Partagez | .
 

 Magda Eisenhardt - Don't die

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage


☆Paroles Échangées : 29
☆Localisation : New York


Marvel Temporus
MessageSujet: Magda Eisenhardt - Don't die    Dim 21 Mai - 22:54


Magda Eisenhardt
Nom: Eisenhardt (anciennement Kostyra) prénom(s): Magda Surnom(s) Magda âge 21 ans Date de naissance: 4 juin 1926 lieu de naissance: Pologne origines: Tzigane (mais je vous dirai toujours que je suis polonaise) statut matrimonial: Mariée (mais si vous me posez la question, je vous répondrai que je suis veuve) orientation sexuelle: hétérosexuelle étude/métier: écrire la réponse ici pouvoir: Aucun groupe: CIVILS avatar: Clémence Poésy crédit icon:ImmortalSmile

raconte moi une histoire

Assise au fond de la chaise, le dos droit, je tourne la première carte.

Le dix de carreau (le changement).

La musique rythmée par la guitare et le violon entraînait la bonne humeur et poussait l’assemblée à se lever. J’étais là, au milieu de ces quelques personnes qui dansaient, reproduisant à l’identique les mouvements de cette femme que j’avais pris pour exemple.  Je tournais sur moi-même pour faire virevolter ma longue jupe quand une voix qui m’était particulièrement familière interpella mon nom. Mama. Elle due appeler plusieurs fois mon nom avant que je ne l’entende et me retourne. Je m’arrêtai brusquement pour courir vers elle mais tout mon entrain disparu quand elle me parla d’aller me coucher. Je protestai quelques secondes. Je ne voulais pas aller me coucher ; je voulais rester danser. Je perdis la négociation et finis dans mon lit au sein de la minuscule roulotte en bois.

« Magda, m’interpella ma mère alors que sa main s’approcha de moi pour attraper le collier que j’avais autour du coup entre ses doigts, qu’est-ce que c’est que ça ? demanda-t-elle intriguée par le bijou qu’elle n’avait encore jamais vu auparavant.
- C’est un cadeau. »

Elle tenta de m’interroger pour en savoir un peu plus mais se heurta à des réponses évasives. Face à tant de mystère, elle réprima un léger rire et se contenta de m’embrasser sur le front pour me souhaiter une bonne nuit.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

Les voix extérieures me tiraient de mon sommeil. Mes yeux étaient lourds et je peinais à les ouvrir. Je ne luttais pas plus longtemps et me laissais retomber dans mes rêves quand le ton de plus en plus haut d’une violente dispute me réveilla brusquement. Sur la pointe des pieds, je m’avançai jusqu’à la fenêtre, intriguée. Des hommes en uniformes avec un papier à la main faisaient face à des hommes et des femmes de ma grande « famille ». Ce papier semblait être le sujet de discorde. Je me faufilais alors jusqu’à la porte en bois que j’entrouvrais avant d’appeler, à tour de rôle, mon père puis ma mère. Je vis alors la mâchoire de mon père se crisper en m’apercevant tandis que ma mère s’empressa de me remmener à l’intérieur.
Nous devions partir, m’expliqua-t-elle. J’avais l’habitude de me balader de ville en ville avec toute cette grande famille. De villes en villes, de pays en pays. Ostróda, Plock, Wroclaw, Kolín, Plzen, Wels, Salzbourg, Ulm, Nuremberg, Perdborn, Berlin et tant d’autres villes.  Marzahn  n’était qu’une ville de plus pour moi et pourtant, tout semblait différent pour ma mère. Sa voix était calme mais ses yeux reflétaient une certaine peur.

En effet, tout changea. Plus de déménagement, plus de chevaux ni de chiens, plus de rire, plus de musique. La vie se dégrada. Nous mourûmes de faim et de soif. Puis la maladie arriva et emporta ma mère et tant d’autres. Vivre devint douloureux. Nous étions des Tziganes, une "race impure". Marzahn n’était pas une ville de plus, Marzahn était un camp de concentration.

Je tourne la deuxième carte.

Sept de pic (l’espoir).

Il tenait fermement mon avant-bras pour l’immobiliser. Mes muscles se contractèrent sous cette douleur infime mais désagréable. Quand il me relâcha, je posai immédiatement  mes yeux sur cet avant-bras. 248 659. Je n’étais plus qu’un numéro. Marzahn m’avait enlevé ma famille, Auschwitz m’enlevais mon identité.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

Ce collier était tout ce qu’il me restait de ma vie passée. Il était la seule chose que j’avais réussis à sauver en arrivant au camp, il était la seule chose capable de me rappeler un passé plus heureux. Un passé où tous se méfiaient de nous mais où notre vie était entre nos mains. Un passé libre.

Je sortis le collier pour le remettre autour de mon cou. C’est idiot et insensé mais tout semblait un peu moins… sombre quand je le portais. Je me sentais moins enfermée, plus libre. Je récupérais une partie de l’identité que l’on m’avait volée. Mais ce soir-là, je sentis un regard insistant, provenant de l’autre côté du grillage, se poser sur moi. Par crainte que l’un des SS n’ai vu le bijou, je plaquais ma main squelettique dessus pour le cacher, tout en voulant jeter un regard furtif de l’autre côté du grillage. Mes yeux se figèrent. Ce n’était pas un SS. C’était un prisonnier ayant quitté le rang. Mes yeux détaillèrent un peu plus ce prisonnier. Max.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

Travailler au revier était surement ce que j’avais eu de moins difficile à faire depuis le début des travaux forcés. J’étais moins confrontée à la douleur physique et à la violence venant des SS. Cependant, je faisais face à la maladie et à la mort sans rien pouvoir faire. L’odeur et les gémissements de douleurs incessants étaient abominables. Je me baissais en direction d’Halina, la seule femme que je connaissais depuis toujours encore vivante dans ce camp.

« Prend ça, dis-je en lui tendant un récipient d’eau accompagné de médicaments.
- Arrêtes Magda.
- C’est pour la douleur… j'ai rien trouvé d'autre.
- S'il te plait, fais ce qu'on te dit pour une fois. Beaucoup sont morts pour moins que ça. Tu vas te faire tuer.»


Quelques secondes de silence s’écoulèrent. Halina ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas l’évidence qui était pourtant devant nos yeux depuis des mois, depuis des années.

« On est déjà mort… »

Et elle décéda quelques jours plus tard.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

Morte ; allongée entre tous ces corps, je me sentais morte, j’étais morte. Les yeux clos, je n’osais les ouvrir au risque de voir l’horreur humaine qui m’entourait. L'odeur était abominable ; l'odeur de la mort. Je sentais les corps gelés contre ma peau, le sang d’étrangers glisser sur ma joue suivi de larmes que je n’arrivais à retenir. J’étais coincée dans ce massacre. Le poids des corps m'oppressait et m'empêchait de respirer. Je me surpris à espérer mourir au milieu de ces cadavres pour que ce cauchemar cesse. Ils étaient tous morts. Les minutes défilèrent et paraissaient des heures. L’Homme est un monstre.
Je restais immobile et silencieuse, laissant mon corps se mélanger aux autres, le sang se mélanger à mes larmes et laissant ma respiration diminuée. Jusqu'à ce que je reconnaisse sa voix. J'ouvris les yeux.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

Je courais. Courir sans s'arrêter, sans se retourner. Ni la faim, ni la soif, ni la fatigue, ni la douleur n'importaient. Plus rien n'importait mis à part l'espoir de vivre de nouveau. Ma main serrait un peu plus la sienne pour chaque personne que je voyais s'écrouler au sol sous le coup des balles nazies. Max. Il nous avait sauvé. Il avait tant risqué sa vie et maintenant, il sauvait nos deux vies. Je voyais renaître l'espoir. L'espoir de quitter ce camp, l'espoir de rire à nouveau, l'espoir d'avoir une vie, l'espoir de pouvoir grandir et vieillir, l'espoir d'aimer, l'espoir d'être libre. Vivre. Nous n'allions pas mourir ici.

Mon regard va se bloquer quelques secondes sur mon avant- bras gauche recouvert de ma manche ; de la manche qui cache le souvenir physique d’Auschwitz, qui cache mon tatouage. Je détourne mon regard et  tourne la troisième carte.

Huit de pic (la mort).

L'incompréhension vint accompagner ma terreur. Anya était encore dans la maison en feu et ces policiers s'entêtaient à me retenir et à battre Max sous nos supplications. Pourquoi ? Je voulais juste récupérer ma fille. Les flammes... Les flammes menaçantes étaient impressionnantes. Je pouvais ressentir la chaleur du brasier à quelques mètres de la maison. Je n'étais pourtant partie que quelques minutes... je l'entendais hurler. Hurler de peur et de douleur. Je criai alors à mon tour. Je me débattis de toutes mes forces sans résultats.  Je suppliai pour qu'on vienne à son secours. Je criais et hurlais le nom de ma fille et de mon mari alors que des larmes dévalaient le long de mes joues. Puis vint le moment où elle arrêta de crier. Alors, je su. Je m'effondrai. Toute ma force disparut et mes jambes flanchèrent.

Et... je ne sais pas en fait. Quand mes yeux se levèrent... les hommes, les femmes, les enfants... ils étaient tous là, écroulés au sol. Morts. Il n'y avait plus que lui et moi. Max. « Qu’est-ce que tu as fait…» répétais-je encore et encore. Qu'avait-il fait ? Des dizaines et des dizaines de morts autour de nous. Qu'avait-il fait ? Ce n'était pas possible. Je ressentis alors cette peur que je n'avais jamais connue auparavant. J'avais peur de lui. Je ne reconnaissais plus celui que j'aimais. Ces traits m'étaient soudainement inconnus.  « Qu’est-ce que tu as fait…» continuais-je de répéter inlassablement. Cette douleur... Soudain, le vide total. C'était comme si... je ne savais plus où j'étais, ni qui j'étais. Tout sembla s'envoler. Il ne restait que cette peur et cette douleur. Elles prirent le contrôle et je m'enfuis. Je courus sans jamais m'arrêter.

Je tourne la quatrième carte quand une voix me sort de mes pensées douloureuses.

« Magda ! C’est à ton tour de jouer. »

Je prends alors les autres cartes et me concentre sur ce qui est entre mes mains. Je refoule ces souvenirs et joue enfin. Je sens son regard se fixer sur ma main, ma main gauche.

« Où est ton mari ? demande-t-elle curieuse alors que ses yeux restent figés sur l'alliance que je ne peux me résoudre à enlever.
- Il... il est mort.»

Mieux vaut un doux mensonge qu'une vérité douloureuse.


on fait tomber le rideau

Prénom/pseudo: Je m'appelle Manon mais on me connait plus sous le pseudo de Rebekah/Bekah ;) âge: Presque 20 ans pays/région France fréquence de connexion Tous les jours normalementComment as-tu connus le forum ?: Par TOVONO (qui est devenu un forum test pour ce rpg si j'ai bien compris ahah ;)Dernier mot:  
cobain.


Dernière édition par Magda Eisenhardt le Mer 24 Mai - 22:32, édité 16 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 330
☆Localisation : NYC


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Dim 21 Mai - 22:58

Bienvenue darling ! :puppy:

Bonne rédaction pour ta fichette. Si tu as des questions, ma boite à MP est toute ouverte ♥️


They call me useless, careless, nobody ought to miss with the thing they don't understand. They call me hopeless, heartless, there's no way out of this when it's so far out of your hand. I confess there's a hole in my chest from the things that I did and the gun in my hand. I won't rest till it's all done and set and I get what I give.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 1192
☆Age : 33


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Dim 21 Mai - 23:08

Ma Bekah adorée brille Bienvenue ici ma chérie et bonne chance pour ta fiche jtad
Je te fais un bisou de loup un gros un énorme mais c'est de la part de Klaus pas de Howard mdr lang3



⊳ music theme

I will love you till the end of time. Promise you'll remember that your mine...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 29
☆Localisation : New York


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Lun 22 Mai - 0:12

Merciiiii à tous les deux
(et bisous de loup (enfin, bisous de loup pas loup x) ) lou )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Super-Héros



☆Paroles Échangées : 361
☆Age : 20


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Lun 22 Mai - 17:33

Bienvenue ! 
Bonne chance pour ta fiche !



Are You Insane Like Me ? Been In Pain Like Me ? 
And all the people say "You can't wake up, this is not a dream You're part of a machine, you are not a human being With your face all made up, living on a screen Low on self esteem, so you run on gasoline"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 29
☆Localisation : New York


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Lun 22 Mai - 17:39

Merciiiii :D
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 99


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Lun 22 Mai - 18:36

Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche :bave1: culo


Super-Speed. Google it.
Run boy run ! This world is not made for you. They're trying to catch you. Running is a victory. The sun will be guiding you. They're trying to stop you. Break out from society. Tomorrow is another day. And you won't have to hide away. You'll be a man, boy ! But for now it's time to run, it's time to run !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 29
☆Localisation : New York


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Lun 22 Mai - 20:00

MERCI MERCI :holachica: :holachica:
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Super-Héros



☆Paroles Échangées : 134


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Lun 22 Mai - 22:41

Bienvenuuue c:


OKAY BARTON
DON'T DIE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


☆Paroles Échangées : 29
☆Localisation : New York


Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    Mar 23 Mai - 14:39

Merci bien fei
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé





Marvel Temporus
MessageSujet: Re: Magda Eisenhardt - Don't die    

Revenir en haut Aller en bas
 

Magda Eisenhardt - Don't die

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Magda Alsbach [Libre]
» twitter.com/JulienGSS2
» J +89 - Réveil de Magda W. Santi & Adam Dahl
» BOUCHE EN CŒUR / magda

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marvel Temporus :: First Class :: Votre identité secrète :: Présentations en cours-