juste face à eux. Liberty Island tout aussi éclairée. Le flambeau de la Statue de la Liberté se réverbait sur l'Atlantique. Les jeux de lumières faisaient presque en sorte que leur brasero était inutile. Le bruit des vagues s'échouant sur la plage avait quelque chose d’apaisant, comme s'ils étaient dans un endroit hors du temps et de l'espace.

« Voilà, ça c'est mon lieu à moi depuis que je suis enfant. Tu comprends pourquoi j'avais envie de te le montrer ? »

Steve joua nerveusement avec le sable à côté de la nappe de pic-nique. Derrière eux des rires, de la musique, des gens dansaient sur une piste improvisée à côté de l'Atlantic Dining Car.

« Je sais que je n'ai pas répondu à tes attentes en 45, on a juste un peu flirté. Peut-être que c'était juste pour se rassurer et vivre avec le danger ambiant. Même si j'aurais voulut que ça aboutisse sur autre chose.»

Steve lui prit la main et la serra nerveusement.

« Mais je voulais juste te dire que si c'était à refaire je ne changerais rien. Je n'aurais voulut avoir personne d'autres que toi à mes côtés face aux dangers. »

Il retira aussitôt sa main. Les rires et la musique se firent plus fort. Il leva les yeux au ciel. Miss Liberty avec sa couronne et son fanal au loin lui parla : ce n'est plus seulement le jardin secret du p'tit gars de Brooklyn ici. Désormais c'est votre lieux à vous deux, qu'elle semblait lui dire.
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Is it too late now to say sorry ?

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