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 Brooklyn Boys (James Barnes)

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Super-Héros



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Marvel Temporus
MessageSujet: Brooklyn Boys (James Barnes)   Mer 19 Avr - 10:44




Brooklyn boys
Bucky Barnes • Steve Rogers
Brooklyn, samedi 6 décembre 1941.

« Je peux pas te garder petit. »

C'est ce que lui avait dit le contremaître du chantier naval de Brooklyn. Ça faisait le 3ème boulot qu'il perdait en 1 an. Encore pour le même motif.

« Désolé, c'est pas que je t'aime pas. T'es un brave gars honnête. Mais t'es pas assez robuste pour ça. T'arrives pas à porter des charges lourdes comme les autres gars, et tu t’essouffles vite. J'suis désolé. »

« Je comprend Monsieur, merci de m'avoir donné ma chance. »

Steve avait erré au sud de Slauson à cogiter. Il pourrait retenter le coup au grill d'Hollie Hammond. Le steakhouse cherchait toujours quelqu'un pour faire la plonge. Il pourrait tenter à l'agence de pub de Smith et Lake. Ils cherchaient souvent des hommes-sandwiches, pour se balader dans les rues avec les pancartes d'affiches de pub. C'était ridicule, mais le petit Steve n'était pas à ça près. Il pouvait aussi tenter au grand magasin sur Orchmond. Ils cherchaient toujours des vendeurs supplémentaires pour les fêtes de Noël. Il se rendit aux appartements Bradbury, là où il logeait. Il chercha Bucky, pas de traces de Barnes. Son unique ami n'était pas là. Il trouva une fille dans la cour, il lui demanda si elle avait vu Bucky. Elle lui dit que non. Elle lui demanda en gloussant si Bucky était disponible un soir pour l'emmener en ville. Elle expliqua énamouré qu'elle trouvait que James Buchanan Barnes était un jolie nom. Que sa mère était du même avis. Steve promit qu'il informerait Bucky. Il renonça à passer le reste de l'après-midi dans son appartement. L'endroit était vétuste. Des fuites de sciures et de fréons dans le plafond. Des gamelles pour chien disposés par Steve les récoltaient. Steve se rendit dans McArthur Street. Il s'arrêta devant une affiche de l'Oncle Sam, il s'arrêta devant un étal de journaux. Gros titres sur 5 colonnes :

Les U-Boot de la Kriegsmarine coulent des navires britanniques dans l'Atlantique Nord.

La Werhmarcht est aux portes de Moscou.

Le président Franklin Roosevelt cherche sans succès un accord avec le Japon, l'empereur Hiro-Hito oppose une fin de non recevoir.


Steve palabra avec un commerçant de sa connaissance. Il lui demanda s'il avait vu passer Bucky. Le type lui dit que non et lui demanda de saluer Bucky pour lui s'il le croisait.

………………………...

16h

Le Monarch Theater. Le cinéma de Coney Island.


Steve avait réussit à trouver une place acceptable dans les rangs du milieu. Deux filles plus loin discutaient sur le thème : un-jour-j'arriverais-à-attirer-le-regard-de-Bucky. Les gens parlaient abondamment pendant les pubs. Encore des trucs pour faire l'article pour la Tennesse valley : achetez, achetez, achetez. Des maisons pour pas chère et du travail pour tous. Les gosses firent du bruit pendant le dessin animé : Mickey Mouse et Donald Duck s'en vont à la campagne. La foule fut bien plus captivé lors de la diffusion de l'épisode du truc de cape et d'épée. Zorro était incarné par Douglas Fairbanks dans cet ancien film muet qui datait d'il y a 10 ans. Applaudissement et cris dans les moments à suspense. La grosse partie de la foule s'en alla après l'épisode. Zorro a encore gagné, quel type ! Il ne restait plus grand monde dans la salle pour voir les actualités. Le dernier discours de Roosevelt. Le dernier match des Dodgers. La dernière interview drôle de Charlie Chaplin. Tout le monde s'en alla avant la fin. Il ne restait plus que Steve, tout seul dans la salle. Reportage sur le Rajahstan. Les Hindoues qui luttent pour leur indépendance. Et là Gandhi qui appelle à la paix dans le monde. Il a écrit une lettre à Adolf Hitler pour lui expliquer le principe de non-violence. Le Führer ne lui a toujours pas répondu. Nouvelle série de reportage : La Lufftwaffe qui bombarde Londres. La City en feu. Les panzers à travers les plaines de Biélorussie, tas de cadavres partout. Des soldats de la Werhmarcht en train de défiler, fusil à l'épaule et bottes noires menaçantes. Plus personne dans la salle à part Steve. Tout le monde s'en moquait encore il y a 3 ans sauf lui. Il ne pouvait arrêter de regarder. Cette inquiétude qui le traverse : ça arrive, c'est pour bientôt.

………………………..

21h

Salle de sport de Long Island, Brooklyn.


Les matchs de boxe d'ouvertures se déroulèrent dans l'indifférence générale. L'hymne national fut plus applaudi que les 3 vainqueurs. La foule se faisait plus patriotique ce mois-ci. Tout le monde lisait le New York Times. Tout le monde savait pour les menaces de guerre. Un immense drapeau américain, accroché à une poutrelle métallique flottait au dessus du ring. La salle était plongée dans les discussions. Personne ne parlait de boxe. Tout le monde parlait des bateaux coulés par les sous-marins allemands dans l'Atlantique. Steve était tout seul comme d'habitude. Il n'avait trouvé aucune fille pour l'accompagner. Comme toujours. Il observait les couples autours. Pleins de jeunes gens qui se chuchotaient à l'oreille tout sourire. Plein de filles qui tenaient la main de leur compagnon ou posaient leur main sur leur genoux. Des filles qui rient, des types plein sourire. Pas Rogers. Il était passé devant le terrain vague de Brownsville en sortant du cinéma. Il avait demandé aux gamins qui jouaient au baseball s'ils avaient vu Bucky. Ils avaient répondu non. Ils avaient demandé à Steve s'il croisait Barnes, de lui dire de venir jouer avec eux. Les haut-parleurs de la salle de sport déversèrent une musique dans le style Yanke Doodle Dandy pour annoncer le combat principal de la soirée. Vacarme. Une dizaine de marin de l'Us Navy en permission, chantèrent pour accompagner la musique. L'annonceur en costard saisit le micro du ring et débita le palmarès des deux boxeurs. La foule tapa du pied et siffla. Une clameur pour accueillir le match phare de la soirée. Match en 10 reprises, catégorie mi-lourd. Wardell « Junior » Wilkins, la « sensation sépia », 22 victoires, 4 défaites et 6 matchs nuls. Face au toujours invaincu en 28 combats et zéros match nul, l'enfant chéri de Glassel Park, Jeffrey « Le roublard » Dixon.

Un noir grêlé arriva au petit trot et se baissa pour entrer sur le ring. Il fut accueilli par un barrage de huées par tous les blancs dans la salle. Les seules acclamations qu'il reçut vinrent des quelques noirs assis tout au fond. Dans la partie de la salle qui leur était réservé. Ségrégation oblige. L'arbitre et les soigneurs sautèrent dans le ring. Toutes les têtes se tournèrent. Voilà le favoris blanc. Jaillissant du vestiaire comme en territoire conquis. Hourra et applaudissements. L’arbitre répéta les consignes aux deux boxeurs. Le premier round débuta. Un grand costaud assis devant Steve se mit à crier : Défonce ce nègre ! Au second round il n'arrêta pas de clamer : Renvoie le en Afrique ! Botte son cul noir ! Steve finit par lancer à l'abruti :

« Tais-toi, un peu de respect. Arrête de l'insulter. Tu n'aurais pas le courage de monter comme lui sur un ring, face à toute une foule hostile. »

L'abruti se retourna aussi surprit que vexé et se leva. Son ombre recouvrit complètement Steve. L'abruti faisait au moins 20 kilos de plus que lui.

« T'as un problème minus ? Tu veux régler ça dehors entre homme ? »

…………………………

La ruelle : des poubelles renversées, de la fumée qui sortaient des plaques d'égouts. Des affiches sur le mur, faisant l'article pour la nouvelle gamme de voiture Chrysler. Des vieux journaux datant d'il y a un mois qui traînaient dans le caniveau. Steve face au colosse. Le connard faisait presque 1m90. Le salopard avait du coffre : une poitrine robuste et des bras épais. Il s'esclaffa en voyant Rogers lever ses poings de façon désuète, comme un boxeur du siècle dernier. Il lui asséna un crochet dans la tête. Steve balança quelques directs faiblards. Son opposant l'envoya valser d'un uppercut. Steve trébucha en frappant dans le vide sans succès. Son adversaire le contra avec un cross et l'envoya heurter les poubelles avec violence. Steve se traîna à terre. L'autre balança hilare :

« Laisse tomber tu fais pas le poids. »

Steve se releva, il brandissait un couvercle de poubelle. Abrité derrière son bouclier improvisé, il lança avec la dignité des gens ordinaires, qui n'ont plus rien à perdre.

« Je pourrais continuer comme ça toute la journée. »

Le colosse tressaillit. Pendant un bref instant, dans cette posture, avec ce bouclier de fortune, le maigrichon avait été aussi convaincant qu'un espèce d'outsider qui faisait face à toute une armée, avec une froide résolution qui aurait suffit à redonner espoir à n'importe quel être sur terre. La brute se reprit. Il balança une droite bien sentit dans la figure de Steve. Le couvercle de poubelle tomba à terre dans un vacarme métallique. Steve rampa vers lui pour saisir à nouveau son bouclier, comme si l'espace d'un instant, rien que le temps d'une pulsation. Lui même et son arme ne faisaient qu'un.
Fiche codée par NyxBanana


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